| n° 14982 | Fiche technique | 24277 caractères | 24277Temps de lecture estimé : 15 mn | 21/05/12 |
| Résumé: Annie se souvient comment elle a fait la connaissance de Paul et de leurs relations. | ||||
| Critères: fhh fellation pénétratio fsodo journal confession -entrecoup | ||||
| Auteur : VincenLise Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Du massage à la manipulation Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Résumé : Dans le récit précédent, Jean se réveille après un rêve érotique. Sa compagne Annie dort à côté de lui et alors qu’il se glisse en elle, il la trouve déjà toute humide, manifestement elle aussi plongée dans un rêve qui l’excite. Mais alors qu’il s’active et qu’elle marque son plaisir, elle appelle « Paul ». Qui est ce Paul ?
Comment j’ai pu rêver de lui après toutes ces années ? Je pensais que la page était tournée et maintenant Jean ne cesse de me demander qui est ce Paul, que j’ai appelé l’autre nuit. Cinq ans déjà.
Je ne m’appelle pas Annie mais Aïcha. Comme je ne suis que légèrement typée cela ne choque pas. J’ai changé de prénom lorsque j’ai enfin pu quitter ma cité pour faire plus « Française ». Il fallait que je parte de ce quartier. Si, jusque-là, mes parents avaient réussi à me protéger, la pression devenait trop forte. J’ai le malheur, oui car c’est un malheur dans nos quartiers, d’être trop belle fille avec tout ce qu’il faut pour plaire. Et, même si je me faisais la plus discrète possible, certains garçons me promettaient « des nuits d’amour »… Mon bac en poche et avec l’accord de ma famille, je suis partie.
Très vite j’ai trouvé du travail dans une boutique très chic rue du Faubourg St-Honoré à Paris. Ce que je prenais pour des handicaps s’est transformé en atouts. Les clientes sont pour la plupart d’origine étrangère avec une forte proportion du Moyen-Orient et elles apprécient de pouvoir parler arabe avec moi. Les hommes qui viennent quelquefois seuls pour effectuer des achats pour leur femme apprécient que je puisse les conseiller et même quelquefois servir de mannequin.
Depuis cette époque j’ai pris l’habitude de tenir un journal intime et en le parcourant je peux tout revivre.
10 avril 2006
Aujourd’hui, cela fait exactement un an que je travaille dans ce magasin et mon cadeau d’anniversaire a franchi la porte au bras d’une belle brune. J’ai tout de suite été sous le charme et je ne l’ai pas quitté des yeux pendant qu’une collègue les servait. Lui ne m’a pas jeté un regard jusqu’à ce qu’on m’appelle pour servir de traductrice. Enfin il m’a remarquée et à ses yeux j’ai vu que je ne lui étais pas indifférente. Mais rien…
Ne rêve pas idiote. Nous ne sommes pas du même monde, d’ailleurs il est bien plus vieux, au moins trente ans.
11 avril 2006
Il est revenu, m’a parlé et reparti avec la commande. Idiote !
14 avril 2006
Je tremble, j’angoisse, j’imagine. Une vraie ado pour un premier rendez-vous. Qu’est ce que je vais mettre demain dimanche, pour le rencontrer ? Qui aurait cru qu’il reviendrait pour m’inviter ? La tête des autres !
15 avril
Je plane. Il est charmant, drôle, intelligent, beau. Enfin tout. Je l’aime. On se revoit demain, lundi.
16, 17, 18, 19, avril
Pas un geste déplacé. Il me traite comme une dame, me respecte. Nos baisers sont passionnés et mon corps frémit à son contact. Je l’aime et je serai à lui.
22 avril
Voilà, je ne suis plus vierge. La tête de Paul, il s’appelle Paul, lorsque je lui ai demandé d’être doux car c’était ma première fois. Il a été très tendre et je n’ai pratiquement rien senti. Il faut croire que cette nouvelle l’avait traumatisé car la seconde fois c’est moi qui ai pris l’initiative. Après, on a fait l’amour toute la journée. C’est bon de sentir un sexe d’homme, raide, dur, vous pénétrer et s’activer pour vous apporter du plaisir. Et la jouissance qui monte, cette humidité qui coule, le clito sensible à en être douloureux.
Enfin je suis débarrassée de cette contrainte que je m’étais imposée. Me garder vierge pour mon amour.
D’accord, je me suis arrangée avec cette promesse personnelle. Les garçons que j’ai connus cette année n’ont pas eu à se plaindre de cette restriction. Ma gorge et mon anus les ont accueillis. Depuis très longtemps la sexualité me travaille et je crois que je me masturbe depuis aussi loin que je me souvienne. Cette année, comme j’avais enfin une chambre à moi, je suis en colocation avec une collègue, j’ai pu explorer le plaisir de me caresser l’anus, d’y introduire un doigt, puis deux, puis des objets de plus en plus gros.
Après mes premières aventures, toujours « one shot » pour rester discrète, je notais les remarques de mes amants d’un soir et je les relisais lorsque je me sentais coupable. « Tu suces comme une reine. Oh, ce cul ! » Le plus dur était de rester assez vigilante pour éviter que la queue bien raide se trompe de chemin.
En me relisant, je ne peux m’empêcher de rire car ma colocataire utilise la même expression, mais elle, c’est pour éviter de se faire sodomiser par son copain. Elle fait une fixation « pas question qu’il m’encule, je ne suis pas une pute ». Si elle savait, mais je joue mon rôle de jeune fille sage et mes confidences s’arrêtent à des aveux de masturbation.
13 mai
Voilà près d’un mois que je n’ai pas trouvé le temps d’écrire. Tout va si vite. Nous nous voyons presque chaque jour, je devrais dire chaque nuit, et le matin j’ai bien du mal à aller bosser. Je vis sur un nuage. Nous faisons l’amour comme des fous et la jeune vierge se transforme doucement en maitresse accueillante, soumise mais aussi avide de découvrir. Je n’ai pas osé lui avouer mes aventures car j’ai peur qu’il ne me juge mal. Aussi je l’ai laissé faire. Il faut dire qu’une remarque sur l’oreiller du genre « Paul, mon chéri, apprends-moi, je suis tout à toi et je veux que ton plaisir soit complet » ouvre la porte à quelques fantaisies.
Dit comme cela, j’ai l’impression d’être manipulatrice, mais je veux le satisfaire. Je l’aime tant. Bien qu’il ne me le dise pas, je pense que lui aussi et ce soir il vient de m’en apporter la preuve. Juste avant de nous quitter, il m’a demandé :
Bien sûr, je suis d’accord pour les tests, mais malgré mon amour, je veux encore rester chez moi. Cette liberté est si nouvelle que je ne veux pas l’abandonner. Il comprend.
20 mai
Un cahier entier ne pourrait contenir toutes mes émotions. Bien sûr, mes tests étaient négatifs. Ceux de Paul aussi. Nous avons fait l’amour comme pour une première fois. Je ne savais pas que ce latex, aussi fin soit-il, est une barrière qui diminue tant les sensations. Attention, c’est un outil fantastique pour éviter la maladie, mais à quel prix ?
Tout est nouveau. La douceur de la peau du gland sous ma langue et mes lèvres. Cette sensation lorsqu’il m’a pénétrée et surtout la force du sperme éjecté de sa queue et qui vient frapper les parois de ma vulve. Ce clapotis de la verge qui continue son mouvement dans mon vagin trempé de ma mouille et de sa liqueur. Mais que dire de ce sperme que j’ai goûté, conservé, malaxé dans ma gorge après une fellation que j’espère avoir rendue unique ? Mon cul aussi a eu droit à ce baptême. Les glaces des placards de sa chambre m’ont renvoyé mon image, à genoux sur le lit, cambrée, chienne, son sexe encore raide ressortant de mon anus et entrainant avec lui sa liqueur qui coule le long de ma cuisse.
J’ai de la chance. Paul, que j’aime chaque jour un peu plus, est un excellent amant, tendre, attentionné, avec juste ce qu’il faut de rudesse au bon moment.
30 mai
Je suis bien, juste un peu ivre et je viens de passer une soirée super. Ma colocataire avait invité des copines pour une soirée entre filles et évidemment la conversation a tourné autour du sexe. Étant donné mon taux d’absence de l’appart, cela faisait un moment que j’en avais fait ma confidente et je lui racontais tout, enfin presque, car j’ai encore de la pudeur pour parler de ma sexualité. Par contre, je lui avais fait part de mon inquiétude de devenir addicte au sexe car vraiment j’aimais cela et chaque jour je devenais plus « salope ». Bien sûr Paul appréciait. Quel homme n’aimerait pas que sa copine se lâche totalement pendant l’amour, l’encourageant, criant son plaisir et sa jouissance ?
Eh bien, cette soirée m’a rassurée ! Je ne suis pas la seule à aimer le sexe. Les filles que l’alcool avait libérées ont raconté leurs aventures et leurs fantasmes. Je suis dans la moyenne. Il faut dire que toutes travaillent comme vendeuses dans des boutiques plutôt haut de gamme. Peut-être que de passer sa journée, toujours élégante, maquillée, souriante devant des clients et clientes pas toujours agréables, donne le besoin de se lâcher dans le privé. Voilà un bon sujet d’étude : la sexualité chez les vendeuses.
21 mai… 25 juin
Chaque jour Paul se découvre. Il me présente à ses amis, en particulier son associé, John, un Anglais. J’ai même participé à un repas professionnel avec eux. Paul et John sont « dans les affaires », ils travaillent beaucoup avec le Moyen-Orient.
La préparation de ce repas a été l’occasion pour qu’il m’offre la parfaite panoplie de conjointe. Robe, chaussures, bijoux et même lingerie. Mais le plus étrange c’est qu’il m’a demandé de porter une alliance afin qu’il puisse me présenter comme sa femme.
Voilà, il m’a passé la bague au doigt, pour de faux bien sûr, mais cela fait tout drôle.
30 juin
Ce soir nous avons célébré la signature d’un gros contrat et pour la circonstance nous avions prévu de faire la fête. La soirée a commencé chez Paul, et John est venu avec une nouvelle copine. Une blonde un peu vulgaire, habillée sexy, mais drôlement bien faite et très sympa. Après quelques verres nous sommes allés en boite. Nous étions bien chauds mais les garçons ont refusé de danser, aussi Jade et moi avons fait profiter les hommes sur la piste de notre sens du rythme. En réalité c’est surtout Jade qui attirait les regards car elle avait une façon si sensuelle de bouger son corps que c’était presque une danse érotique. Mais cela plaisait à John qui, de sa table, l’encourageait. Quand elle revenait le voir, ils échangeaient des baisers passionnés tout en se pelotant. En sortant de boite pas question de se quitter sans prendre un dernier verre et c’est chez John que nous débarquons.
Champagne, musique et lumières tamisées ont donné l’occasion à nos amis de s’embrasser et reprendre leurs caresses de plus en plus appuyées. Paul et moi sommes spectateurs mais je vais lui proposer de rentrer lorsque John se lève pour changer la musique et dit :
Elle se lève à son tour et sur cette musique à la fois sensuelle et rythmée elle nous exécute un strip d’enfer. Mon regard ne peut se détacher de sa poitrine qui malgré sa taille semble coulée dans du béton. Bonnet D au moins, j’ai l’œil avec mon boulot. Deux pamplemousses avec des tétons qui pointent en avant. Miracle de la chirurgie. Mais elle ne fait pas que se déshabiller, elle se caresse, n’hésitant pas à glisser un doigt dans sa chatte. C’est chaud et les deux hommes assis à côté de moi respirent fort. Un coup de coude à Paul pour lui rappeler que je suis là et surpris il se tourne vers moi pour m’embrasser.
Deux mains s’emparent des miennes et me tirent. C’est Jade qui m’invite à me lever.
Je résiste avec un petit rire et du regard je demande l’aide de Paul. Mais le salaud sourit béatement et son bras qui enlaçait mes épaules me pousse en avant. Je suis debout et aussitôt Jade m’entraine pour danser. Elle m’enlace et mon corps collé au sien l’accompagne dans ses mouvements. Nous sommes de la même taille et je sens à travers le tissu de ma robe ses deux pamplemousses frotter sur ma poitrine. Elle me serre si fort que nos deux pubis se touchent et je sens sa respiration dans mon cou qu’elle couvre de baisers en glissant vers l’oreille. Ce n’est pas désagréable, elle sent bon et je me laisse entrainer.
Quelques secondes, quelques minutes plus tard, elle se détache de moi et sans à-coups, comme par magie, ma robe tombe au sol. Je n’ai même pas senti qu’elle avait fait glisser la fermeture éclair dans mon dos. Je suis en slip car Paul aime que ma poitrine ne soit pas emprisonnée dans un soutien-gorge et qu’il puisse la deviner par les mouvements sous le fin tissu du vêtement. Jade qui m’attire à nouveau ne se gêne plus pour me caresser. Ostensiblement elle frotte sa poitrine à la mienne, ses mains descendent pour se plaquer sur mes fesses que mon mini-slip laisse libres. Je suis émoustillée et je ne me gêne pas pour lui rendre la pareille. Je palpe ses seins presque trop fermes et j’ose passer une main entre nous pour découvrir son mont de vénus.
Mais elle me pousse pour me faire asseoir entre les deux hommes. Dans le même mouvement elle se penche sur moi pour m’enlever comme on dit « mon dernier rempart » et aussitôt elle plonge son visage entre mes cuisses. Je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’ambiance torride que Jade a créée, toujours est-il que me faire gouiner par une fille avec deux mecs à mes côtés ne me choque pas plus que cela. Et elle sait y faire, la coquine. C’est ma première fois avec une femme et j’apprécie. Je me détends, ferme les yeux et me laisse caresser le minou avec sa langue qui écarte mes petites lèvres pour céder la place à des doigts mutins. Elle me force à m’ouvrir davantage en écartant mes cuisses et sa bouche continue son exploration vers mon sillon, maintenant bien ouvert. Là aussi, un doigt, deux peut-être, coulissent dans mon anus.
Elle me caresse les seins et sa bouche… Comment sa bouche ? J’ouvre les yeux. Mais non c’est Paul qui apporte sa contribution en tirant sur mes tétons avec ses lèvres. C’est bon. Je me laisse aller, referme les yeux. Sa main guide la mienne vers son sexe que je trouve bien raide. Manifestement Le spectacle lui fait de l’effet. Voir sa copine se faire caresser, pénétrer, sucer par une fille doit faire partie du rêve commun à beaucoup d’hommes.
Je le branle doucement, mais je le sens bouger pour me prendre l’autre main et me guider vers, j’ouvre les yeux, le sexe de son ami. Je suis surprise mais il m’encourage en m’embrassant doucement sur les lèvres d’un baiser très tendre. C’est drôle mais si je suis surprise, je ne suis pas réticente, au contraire j’imagine la vue qu’un visiteur pourrait avoir de la scène. Une femme alanguie, un sexe dans chaque main, alors qu’une autre est plongée entre ses cuisses pour la caresser.
Le sexe de John est court, noueux, il respire la puissance, la virilité. C’est plus la bite d’un paysan sicilien, fort, trapu que celle d’un Anglais fin, élégant, presque efféminé par son éducation. Oh, Jade se rappelle à mon bon souvenir, plutôt à mon bon plaisir. Ses doigts accélèrent leurs mouvements, sa langue et sa bouche se frottent sur mon clito. C’est bon. Elle sait exactement ce qu’il faut faire. C’est comme si elle lisait dans ma tête. Non, mieux, elle anticipe chacune de mes envies. Mon corps ne repose que par mes épaules sur le fauteuil tellement je me cambre pour aller à son devant.
Lorsque je reprends mes esprits, je constate que malgré mon orgasme violent, j’ai gardé les deux sexes dans mes mains. Mais je ne suis pas la seule à m’occuper de John. Des lèvres, celles de Jade, sont en train de le sucer. Elle ne perd pas de temps. Un moment je la regarde faire mais la main de Paul qui effleure ma cuisse me rappelle à lui. L’instant suivant deux femmes sucent leur amant respectif et, complices, s’échangent des regards.
Je me concentre et Paul m’impose son propre rythme en maintenant ma tête entre ses mains, comme il le fait souvent. Il est chaud, fébrile et je sens son excitation par la façon dont il m’encourage à le prendre en entier dans la gorge.
Des mains caressent mes fesses et parcourent mes cuisses et mes hanches. C’est Jade qui n’est plus à mon côté. Elle me fait écarter un peu plus les cuisses et sa langue me lèche à nouveau, insistant autour de l’anus. Un, ou deux, ou trois doigts me pénètrent, jouent, puis se retirent. Je perçois du mouvement derrière moi et sans avertissement quelque chose appuie sur mon cul. Salaud de John, il pousse et mon anus, bien préparé par les caresses, le laisse passer sans résistance. La seconde suivante il est au fond. Je veux protester mais Paul qui bloque toujours ma tête me parle à l’oreille.
Non, je ne veux pas. Je ne suis pas une pute. J’essaie de me dégager, mais sûrement que je ne le veux pas vraiment car je n’y arrive pas. Mes mouvements sont même pris pour un encouragement et mon enculeur commence ses mouvements. Paul est tellement excité que sa verge gonfle encore et je n’arrive plus à respirer. Enfin il me laisse un peu de répit et je peux reprendre mon souffle pendant que John continue de me prendre. Il est gros mais mon anus s’est adapté. C’est bon. Pendant de longues minutes je le sens aller et venir. Finalement pourquoi se priver de ce plaisir si cela plait à Paul ?
Lui aussi veut sa part. Il me pousse sur sa queue que je suce avec cette secousse dans mes reins qui me fait l’avaler un peu plus. Ils vibrent, oui les deux sexes sont à l’unisson. Le plaisir monte, ma jouissance aussi et le feu de mes reins est éteint par ces jets de sperme de John qui m’inondent. Mais ce n’est rien comparé au jus que mon amour, Paul, libère dans ma gorge. Son foutre, âcre, salé, si épais qu’on dirait de la crème est projeté avec force contre mes joues en jets puissants et continus. Une telle quantité me ravit. C’est le signe qu’une fois encore je le comble, même si pour cela il m’a entrainée sur un chemin inconnu.
Je tiens ma revanche plus tard dans la soirée lorsque j’organise une partie à trois avec Jade que les deux hommes prennent en sandwich.
1er septembre
Deux mois. Beaucoup de choses se sont passées. Que du bonheur. Les soirées à trois ou quatre se sont reproduites pour le plus grand plaisir de tous. J’aime ces moments uniquement limités par notre imagination. Je ne devrais pas écrire cela mais maintenant un homme seul me semble bien fade. Bien sûr le sexe n’est pas tout, mon amour pour Paul ne faiblit pas. Nous ne sommes pas partis en vacances. Le travail l’a accaparé et heureusement il m’associe très souvent aux moments de détente qui suivent les négociations. Ses interlocuteurs apprécient que je parle arabe avec eux. Ils me considèrent presque comme une des leurs. C’est un autre monde.
15 septembre
Un choc, une révolution, c’est ce que j’ai ressenti il y a seulement une heure.
Lorsque je suis arrivée à notre rendez-vous, Paul semblait effondré. Bien sûr, je le questionne et c’est seulement après avoir fortement insisté qu’il m’explique.
Bien sûr j’interroge, je demande des détails. Il semble mal à l’aise. J’insiste, je me fâche, je lui dis qu’il ne me fait pas confiance, etc. Enfin il parle.
Je réfléchis. J’hésite, mais comment ne pas proposer… Il y a des choses que l’on peut faire par amour. Alors, pourquoi ne pas…
19 septembre
Voilà, tout est terminé. Le salaud, le salaud.
Comme convenu j’ai passé la nuit, enfin une grande partie, avec le Cheik. J’angoissais, mais finalement cela s’est bien passé. Il s’est comporté comme un homme bien élevé qui reçoit une maitresse. Non, le problème est ailleurs. Il était prévu que je rentre chez moi après ma « prestation » mais comme j’avais oublié mes clés et que je ne voulais pas déranger ma coloc, je suis repassé chez Paul. Là j’ai entendu une conversation entre lui et John.
En résumé. Paul disait :
Je suis entrée comme une furie, j’ai giflé Paul et je suis partie.
Longtemps j’ai pensé me venger, mais de quoi ? Personne ne m’a forcée pour les parties à quatre. Personne ne m’a forcée pour le Cheik. C’est de ma faute.
Voilà l’histoire et comment un certain Paul s’est glissé, cinq ans plus tard, dans un rêve érotique. Mystère de la mémoire qui, petit à petit, ne conserve que les bons moments.
Depuis je me contrôle. Je ne laisse plus mes sens prendre le dessus. Finis mes audaces et mes cris pendant l’amour.
Pourtant, Jean est si bon, si doux, si tendre. Il mérite mieux. La prochaine soirée un peu arrosée, je vais faire semblant d’être pompette et je vais me lâcher. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie et partout…