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n° 15025Fiche technique44950 caractères44950
Temps de lecture estimé : 24 mn
10/06/12
corrigé 11/06/21
Résumé:  Lorsque Madame de Sainte-Aude apprend que la fille de Mme de *** est enceinte, elle s'inquiète pour sa propre fille du même âge.
Critères:  f fh cousins religion magasin fgode pénétratio fsodo -initfh -mastf
Auteur : Tanis            Envoi mini-message
Le gantier de Sainte-Florine

Le gantier de Sainte-Florine




Mme de Sainte-Aude rentra chez elle contrariée. Se débarrassant de sa cape qu’elle jeta dans les bras d’un domestique, elle frappa à la porte du bureau de son mari. Puis sans attendre, elle poussa la porte.



Sa femme faisait les cent pas dans son bureau, agitant les bras, se parlant à elle-même.



Louise songeuse fixa son mari.



Faisant la moue, il ajouta.



Louise sortit du bureau en marmonnant.



Elle monta les escaliers rapidement, et s’adressa à Clémence la cuisinière.



Louise frappa à la porte et entra sans attendre de réponse.



Elle rejoignit la fenêtre, laissant à sa fille le temps de laisser glisser l’essuie-main qu’elle tenait devant elle, et de se plonger dans le bain. La mousse déborda de la grande cuvelle.

Louise se posta devant le bain. Évidemment ! Ce n’était plus une gamine ! Dix-huit ans, et les seins qui frôlaient la surface de l’eau ne démentaient pas son âge. Ses lourds cheveux noirs s’étalaient brillants sur les épaules.



Sa mère la foudroya du regard.



Sa mère soupira, puis prenant son courage à deux mains, elle s’accroupit devant le bain.



Émilie serra les bras sur ses seins, réfléchit puis avoua :



Louise se redressa. Mon Dieu si Charles savait tout ce qu’elle avait expliqué à sa fille, il lui en voudrait pour le restant de ses jours ! Pourtant elle devait encore aller plus loin, si elle ne voulait pas se retrouver dans la situation de Mme de ***.



Louise se remit debout, et cette fois employa un ton plus doctrinal :



Elle s’arrêta, consciente qu’elle allait dire « des objets », puis reprit plus lentement :



Louise contempla sa fille avec stupéfaction puis s’enfuit de la salle de bain. Le plus dur restait à faire, trouver si cela existait dans le commerce ce genre de « choses ». Elle ne savait pas à quoi cela ressemblait mais s’en doutait. En plus, si c’était les hommes qui les fabriquaient, l’imagination n’allait pas manquer !

Bon Dieu ! Qu’avaient-elles toutes pour le moment ? « Des chaudasses » avait dit la gouvernante avec une moue de dégoût.


Le lendemain, il y avait réception chez sa sœur Mme de Laclot. Dans la trentaine, et plus au fait qu’elle sur ce sujet, elle saurait peut-être la renseigner sur ce qu’elle cherchait.




***********




La soirée arriva, et comme tous les mardis, le chanoine Guillaume de Bloissac s’invita à la table de la famille de Sainte-Aude. La quarantaine épanouie, il avait la réputation de terroriser les chantres et les fidèles lors de ses homélies, les précipitant déjà sur cette terre, dans les feux de l’enfer et la damnation éternelle. Ses petits yeux fouineurs fouillaient et débusquaient les moindres sentiments, et surtout ceux que l’on désirait dissimuler.

Ils passèrent à table, le chanoine prit un ton doctrinal et regardant successivement la maîtresse de maison et la fille il déclara mielleusement :



Plus gravement, il reprit :



Il se délectait de cette logorrhée de mots évoquant la perversion, ses lèvres s’humectaient et il bavait presque en imaginant cette boue dans laquelle les femmes se roulaient en jouissant !

Son regard concupiscent s’attarda sur Émilie dont il jugea la douceur des seins et jaugea la profondeur du corsage. Elle baissa les yeux timidement.



Mme de Sainte Aude sentit son visage s’empourprer, et lorgna sa fille en coin. Un fin sourire naissait au bord de ses lèvres. Mon Dieu ! Et elle qui venait de lui faire l’éloge de la masturb… Les voilà sûrement damnées toutes les deux !

Elle repensa aux rumeurs qui couraient sur le chanoine :


Libidineux, appétit pour la chair jeune et fraîche, n’hésitant pas à trousser les soubrettes dans la sacristie après des déclarations émoustillantes au confessionnal.




************




Deux jours plus tard, Mme de Sainte-Aude parcourait le nord de la ville à la recherche de l’adresse que lui avait donnée sa sœur. Heureusement, elle habitait plus bas, et la distance la mettait à l’abri de rencontrer des connaissances.

Mme de Laclot l’avait rassurée, et vanté le travail de cette maison de couture.



Elle avait à peine tourné le coin qu’elle stoppa net. Devant elle, un magasin qui paraissait assez ancien étalait sur sa façade le mot « GANTIER ». Sur ses vitrines avaient été peintes ses spécialités en lettres gothiques : Gants de toutes tailles – fabrication sur mesure – Grand choix de peaux.


Louise hésita, comment aborder le sujet ! Et s’il ne fabriquait pas ce qu’elle cherchait, il se moquerait d’elle, allant peut-être jusqu’à se moquer de sa demande ! Elle le voyait déjà rire aux éclats ! À trente-huit ans, elle avait besoin de ça ? Son mari n’était donc plus capable de la satisfaire ?

Elle eut une pensée tendre pour Charles. Si, bien sûr, mais le jardin secret du fantasme était aussi une réalité !


Dans la vitrine s’étalaient plusieurs modèles de gants pour hommes et femmes dans divers coloris. La finition était très soignée, il devait connaître son métier.

Alors qu’elle allait pousser la porte, elle s’entendit interpeller :



Se retournant, elle vit avec stupéfaction le chanoine de Bloissac qui les prunelles pétillantes fouissait déjà dans ses pensées.

Balbutiant un peu, elle s’expliqua en s’embrouillant :



Sans hésiter, elle poussa l’huis, échappant au regard interrogateur, et aux questions indiscrètes.

Une série de petites clochettes tintinnabulèrent au-dessus d’elle, signalant sa présence. Une forte odeur de peau lui sauta aux narines. Une odeur fauve pensa-t-elle.


Un homme assez âgé quitta son comptoir dans le fond de la pièce. Elle l’étiqueta de suite dans la soixantaine. Cheveux gris, le visage sans trop de rides, il était beau. Elle remarqua le léger tremblement dont ses mains étaient affligées.



Mme de Sainte Aude voulait avoir le temps d’examiner le magasin, les vitrines, les étagères, aussi elle déclara.



Il s’enfonça dans l’obscurité de son atelier. Elle en profita pour regarder partout rapidement, surtout les vitrines fermées à clef, mais rien, rien de ce qu’elle cherchait n’était exposé. De grandes peaux tendues sur des cadres occupaient le magasin. Plus près, une table de coupe avec des patrons occupait une grande partie de l’espace.


Il revint avec quelques paires, lui faisant l’éloge de celle-ci par rapport à celle-là, lui expliquant le type coupe, la fente, les fantaisies et les coutures.



Mme de Sainte Aude tiqua avec « le satisfaire ». Alors prenant une profonde inspiration, elle amorça un début d’explication :



Louise se sentit rougir jusqu’aux oreilles. Il réfléchissait en la regardant.



Il sortit plusieurs petites boîtes avec couvercles. Ses mains tremblantes parvinrent à ôter ceux-ci.



Mme de Sainte-Aude se pencha, prit l’un des objets dans la boîte. C’était bien un gant, mais d’un seul doigt ! Deux cordelettes de cuir étaient fixées en partie supérieure de chaque côté de l’ouverture.



Se retournant, il chercha quelque chose, puis saisit une cane contre le meuble.

Il saisit le petit fourreau et lentement le glissa sur le pommeau de la canne, l’enfonçant totalement.



Fouillant dans la boîte, elle sortit une autre pièce.



Penchant la tête, il ouvrit un tiroir en-dessous de celui qui baillait encore. Il sortit ce qui ressemblait à une tige de bois, d’un diamètre de quatre centimètres, effilée vers le dessus.



Soupesant l’engin, Louise le caressa, enroulant ses doigts autour du cylindre, testant sa douceur, sa longueur sur la paume de sa main. C’était du bois dur, lourd, il tenait bien en main !



Mme de Sainte-Aude se recomposa un visage et, remerciant le commerçant, lui signala qu’elle enverrait sa fille dès lundi.



De retour chez elle, elle attendit d’être seule avec Émilie pour lui faire part de ses démarches.



Elle avait baissé instinctivement la voix.



Puis plus doucement encore, elle poursuivit :



Émilie se présenta le lundi après-midi à l’atelier de ganterie.

Le fils, un grand gaillard à l’air particulièrement déluré la reçut avec courtoisie :



Le gantier la regarda malicieusement et alla fermer la porte du magasin :



Émilie entra dans le petit atelier au fond de la salle. Seule une verrière éclairait la pièce. Puis son regard se posa sur l’établi à bois sur lequel, se trouvaient des cylindres de bois de tous diamètres.



Se retournant, il désigna la table derrière lui :



D’une main hésitante, Émilie saisit la pièce presque terminée. Le cylindre de bois avait été dégrossi, laissant une sorte de bulbe à son sommet, percé d’un méat relativement large et profond. À la base, deux excroissances dans une peau plus plissée et souple en forme de boules terminaient le travail. Le tout était recouvert d’une peau serrée et terriblement douce.



Émilie frottait ses doigts sur la partie épaisse, redescendait sur la tige lisse, empoignait les épaisses protubérances.



Elle se revoyait avec sa cousine feuilletant les planches des livres médicaux dans la bibliothèque de son oncle médecin. Un dessin assez réaliste les avait intéressées :

Érection du sexe masculin. Sur la page opposée, un sexe féminin ouvert dévoilait crûment son anatomie.



Il ouvrit un tiroir, sortant l’objet que sa mère avait vu :



Émilie le suivit et il s’arrêta devant un large tabouret muni d’un dossier.



Elle le regarda sans comprendre.



Émilie se retourna, hésita puis d’une main tremblante dégrafa un à un les boutons de sa robe qui bientôt recouvrit ses chevilles.



Le corset suivit le même chemin, puis timidement elle se tourna vers lui. Il regardait ce corps de femme, ces seins gonflant la peau, les tétons bruns luisants. Puis son regard s’attarda sur le ventre plat, sur la culotte encore en place. Il se mit à chantonner :


Eh quoi ! Ta pudeur alarmée

M’oppose encore un vêtement !

As-tu peur, ô ma bien-aimée,

D’être trop près de ton amant ?


Émilie sentit ses doigts effleurer ses hanches, se poser sur les bords de ce qui protégeait encore son intimité, et tirer sa culotte vers le bas.



Il reprit la chansonnette :


Et sous un ventre uni, doux comme du velours,

Bistré comme la peau d’un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la sœur

De cette énorme chevelure,

Souple et frisée, et qui l’égale en épaisseur,

Nuit sans étoiles, Nuit obscure !


Elle s’agrippa au dossier de peur de tomber pendant qu’il lui relevait une jambe et la posait sur un barreau intermédiaire du tabouret. Elle sentit ses lèvres s’écarter.



Il lui tendit le cylindre de bois lisse qu’elle saisit du bout des doigts.



Émilie était rouge ! Jamais elle n’avait connu ce genre de situation. Il la regardait nue, suivait le petit mouvement de sa main qui rapprocha la tige de bois de son sexe.


Richesses inconnues

Je vous vois !

Vos beautés toutes nues

Sont à moi !

Poussons, poussons, ma mie…


Elle enfonça prudemment le gode entre les voiles de son intimité. Leurs yeux se fixaient. Elle poussa encore. Elle se sentit mouiller et d’une poussée elle introduisit l’entièreté du cylindre ligneux. Un vertige la fit tressaillir.



Marin s’agenouilla entre ses cuisses. Elle recueillit son souffle tiède sur ses lèvres.



Émilie n’eut même pas le temps de répondre. Appuyant sur le peu qui dépassait encore, il l’enfouit profondément en elle.

La jeune fille se raidit, poussa un petit cri. Il s’inquiéta :



Glissant les doigts de chaque côté du gode, il les enfouit en elle, et retira le phallus.



Il lui tendit le sexe réaliste habillé de peau de chevreau.



S’agenouillant à nouveau, il s’empara des bourses et dirigea directement l’épais gland dans la fente humide.

Le contact avec la peau tendue et lisse fit gémir Émilie. Il fit coulisser le sexe entre les lèvres, chiffonnades de petites peaux humides qui se plaquèrent sur la tige. Découvrant le capuchon du clitoris, il inclina la verge, et introduisit la petite perle nacrée dans le méat béant.


Émilie se cambra, serrant le dossier, et se mit à haleter. Elle poussa un long cri quand d’une poussée ferme, il introduisit le vit en elle jusqu’aux couilles. La frise de petits poils de sanglier vint se coller sur son clitoris, lui arrachant des gémissements de plaisir. Son orgasme vint brutalement quand les coutures cousues en spirales se mirent à frotter en de longs va-et-vient, la peau satinée dans son sexe.

Elle se redressa, anéantie. De ses grands yeux ouverts, elle le regarda :



Il se dirigea marmonnant vers son bureau pour confirmer la commande pendant qu’Émilie se rhabillait. Il porta le gode à sa bouche, se frottant les lèvres du chevreau humide :


Te souvint-il, lorsque ma pine,

Luxurieuse et libertine,

Entre tes lèvres se glissant, coquine,

Tu me suçais en rougissant, souvent ?


Elle s’approcha de lui et demanda timidement :



Émilie sortit du magasin, étourdie. Son ventre palpitait encore. Elle revoyait la verge enfoncée en elle et cet homme qui jugeait son plaisir. En tout cas, il n’en avait pas profité ! Qu’aurait-elle fait ?


Elle eut envie de passer chez sa cousine pour lui raconter, et passa rapidement devant les calèches sans en appeler une. C’est tout à ses pensées qu’elle faillit emboutir le chanoine Guillaume de Bloissac au détour d’une rue.



Il la regarda s’éloigner, frétillante. Ce petit corps vivait certainement des émois et des troubles qu’elle devrait lui confier ! Il n’avait pas son pareil pour orienter les confessions !


Elle rentra tard, sa famille venait de passer à table. Sa mère n’eut pas le temps de l’interroger.



Sa mère la regarda, soulagée ! Heureusement, sa fille n’avait pas parlé de la ganterie !

Louise regarda sa fille pendant tout le repas, essayant d’apprendre quelque chose. Elle ne fut tranquille que lorsqu’Émilie la fixa avec un large sourire en hochant légèrement la tête.

Le lendemain, lorsque son mari fut parti, curieuse, elle rejoignit sa fille dans le salon. Celle-ci les cheveux roulés en chignon déchiffrait, feuilletait un livre.



Puis elle reprit, adoucie et charmée :



Elle couva sa fille des yeux. Au moins, elle ne serait pas frigide comme beaucoup de ses amies !



Émilie réfléchit.



Mme de Sainte-Aude ne chercha pas à en savoir plus, respectant les découvertes intimes de sa fille.



Louise se demanda comment essayer un fourreau sans qu’il y ait un sexe dedans et sans pénétrer sa fille ! Sa virginité, elle ne s’en souciait plus trop ! Sa sœur ne lui avait-elle pas avoué avoir surpris les deux cousines tendrement enlacées sur leur lit par une chaude après-midi ! Elle attendrait la fin de semaine qu’Émilie revienne avec ses achats.




**********




Émilie s’échappa le vendredi sans que Mme de Sainte-Aude ne l’ait vue. Elle sourit. Pourvu qu’elle n’ait pas l’idée d’aller chercher le colis avec sa cousine !


La jeune fille courut presque tout le long du chemin. Il y avait grande presse, et les calèches encombraient la route et les trottoirs pour se croiser si bien qu’il fallait zigzaguer d’un côté à l’autre pour poursuivre son chemin.

Essoufflée, elle poussa la porte du magasin, déclenchant les sonnettes au-dessus d’elle. De suite, elle chercha Marin du regard. Il s’approcha lui tendant la main.



Il la conduisit comme la fois passée dans le petit atelier du fond. Sur la table des petits morceaux de peaux attendaient la découpe.



Marin remarqua la simplicité de sa robe. Il lui désigna une série de préservatifs alignés sur le bord de table. Détaillant sa production, il lui exposa les différents modèles, taillés en différentes peaux, rugueux ou lisses agrémentés parfois d’excroissances, de coutures torsadées. Chaque pochette se terminait par deux petits cordons de cuir.



Émilie saisit le gode. Effectivement c’était le même.



Elle rougit violemment.



Marin enleva le tablier de cuir dont il était vêtu, puis torse nu, fit glisser le pantalon.

Émilie, la bouche ouverte, examinait le sexe qui lentement se redressait :



Sans détourner le regard, sa main fouilla derrière elle, et elle se saisit du préservatif.



Hésitante, elle présenta l’ouverture devant le gland maintenant congestionné.



Marin la regarda. Elle était jolie dans sa robe bleue, manches juste au-dessus du coude, décolleté plongeant. Elle avait l’air de ne plus savoir quoi faire.



Timide, hésitante, elle porta les doigts à sa bouche puis frôlant la verge, elle la caressa.



Émilie courba le buste, et laissa sourdre un filet de salive entre ses lèvres.



Relevant les yeux, elle le dévisagea, furieuse, puis se raclant lentement la gorge, elle cracha avec rage sur le gland.



De son index, elle étendit le crachat, couvrant la surface du gland. Elle coiffa le nœud de la gaine en chevreau. Elle saisit les deux cordelettes et tira fortement vers le bas, enfonçant la tige palpitante dans l’étui. Marin gémit sous le brusque mouvement.



Il allait extraire son sexe de la housse, quand elle arrêta son geste.



Marin chercha son regard, la détailla, examinant la naissance de ses seins, les lourds cheveux serrés en chignon qui libéraient son petit cou.

Ses doigts saisirent le premier bouton à la naissance de ses seins qu’il dégrafa. Puis il passa au second… le temps s’éternisait. Le souffle d’Émilie s’accéléra. Elle sentit la peau rugueuse des doigts contre sa poitrine. Il écarta des deux mains le bustier, libérant les petits seins ronds. Les tétons bombaient gracieusement.

La robe tomba dévoilant son pubis sous une jarretière avec bas blancs. Elle voulut couvrir son sexe, mais elle arrêta son geste. Il plongea les yeux vers le pubis sous lequel ses lèvres frissonnaient. Elle s’approcha du tabouret.



Émilie regardait, stupéfaite. La verge se dressait comme sur les dessins, épaisse, lourde. Les testicules pendaient, presque indécents. Elle frissonna, se rendant compte tout à coup de la fraîcheur de l’atelier.

Elle s’allongea sur le dos, s’appuyant sur les coudes, voulant voir. Elle sentit la douceur des peaux de cuirs dans son dos, l’odeur musquée qui s’en échappait. Émilie regarda Marin s’approcher nu, la verge arquée enveloppée de cuir. Elle eut l’impression qu’elle allait se faire saillir par un animal.

Marin plia son érection, et la posa sur la fourchette des lèvres sexuelles. Elle suivit la lente intromission du pal dans son ventre et rejeta la tête en arrière quand les bourses vinrent écraser ses fesses.



Puis il murmura en commençant ses longs va-et-vient :


Dis-moi, te souvient-il encore

De ces caresses que j’adore :

Ma langue avide en frémissant

Dévore ton clitoris rose et dardant…


Marin la regarda jouir. Elle avait saisi les peaux et s’en frottait les seins et le corps en gémissant. Son corps en sueur se calmait. Ses bras retombèrent sur la table. Marin sortit doucement de son ventre, et détachant les fines cordelettes laissa choir l’étui rempli de sperme qui se répandit sur les pieds d’Émilie. Il se rapprocha d’elle et repoussant ses genoux contre son ventre, exposa la fente ouverte et la ligne sombre entre les fesses.


D’un petit coup de reins, il força la rosette plissée à s’ouvrir. Émilie se redressa brusquement :



Marin pour toute réponse, enfourna son mandrin gluant dans l’étroit pertuis. Les yeux révulsés, Émilie poussa un long feulement. Elle sentit ses chairs s’ouvrir sous la poussée du butoir et l’emplir totalement.

Elle prit conscience des longs mouvements d’aller et retour qui la faisait ahaner sur la table, les peaux frictionnaient son dos, et toutes ces sensations se concentraient dans son anus, autour de ses reins écartelés. Elle s’abandonna, bercée par le rythme des vagues qui commençaient à la bercer. Les pulsions lentes imprimaient à son corps un mouvement de balancier dont la mécanique ronronnait, comme le battant du bourdon de Sainte-Florine qui s’était mis à égrainer les heures. Marin ponctuait ses poussées de paroles qui l’excitèrent :


Mais, pour faire jouir, j’ai d’ailleurs un moyen

Qui jusque à ce jour m’a réussi très bien ;

Du vit dans mes deux mains je fais rouler la tête

Vite et fort ; par instants tout à fait je m’arrête…

Quand la pine se gonfle et que le foutre est prêt,

En pressant le canal, j’en modère le jet ;

Je bouche quelquefois tout à coup la soupape,

Et par petits filets seulement il m’échappe…

Et ce manège-là, plusieurs fois répété,

Au suprême degré porte la volupté !


Émilie se sentit massée de toute part, la mince paroi entre son anus et son vagin, tendue sous la pression, irradiait les sensations dans l’entièreté de son ventre.

Lorsqu’il la vit s’alanguir et commencer à crier, il se lâcha sans retenue, éclaboussant le rectum vierge, de puissantes giclées de sperme.


Regardant Mademoiselle de Sainte-Aude s’étirer sur les peaux, il remit son pantalon et son tablier. Puis s’accroupissant entre ses jambes, il enfouit sa bouche dans la vulve rose, lapant le petit bouton.


Et le désir en flamme ouvre amoureusement

Le clitoris en fleur qui jalouse les roses.


Marin se redressa et aida Émilie à descendre de la table.

Elle sentit les coulées de sperme lui humidifier les cuisses.



Instinctivement Émilie serra les fesses, bloquant la coulée de semence.



Émilie enfila sa robe pendant que Marin emballait ses achats. Elle sortit du magasin, serrant le petit paquet entre ses bras.

Elle sourit en voyant un couple d’amoureux et heureuse, prit le colis entre ses doigts :



Elle ne vit pas le chanoine Guillaume de Bloissac qui la regarda passer alors qu’elle tenait son paquet comme un étrange cierge entre les mains.