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n° 15136Fiche technique57520 caractères57520
Temps de lecture estimé : 33 mn
05/09/12
corrigé 11/06/21
Résumé:  Sylvie, qui a des petits seins, m'aime alors que j'aime Catherine qui a une belle poitrine et qui aime Paul. En cet été Paul et Catherine préparent leur mariage, mais une série de confidences vient secouer mes plus inébranlables certitudes.
Critères:  fh ff hh travail fellation cunnilingu pénétratio -amourcach
Auteur : Zahi  (Informaticien qui peine à devenir écrivain)      

Série : L'amour n'est pas toujours là où on l'attend

Chapitre 01 / 04
Catherine, Annie, Paul et moi

Note au lecteur :


Le narrateur nous livre ses sensations, ses actions et ses réflexions de manière continue. Comme s’il était attaché à deux machines : une caméra subjective, et une électrode qui lirait en même temps dans ses pensées.




Début Juin, chez Catherine


Ce soir nous dînons chez Catherine. Il fait beau et nous descendons la rue d’un pas lent en direction du studio de Catherine, une petite annexe à la maison de ses parents. Paul sifflote la 9ème de Beethoven, les mains dans les poches, l’odeur de son parfum me monte au visage (moi, je n’en mets jamais). Soudain, entraîné par la mélodie, il se met à se balancer et à me pousser par l’épaule une fois, deux fois, après je m’éloigne le laissant taper dans l’air, il manque de tomber. « T’fais chier », dit-il, alors que le studio de Catherine est à quelques pas.



Annie ouvre la porte sur un fond de musique Rolling Stones. Corsage de soie crème et petite jupe de cuir, ongles vernis bleus et talons hauts, cheveux noirs mi-longs dégradés et effilés en haut du crâne avec des raies bleues, très rock’n’roll.



Annie sourit en prenant nos vestes. La table est prête, la porte de la cuisine est fermée. Un mélange d’odeurs de friture et de grillades et de vapeur de cuisson de semoule frappe mes narines et, tout en fixant Annie du regard, je pense à Catherine qui n’a jamais lu de livre de sa vie et qui pourrait bien être dans la cuisine, je me demande comment elle serait habillée, et je manque de trébucher sur un tabouret en pensant toujours à Catherine et si elle va coucher ce soir avec Paul. La pensée en elle-même m’agace, car je refuse l’idée d’être jaloux d’un mec qui ne lit que des précis de gestion et de marketing.



Annie me barre le chemin, et me colle ses petits seins.



Au même moment, Catherine ouvre la porte et sort de la cuisine. Elle porte une petite robe noire sexy, des boucles d’oreilles en fausses perles et des talons hauts laqués. Sobre et resplendissante, ses longs cheveux blond-paille sont attachés derrière elle en une espèce de semi queue de cheval.



Paul est juste derrière moi.



Paul et Catherine sont fiancés depuis quelques jours.



Je me mets à côté de Catherine, face à Paul. Ils se marieront le dix août de cet été, dîner assis, cent-cinquante invités dans un restaurant du douzième. Catherine a tout prévu jusqu’à la pièce-montée glacée.


Après l’entrée (salade d’endives), Annie ramène la semoule et Catherine un petit gigot rôti dans sa cocotte, avec l’huile qui mousse au fond. Annie retourne à la cuisine pour ramener les légumes dans un plat ovale en inox… Je m’étais mis d’accord avec elle pour leur offrir un séjour à Djerba.



Tout le monde se tait. Catherine s’emploie à découper le gigot en fines tranches, tandis qu’Annie nous sert la semoule.



Je m’esclaffe, silence de mort, Catherine me sert une tranche de gigot.



Les trois me regardent et personne ne dit rien, je bois un autre verre en deux lampées, me demandant si j’ai été de mauvais goût, Seul Paul me regarde d’un œil compatissant. Je n’ai jamais baisé Catherine.



Paul ne paraît pas très ravi, alors que pour ma part, je reste neutre.



Le rouge est bon, Paul nous ouvre une deuxième bouteille alors que Catherine nous raconte en détails ce qu’elle pense que sera la cérémonie de son mariage, mais la couleur de la robe de la mariée, je m’en en fous complètement et je manque le lui dire. Au dessert, elle nous ramène des sorbets à la mangue et au kiwi. Le seul détail du mariage de Catherine et de Paul qui me semble présenter un très, très vague intérêt, c’est la chambre d’hôtel où ils iront passer la nuit de noces, car je compte bien me cacher dedans afin de voir comment cette pédale de Paul va pouvoir défoncer Catherine après lui avoir ôté sa robe de mariée. Je pourrais y cacher une petite caméra, ce serait plus réaliste. La pensée me rend malade.



Je la coupe sec, le morceau de gigot planté dans ma fourchette à l’entrée de ma bouche.



Annie se lève aussitôt pour ramener une serviette et Catherine vient observer la tache en gros plan, me laissant renifler son parfum et admirer la moitié haute de ses seins alors que l’envie de lui serrer les fesses me démange.



Mais je n’en crois pas un mot et je fais le deuil de ma chemise soldée à soixante-dix euros alors qu’Annie est courbée sur moi pour frotter la tache et que je vois ses petits seins et même les mamelons et j’hésite encore à la baiser ce soir, car je n’aime pas ses seins.



Catherine revient m’offrir la belle vue de ses seins ronds et opulents et faire un contrôle du travail d’Annie, et cette fois j’ai laissé tomber une main sur ses fesses mais je n’ai pas osé serrer.



Alors que j’ai déjà fait le deuil de ma chemise Pierre-Cardin en coton imprimé achetée samedi dernier aux Galeries-Lafayette du boulevard Haussmann.



Je me tais pour ne pas dire une qui suce et une qui avale.



Bon, apparemment rien ne les fera rigoler ce soir. Pendant tout ce temps, Paul n’a fait que me regarder sans rien dire.


Après le dessert, je m’assois sur la banquette-lit avec Paul. Les filles vont refaire leur maquillage dans la salle d’eau, nous les entendons agiter des boîtes et piquer des talons. Paul me sert un whisky, et s’en sert un lui-même et juste après je lui offre un petit cigare. Après deux verres, Catherine sort, c’est une vraie poupée. En passant devant moi, je lui fais une moue en reniflant son parfum et en murmurant « trop belle », mais elle fait comme si elle n’écoutait pas, ou pire, comme si je n’existais pas et elle va prendre la main de Paul. Annie vient se coller contre moi alors que je pense encore au mariage de Paul et Catherine.




En boîte


Ce soir, Dieu seul sait pourquoi, une dizaine de Noirs et autant d’Arabes attendent devant la boîte de nuit. Annie tente toujours d’expliquer à Catherine pourquoi elle préfère la boîte qui est de l’autre côté de Paris et Catherine maintient que celle où nous sommes est la meilleure, non seulement parce que plus proche de chez elle, mais aussi parce qu’il y a moins de gens déjantés et que le DJ n’abuse pas de l’acide-house et qu’elle pense qu’il y a certainement un lien entre les deux sans savoir exactement qui est la cause et qui est l’effet.


Nous contournons la foule et nous nous dirigeons directement vers deux portiers, un colosse noir genre cinquante centimètres sous le pantalon et un robocop slave en catogan qui nous dévisagent vaguement puis se font signe de la tête et nous laissent entrer. Une fois à l’intérieur du hall, deux autres portiers plus humains nous indiquent la caisse où je vais avec Paul pour régler la note et ramener les tickets de boissons. Paul ne me laisse pas payer, il ne m’a jamais rien laissé payer parce qu’il gagne beaucoup plus que moi. Je me sens nerveux et je pense que c’est dû à l’idée que Paul va coucher avec Catherine ce soir alors que moi je vais devoir baiser Annie.


À l’intérieur, je me sens un peu plus calme, certainement parce qu’on passe « Pour que tu m’aimes encore » de Céline Dion. Les filles installées dans un petit salon en demi-cercle, je vais au bar avec Paul où nous croisons deux créatures de rêve en petite tenue de soie qui nous repèrent franchement. Je leur rends le change en me retournant vers elles, alors que Paul les ignore complètement, criant les boissons au barman en lui tendant les tickets, puis se retourne vers moi.



Il fallait crier pour se faire entendre.



Il me regarde d’un œil doux pour m’apaiser, nous prenons les verres et revenons vers les filles. Il fait sombre et la fumée forme un nuage sous les traverses métalliques du plafond, pleines de torches en lignes croisées, la salle est bondée et le vacarme est assourdissant. Nous dansons sur Whitney Houston et Eli Medeiros et plein d’autres et nous buvons une autre tournée de boissons, ce qui achève nos tickets, puis je me prends un autre whisky à sept euros pendant que Catherine traîne Paul de force sur la piste de danse. Annie met sa tête rêveuse sur mon épaule et une main sur ma braguette. Elle veut m’embrasser sur la bouche mais n’attrape que la joue et revient se blottir sur ma poitrine. Je ne fume pas mais j’avais ramené un cigare que je mets dans ma bouche, Annie me l’allume et s’allume une clope qu’elle fume, la tête sur mon épaule tout en rêvant et en pressant une main sur ma braguette alors que du regard, je cherche Catherine sur la piste de danse.



Elle me suit sans comprendre, j’imagine qu’elle est un peu déroutée. Nous fendons la foule sur la piste de danse. Quelques visages, gênés par notre violente intrusion, nous regardent avec incompréhension, même Paul et Catherine ne comprennent pas ce qui se passe et Paul veut nous poursuivre alors que Catherine l’en dissuade en le retenant par la main.


Au bout de la piste, il y a un couloir que je ne connais que trop bien qui mène aux toilettes hommes. Là, je m’enferme avec Annie dans une cabine alors que deux énergumènes qui fument du hash nous regardent avec des grands sourires sur leurs lèvres brûlées. Je m’assois sur la cuvette et ouvre ma braguette et ma queue sort comme un ressort qui se décomprime. Annie plie les genoux avec peine, mal à l’aise sur ses hauts talons, et se met à me sucer et me lécher les couilles alors que, de mes mains, je donne le rythme à sa tête. Dix minutes après, elle a mal à la bouche. Me reviennent alors les images de Catherine et ma queue flanche.





Chez moi avec Annie


Chez moi, à présent, je suis sur un fauteuil et Annie me prend dans sa bouche et me branle en tapant de sa langue sur mon gland jusqu’à ce que ma queue se redresse à nouveau. Elle a la mauvaise idée de dégrafer son corsage et me laisser voir sa peau blanche et ses petits seins qui rempliraient à peine des petites coupes de glace, ce qui m’oblige à maintenir une grande concentration pour ne pas penser aux seins de Catherine et à Paul et à l’idée qu’ils seraient en train, en ce moment même, de baiser ensemble. Elle enlève aussi sa petite jupe en cuir et sa culotte et veut enlever ses hauts talons bleus mais je lui fais signe de les garder, c’est peut-être la seule chose qui m’excite encore en elle, avec les raies bleues de ses cheveux noirs mi-longs dégradés et ses ongles bleus assortis. Elle se cambre sur moi de côté, les jambes droites pour que je puisse attraper sa chatte d’une main et introduire deux doigts tandis qu’elle tend la croupe en arrière.



Pendant les dix minutes qu’elle m’astique la bite et que je lui doigte le con, je me sens enfin d’attaque alors qu’elle commence à gémir sans pouvoir se contrôler. Je la mets à quatre pattes sur le lit puis je lui écarte légèrement les jambes et je m’introduis facilement dans sa chatte pleine de mouille.



Elle jouit. Tout son corps s’agite en petites secousses comme une casserole secouée, tandis que ma queue reste tendue, immobile dans son con, et lorsqu’elle se calme, je reprends mon va-et-vient encore plus fort et je la fais jouir encore une fois. Après, je me mets sur le dos et elle revient sucer avec douceur ma bite palpitante puis elle ramène ses genoux à mes flancs et vient s’empaler sur moi alors que j’envoie un doigt chercher son trou de cul et masser ses sphincters par des petits mouvements circulaires avant de l’enfoncer un tout petit peu en surveillant sa réaction.


Elle se cabre une autre fois dans un bon orgasme et nous changeons de position deux autres fois, jusqu’à ce qu’elle m’avoue avoir mal à la chatte alors que de mon côté, je me sens encore loin de jouir. Elle se met au coin du lit et se confond en excuses, éperdue, manquant de pleurer. Alors je lui propose de m’achever à la bouche et à la main et je l’aide en me branlant tandis que mon gland coulisse au bout de ses lèvres jusqu’à ce que je lui explose à moitié dans la bouche et à moitié sur le visage et sur les cheveux.


Le lendemain matin au réveil, je ne la trouve pas, je me rappelle alors vaguement qu’elle m’avait prévenu qu’elle ne voulait pas rater son aérobic du samedi matin au gymnase-club de Montparnasse.




Lundi au bureau


Devant la machine à café, Paul me parle d’une information qu’il a entendue sur « France Info » à propos de troubles ethniques en Asie du sud, puis, en gobant son expresso sans sucre, d’un restaurant iranien de la place d’Italie où il est allé hier soir avec Catherine. Il ne cache pas son admiration pour le kebab d’agneau, il m’indique même l’endroit précis et me propose d’y déjeuner ensemble vendredi car aujourd’hui, il déjeune avec Patrick Mellah, le patron du tour-operator « Le Bon Séjour ». Il se rendra demain en Turquie pour trois jours, pour nouer des contacts avec des voyagistes et des hôteliers.


Paul porte un costume Pierre-Cardin et une chemise Yves-Saint-Laurent bleue rayée blanc et une cravate cramoisie en soie à minuscules motifs, il est bien rasé (je passe une main sur une joue pour vérifier que je n’ai pas oublié de me raser le matin) et parfumé (cela me répugne) et ses cheveux sont parfaitement rangés et laqués de gel. Depuis qu’il a été promu chef de département, au grade de directeur-adjoint, Paul s’habille parfaitement, ses journées sont chargées et il n’arrête pas de voyager. Son haleine mentholée me rappelle que j’ai abusé de l’alcool hier soir, j’ai encore l’arrière-goût de la gueule de bois. Annie a essayé de me joindre plusieurs fois hier et il faut que je trouve une explication plausible à mon absence. Je m’apprête à demander à Paul s’il a regardé le foot hier soir mais il jette sa tasse et rejoint son bureau en me faisant un clin d’œil.



Catherine est depuis deux ans la secrétaire de direction, rattachée directement à Monsieur Bourdon, notre directeur de division, qui rapporte directement au directeur-général-adjoint qui fait partie du comité de direction de la filiale du groupe de tourisme allemand dans lequel nous travaillons. Avant, elle travaillait dans une autre division alors que je partageais le même bureau que Paul et maintenant qu’il a été promu, cela fait un an, et que je suis resté au même poste, je partage le bureau avec Annie qui a été recrutée pour remplacer Paul. Il me faut avouer, bien que cela me fasse du mal, que Paul mérite sa promotion, cela n’empêche que c’est une pédale et que Catherine devrait être amoureuse de moi.


Ce matin Catherine est assise à son bureau devant la porte d’entrée et porte un chemisier blanc fermeture dentelée, un pantalon noir et des escarpins blancs talons mi-hauts. Comme toujours, elle est d’un chic impeccable, bien que populaire. Je me rapproche de son bureau en entrant, elle lève ses yeux et me fait un grand sourire.



Claude est mon patron direct, le chef du département où je suis, c’est à dire qu’il est du même poids que Paul, bien que Paul soit mieux apprécié, paraît-il, par Monsieur Bourdon qui dans cinq ans partira à la retraite. Je pense à ma chemise Pierre-Cardin foutue chez elle par une tache d’huile de deux centimètres.



Elle sourit, comme si elle compatissait, loin de se douter que j’ai passé la nuit à boire et à penser à elle et à Paul et à leur futur mariage et à comment je vais devoir me conduire pendant la cérémonie alors que je serai témoin.



Annie m’attend au bureau et, dès que je lui fais la bise, elle me prévient qu’elle m’a appelé exactement sept fois hier et que je n’ai pas répondu et qu’elle s’est inquiétée pour ma santé vu que je n’étais pas en grande forme vendredi soir. Du coup, je sais quoi répondre et je lui dis que j’étais effectivement malade et que j’ai passé ma journée couché. Je ne sais pas comment elle a pu me croire, avec ma gueule de bois de ce matin.



J’ai tenu à la prévenir car c’est elle qui s’occupe des destinations Asie et Amérique du sud. Elle va devoir contacter les hôtels proches de la région et se rassurer que notre clientèle est en sécurité sinon elle va devoir informer la direction pour envisager les plans de rapatriement et la réorientation des clients qui doivent se rendre dans la région les prochains jours. À midi, on réalise que la dépêche était exagérée et qu’il n’y avait aucune crainte, Annie peut ainsi lire tranquillement son Marc Levy sur un banc du parvis de la Défense après avoir grignoté un sandwich échantillon de chez Paul le boulanger tandis que moi, je lis mon Houellebecq à côté d’elle en mangeant un « Royal with Cheese » de chez Mac-Do et en pensant à Travolta dans Pulp Fiction. Pendant plus d’une demi-heure, on n’a pas parlé.



Elle paraît émue.



Je prends un long temps pour répondre, craignant qu’elle prenne le moindre compliment pour une déclaration d’amour, alors qu’elle me regarde droit dans les yeux.





Avec Catherine, un mois avant son mariage


Catherine m’appelle alors qu’Annie vient de quitter le bureau pour faire du shopping aux galeries de la Défense, les soldes de juillet ont commencé il y a quelques jours. Elle me demande de dîner ensemble ce soir, en tête à tête et sans prévenir personne, et comme je comprends qu’il y a des confidences en l’air, j’accepte sans rechigner.


Catherine porte une veste de lin sur un T-shirt en coton rose et un jean blanc qui lui serre les hanches, des boucles d’oreilles en cristal, émail et plaqué or et des ballerines en satin gris. Les ongles courts et plats, vernis transparent légèrement laiteux. Je porte une veste en lin, un pantalon et une chemise en coton, tout en noir. Il y a une attente d’une demi-heure debout devant le couscoussier « Chez Hamadi » à une ruelle du boulevard Saint-Germain. Je donne un euro à une bande de punks et de chiens qui passent par-là, juste pour impressionner Catherine. Nous parlons du boulot, de Monsieur Bourdon et des deux nouveaux arrivants dans la division, qui sont de mon âge et qui ont une meilleure position que moi. Catherine me confirme qu’ils sont nuls à chier et que M. Bourdon n’en est pas très satisfait. Nous évitons de parler de Paul et d’Annie, ainsi que de Claude et de Sylvie qui vont bientôt annoncer leurs fiançailles (d’après Annie). En me parlant, Catherine détourne le regard, ne voulant certainement pas croiser mes yeux qui la scrutent avec convoitise. Je tente régulièrement de lui coller au corps, mais elle m’évite par des petits déplacements.


À table, je tente le tout pour le tout avec un regard dans lequel je mets toute mon âme et au-delà, nos yeux se rencontrent, son regard est vague, quelque chose de doux et de triste perce dans ses grands yeux châtain. Après, le silence prend le dessus, ses yeux baissés, le regard perdu sur la table. Nous sommes servis d’un couscous mouton et légumes, la semoule arrosée est légèrement rose. Pour le vin, c’est un gris tunisien.



Ce dont je me doutais fort, elle trempe ses lèvres dans son verre.



Des larmes commencent à rouler dans ses yeux, une gouttelette, noircie par le fard, dégouline sur sa joue, je lui donne un mouchoir papier (je l’avais prévu au cas où, comme j’avais aussi prévu des préservatifs).



Sa voix est entrecoupée par de légers gémissements qu’elle tente de contrôler.



Catherine boit son verre et explose en sanglots. J’avais parlé sans cesser de la fixer du regard, en articulant lentement, essayant de montrer ma compassion et ma douleur. Je trouve le moment intéressant pour payer le restaurant et l’emmener dans une brasserie sur le boulevard Saint-Michel où je m’isole avec elle sur une banquette dans une embrasure mal éclairée. Je lui fais boire deux whiskies et un gin alors qu’elle pleure et me demande plus de précisions sur Paul. Je lui invente des histoires : une fois, il s’est absenté une semaine et personne ne sait ce qu’il a fait, une autre fois, il a quitté le club de gym en catastrophe, il me donnait souvent des rendez-vous où il ne se présentait pas.



Je la serre dans mes bras et elle se laisse tomber sur ma poitrine, complétement mouillée par ses larmes. Je presse ses seins dans une main et je les malaxe avec douceur, elle n’a aucune réaction. Encouragé, je l’embrasse dans le cou, sur la joue et j’atteins le coin de ses lèvres, elle les entrouvre et me laisse les siroter et les lécher. Complètement flasque et abandonnée, je la raccompagne chez elle en taxi.


Nous voilà tous les deux sur sa banquette-lit. Elle est sur le dos, la tête tournée vers le mur, les jambes tendues et légèrement écartées. Je chevauche le petit coussin de son ventre, comme si je tombais sur un édredon en plumes d’oies, mes jambes serrées entre les siennes et ma queue bien raide. Sa fente est cachée par une toison en boucles, couleur d’or, je m’y introduis doucement en lui pinçant le bout de seins. Elle fait un sourire douloureux, je m’enfouis la tête entre ses seins, je les enduis de salive et je donne des coups francs et secs, elle commence à gémir, je l’embrasse dans le cou et sur les lèvres. Me sentant frémir rapidement, je fais une pause, je me retire. Avec mes deux mains, je maintiens sa chatte ouverte, je rapproche ma tête et je la lèche goulûment en lapant comme un chien et en massant régulièrement le clitoris avec la langue jusqu’à ce que des spasmes agitent tout son corps. Lorsqu’elle se calme, j’enfile un préservatif et m’introduis en elle une seconde fois en malaxant ses seins à pleines mains et en l’embrassant de temps en temps sur ses lèvres qui restent fermées. Elle bouge, balance les hanches, m’enserre par ses jambes, gémit en me regardant vaguement jusqu’à ma délivrance qui coïncide pour elle avec un nouvel orgasme.


Le matin en me réveillant, je la trouve assise à table, elle a déjà préparé le café. Son maquillage est défait, ses cheveux sont libres, tire-bouchonnés, elle s’est enveloppée dans un peignoir après une douche, je me sens ébloui par sa divine beauté. Elle me regarde d’un œil mauvais.



Elle baisse ses yeux dans une espèce de contrition, puis les relève mouillés, comme si elle allait fondre à nouveau en larmes.





Chez Léon, J-3


En arrivant chez Léon avec Annie, je me sens abattu ; il est évident que j’aurais préféré être ailleurs, mais pourtant j’ai accepté l’invitation de Catherine et Annie qui veulent trinquer une dernière fois avant le mariage de Paul et Catherine. Ces derniers nous attendent à une bonne table pour quatre. Paul est resté dans son costard-cravate du boulot, Catherine a mis une petite robe de soirée, Annie tout en blanc à part le sac à main, le vernis à ongles et les bottes talon aiguille, tous en verts. J’ai eu le temps de prendre une douche et de mettre un polo rouge Ted-Lapidus et un jean Lee-Cooper bleu. Je connais un serveur qui nous a aussitôt offert un apéritif et pris nos commandes, je prends le couscous méchoui que je trouve excellent chez Léon. Catherine et Annie commandent des salades et Paul, après avoir scruté longuement la carte, prend la même chose que moi sous le regard intense, profond et amoureux, de Catherine.



Catherine se lance dans une description minutieuse de tout ce qui ne va pas : les retouches de sa robe qui ne sont pas prêtes, le décor du restaurant qui n’est pas fixé, conflit avec le traiteur à propos de l’ajout d’une brochette de crevettes en entrée, l’appartement qui sent encore la peinture fraîche, la maman de Paul divorcée de son papa et qui ne veut pas croiser son ex ni à la mairie ni au restaurant, elle hésite encore pour les chaussures et les boucle d’oreilles, et plusieurs autres petits tracas. Lorsqu’elle s’emporte, elle s’agite pour exprimer son désarroi, posant violemment son verre sur la nappe, puis se calme avant de s’agiter à nouveau. Lorsqu’elle s’excite, mes yeux poursuivent minutieusement les mouvements de ses seins, tandis que Paul l’observe en silence, la regardant d’un œil abattu, chevrotant légèrement les mains tendues sur la table.


Le serveur arrive avec les couscous et les salades dans des grandes assiettes creuses. Il nous sert un rouge algérien qu’il me fait goûter et que je trouve médiocre, légèrement bouchonné, tout en acquiesçant machinalement de la tête.

Je me débats avec le couteau et la fourchette en tentant de ne pas ajouter des couleurs à mon polo Ted-Lapidus et en suivant des yeux les seins de Catherine qui parle maintenant de ce qui fonctionne en mâchant sa salade. Cela l’excite moins et c’est dommage. Je constate que Paul n’arrête pas de me regarder depuis un petit moment et je pense un instant qu’il doit être offusqué de mon comportement et de mes yeux qui sont plantés comme des couteaux sur Catherine. Même Annie doit être offusquée, mais si seulement elle avait des seins comme ceux de Catherine, ou des seins tout court !


Paul se lève, s’essuie les lèvres avec une serviette et me jette un nouveau coup d’œil avant de se diriger, je suppose, vers les toilettes. Catherine se tait en le poursuivant des yeux, puis achève de mâcher la salade qu’elle a dans la bouche.



Elle se raidit.



En attendant Paul, nous arrêtons de manger. Dix minutes après, nous regardons tous dans la direction des toilettes, attendant son apparition. Puis le visage de Catherine commence à se contorsionner alors que je ne la lâche pas du regard, jouant à la terroriser un peu plus. Enfin je me décide à aller voir ce qui lui arrive, je me lève et je repousse ma chaise, Catherine me paraît reconnaissante.


Catherine m’aimerait-elle si Paul était vraiment malade ? Voilà la question qui me trotte par la tête en traversant lentement le restaurant, contournant le bar et poussant les battants des toilettes hommes. Saurait-elle m’aimer, comme elle aime Paul aujourd’hui, si par exemple il avait le… le SIDA, ou une autre maladie incurable ? Mais qu’est-ce qui l’excite en lui, est-ce son humour fade, son salaire ou la taille de sa queue ? Si elle ne m’aime pas, alors que je la fais aussi bien jouir, c’est que c’est une salope, une vraie salope, une salope parfaite, avec des merveilleux seins. Est-ce que Paul la fait aussi bien jouir ? Je parie ma tête que non. Mais pourquoi, bon Dieu, l’aime-t-elle alors ? Paul est au lavabo, appuyé sur les mains, dédoublé par le miroir. La tête et les cheveux mouillés, ainsi que la veste et la cravate, il ferme les yeux comme dans une tentative de concentration extrême, et renifle fort par les narines.



Il se retourne doucement, ouvre les yeux et me regarde timidement, avec amertume, ou reproche, puis baisse la tête, hésite un instant, relève la tête et m’embrasse sur la bouche avec une tendresse excessive, un instant, puis recule d’un pas et baisse à nouveau la tête. Je ne bouge pas, estomaqué par ce qui vient de se passer, tentant de compiler des millions d’images qui me reviennent, datant du moment où je l’ai connu jusqu’à il y a quelques minutes, comme un ordinateur qui a des millions de données à traiter. Soudain plusieurs situations prennent sens et trouvent un nouvel éclairage.


Paul met une main sur ma joue, la caresse doucement, puis remonte sa main pour jouer tendrement dans mes cheveux. Je détourne les yeux, regarde les portes des toilettes, trouve une inscription gravée sur le mur au-dessus des faïences, Ici Arnaud il m’a fait une pipe, et une autre un peu plus loin que je n’arrive pas à lire. J’ouvre la fontaine et m’ébroue la tête sous l’eau, tenant de m’éclaircir les idées, puis je regarde Paul, le sourire épouvanté, un sourire amoureux qui lui remplit l’âme, et dont il me rend seul responsable du sort et du dénouement.



Des larmes roulent dans ses yeux, son teint pâlit, il tremble de tous ses membres en posant ses mains sur mes épaules, encouragé par mon immobilité, et en évitant mon regard. Je fais attention à la porte.



Je le pousse doucement, et recule d’un pas. Il remet ses mains sur mes épaules et tente, dans un mouvement tendre et rapide, de m’embrasser sur la bouche, mais je recule la tête et il m’effleure par son nez. Il me tripote le polo en frissonnant, je commence aussi à frissonner, il se raidit, tenant fortement mes bras dans ses mains racées aux ongles manucurés, et je prends soudain peur de me faire agresser par Paul qui devient de plus en plus incontrôlable.



Je lui tiens solidement les mains alors qu’il se débat, puis je le retourne, le dos contre ma poitrine et je le bloque par une prise impeccable, puis je lui chuchote dans l’oreille.



Il se débat sans conviction, frissonne, se raidit encore plus, puis soudain il se calme et balbutie : « D’accord, d’accord ».





Quelques jours après


On est chez Paul et Catherine et l’alcool coule à flot. Je vais dans la cuisine préparer un autre mélange d’alcools et j’ai soudain l’idée de faire baiser les filles et vu leur état, cela ne doit pas être très difficile. Il fait chaud, la fenêtre est ouverte, l’air est absent. Annie porte un twin-set écru avec petite jupe moulante, des boucles d’oreille imitation émeraude et un vernis à ongle jaune assorti à ses babouches à talons, imitation croco. Catherine a les hanches serrées par une petite jupe en jean blanc et plus haut un petit débardeur à fleurs lui arrive au nombril, assorti à de légères ballerines bleues. Paul est, pour une fois, sans costard, en bermuda et polo crème. Moi, je ne sais plus ce que j’ai mis. Je me pose les fesses sur un grand fauteuil et je demande à Annie de venir s’asseoir sur mes genoux, et elle vient aussitôt, complétement saoule, manquant de tomber. Je l’embrasse sur la bouche et commence à la déshabiller.



Les filles échangent un petit signe de la tête.



Annie regarde Catherine qui enlève son débardeur et laisse tomber ses seins entre les mains de Paul. Pour une fois, je trouve Annie jolie, je lui donne à boire le mélange que j’ai concocté. Le lecteur MP3 diffuse Céline Dion, paroles de Jean-Jacques Goldman. Je continue à lui triturer les seins tandis qu’elle mouille les lèvres dans son verre, puis elle le vide entièrement.



Elle commence à s’abandonner.



Elle commence à onduler son corps, et à presser une main sur ma braguette, le sexe de Paul est dans la bouche de Catherine.



Je me lève, la mets complétement nue et je la ramène à côté de Catherine qui s’évertue à sucer Paul sur le canapé, les jambes tendues en arrière et la chatte poilue suspendue en l’air.



Mais je sens que l’alcool l’a bien émoustillée.



Elle met un coup de langue et Catherine tressaille. Comme revigorée par l’effet, Annie enfonce sa langue et commence à laper, en y mettant de plus en plus d’application et Catherine s’agite plus fort, ferme les yeux et abandonne complètement la queue de Paul qui s’écarte au bord du canapé, puis va s’affaler sur un fauteuil, la queue retombée. Je m’écarte et regarde avec délectation Annie s’abreuver dans le con de Catherine qui tressaute de tout son corps alors que la langue d’Annie est collée en elle comme une sangsue, jusqu’à ce que Catherine jouisse et se raidisse.


À présent, je fais allonger Annie sur le canapé, les jambes le plus écartées possibles, légèrement élevées, puis je mets la tête de Catherine entre ses jambes et elle commencer à lui laper le con comme une chienne enragée et je me mets à doigter la chatte mouillée et dilatée de Catherine alors que Paul, dans son fauteuil, me regarde d’un œil admiratif. Une fois mes doigts bien mouillés, je les fourre dans la bouche d’Annie qui les suce et mordille en tressautant par des petites secousses sous les coups de langue de Catherine.


Lorsqu’Annie a son orgasme, Catherine remonte sa bouche vers ses petits seins qu’elle barbouille de salive, lui mordillant de temps à autre les tétons excités, puis elle remonte encore et lui enfonce la langue trempée dans la bouche. Je les regarde s’embrasser à fond. Annie, affamée comme une tigresse en chaleur, prend dans sa bouche la langue goulue de Catherine et l’enroule par sa propre langue pleine de salive et toutes les deux se mettent à se frotter les corps, écrasant chacune le con de l’autre par sa cuisse. Puis, déchaînée comme une folle, Catherine se redresse et vient poser son con sur la tête d’Annie qui se met à la laper et à enfoncer son nez entre ses lèvres dilatées. Catherine, apparemment à bout de souffle, retombe par terre et toutes les deux, en poussant des gémissements gutturaux, comme des animaux en rut, entreprennent de se frotter leur propres chattes avec des mains agitées jusqu’à raidissement, puis, en concert, elles jettent l’éponge en émettant de longs grognements graves et saccadés. Ma queue est enfin prête, j’allais la sortir pour l’enfoncer dans Catherine quand je remarque que Paul n’est plus là. Dieu sait pourquoi, je laisse les filles épuisées, et je vais le chercher dans la salle de bain, la queue raide sous le pantalon.


Je trouve Paul en train de scruter sa gueule dans le miroir au-dessus du plan en marbre dans lequel est incrusté le lavabo. Ses muscles sont saillants, sa poitrine est parfaite, ses pectoraux en acier. Depuis qu’il a été promu chef de département, il se rend un jour sur deux au gymnasium de la place Dauphine. Il m’avait proposé un de ces jours de m’abonner avec lui et j’avais refusé car je suis plutôt foot et plein air. Il renifle fortement du nez.



Il fait un pas et viens à mon contact, je tente de reculer pour sortir mais il se bondit entre moi et la porte et la ferme sec. Il a l’air vachement excité, j’ai peur soudain.



Je me trouve coincé par la baignoire. Il se rapproche de moi, avec un sourire mauvais.



Ses pupilles brillent un reflet de platine, je me sens terrorisé.



Mais il me barre le chemin de tout son corps solide. Je tente du côté toilette, il met une jambe en acier, du côté lavabo, il tend le bras. Je recule, souffle, il se regarde dans le miroir et renifle encore à vide, et dès qu’il se tourne mon poing l’atteint en plein visage, exactement sur la pointe du nez. Ses yeux roulent en arrière, puis vers moi, et sa main se tend vers mon ventre mais il a perdu beaucoup de force, je l’esquive facilement et lui assène un autre coup de poing, sur l’œil droit cette fois. L’arcade est éclatée, un faisceau de sang gicle en l’air et vient souiller ma chemise verte Arrow achetée il y a deux jours à la SERAP de la Défense. Il trébuche sous la force du coup, ses pieds flanchent, il tente de s’appuyer sur le lavabo mais ses pieds le lâchent et il tombe par terre, la tête se cognant sur la cuvette des toilettes, puis repose par terre. Il n’y a pas de sang tout d’abord, à part le petit ruissellement de l’arcade, mais Paul me paraît inanimé. Je me rapproche de lui, me baisse et prends sa tête dans mes mains et je sens le sang, chaud et visqueux, couler de son crâne entre mes doigts. Effaré, je dépose sa tête et cours dans le salon en criant :



Je trouve le salon bizarrement vide. Où est Catherine ? Où est Annie ? La table basse est nettoyée, où sont les verres, où sont les bouteilles ? Je cours à la cuisine, je trouve que tout est rangé.



Je prends des serviettes et je reviens à la salle de bain et là, surprise, je ne trouve pas Paul.






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C’est Annie qui met une main sur mon front.