| n° 15019 | Fiche technique | 22783 caractères | 22783Temps de lecture estimé : 14 mn | 06/06/12 |
| Résumé: Monsieur L. était mon professeur d'histoire-géographie en première et terminale, deux années durant lesquelles mon intérêt pour cette matière n'a jamais été aussi prononcé... | ||||
| Critères: hplusag jeunes profélève vacances école cérébral revede -amiamour -amourcach -prememois | ||||
| Auteur : Alice_kiddo Envoi mini-message | ||||
Il s’appelait Monsieur L.
Il fut mon professeur d’histoire-géographie en première et terminale, deux années durant lesquelles mon intérêt pour cette matière n’a jamais été aussi prononcé. Je n’étais qu’une adolescente mais j’étais déjà bien consciente de ma préférence pour les hommes plus âgés, mariés, pères de famille… Une préférence assumée qui amusait plus souvent mes camarades de classes auxquels je m’étais bien gardé de faire part de mon attirance pour notre professeur.
Monsieur L. a été l’un de mes premiers vrais fantasmes. Plutôt grand, proche de la quarantaine il avait conservé un physique athlétique. Les cheveux bruns tirant vers le gris, son visage était sévère et beaucoup d’élèves le considéraient d’ailleurs comme beaucoup trop strict. Il ne faisait pas partie de ces enseignants populaires auprès de leurs classes, préférant garder de la distance et une certaine rudesse dans les rapports. Très discret sur sa vie privée, je ne savais quasiment rien de lui, si ce n’est qu’il était marié et père de famille.
Bien que j’aie été durant deux ans l’une de ses meilleures élèves, nous n’avons donc jamais réellement été proches. Lorsque j’ai empoché mon baccalauréat (agrémenté d’une jolie mention « bien »), il était présent devant le parvis du lycée et avait eu quelques mots gentils, peut-être un peu plus que pour les autres. Dans un élan d’enthousiasme, je lui avais même proposé de se joindre à nous pour fêter la fin de l’année, proposition qu’il avait poliment déclinée. Quelques mois plus tard, j’entrais à l’université à Bordeaux, découvrais un autre univers (j’avais toujours vécu dans ce petit village au bord de la mer dans le sud-ouest), des relations plus profondes. J’oubliais donc mon professeur du lycée, auquel j’avais si souvent songé lorsque, la nuit, je glissais ma main entre mes cuisses en imaginant le parfum de son corps contre le mien.
Quelques années plus tard, à 22 ans, j’attaquais ma première année de master. Sans raison apparente je me surpris à rechercher le nom de Monsieur L. dans un réseau social populaire. Je n’eus aucun mal à le retrouver et, c’est avec le plaisir de l’interdit que je commençai à étudier sa fiche. La plupart des informations étaient masquées mais j’appris malgré tout qu’il travaillait toujours au même lycée et qu’il avait trois enfants. Il me semblait d’ailleurs qu’il n’en avait que deux lorsqu’il m’enseignait, cinq ans auparavant. Parmi la liste de ses amis, je crus reconnaître quelques étudiants du lycée, je n’hésitai donc pas longtemps avant de lui envoyer une invitation pour devenir son « amie » virtuelle.
C’est à cet instant que j’ai recommencé à penser à lui. Je sortais d’une relation de deux ans avec un idiot que je souhaitais oublier au plus vite, c’était peut-être le bon moment pour me laisser aller à revivre mes fantasmes d’adolescente. Le lendemain, je me connectai et ma respiration s’arrêta lorsque je vis que j’avais un nouveau message privé de la part de Monsieur L. Le cœur à dix mille, je cliquai sur le lien pour découvrir les quelques lignes qu’il m’avait envoyées.
Bonjour Alice, je suis content de te retrouver ici. J’ai cru voir dans ton profil que tu poursuivais tes études et que tu avais eu l’occasion d’effectuer plusieurs séjours à l’étranger, j’en déduis que tout doit bien se passer pour toi et cela me fait plaisir. Très bonne continuation, Monsieur L.
Je relus ces mots une bonne dizaine de fois avant de reprendre mon souffle. Non seulement il se rappelait visiblement de moi, mais en plus il avait pris la peine de s’intéresser à ce que je devenais. Je souris en imaginant sa tête lorsqu’il avait découvert certaines photos de mon profil. Il avait probablement eu du mal à reconnaître l’adolescente timide à qui il avait enseigné. Je lui répondis immédiatement, hésitant un peu sur le ton à aborder avant de me jeter à l’eau.
Bonjour Monsieur L. Je poursuis effectivement mes études et j’ai intégré une école de commerce de Bordeaux. J’ai vécu six mois à Londres l’année dernière et j’espère aller aux États-Unis cet été. J’espère que vous allez bien, vous travaillez toujours au lycée R ? Je rentre fréquemment en vacances ou en week-end chez mes parents, ça me ferait plaisir de boire un café avec vous à l’occasion. Bonne journée, Alice.
Je pense que j’ai dû relire cette dernière phrase un bon millier de fois avant de me décider à cliquer sur « envoyer ». Je crois même être restée immobile devant mon écran une bonne quinzaine de minutes comme si j’espérais qu’il me réponde instantanément. Mais le lendemain je n’avais reçu aucun message, pas plus que le surlendemain ni non plus la semaine suivante. J’ai commencé à penser que proposer ouvertement à un homme marié d’aller boire un café en tête à tête lorsque l’on est de vingt ans sa cadette pouvait effectivement être mal interprété. J’ai donc tenté de l’oublier, ce qui s’avéra plus facile que prévu avec la fin de l’année scolaire, les examens et ce fameux séjour aux États-Unis que je planifiais.
C’est à mon retour en France, deux mois plus tard, que je découvris un nouveau message dans ma boîte de réception.
Bonjour Alice. Désolé d’avoir été aussi long à répondre mais je viens très peu ici en ce moment. Je suis effectivement toujours enseignant au lycée, j’aime beaucoup la région et je suis content de pouvoir rester y vivre. J’ai vu à tes photos que tu étais à New-York ces dernières semaines, j’espère que tu en as bien profité. Concernant ce café, ça peut être agréable, alors n’hésite pas à me prévenir quand tu es par ici et que tu as du temps à perdre avec ton vieux prof d’histoire-géo ! À bientôt, Monsieur L
Je sentis mon ventre s’embraser, ne parvenant pas à croire qu’il avait accepté ma proposition. Je me demandai immédiatement s’il avait une quelconque idée des fantasmes que je nourrissais envers lui. Il se trouvait que je devais justement passer quelques semaines chez mes parents, travailler dans un bar du coin pour rembourser une partie de mon séjour américain. Je lui proposai donc que l’on boive un verre quelques jours plus tard. Il répondit positivement dans la journée.
Nous étions en plein mois de juillet sur la côte basque et la chaleur était écrasante. Lorsque nous nous sommes retrouvés à une terrasse bondée de touristes à quelques dizaines de mètres de la plage, je n’étais vêtue que d’un haut de maillot de bain et d’un paréo presque transparent, les yeux dissimulés derrière mes lunettes de soleil. Monsieur L. arriva avec quelques minutes de retard et me reconnut immédiatement. Lorsque nous nous fîmes la bise, je respirai son odeur à plein poumons avant de me rasseoir. Il portait des tongs, un bermuda beige et un polo bleu, bien loin de l’image sévère qu’il se donnait parfois en classe. Il me sembla qu’il n’avait pas changé en cinq ans, et je le dévorai des yeux pendant l’intégralité de ce premier rendez-vous. Je remarquai immédiatement son regard sur ma tenue, mon décolleté et mes longues jambes bronzées, visibles sous le tissu du paréo.
Contrairement à ce que j’aurais pu croire, il n’y eut pas vraiment de gêne ni de silences dans notre discussion pendant presque une heure et demie. Il prétexta immédiatement apprécier prendre des nouvelles de ses anciens étudiants et passa le plus clair de son temps à me poser des questions sur moi, mes projets, se contentant la plupart du temps de m’écouter. J’eus, de mon côté, peine à dissimuler mon attirance pour lui, qui n’avait finalement fait que croître durant toutes ces années. Je ne pouvais m’empêcher d’épier chacun de ses gestes, j’étais notamment fascinée par ses mains larges et épaisses malgré la présence de son alliance rappelant la réalité de notre « relation ». Lorsqu’il me quitta, je restai quelques minutes de plus à ma table, imaginant déjà une excuse quelconque pour le revoir dès le lendemain.
En rentrant chez moi, je m’empressai de lui envoyer un message pour lui indiquer à quel point j’avais apprécié notre rendez-vous, lui laissant le soin de m’en proposer un nouveau. Je me laissai alors tomber sur le lit de ma chambre d’enfant, embaumée du parfum iodé de la mer. Ma main glissa entre mes cuisses, écartant mes lèvres de mes doigts pour atteindre mon clitoris gonflé. L’image de Monsieur L ne me quitta pas tandis que je faisais jouer mes doigts, me pénétrant de plus en plus énergiquement et étant bientôt secouée par une vague de plaisir et de chaleur. Je m’endormis avec une certaine frustration, après m’être levée plusieurs fois dans la nuit en espérant une réponse de sa part.
Une fois encore, Monsieur L préféra me faire languir en ne me donnant pas de nouvelles pendant plusieurs semaines. J’en déduis qu’il avait probablement deviné mes intentions envers lui et qu’il se sentait gêné, préférant protéger son couple et son mariage. Comme beaucoup d’hommes, il se sentait peut-être flatté de voir une jeune femme comme moi s’intéresser à lui mais préférait probablement privilégier l’équilibre de sa famille. Je continuais de me rendre sur son profil chaque jour, détaillant les rares photos de lui en ligne et espérant désespérément recevoir des nouvelles de sa part.
Une fois encore je dus me résoudre à l’oublier et jugeai que le meilleur endroit pour cela était la ville de Bayonne durant ses célèbres fêtes. Une amie avait dû quitter son logement près du centre-ville pour un stage à l’étranger de plusieurs mois et m’avait laissé ses clés pour que je puisse profiter des festivités. J’entamais donc un marathon de cinq soirs de fêtes, d’alcool et de rencontres plus ou moins chastes. J’oubliais donc Monsieur L dès le premier soir dans les bras d’un garçon rencontré dans la soirée mais qui ne parvint pas à me faire jouir, probablement parce qu’il ne ressemblait en rien à l’homme que je désirais. Je le congédiai le lendemain, déçue et frustrée une nouvelle fois, lui donnant un faux numéro en espérant ne plus le recroiser.
Le dimanche soir, pour la fermeture des fêtes, la ville toute entière était une fois de plus vêtue de rouge et blanc. Fatiguée par ces cinq jours de festivités, j’avais finalement accepté de sortir « juste prendre un verre » et attendais deux amis au coin de l’un des innombrables bars de la ville. C’est donc au moment où je m’y attendais le moins que je le vis apparaître.
Monsieur L. était seul et s’approcha immédiatement de moi avec un sourire auquel je lui répondis d’un petit geste de la main malgré ma gêne. Il m’expliqua qu’il passait la soirée avec quelques amis, que sa femme était rentrée plus tôt et qu’il avait la « permission » de rester un peu plus, l’un de ses amis ayant la mission de le ramener à la maison… Mais il avait perdu leur groupe et n’avait pas pris de téléphone portable. À sa voix, je devinai qu’il avait déjà un peu bu ce qui le rendait apparemment plus bavard et jovial qu’à l’accoutumée. Je lui proposai immédiatement de prendre un verre avec moi, l’un de mes amis ayant toujours son téléphone avec lui, il pourrait alors joindre son chauffeur.
Au quatrième verre, nous n’avions toujours pas bougé. Mes amis étaient passés rapidement mais je leur avais accordé tellement peu d’intérêt qu’ils étaient repartis presque aussitôt, sans que l’on pense évidemment à leur demander le téléphone. Je n’avais bien sûr d’yeux que pour Monsieur L. L’alcool aidant, la discussion devint plus légère, il alla même jusqu’à me questionner sur mes relations à l’époque où il était mon enseignant, ayant cru remarquer quelques idylles avec des garçons de ma classe.
Une délicieuse chaleur m’envahit en entendant ses mots alors que je commandai deux nouveaux verres (qu’il insista pour payer une fois de plus). Peu à peu, ma main glissa sur son avant-bras et il ne réagit pas, ce premier contact entre nous ne le gênant visiblement pas. Je me rapprochai alors qu’il me parlait des souvenirs qu’il gardait de ses études et des nombreux séjours à l’étranger qu’il avait effectués.
Les verres s’enchaînèrent alors que la foule se densifiait autour de nous, nous obligeant à nous tenir plus proches l’un de l’autre. L’heure tournait et il ne semblait absolument pas s’en soucier. Enivrée et les idées plus très claires, je commençai à avoir du mal à refréner mon désir et je le lançai volontairement sur des sujets de plus en plus chauds. Il se prit au jeu et semblait lui aussi me dévorer des yeux. Alors que mon cœur tambourinait contre ma poitrine, je décidai enfin à me jeter à l’eau et passai ma main contre sa joue avant de coller mes lèvres contre les siennes. Il ne sembla pas surpris et répondit même immédiatement à mes baisers alors que je sentis sa main se glisser au creux de mes reins jusque sur mes fesses.
Malgré les dizaines de personnes qui nous entouraient et le bruit ambiant, le temps semblait s’être alors arrêté. Je ne pouvais détacher mes lèvres des siennes et glissai même ma main sous sa chemise. Je sentis son corps chaud sous mes doigts, je remontai jusqu’à atteindre son torse large et poilu puis redescendis en jouant de mes ongles contre sa peau. J’atteignis alors la boucle de sa ceinture sous laquelle je sentis la bosse de son sexe en érection. Je le caressai à travers le tissu du pantalon lui faisant échapper un petit grognement de satisfaction. Il me repoussa alors avec un sourire.
Il m’observa quelques secondes avant de m’embrasser de nouveau.
Il s’écarta, ses sourcils se froncèrent, comme si l’euphorie du moment avait disparu.
Je l’interrompis en déposant un rapide baiser sur ses lèvres.
Il sembla hésiter.
Nous fîmes le trajet main dans la main sans prononcer un mot. Les effets de l’alcool semblait s’être soudain estompés ne rendant lucides de nouveau. Une fois à l’appartement, il s’isola pour téléphoner et je l’entendis presque hurler dans le combiné pour se faire comprendre. Il revint vers moi avec un sourire.
Je m’approchai de lui et lui agrippai la main comme pour m’assurer que je n’avais pas rêvé ce soir-là. Je déposai un simple baiser sur sa joue.
Il eut envie de répondre quelque chose mais se retint finalement, quittant l’appartement sans rien ajouter. J’hésitai à de le retenir et à l’obliger à me faire l’amour dans cet escalier mais parvins finalement à refermer la porte. Je me laissai tomber à plat ventre sur le lit, le visage enfoncé dans mon oreiller.
Je dormis jusqu’au début de l’après-midi le lendemain. À mon réveil, et après m’être servie un café corsé, j’allumai mon ordinateur que j’avais apporté avec moi. Je faillis lâcher ma tasse en voyant que j’avais un message de Monsieur L long de quelques mots seulement.
Mon premier réflexe fut de regarder l’heure d’envoi du message pour constater qu’il ne l’avait pas écrit la veille sous l’effet de l’alcool mais bien ce midi après sa nuit de sommeil. Il pensait donc à moi comme je pensais à lui. Les mains tremblantes, je lui répondis de façon aussi concise.
Je lui joignis l’adresse et me dirigeai immédiatement vers la douche afin de me rendre présentable de nouveau. N’arrivant pas à penser à autre chose, le temps semblait avancer au ralentis, jusqu’à ce qu’à 16 h 30, la sonnette de la porte retentit. Je répondis à l’interphone et le fit monter. Il pénétra à l’intérieur de l’appartement, vêtu d’un polo vert ; il semblait avoir plutôt bien récupéré de notre soirée de la veille. Il s’approcha lentement de moi, cherchant visiblement ses mots.
Il fit non de la tête et me saisit par les hanches pour m’embrasser presque violemment.
Je l’écartai afin de retirer mon débardeur et dévoiler mes seins sous ses yeux émerveillés. Il glissa son visage vers ma poitrine passant sa langue sur mes tétons qui me faisaient presque mal tant ils étaient devenus durs. Il descendit encore et embrassa mon ventre, mes doigts crispés dans ses cheveux, je le laissai faire alors qu’il faisait glisser ma jupe. N’étant pas certaine de ses intentions, je n’avais pas mis de culotte afin de l’aguicher suffisamment pour le retenir. Cela n’aura finalement pas été nécessaire et il glissa sa main contre mon sexe épilé et déjà humide alors que ses lèvres revenaient vers mon visage. Entièrement nue, je passai mes bras autour de son cou et me lovai dans le creux de son épaule alors qu’il m’avait déjà pénétré de deux doigts. Ses mouvements étaient rapides mais précis et il était bientôt proche de me faire atteindre un premier orgasme.
Je l’obligeai à s’arrêter et lui retirai son t-shirt. Je contemplai avec satisfaction son corps musclé et viril avant de défaire sa ceinture pour laisser tomber son pantalon à ses chevilles. Son caleçon était déformé par la bosse de son sexe en érection que je m’empressai de libérer. Je me saisis de sa verge entre mes doigts fin et décalottai son gland avec douceur alors qu’il m’embrassait encore. Je glissai une de mes mains vers ses testicules qui tombaient bas alors que mon autre main le branlait toujours. Je m’agenouillai alors face à son sexe et passai doucement ma langue sur son gland. Au gémissement de plaisir qu’il ne put contenir j’imaginai que sa femme ne l’avait plus sucé depuis longtemps. Je m’affairais donc avec soin afin de lui procurer le maximum de plaisir.
Ne voulant pas interrompre trop vite notre étreinte, je fouillai dans la poche de ma jupe tombée au sol et en sortis un préservatif dont je déchirai l’emballage avec les dents avant de l’enfiler le long de son sexe. Il me saisit alors par les hanches et me fit basculer vers la table de la cuisine sur laquelle il m’allongea sur le dos. Toujours debout, il écarta mes cuisses avant de me pénétrer brusquement. Lorsque je le sentis enfin en moi, une vague de chaleur irradia mon corps. Il entama alors ses va-et-vient énergiques, la table grinçant dangereusement sous le poids. Incapable de rester passive face à ses assauts, j’enserrai mes jambes autour de sa taille et passai les bras autour de son cou pour l’obliger à me relever, son sexe toujours en moi. Il me plaqua contre le mur voisin et reprit ses mouvements à un rythme plus énergique. Mon corps tout entier s’embrasa bientôt dans une vague de plaisir que je ne me retins pas de crier alors qu’il me rejoignait bientôt.
Il me relâcha doucement, restant collé contre moi quelques minutes supplémentaires, front contre front dans la moiteur de cet après-midi d’été. J’eus envie de lui parler mais il m’en empêcha en m’embrassant doucement.
Il s’écarta de moi, visiblement inquiet à l’annonce de cette révélation. Je rougis alors qu’il me dévisageait, avant que nous n’éclations de rire à l’unisson.
Il posa un baiser sur mon front alors que je l’entraînai vers la chambre, l’obligeant à s’allonger à mes côtés. Je me lovai contre lui, mes jambes enroulées autour des siennes, silencieuse. Après quelques minutes immobiles, nous reprîmes peu à peu nos caresses jusqu’à nous unir de nouveau. Il resta jusqu’à la tombée de la nuit avant de se décider à partir. Je n’essayai pas de le retenir, me contentant de garder son odeur sur les draps avec moi.
Le lendemain, je tentai de me ressasser les événements de la veille, une véritable tempête dans la tête. Je me connectai immédiatement pour voir s’il ne m’avait pas envoyé un message, dévorée par l’envie de le revoir le soir même. Je me retins finalement, le laissant cette fois-ci faire le premier pas. Mais à la fin de l’été et à l’aube de mon retour à Bordeaux, je n’avais toujours pas reçu de nouvelles de mon professeur.