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n° 15088Fiche technique17815 caractères17815
Temps de lecture estimé : 12 mn
26/07/12
Résumé:  Deux amies, deux confidentes, discutent à la terrasse d'un café.
Critères:  fh médical fête miroir fellation anulingus fdanus fsodo init exercice confession
Auteur : Leoben            Envoi mini-message
Café de la confidence

Voilà, j’avais simplement envie de me livrer à cet exercice de style simple : écrire une histoire et transmettre des émotions uniquement via les dialogues de deux personnages. Vous pouvez vous plonger dans la peau de l’un ou l’autre de ces personnages ou bien être un client attablé à la terrasse de ce café, un client qui écoute discrètement cette discussion.




****




Lidye : Pardon ?

Kim : Oui. Han, quand j’y repense…

Lidye : Mais tu regrettes ou quoi ?

Kim : Mais non, tu as vu mon sourire !

Lidye : Attends, attends… 16 h 45, bon écoute, j’ai un autre train à 17 h 30, viens on va en parler à la terrasse du café.

Kim : Oh, mais toi alors ! Je peux pas parler de ça en terrasse !

Lidye : Pfff, tu connais quelqu’un dans « c’te ville » et tu n’avais qu’à en parler quand on était encore au cabinet.

Kim : Je te hais, tu sais…

Lidye : Oui, je sais.

Kim : De toute façon, faut que je te dise un truc après cela…

Lidye : Oui, oui… Mais après…




****




Lidye : Oui, deux doubles expressos… Allez, raconte et depuis le début !

Kim : Depuis le début ?

Lidye : Oui le tout tout début…

Kim : Il était une fois…

Lidye : Oh, commence pas à fuir !

Kim : Bon bon OK… Bon, alors, tout a commencé à cause de la panne de la voiture.

Lidye : Oui, je vois bien

Kim : Bien, j’étais allée voir David et il a accepté de me prêter sa voiture. Franchement, trop sympa, parce qu’il en avait besoin. Le pire c’est qu’il m’a laissé son coupé sport, j’aurais pu me contenter de la voiture de sa femme, mais bon. Il a dit que sa femme préférait conduire la sienne que le coupé. Je ne l’ai pas cru. Je sais qu’il a fait cela parce qu’il voulait me témoigner sa confiance. Enfin bref. La route a été longue. Et c’est donc chez ce gars que je ne connaissais pas que j’allais. Parce que les 7500 euros de réparation, bah ça m’a tué le compte en banque. Putain d’automatique ! On m’avait prévenue en plus. Et comme ce connard de banquier me trouve trop endettée…

Lidye : Attends, tu allais dormir chez un gars que tu connaissais même pas ?

Kim : Bah oui, écoute, sérieusement, j’ai plus un rond, là. Je pouvais même pas payer l’hôtel et je ne voulais pas manquer leur mariage. Alors Cathie m’a proposé de dormir chez son frère.

Lidye : Et tu l’avais jamais vu ?

Kim : Oui…

Lidye : Et tu as…

Kim : Oui… Chut ! Tais-toi… Enfin bon je connais Cathie, et elle m’a toujours dit que son frère était un mec vraiment bien. C’est pas vraiment un inconnu.

Lidye : Non rien qu’un peu…

Kim : Mais tu arrêtes, Lidye !


Lidye : … oui merci deux doubles, c’est bien cela … tenez, gardez la monnaie. Bye… ALORS ?

Kim : Bon… bref, la route a vraiment été longue. 10 h … David a le GPS, alors j’arrive à l’heure. Super bien fait son truc.

Lidye : Bah, tu as vu la caisse… Forcément…

Kim : Oui… Mais bon… Une demi-heure avant, j’appelle quand même. Tu te rends compte, je ne l’avais même pas appelé, je savais juste qu’il était OK et Cat m’avait filé son adresse sur un bout de papier.

Lidye : Et ?

Kim : Bah sa voix était bluffante…

Lidye : Sexy ?

Kim : Non, non… Apaisante. J’étais toute crispée et juste en me disant qu’il m’attendait, qu’il n’y avait pas de souci, que la chambre d’ami était prête, que je pouvais prendre mon temps, il m’a même dit qu’il allait libérer le garage pour y garer ma voiture, comme je ne venais pas avec la mienne et que bon, il voulait pas que je m’inquiète.

Lidye : Attentionné, le mec ! Il avait déjà une idée derrière la tête.

Kim : Non justement, pas du tout… Tout est venu tout seul, il m’a parlé du garage que quand j’ai dit que ce n’était pas ma voiture.

Lidye : …

Kim : Bref, une demi-heure après, j’arrive. Il a une petite maison de ville, je sonne à l’interphone de sa grille, il m’ouvre et me dit que le garage est à gauche dans la cour intérieure. Son garage était ouvert. Je rentre la voiture. Et quand je ressors, il était à la porte de chez lui.

Lidye : Alors, beau mec ?

Kim : Bah, pas mal du tout. Ce n’est pas Hugh Jackman, mais il a des yeux et des mains comme lui !

Lidye : Mmmm, appétissant.

Kim : Sur le coup, j’étais tellement fatiguée et crispée que je n’y ai pas pensé. Bref… Il m’accueille super bien, décharge la valise, ne fait pas un commentaire sur sa taille, rien. Il …

Lidye : Je te coupe mais, il t’a dit bonjour comment ?

Kim : Bah, en fait, je sortais la valise du coffre et il l’a prise pour moi. Donc il m’a juste dit bonjour…

Lidye : … toujours chiant, ça, je sais jamais comment dire bonjour moi… et donc ensuite ?

Kim : Bah rien ensuite, il a vraiment été nickel, il m’a montré ma chambre, il m’a montré la salle de bain mitoyenne. Et il m’a dit que lui, il avait la sienne qui donnait dans le couloir, donc que je pouvais en profiter à ma guise.

Lidye : ’tain, il est à marier ce mec… Eh ! Il est pas marié ?

Kim : Non non, sa femme l’a quitté il y a trois ans.

Lidye : Ça t’a refroidi cela.

Kim : Euh, non, je l’ai su après…

Lidye : Quoi, tu lui as même pas demandé ?

Kim : Rho, mais au mariage j’avais bien compris qu’il était seul….

Lidye : Ah, quand même !

Kim : Non mais t’as fini, tu me prends pour qui ? Tu arrêtes, sinon je te dis pas la suite.

Lidye : Oh ! non, Kim, promis, promis, promis, raconte-moi la suite…

Kim : Décroise tes doigts, alors !

Lidye : …

Kim : Bon bref… Je suis allée prendre une douche, je n’étais pas en forme. Mais là, surprise ! Il avait un jacuzzi. Bon, j’ai juste pris une douche… je ne voulais pas abuser. Ensuite, je me suis changée et je suis descendue. Il était en train d’emballer un cadeau de mariage.

Lidye : Mais il était pas à l’enterrement de vie de garçon du futur marié ?

Kim : Il était invité, mais non.

Lidye : Oui, c’est vrai. C’est ce que m’avait dit Cathie en plus.

Kim : Oui, en fait, il n’aime pas ce délire… Au début, j’étais gênée, je pensais qu’il était resté pour moi, mais non. Bref, on a passé la soirée à discuter de Cathie et de François. Il m’a offert un verre de vin, je n’avais pas faim du tout. Et on a parlé jusque 11 heures.

Lidye : Ah ouais, quand même…

Kim : Bah non, je suis arrivée à quoi… 9 heures… Bref, je suis allée me coucher, j’étais morte. Le lendemain, je me suis vite levée, j’avais rendez-vous chez une coiffeuse-esthéticienne du coin. Il avait préparé le petit déj’. Et j’étais seule, il était allé courir. J’avais juste un mot sur la table avec un double des clefs. Enfin du coup, on ne s’est revus qu’avant le mariage. Je suis entrée, il m’a fait un compliment. Et je suis allée mettre mon pantalon blanc et ma belle veste. Celle que tu m’as offerte. Il s’est occupé de lui et il m’a emmenée au mariage. Là, il a été tout le temps pris, on n’a presque pas parlé. On s’est vraiment revus vers 5 h du matin, il est venu boire un café à côté de moi. Et là, on a parlé plus librement.

Lidye : L’alcool, ça aide…

Kim : Euh non, j’avais juste bu une coupe, je n’avais pas encore confiance, j’avais peur qu’il soit saoul en fait… Et je voulais pas rentrer avec un ivrogne.

Lidye : Et ?

Kim : Bah, il ne boit pas plus que moi… Sa sœur me l’avait dit, mais bon, tu sais les mariages… Enfin, là on a parlé, ça passait mieux, et il a vu que j’avais vraiment mal au bras.

Lidye : Ah oui, ta tendinite qui t’a gâché la soirée…

Kim : Oui… bref… Là, la soirée se finissait et il a vu que je tombais de fatigue, alors il est allé prévenir sa sœur et il m’a ramenée. Je me suis aussitôt couchée. Mais le lendemain, bon sang…

Lidye : Ah ?

Kim : Annnhh, quand j’y repense… J’avais trop mal au bras, je suis sûre que c’est la voiture de David, j’ai mal mis mon bras et voilà… Enfin tant mieux dans le fond… Parce que le lendemain au réveil, je prends un jacuzzi, vu qu’il m’avait dit de profiter… Mais ce n’est pas passé. Et au petit déjeuner, il me dit : « Ouh ! toi, tu as toujours mal au bras ! »

Lidye : Il te tutoyait ?

Kim : Oui, c’était la première fois je crois, d’ailleurs. J’ai dit oui et il m’a dit de passer à son cabinet, qu’il allait regarder cela. Sur le coup, je te dis pas ! J’étais verte… Je me suis dit : « Il me veut quoi, lui là ? » Et puis il a mis une blouse, il est kiné en fait… Et il a regardé, il m’a trituré le poignet et ben ça allait déjà mieux ! On est allés manger et l’après-midi, il me dit : « Je vais te masser encore le bras, tu es à nouveau tendue. » Putain, il avait raison, je sais pas comment il le voyait…

Lidye : Ptet’ tes doigts…

Kim : Ptet’…

Lidye : Et c’est pas comme si c’était son métier

Kim : Ouais ouais, ça va hein…

Lidye : Bon bref, raconte ! C’est là que vous… enfin que vous…

Kim : Oui…

Lidye : Bah alors, raconte bon sang…

Kim : Bah en fait, il m’a massée et là ça ne passait pas et il m’a dit, c’est pas articulaire, c’est musculaire, le stress… Et là, je sais pas comment il a fait… Il m’a juste dit de me déshabiller qu’il allait regarder mon dos et mon épaule. Et je sais pas comment il a fait, j’étais en confiance peut-être, je me suis déshabillée et me suis allongée sur le ventre comme il me l’avait dit.

Lidye : Déshabillée comment ?

Kim : Bah il me restait mon tanga et mon jean. Il m’avait dit d’enlever mes chaussures et le haut…

Lidye : Et tu t’es déshabillée comme ça ?

Kim : Oui, dingue hein ? Moi qui suis si pudique…

Lidye : Clair !

Kim : Enfin bref, là il me masse et putain, il a des mains… Toute la crispation est passée… Et c’est là que…

Lidye : …

Kim : … c’est là qu’il a pris de l’huile de massage et m’a massé le dos. Je savais que c’était pas une pratique de kiné. Il me l’avait dit en plus… mais j’aimais tellement ça… Alors il a continué son massage, j’étais aux anges. Ça a duré une bonne heure et là il m’a demandé de me cambrer un peu et il m’a enlevé le jean… J’avais même pas envie de dire un mot, juste envie qu’il me masse partout. Il m’a d’ailleurs super bien massé les jambes. Le paradis sur terre… Et là ses doigts ont filé sous le tanga, mais je m’en foutais complètement. Je n’étais même pas gênée à l’idée qu’il voie combien je… enfin combien j’étais … « émoustillée »…

Lidye : …

Kim : Alors je me retrouve toute nue sur le ventre. Il m’a caressé les fesses, et même le sexe. J’étais … trempée … Et puis il est revenu sur mes fesses. J’étais en feu, là. Et j’étais bien en même temps. Je te jure, je me suis mordu la lèvre pour pas lui dire de me prendre… Ça a duré encore un bon moment et ses mains sont passées entre mes fesses.

Lidye : Alors ?

Kim : Je te dis, je ne sais pas, j’étais tellement bien, il était si doué, que je l’ai laissé faire. Il a… il m’a caressé le petit trou, quoi… Oh ! mince !

Lidye : Ah ! non, tu continues, souviens-toi de ton état à ce moment, et raconte-moi … tout…

Kim : …

Lidye : …

Kim : Je te jure son doigt était excitant, mais quelque chose d’incroyable. J’ondulais du bassin autour, je me suis même cambrée et c’est là qu’il est entré. Je n’étais pas tendue, rien, super bien et bon sang c’était bon, je respirais fort, j’aimais cela et déjà j’imaginais plus. Et pile-poil à ce moment, il a mis son pouce, toujours doucement, toujours parfaitement. C’est la première fois que j’ai bougé les bras. J’ai « juste » écarté mes fesses, alors il y a posé sa langue et j’ai eu un premier orgasme…

Lidye : …

Kim : Mais il n’a pas arrêté, il a recommencé à me masser, il prenait tout son temps. Je lui ai demandé de se déshabiller, je voulais le voir dans le miroir. Il l’a fait, totalement, il avait une érection… Je te jure… Je te dis pas mes pensées… parce que bon…

Lidye : On a dit pas de tabous…

Kim : Oh ! toi alors… Bah ! j’en avais envie !

Lidye : Envie… envie ?

Kim : Oui … Je voulais qu’il me prenne…

Lidye : Mais comment ?

Kim : Bah oui ! je voulais qu’il me prenne par-derrière… J’étais excitée, je te dis.

Lidye : Et ?

Kim : Alors entre-temps, son doigt me fouillait et ma main était entre mes cuisses…

Lidye : …

Kim : Alors j’ai glissé en arrière pour être debout, le ventre toujours sur la table… J’ai pris mes fesses en main et je les ai légèrement écartées, il a compris que j’étais prête…

Lidye : Oh ! j’ai chaud, bon sang…

Kim : Là il s’est placé derrière moi, et il est allé directement vers mon… cul. Et il est entré doucement, mais sûrement. Je te jure, en trois secondes, j’étais empalée. Je te jure, l’orgasme est venu en deux va-et-vient mais il ne m’a pas lâchée. Là, il a commencé à me prendre vraiment, et il m’a littéralement baisée. Je te jure, j’ai décollé différemment… Je me … caressais et me … doigtais en même temps. Mais sa queue… Anh ! un régal. J’ai eu un autre orgasme et je suis tombée. À quatre pattes, les fesses en l’air…

Lidye : Ouah carrément…

Kim : Oui, mais bon j’en voulais toujours, alors j’ai pas bougé, et il m’a prise en levrette.

Lidye : Toujours dans…

Kim : Oui, toujours dans le cul… tu peux le dire… y a pas d’autres mots, j’en voulais encore… Là j’ai réalisé que l’orgasme n’avait pas été complet, et j’ai crié comme une folle… Lui, il allait venir… Alors je me suis retournée et…

Lidye : Quoi ? Toi ?

Kim : Oh oui, je l’ai pris en bouche, rien à faire… Je voulais tant le sentir jouir. J’ai mon doigt qui est allé dans son cul à lui… Je sais pas ce qui m’a pris… Et ça l’a fait jouir direct. Je l’ai senti venir alors je l’ai pompé ! Et jusqu’à la dernière goutte !

Lidye : Mais chut, on pourrait nous entendre…

Kim : Ah ! c’est toi qui dis cela maintenant…

Lidye : Oh mais je pensais pas que c’était si … enfin si …

Kim : Si chaud… Après, il m’a souri quand tout était fini et qu’on était retombés. On est restés allongés bien dix minutes sur sa moquette, essoufflés. Et il m’a à nouveau souri, on s’est relevés, il m’a emmenée dans le jacuzzi et il a fait couler l’eau. Il est allé prendre une douche… Et ensuite, on s’est revus dans le salon, comme si de rien n’était. Avec une complicité secrète en plus. Et je suis partie après un café.

Lidye : Mais c’est dingue… Vous allez vous revoir ?

Kim : Je ne sais pas… C’est loin tu sais… et c’est la première fois que j’ai une relation purement sexuelle, et je regrette pas…

Lidye : C’est cela que tu voulais me dire alors ? Je comprends…

Kim : Hum, pas vraiment…

Lidye : Tu voulais me dire quoi alors ?

Kim : Non rien, oublie, c’est mieux ainsi en fait, tu vas rater ton train sinon.

Lidye : Tu rigoles ou quoi ? Allez, sinon quand je rentre je dis à Cathy que tu t’es fait prendre par son frangin…

Kim : Oh mais, t’es une vipère toi…

Lidye : Ouaip, c’est toi qui m’as appris…

Kim : Oh la garce ! Attends, tu vas moins rire quand je te l’aurai avoué…

Lidye : Avoué quoi ? Accouche bon sang !

Kim : Eh bien, je m’étais toujours demandé comment c’était de se faire … enfin voilà quoi… J’avais jamais osé avec Vincent… Et je regrette de pas l’avoir fait avant…

Lidye : Tu m’étonnes, vu le pied que tu as pris…

Kim : Non Lidye, tu comprends rien…

Lidye : Quoi ?

Kim : Lidye… Je me suis toujours demandé si c’était bon avec une femme… et je veux pas regretter de ne pas avoir essayé.

Lidye : Tu… tu es en train….

Kim : Oui, Lidye… Tu veux bien ?

Lidye : De… de… de quoi… attends, là… tu me demandes quoi ?

Kim : …

Lidye : …

Kim : Rha ! tu fais chier ! Lidye, j’ai envie de le faire avec une femme, et je voudrais que cette femme, ce soit toi… Tu veux qu’on retourne à mon appartement ?

Lidye : …

Kim : …

Lidye : …

Kim : Excuse-moi, je, je ne voulais pas te froisser.

Lidye : Non non… tu ne me froisses pas… c’est juste que…

Kim : Pardon, Lidye… j’aurais pas dû.

Lidye : …

Kim : …

Lidye : …

Kim : Tu vas rater ton train…

Lidye : Kim… Je… J’ai plus de train après, faudra juste… que je dorme chez toi… après… ça…