Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 15123Fiche technique25100 caractères25100
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Temps de lecture estimé : 15 mn
22/08/12
Résumé:  Nous avons tous, à des degrés divers, des barrières morales ou intellectuelles à nos fantasmes, qui restent ainsi inassouvis. Fort heureusement, l'écrit est là pour les exprimer... Car cette fille-là, j'ai sacrément envie de la baiser!
Critères:  fh grosseins intermast nopéné -prememois
Auteur : Ryn      
Morale et Raison



Tel est le genre d’introductions que l’on peut lire couramment dans les innombrables récits de ce site.


Mais ce ne sera pas le cas ici, ou tout du moins pas totalement : ce récit correspond plutôt à ce qui aurait pu se passer dans ma vie. Ce qui aurait pu se passer si j’avais suivi une voie plus obscure, plus malsaine peut-être même, que celle que j’ai choisie dans mon existence. Il n’y a là ni regret ni sentiments d’amertume : puisque j’ai choisi de ne pas vivre ces moments, je cherche à les vivre par l’écriture. Ainsi, le contexte, la situation de départ, les protagonistes sont réels. Mais les événements racontés par la suite, à un moment du récit, sortiront de la réalité pour entrer dans le domaine du fictif. Un fictif toutefois qui aurait sans doute pu être réalité…


Mais commençons par la traditionnelle description des protagonistes. Ils sont deux le plus souvent, un homme et une femme dans la majorité des cas : ce sera le cas ici. Je ne m’attarderai pas sur la description du personnage masculin, phase moins intéressante pour le lecteur comme pour l’auteur que je suis.


Au moment où cette histoire débute, je suis un jeune homme de 25 ans, sans histoire, débutant sa vie professionnelle. Physiquement, je pense être plutôt beau, pas un apollon, certes, mais ayant malgré tout suffisamment d’éléments pour savoir que mon physique est plutôt agréable. Pour expédier la phase descriptive en quelques mots, je résumerai les choses par : grand (1, 90 m), le teint mat, les cheveux bruns. Bref, je suis un jeune homme commun à bien des points de vue, plutôt bien dans ma peau mais sans être d’une folle originalité. À ceci, je dois ajouter que mon caractère très calme, voire réservé, est un sérieux inconvénient pour ce qui est de mes relations avec le sexe opposé. Ou plutôt, disons qu’il m’a toujours limité pour beaucoup les « opportunités ».


Passons à la dame désormais. C’est généralement là que l’on peut avoir les premiers éléments croustillants d’un tel récit, à base de qualificatifs plus ou moins vulgaires laissant transparaître les premières envies typiquement masculines. Je me prêterai volontiers à l’exercice.


Soyons honnête sur une chose tout d’abord : Zohra ne m’attire ni par son esprit, ni par sa personnalité. Oh bien sûr, c’est quelqu’un de fondamentalement « bien » que je respecte par ailleurs. Elle est globalement sympathique, avec une certaine fragilité derrière ses apparences un peu grossières. Mais disons que sur le plan des conversations que l’on peut avoir, de nos centres d’intérêts respectifs, de nos valeurs : il n’y a pas grand-chose de commun entre nous. Je serais presque tenté de dire qu’elle est un peu superficielle, même si c’est sans doute assez prétentieux de ma part.


Cette description commence assez mal pour un personnage jouant pourtant le rôle central du récit, mais je vais poursuivre encore dans le pas franchement positif : on ne peut pas dire qu’elle soit « belle ». Elle a un beau visage tout de même, et des longs cheveux noirs comme je les aime. Son teint mat n’est pas désagréable (elle est d’origine algérienne), sa bouche assez pulpeuse (« une bouche de suceuse », me susurre mon inconscient malsain). Mais là où le bât blesse, c’est que Zohra a quelques kilos en trop. Pas obèse, soyez rassurés (ou déçus si vous appartenez à la minorité de gens attirés par cela), mais il y aurait bien besoin d’enlever du superflu. Aux fesses et aux cuisses surtout, le visage étant bien préservé de ces excès. Je dois dire d’ailleurs que cet excès de graisse explique sans doute mes continuelles et constantes hésitations à « franchir le pas ».


Pourtant, cette fille m’attire. Sexuellement bien sûr. Et si j’en suis à écrire un tel récit, c’est qu’il y a quelque chose de particulier, aussi absurde soit-il. Vous voyez où je veux en venir ? Qu’est-ce qui peut bien attirer un homme chez une femme un peu grosse, pas franchement intéressante, au visage agréable mais qui est loin d’appartenir à des canons de beauté ? Eh oui… Quand je vous dis que c’est banal : Zohra a des gros seins. Et pour un peu, je serais tenté de dire « énormes ». Mais je serais incapable de donner le chiffre et la lettre que vous attendez : cela fait partie de mes fantasmes d’ailleurs, que de les connaître. Allez, je vais tout de même faire une estimation : 100D ? Je pense que cela suffit à imaginer l’ampleur de la chose, en sachant qu’à mes yeux, on est à la limite haute du « bandant », sans franchir le pas du « repoussant par son excès ». Une bonne grosse paire de loches, bien bandante.


Bref. J’y reviendrai. Et pas qu’une fois.


Comment je l’ai rencontrée ? De la manière la plus banale qui soit. Ça l’était peut-être un peu moins à l’époque :



Cruel dilemme. Je m’étais donc rabattu sur les sites de rencontre, dans l’objectif de m’affranchir de ces deux barrières. Comme Zohra sans doute, quoique pour elle le problème devait se poser différemment : je pense qu’elle n’avait pas trop de difficultés à se faire draguer, vu comment un simple pull un tant soit peu moulant attirait immédiatement le regard de tout homme normalement constitué (quitte à être un peu déçu par le reste) ; le problème était plutôt qu’elle attirait justement les mecs en quête d’un coup d’un soir et ne le cachant qu’à moitié.


Elle s’était donc inscrite sur ce site dans l’espoir de rencontrer des gens un peu plus sérieux, capables de porter un minimum (ne serait-ce qu’un minimum !) d’attention à elle, au-delà de son physique. Bon, elle avait mis « ses formes » dans la rubrique « ce que je préfère en moi », ce qui n’était pas de nature à attirer les princes charmants (ou se faisant passer comme tels)… C’est d’ailleurs sur ce critère que j’avais entamé un premier contact, alors même qu’elle n’avait pas de photos. Après quelques brefs échanges virtuels convenus, j’avais pris le « risque » d’accepter une première rencontre, au risque d’être déçu au premier coup d’œil. Si ces fameuses formes valaient le coup d’œil (en attendant mieux), et que le reste était au moins passable, ça pouvait m’intéresser.


Mais la première impression ne fut pas une déception. Je ne vous referai pas l’affront d’un nouveau descriptif physique, mais disons simplement qu’au premier coup d’œil son visage m’a plu, qu’au second j’ai remarqué sa poitrine volumineuse (ou l’inverse peut-être je ne sais plus !) et que le troisième nuançait pas mal les autres en remarquant l’excès de volume un peu partout ailleurs. Un début de conversation me fit prendre rapidement conscience que ce n’est pas là « la femme de ma vie », mais je n’insisterai pas là-dessus : vous le savez déjà. Pour le reste, l’échange, quoiqu’extrêmement banal, se déroula convenablement, et il fut convenu de se revoir prochainement.


Cette première rencontre fut brève, et pour des raisons qu’il est inutile de détailler, la seconde n’eut lieu que plusieurs semaines plus tard : elle confirmait les impressions de la première, avec néanmoins un jugement globalement plus négatif sur l’aspect physique. Peut-être parce que nous étions alors en hiver, et que son pull masquait partiellement ses atouts principaux (partiellement seulement), tandis que son « défaut » restait malgré tout apparent. J’apprenais du reste à mieux connaître la personne. Car non, Zohra n’est pas du tout une « salope », ni une fille facile : elle a en elle un côté un peu romantique, et partage le rêve commun à bien des filles de trouver « l’homme idéal », un personnage qu’elle cherche assez désespérément. Les sous-entendus de ses discours laissaient entendre que tous les hommes qu’elle avait attirés jusqu’à présent étaient tout à l’opposé de ce personnage fictif. D’un autre côté, je percevais aussi qu’au-delà du discours très convenu sur la question, il y avait un soupçon d’attitude racoleuse dans ses propos.


Pour quelle raison tenait-elle à me raconter cette anecdote d’une de ces amies, soi-disant lesbienne, qui avait « maté ses seins sans aucune retenue » ? Je n’avais d’ailleurs pas pu m’empêcher de lui rétorquer :



Je récoltai un sourire à la fois gêné et satisfait… En fait, dès cette seconde rencontre, j’eus la certitude que je lui plaisais, et qu’elle désirait aller plus loin avec moi. Le problème étant que nous n’avions pas la même définition du « plus loin : elle était sans doute heureuse qu’enfin un « mec bien » s’intéresse à elle, pour autre chose que sa paire de loches. Un prince charmant potentiel. Sauf que moi, j’étais surtout heureux de voir que j’avais la possibilité de coucher avec une fille qui ne me laissait pas du tout indifférent, sexuellement parlant.


Le rôle de prince charmant, lui, ne m’intéressait absolument pas avec elle. Celui de salopard sans scrupule non plus, du reste. C’est sans doute pour ça qu’après cette seconde rencontre, je renonçai à poursuivre cette aventure potentielle, esquivant poliment ses propositions implicites de se revoir. C’eut été obéir à des envies malsaines, s’engager dans une voie qui m’aurait imposé le mensonge et la trahison, voire la honte.


Pourtant, le contact ne fut pas pour autant rompu (fort heureusement pour l’intérêt de ce récit). Car à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, il reste toujours un lien, a fortiori quand on a initialement rencontré la personne justement via ces réseaux virtuels. Et en l’occurrence, c’est fréquemment que je voyais apparaître son pseudo dans la liste des connectés de ma messagerie en ligne. Un pseudo d’ailleurs agrémenté de photos plutôt intéressantes (sans doute même plus valorisantes que la réalité, comme le veut la tradition). Et j’avais beau me dire que tout ceci ne menait nulle part, à plusieurs reprises nous engagions la conversation. Et les discussions de ce genre, menées chacun derrière son ordinateur tard le soir, prennent généralement une orientation très différente de ce qu’elles auraient pu être face à face. Les barrières sont moins rigides, les ouvertures plus audacieuses, les sous-entendus plus explicites… C’est au fil de ces échanges, sans doute, que l’envie est véritablement montée.


Il y avait eu les échanges de photos, tout d’abord, généralement menés de façon innocente. Ce qui m’intéressait particulièrement bien sûr, c’était celles laissant entrevoir un décolleté, un maillot de bain ou une quelconque tenue moulante. De cette manière je récoltais ainsi quelques clichés particulièrement intéressants, à même de satisfaire mon imagination croissante en la matière. Sur l’une de ces photos, Zohra était ainsi allongée sur le dos, étendue sur son lit et vêtue d’un débardeur ; prise du dessus, la photo offrait une vue plongeante sur ses seins.


Une autre, sans doute la plus provocante, la présentait en maillot de bains deux pièces, là encore allongée sur le ventre, mais vue de face : on voyait pour ainsi dire tout, si ce n’est les tétons. J’appréciais ainsi à leur juste valeur l’ampleur de ces formes qui, de jour en jour, commençaient à occuper mes rêves et mes fantasmes. De mon côté, je me contentais pour ma part d’envoyer des photos plutôt convenues, sachant que c’était moi qui était le plus demandeur en la matière ; quant à elle, au travers de ces petits jeux qui rythmaient nos échanges, je savais qu’elle prenait plaisir à me révéler ainsi partiellement les formes de son corps. Elle était parfaitement consciente que c’était là son principal atout, et elle en jouait, bien qu’elle s’en défende. À l’entendre, c’était même une malédiction, cette paire de seins : les mecs ne s’intéressaient à elle que pour cela. Je ne pouvais pas vraiment la contredire. Mais je trouvais ce discours bien hypocrite quand même : bien des filles auraient aimé avoir une telle poitrine, et sans cet atout, je pense qu’il n’y aurait pas eu grand-monde à s’intéresser à elle.


Chacune de ces photos était prétexte à des discussions toujours plus malicieuses, lourdes de sous-entendus en tous genres. Je la poussais ainsi à en révéler toujours plus, en la félicitant sur ses photos les plus explicites. Et ses réactions étaient autant d’encouragements supplémentaires à poursuivre mes efforts. Je ne retranscrirai pas, bien sûr, le détail de ces échanges (pour la plupart, inintéressants à lire), mais je me souviens particulièrement de l’un d’entre eux, assez représentatif du ton de nos conversations :



Une autre fois, elle était « à la recherche d’un toit », et me demandait en plaisantant si je pouvais l’héberger ce soir-là : je répondis que c’était tout à fait envisageable et qu’elle était la bienvenue, le seul problème étant qu’il y n’y aurait qu’un lit de disponible. Je précisai par ailleurs que les règles du maître des lieux imposaient la nudité totale sous la couette… Elle n’en acceptait pas moins les règles ! Toujours sur le ton de l’humour, ces échanges réguliers quoique espacés dans le temps faisaient naître des envies croissantes. La tentation de passer à l’acte en devenait chaque fois plus importante. « Cette fois, il faut vraiment que je me la fasse ! », telle était la conclusion récurrente que je me faisais à l’issue de ces échanges, avant que Raison et Morale ne me rattrapent…


Car je savais que derrière ces petits sous-entendus érotiques, auxquels elle participait volontiers, ses envies à elles allaient au-delà de l’attirance purement sexuelle qui était la mienne. Allais-je devoir passer outre et « faire semblant », pour satisfaire égoïstement mes envies ?


Ce long intermède d’échanges virtuels fut par ailleurs entrecoupé de quelques rencontres bien réelles, mais beaucoup plus convenues. Elles étaient certes étaient autant d’occasions de se rincer l’œil (ses tenues étaient toujours de nature à mettre en avant ses avantages naturels, parfois même de façon quelques peu vulgaire), mais Raison et Morale ayant le dessus en moi, je contenais mes envies pour endosser un rôle de « bon ami ». Elle, prudemment, ne tentait rien tant que je ne prenais pas d’initiatives. Nous nous quittions donc de façon un peu hypocrite, comme si de rien n’était et sans que notre histoire n’avance véritablement.


Mais il le fallait bien, pourtant, car on ne lutte pas indéfiniment contre sa nature. Sauf à couper brutalement et fermement les ponts ; ce que j’ai fait dans ma vie, et sans regrets. Mais ce que je ne ferai pas ici.


Rendez-vous fut pris pour un cinéma. Très banal comme lieu de rendez-vous une fois de plus, après le café et le restaurant, mais cette histoire n’a pas vocation à être follement originale. Une fois de plus, Zohra a revêtu pour l’occasion une tenue dont la nature est susceptible de porter de rudes coups à Raison et Morale : jupe et décolleté. Les « poteaux » dénotent un peu, mais l’ampleur des formes du dessus compense suffisamment pour que très tôt dans la soirée, une érection durable ne s’annonce. Je ne sais même plus quel film nous sommes allés voir. À vrai dire, je m’en fichais un peu avant de venir, et je m’en moque encore plus maintenant que je suis assis à côté d’elle, dans l’obscurité de la salle de cinéma.


C’est bien beau de se dire que ce n’est « pas bien », que cela irait à l’encontre de mes principes. Mais là, concrètement, j’ai à côté de moi une fille qui me fait bander comme un taureau, une fille dont j’ai détaillé minutieusement chacune de ses photos des dizaines de fois, une fille que je saute régulièrement dans mon imagination. Et cette fille-là est à côté de moi en tenue aguichante, sans aucun doute en attente d’un geste de ma part. Et je ne devrais rien faire ? Lui demander si le film lui a plu, lui faire la bise et se souhaiter une bonne soirée ? Mince ! Ne pourrais-je pas profiter un peu de la vie, juste une fois ? Suis-je condamné à refréner mes envies les plus profondes, pour la seule satisfaction de dames Morale et Raison ? D’accord, il est probable que ce qu’elle veut, elle, c’est que je l’embrasse tendrement en fin de soirée, que je la raccompagne chez elle main dans la main en lui proposant un prochain rendez-vous galant. Mais après tout, n’est-elle pas assez grande pour cerner mes motivations, et réagir en conséquence ? Je ne force la main à personne, et si elle me dit « Écoute, de cette façon-là ça ne m’intéresse pas. », ma foi je n’ai rien à y redire. Et qu’est ce qui me dit que derrière ses beaux discours « de fille », ses envies ne seraient pas les mêmes que les miennes ? Qui sait si, en ce moment même, elle ne rêve pas de voir mes mains glisser sous son haut, à caresser ses seins ? Voire carrément se faire prendre dans les toilettes ? Carpe Diem !


Ma main s’est posée sur sa cuisse.


Pas de réaction. C’est venu instinctivement, Morale et Raison ont été totalement prises au dépourvu. Tant pis pour elles, et trop tard pour faire marche arrière désormais. Je suis au contact de sa peau, et je n’ai plus qu’à remonter légèrement ma main pour qu’elle se glisse sous sa jupe. C’est ce que je veux, et ce dont j’ai envie. Alors je le fais.


Toujours pas de réaction. Ou plutôt, si. Je la sens comme paralysée et surprise par mon audace, mais elle regarde fixement le film, même si je doute qu’il ait un quelconque intérêt pour elle en ce moment. Elle en a envie. Alors je continue ma route, et j’atteins sa culotte. Bientôt, j’ai glissé ma main à l’intérieur, et je commence à caresser ses parties intimes.


Elle ne me regarde toujours pas, mais sa respiration est plus forte désormais. Quand je glisse ma main à l’intérieur de son vagin, la place est toute humide. Je bande comme rarement. J’ai entamé un mouvement de va-et-vient avec mon doigt. Ce n’est pas vraiment délicat, ni très adroit, mais le contexte est suffisamment fort pour que cela ait son effet. Je sens le plaisir qui monte en elle, tandis que je la doigte de plus en plus rapidement. Son rythme de respiration est plus fort désormais, heureusement couvert par le bruit du film, sauf peut-être pour nos voisins les plus proches. En fait, j’ai à ce moment la certitude que si je poursuis mes mouvements, le volume sonore risque de nous faire découvrir.


Je meurs d’envie désormais de passer au haut. En quelques secondes je pourrais glisser ma main sous son haut et atteindre ses seins, ces seins que je rêve de malaxer depuis deux ans désormais. Je sais qu’il n’y aura aucune résistance. Zohra est toujours comme pétrifiée, soumise à mes initiatives. Alors je suis bien décidé à exploiter mon avantage, et tant pis pour la galanterie. Mais plutôt que de foncer vers l’objet de mes désirs, je change d’objectif. Cette même main qui s’était aventurée sous sa jupe, la voilà désormais qui attrape la main gauche de Zohra. Et la guide vers moi. Au niveau de mon jean.


De mon autre main, je peux me déboutonner rapidement, libérer partiellement ma verge qui n’en tient plus. Il est probable qu’un voisin un tant soit peu attentif remarquerait ce qui est en train de se passer. Mais grâce à l’obscurité, tout semble se dérouler comme si nous étions seuls dans cette salle de cinéma. Zohra a beau rester passive à mes initiatives, elle n’en comprend pas moins ce que je lui demande. Ses doigts entourent mon sexe, puis sa main. Je la sens tremblante, hésitant sur la marche à suivre ; c’est une main que je devine plutôt inexpérimentée pour ce genre de tâche, alors je lui montre quoi faire : de mes mains j’accompagne son mouvement. Puis je lui murmure à l’oreille un « c’est très bien », l’invitant à poursuivre son mouvement de va-et-vient.


Bon sang. Ce n’est même pas en minutes que ma résistance va se compter, c’est en secondes. C’est juste trop excitant, trop bandant. Hier encore c’était de ma main que je me branlais, l’imagination faisant le reste ; là, c’est bien la sienne qui s’en occupe, et c’est diablement plus prenant. Je pourrais peut-être pousser mon avantage plus loin encore, ne serait-ce que pour attraper ses seins avant d’exploser. Qui sait si cet épisode ne sera pas le dernier : je m’en voudrais à vie ne pas en avoir profité plus ! Mais je suis confiant ; je veux me laisser le meilleur pour plus tard ; là, je suis décidé à profiter du moment présent. Je ne cherche même pas à résister, à me contenir, à prolonger le plaisir. Je profite, c’est tout. Un réflexe me fait lui enlever sa main au moment de l’explosion : inutile d’en rajouter pour elle. Je me contiens pour ne pas pousser de grognements au moment où je jouis.


Terminé. Les minutes qui suivent ne sont pas des plus glamours (même si celles d’avant ne l’étaient pas non plus). J’ai du sperme plein les mains (je ne m’étais pas « déchargé » avant le rendez-vous, donc c’est plein !), un peu sur le jean, et je tente de nettoyer comme je peux tout en me reboutonnant. Zohra en a un peu également sur les mains, même si mon geste de dernière minute lui a fait éviter le pire. Pleinement rassasié, je n’ai plus qu’à attendre désormais. Je m’intéresse même au film, un peu. Une vague de culpabilité m’envahit soudainement : cette fille qui espérait une idylle, je l’ai poussée à me branler vulgairement dans la pénombre. La confiance maximum qui était la mienne quelques minutes auparavant s’effrite subitement ; et désormais, je crains la réaction qui va suivre. Cette initiative ne me correspondait pas, n’était pas du tout dans les habitudes ; j’ai cédé à une pulsion du moment, quoique cette pulsion avait été travaillée au fil des mois.


Quand le film se termine, nous nous levons sans dire un mot. Alors que partout autour de nous les gens commentent la séance, nous restons silencieux, sans croiser le regard. Je suis le premier à briser la glace, en lui demandant si ça lui a plu. J’essaie d’adopter un ton naturel, comme s’il ne s’était rien passé de particulier durant cette séance. Sa réponse est sur le même ton : le film était pas mal, il ne s’est rien passé. Difficile de percer les sentiments qui se cachent derrière ce masque de neutralité : dégoût ? Déception ? Ou soyons fou : envie de recommencer ? Le hasard faisant bien les choses, je n’aurai pas à affronter son regard plus longtemps, mon RER s’apprêtant à partir. Je m’efforce de la saluer rapidement en souriant, essayant vainement de me donner des apparences de gentlemen qui ne sont pas les miennes. Me voici déjà en train de m’éloigner.


À ce moment-là, j’ignore encore si je la reverrai. Je me retourne quelques secondes : elle est déjà partie de son côté, me tournant le dos. Je regarde son gros cul, et j’ai déjà de nouveau envie d’elle.