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n° 15091Fiche technique9015 caractères9015
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Temps de lecture estimé : 7 mn
29/07/12
Résumé:  Mon plaisir à son comble avec deux de mes meilleurs amants, perdus de vue depuis de nombreuses années.
Critères:  #adultère #groupe fhh hotel amour anulingus 69 préservati double sandwich
Auteur : Laraignee            Envoi mini-message
L'hôtel du paradis

Je suis arrivée la première, camouflée sous un chapeau noir, sans dire un mot, j’ai pris la carte magnétique et suis montée.


J’ai déballé mon bazar dans la salle de bain, brosse à dents, boîte à lentilles, lait parfumé. J’ai pris une longue douche, je me suis soigneusement brossée les dents, j’ai passé l’immense peignoir suspendu derrière la porte, vérifié mon maquillage et je suis retournée dans la pièce principale.


J’ai disposé le reste de mes affaires, l’enceinte de téléphone, la prise multiple pour l’ordinateur, et les chargeurs des téléphones, le gel et les quelques victuailles qui nous permettront de nous restaurer ; du raisin blanc, des abricots que j’ai achetés dans une épicerie fine, du chocolat noir, du pain Poilâne et du pickel en tranches, du cidre et des petites bouteilles d’eau que j’ai remises au frais.


J’ai extrait de mon Smartphone le concerto de Bach joué par Glenn Gould que j’adore, me suis allongée sur un de ces grands lits de chambre d’hôtel américains, (normal, 1,87 m et 1,85 m, il faut bien ça) et j’ai fermé les yeux.




J’ai dû m’endormir.


C’est la sensation légère d’un trait de plume sur l’intérieur de mes cuisses qui me réveille. Des frissons me parcourent, m’arrachant de petits soupirs.


Je n’ouvre pas les yeux, je cherche à qui appartient la pulpe de ces doigts et je me souviens de cette blague dont nous étions fiers, Francis et moi, et qui nous avait fait beaucoup rire : « est-il plus facile pour un homme de reconnaître une fille à la pipe qu’elle lui fait, ou pour une fille de reconnaître un homme qu’elle connaît en lui faisant une pipe ? » C’est lui qui avait soumis la question à propos d’une histoire que j’avais imaginée.


Un baiser… je reconnais la saveur sucrée de Francis et la texture de ses lèvres. Francis, mon amour de jeunesse, s’est marié il y a vingt-cinq ans, et la fougue passée, n’a cessé de me rechercher.


J’ouvre les yeux, il est allongé près de moi, nu, il me toise, l’air rieur, il me sourit, m’embrasse franchement, puis me caresse avec empressement. Je réponds longuement à ses baisers tendres et fougueux qui me font déjà mouiller et tout d’un coup, je réalise que l’eau coule dans la salle de bain… Francis me sourit de plus belle, l’air complice.


C’était prévu et, malgré tout, j’en frémis. Du coup les caresses de Francis me déclenchent d’emblée un orgasme ! Je tente de m’empaler sur lui pour en avoir plus mais il me retient. Il me soulève et me dénude complètement, amenant dans le mouvement mon sein droit près de sa bouche : il en profite pour le gratifier de sa langue humide et brûlante, m’arrachant à nouveau un soupir et libérant un jet de stupre des profondeurs de mon corps. L’eau s’arrête, une tête passe la porte de la salle de bain :



Jérémy…


Je l’ai quitté il y a dix ans pour épouser celui qui m’a donné deux beaux enfants. J’ai laissé un « célibataire endurci ». Il est devenu un homme heureux, un mari et un père épanoui mais qui n’a pu résister aux souvenirs de nos ébats endiablés.


Dix ans ! Dix ans que je ne l’ai revu et c’est dans des conditions optimum que je vais le retrouver !


J’ai peur… et si je faisais disparaître mon ami ? Non, c’est impossible, il est le précurseur de ma relation avec Jérémy. Il a provoqué cet état d’excitation dans lequel je me trouve en permanence. Il reste mon principal acolyte, mon ami, mon amant éternel.


Je sens ce parfum enivrant que je connais bien, que j’ai humé à chacun de mes passages en parfumerie durant toutes ces années et qui là, maintenant, envahit la pièce. Je jouis encore une fois aux souvenirs qu’il évoque en moi.




Jérémy s’approche, il fait glisser son peignoir sur le sol, nos regards se croisent et ne se quittent pas. Il n’a pas changé d’un iota. Un sourire fait rayonner son visage. Francis ne cesse de me caresser, comme pour me garder plus près de lui, puis il s’éloigne un peu, il a besoin de se ressaisir de toutes les façons, cette entrée en matière l’a sérieusement excité.


Jérémy s’allonge près de moi, ses mains tremblent, se posent sur mon sein, jouent sur mon corps, et, avec la plus tendre des brutalités, il m’empoigne les fesses et me colle contre lui. Il bande déjà, et si Francis n’avait pas été vigilant, il m’aurait pénétrée immédiatement ! Un petit claquement de langue et la main de Francis le repousse gentiment, il lui rappelle que ce n’est pas ce qui était prévu.


Quelle douleur ! Cette envie interrompue ! Mais je sais que c’est pour mieux durer, alors docile, je respire, et nous nous embrassons. Comme j’aime ces lèvres, ce parfum de cigarette blonde mentholée ! Cette langue, chaude et experte, qui lèche mes lèvres à son tour et me provoque à nouveau… un bel orgasme…


Francis m’attrape le bras, doucement. Il s’est allongé sur ce lit immense de telle façon que tête-bêche, mon sexe soit au-dessus de son visage. Il me lèche, avec la douceur, la dextérité et la précision qui le caractérisent. Jérémy s’approche de Francis, se place derrière moi et joue aussi de sa langue, mais c’est d’une délicate feuille de rose qu’il me fait jouir, en même temps que Francis. De temps à autre leurs langues se touchent et ils ne l’évitent pas.


Je commence à respirer fort, régulièrement, puis de plus en plus fort, je gémis mais pas longtemps, rapidement je pousse un cri que celui qui ne me connaît pas interpréterait plutôt comme un cri de douleur ! Je me retiens, ma sève dégouline sur le visage de Francis, Jérémy enfourne délicatement sa langue dans mon anus et Francis m’inflige une caresse presque irréelle, je sens la jouissance m’envahir du con jusque dans le creux des reins mais je ne sens pas sa langue.


Bach couvre un peu ces sons lubriques, de jouissance explosive qui pourraient ameuter les voisins et peut-être la police ! La police ? Combien de femmes et d’ho…, je m’égare…


Au moment où je crois le plaisir en train de retomber, les garçons se dégagent, s’essuient le visage et mettent un préservatif. Francis s’allonge sur le dos, m’installe sur lui mais me repousse encore une fois, je ne connais pas le scénario sur lequel ils se sont mis d’accord et que j’ai accepté tacitement. Jérémy vient derrière moi, me place en levrette et commence à avancer son corps tout entier pour m’enculer… Une demi-seconde, je m’inquiète, mais c’est comme si c’était hier. Je sens son sexe à l’entrée de mon cul qui pousse doucement, je soulève imperceptiblement ma main, Jérémy m’a comprise, il s’arrête, sans s’éloigner. Mon esprit rentre dans mon corps. Je visualise mon sphincter anal et le détends, tout doucement. Il sent le changement et reprend la pénétration. Il entre sans difficulté, sans douleur, d’abord un peu, puis un peu plus, puis la totalité de son vit et commence un mouvement régulier et doux, et la pression exercée dans mon corps par son corps tout entier est précise et déclenche ce plaisir qui me fait jouir et crier, me détendre, jouir et crier.


Jérémy m’allonge, doucement pour ne pas ressortir, sur le corps de Francis. Celui-ci pénètre, à son tour, mon antre en attente. Jérémy arrête son mouvement, son membre complètement à l’intérieur afin de n’être pas éjecté par mes violents orgasmes. Je ressens de petits picotements doux, sur toute la partie circulaire de mon fourreau. Francis entre un peu plus, la sensation se propage tout du long, le contact de son corps sur mon clitoris amplifie encore ce plaisir précis et simultanément diffus qui m’envahit. Je crie ! Comment faire autrement alors que Jérémy glisse lui aussi au même rythme et stimule cette zone qui, dit-on, s’appelle « G », qui ne demande qu’à me rendre dingue !


Je ne sais pas combien de fois j’ai joui, combien de temps j’ai crié, lequel des deux a joui le premier, peut-être ont-ils joui en même temps tous les deux, et en même temps que moi.


En sueur, essoufflés, nous nous étalons sur le lit, nous séchons avec le peignoir en éponge et je m’endors, épuisée, je ne sais plus dans quels bras, les quatre probablement. Je me rends à peine compte que Jérémy m’embrasse et va se doucher.


Lorsque j’ouvre les yeux, c’est Francis qui a quitté le lit. Il sait que Jérémy et moi avons tant de choses à nous dire… D’ailleurs ça commence par :



… et un grand éclat de rire ! Me voilà, comme au bon vieux temps, sommée de m’exprimer, de détailler de ma voix la plus claire, ce que mon corps a ressenti au cours de cette étreinte !


C’est difficile de dire : « les doigts sur mes cuisses ce sont des frissons, ne pas savoir à qui ils appartiennent quelques secondes, amène la peur, de l’étranger, du viol, d’être obligée. Puis, de rechercher à qui sont ces doigts, de les reconnaître, ça apaise et fait dépasser le seuil de la détente après s’être crispée. Alors, la sensation du baiser, qui vient juste après, apporte des vibrations nouvelles auxquelles le relais situé dans mon clitoris réagit lui aussi. »


D’entendre l’eau couler provoque des contractions dans mon con accompagnées de cette sensation limite de chatouilles qui n’en sont pas et se diffusent dans mon bas-ventre ! Voilà, c’est cela quand je jouis !