| n° 14978 | Fiche technique | 21997 caractères | 21997Temps de lecture estimé : 13 mn | 20/05/12 |
| Résumé: Severin aime les livres érotiques. Il est aussi professeur débutant dans un institut. Les deux mondes se croisent lors de son premier entretien avec la directrice. | ||||
| Critères: fh fplusag inconnu profélève école fsoumise hsoumis fdomine hdomine cérébral voir nopéné jeu sm fouetfesse -f+prof -bourge -fsoumisah -hsoumisaf | ||||
| Auteur : Satoch Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Severin « éducateur » Chapitre 01 / 05 | Épisode suivant |
Comme souvent, Severin traîne dans ses librairies favorites du quartier latin. Il prend son air curieux et sérieux et fouille un peu du côté des livres de SF, puis des polars, mais son regard ne cesse de balayer le bas de l’étagère, où il sait que sont rangés des livres interdits aux petits garçons. Tout en suivant du doigt les tranches des livres devant lui, ses yeux eux suivent les tranches du bas, essayant de reconnaître un titre, un auteur… Il sait ce qu’il lui en coûte de se baisser et de marquer ainsi son coupable intérêt pour cette littérature, aussi tâche-t-il d’éviter de se baisser pour rien, repérant une proie digne d’intérêt avant l’aveu. Et de proie, il en voit une : « Dresseuses d’hommes », un de ces titres qui provoquent des fourmillements singuliers dans le bas-ventre de ce grand et sérieux jeune homme.
Il n’y résiste pas et plonge. La librairie est oubliée et c’est le cœur battant qu’il sort le roman du rayon. Il l’entrouvre, le feuillette, guettant les lignes, les titres, les quelques illustrations. Il commence déjà à envisager qu’il va lui falloir réunir son courage et se présenter à la caisse avec ce titre, lorsqu’un parfum capiteux lui fait soudain tourner la tête et découvrir à sa droite des jambes de femme. Il est paralysé, réalisant que cette femme est près de lui depuis un moment. Il regarde à nouveau droit devant lui mais voit se balancer tout doucement les bords d’une ample jupe plissée noire.
À sa surprise honteuse à l’idée que cette femme a peut-être vu les illustrations qu’il feuilletait, Severin voit se mêler une sourde excitation. Excitation qui ne fait que s’amplifier lorsque, toujours pétrifié, il voit la femme poser un pied sur l’avant dernière étagère ; la longue jupe est fendue et si le mouvement ne peut montrer quoi que ce soit à quiconque dans le magasin, la position du jeune homme lui révèle une longue jambe gainée de noir, qu’il suit hypnotisé, de l’escarpin à talon haut, jusqu’à la boucle d’une jarretelle, en passant par le bord sombre du bas. Une seconde seulement car la femme rabat sa jupe sur sa jambe, d’un geste tout aussi naturel.
Séverin a le feu aux tempes. Il voudrait se redresser, lever la tête au moins sur cette femme, mais ce qu’il tient encore ouvert entre ses mains et l’état de son bas-ventre le font hésiter. La dame tourne alors les talons, et dans un mouvement ample de la jupe, qui frôle le visage de Severin, les jambes et le parfum disparaissent. Il ne peut s’empêcher de suivre des yeux sa démarche, le balancement de sa jupe sur ses chevilles.
Il attend que la rougeur quitte son front, que son ventre soit « présentable »… Il prend le livre, paye rapidement, trop troublé pour être même soulagé de découvrir un caissier renfrogné et indifférent, et sort enfin.
L’air frais le cueille mais ce n’est qu’après quelques dizaines de pas qu’il reprend son calme. Il sourit de sa gêne et chasse la vision de la dame du magasin en détaillant quelques fraîches jeunes femmes… Il se sent à nouveau sûr, calme, un homme à l’aise qui doit se rendre à un important rendez-vous professionnel.
Il doit en effet rencontrer le directeur d’une société de formation pour adultes afin de briguer un poste de formateur.
Lorsqu’il passe la porte de l’institut, il pense presque que la femme de la librairie était un rêve. À l’accueil, une charmante jeune femme blonde le dirige vers le bureau de Mme Barnier (tiens, je croyais que j’aurais affaire à un directeur) avec un sourire très engageant. Il le lui rend, persuadé dans sa mâle arrogance d’avoir séduit l’appétissante donzelle. Il rentre dans le bureau de cette Mme Barnier.
La dame est assise à son bureau, son attention portée sur des dossiers posés devant elle. Elle lève enfin la tête.
Dès le début, quelque chose dans cette pièce semble familier à Severin. Mais le regard doucement inquisiteur de la dame le perturbe. Ce parfum… c’est le parfum… il le reconnaît… mais non, ce n’est pas possible.
Severin a tiqué en se voyant affublé par cette femme du « titre » de garçon. Le ton est ironique mais en même temps presque menaçant.
Mais Severin bafouille, malgré lui il cherche à éviter le regard de cette Madame Barnier. Il se tortille sur sa chaise. Le parfum l’obsède, des images de la librairie lui reviennent.
Severin glisse son regard sur son sac, persuadé qu’il est grand ouvert, livrant son contenu à cette femme. Mais non. Il distingue pourtant le regard amusé de la dame. Elle se lève.
La femme est assise sur le bureau, elle se penche vers Severin, l’enivrant de son parfum, de ce regard mi-amusé mi-sévère. Il n’ose baisser les yeux vers son chemisier sagement boutonné mais subtilement transparent. Comme ayant deviné le trouble qui gagne le jeune homme, elle insiste.
Un sourire adoucit l’ordre mais elle n’en attend pas moins qu’il s’exécute.
Severin ne sait plus où se mettre. Il est rouge de honte : cette femme, sa future patronne, qui trouve ce livre. Mais il reste là, recroquevillé sur sa chaise, lui ce grand jeune homme si sûr de lui quelques instants plus tôt. Il sait qu’il devrait se lever et partir en claquant la porte, ne pas laisser cette femme lui parler ainsi, comme à un gamin qu’on gronde. Mais il ne peut pas. Lorsqu’elle s’est levée et est venue devant lui, il a d’abord été troublé par son allure.
Son regard est descendu doucement sur sa gorge, sur sa poitrine gonflant voluptueusement son chemisier, sur ses hanches, puis son sang a bouilli quand il a reconnu la longue et ample jupe fendue et les escarpins. Son regard est remonté d’un coup pour découvrir un sourire et l’ordre sec d’ouvrir son sac. C’est elle, et elle sait. Sa superbe, son appétit d’homme se sont écroulés face à cette femme. Il n’a pu alors que baisser les yeux et bredouiller des mensonges. Pris en faute comme un gamin. Madame Barnier retourne à son bureau, emportant le livre.
Severin est encore sous le coup de son émotion lorsque Madame Barnier s’est approchée de lui, suivie de son parfum, ravissante et souveraine. Il ne pouvait détacher son regard de son corsage soyeux et si fin qu’il lui semblait deviner la pointe des seins sous le tissu.
Il avait baissé les yeux pour apercevoir furtivement le galbe de mollets cambrés sur les fins escarpins. Sa patronne… et que de questions secrètes qui affluaient. Le mouvement des longs bas noirs vers les cuisses, la forme de la culotte inconnue, sa couleur, sa tiédeur intime.
Comme il aurait voulu manquer de respect à cette femme émouvante… Quand elle lui prit le livre des mains, il sentit monter une indicible émotion qui ne s’est pas apaisée quand il entre dans le bureau de la secrétaire.
Encore troublé par son entretien avec la directrice, Severin ne prête d’abord guère attention à la secrétaire. Il essaie malgré tout de se donner une contenance et de retrouver son assurance lorsqu’il comprend que celle-ci le détaille d’un air amusé. Elle se retourne pour aller au tableau des élèves. En rentrant dans ce bureau, juste avant le rendez-vous, il avait déjà été séduit par cette jeune femme blonde. Il avait même fait quelques « projets » la concernant en recevant un drôle de sourire de sa part. Maintenant, il comprend qu’il s’était trompé sur le sens de ce sourire. Si seulement son érection cessait ! Il se sent nu face à elle. Ce n’est pas la silhouette de la jeune femme qui va le calmer : elle lui tourne le dos et il ne peut éviter de la regarder. Elle est assez grande, les hanches moulées dans une jupe droite noire, courte. Une large ceinture fait ressortir ses fesses rondes.
Encore cette sensation… au son de la voix féminine. Il se voit encore comme un gamin pris en faute, et il s’approche.
Le soir, rentré chez lui, Severin ne peut s’empêcher de penser à son nouvel emploi et surtout à son nouvel employeur. Il essaie d’évacuer ces idées troublantes. Las, il allume la télévision, mais chaque femme, de la plus banale des speakerines aux présentatrices de variétés, semble le regarder dans les yeux, chaque croisement de jambes lui paraît à lui destiné. Il ferme les yeux et entend alors la ferme voix de madame Barnier. Il sent son ventre l’échauffer… ses mains se perdent, il libère son sexe dur… ses doigts frôlent puis pincent ses tétons… il halète devant son poste… la voix se fait plus ferme… il revoit ces jambes, ce chemisier moulant. Il ressent à nouveau cette honte d’avoir été découvert par cette femme. Il tombe à genoux et se caresse en gémissant… non…
Il essaie ensuite de se dire que ce trouble était purement physique. Que ce n’était que le corps de la dame qui l’a mis dans cet état. Que ce n’était pas son air autoritaire, moqueur, ni la sourde envie d’être possédé par elle. Il s’endort enfin, au milieu d’images de jambes, de jupes, de bas…
Tout semble oublié le lendemain matin. Son premier cours est rassurant car il est pour une seule élève. Cette Madame Mory, selon la secrétaire, est une des seules à avoir des cours particuliers. Elle est plus âgée aussi : quarante-sept ans. Ce qui rassure aussi Severin qui, du haut de ses vingt-cinq ans, se dit qu’il s’agira sans doute d’une petite dame bienveillante.
Après cette soirée épuisante, Severin a repris de l’assurance. Le cours est à neuf heures. La dame arrive à neuf heures dix, essoufflée. En un certain sens, Severin est déçu par l’apparence de cette dame : sa libido sera encore mise à rude épreuve. La dame est de taille moyenne, brune et plutôt ronde. Et si sa tenue est tout à fait « bourgeoise », sa façon de la porter l’est moins. Pendant qu’elle retire son manteau, il sent monter en lui une impression bizarre. Cette femme respectable en bas gris ne manque pas de charme et offre les contours gracieux d’un corps galbé et encore jeune, qui ondule devant lui comme pour le provoquer. La jupe serre ses hanches et ses cuisses, son corsage est largement et profondément décolleté, offrant une généreuse poitrine et les bords de dentelle noire d’un soutien-gorge.
Il affecte l’attitude réservée du professeur, mais détache difficilement son regard du corsage et de la cuisse découverte quand elle croise les jambes. La dame a un aspect tout de même tout à fait honorable et Severin se dit qu’il interprète mal les mouvements de hanches ou de jambes de la dame, devant lui. Elle s’excuse toujours, très humblement, penchée devant lui. Le cours commence et il apparaît peu à peu qu’elle n’a rien fait de ce que lui avait demandé le professeur précédent. À chaque échec de sa part, elle prend un air contrit, docile, tout en lui offrant une vue, tantôt sur son décolleté, tantôt sur ses cuisses. Il la devine vulnérable, incapable de se dérober quand son regard plonge ostensiblement dans son soutien-gorge. Comme il serait agréable de la prendre sous son bras et de la fesser. À cette idée, Severin se sent très excité. Il imagine le plaisir qu’il aurait à relever sa jupe étroite, à découvrir son ample croupe. Jamais il n’a eu cette audace avec une femme, encore moins avec une dame de l’âge de Madame Mory, à laquelle il devrait le respect.
Severin se sent gêné devant le ton presque enfantin que prend cette dame respectable pour lui parler. Mais après tout, n’est-il pas le professeur et elle, toute dame qu’elle soit, l’élève ?
Les airs de minauderies de cette dame commencent à agacer et à exciter Severin. D’autant qu’elle use et abuse de ses alléchantes rondeurs. Severin se sent monter des audaces inhabituelles en lui.
Mais il est ici pour travailler. Il feint d’ignorer le décolleté qui s’affiche de l’autre côté de la table et la perche que sa remarque lui tendait peut être, mais la dame le relance, changeant semble-t-il de tactique.
Elle a dit cela avec un tel ton de mépris que Severin sent la colère monter en lui. Elle s’est reculée sur son siège, jambes haut croisées, les yeux braqués sur lui dans un air de défi.
Elle souligne la fin de sa phrase d’un léger mouvement de son pied joliment chaussé. Les images de la nuit lui reviennent fugacement en mémoire, mais quelque chose dans les yeux de cette femme suscite en lui d’autres envies, inédites chez ce jeune homme.
Son changement d’attitude ne semble pas choquer son élève. Il s’enhardi encore.
Le regard de la dame se voile, les yeux s’allument soudain et elle obéit immédiatement. Puis, encouragé et pris d’une étonnante inspiration, Severin saisit son menton entre ses doigts et la menace.
Mais son regard crie le contraire. Severin n’ose y croire. Il a le visage de cette femme à quelques centimètres du sien, ses lèvres pleines, mais c’est une autre capitulation que ses yeux lui offrent.
Le beau et chaste visage de Madame Mory est éclipsé par la perversité de son regard. Severin ne sait plus où il est, surtout pas qu’il est à son travail avec une dame mûre, respectable. Il n’a qu’une envie : humilier cette femme qui l’excite tant. Sa main descend sur la gorge de la femme.
Elle ne bouge pas. Il dégrafe deux boutons du corsage. Elle ferme un instant les yeux.
Il poursuit son geste sans quitter son visage des yeux. Il passe la main sur les seins enfermés dans la mince prison de dentelle noire. Il essaie de masquer sa propre excitation, exacerbée par la docilité de cette femme. Il glisse les doigts sous le tissu et libère les seins, ne pouvant réprimer un soupir en sentant la douceur de la peau, leur rondeur sous la paume.
Il sent une rougeur envahir son visage en entendant ce mot sortir de ces lèvres. Mais il pousse plus loin son rôle.
Ses doigts pressent les bouts des seins, ses yeux épiant les réactions de la dame.
La femme s’exécute, d’une démarche faussement humble, terriblement excitante. Elle s’est courbée sur le dossier, sa croupe tournée vers lui, qui tend le tissu de la jupe. Ses doigts hésitent. Severin marque un temps pour contempler ce spectacle.
Madame Mory saisit les bords de sa jupe, les remonte lentement. Elle remue ses hanches pour faciliter la manœuvre (ou pour achever les dernières résistances du jeune homme ?). Les cuisses se découvrent jusqu’au blanc de la chair, à la lisière des bas. L’étroitesse de la jupe ralentit le mouvement, mais peu à peu apparaît le bord d’une fine culotte puis la masse splendide d’un postérieur qui étale ses rondeurs. Severin n’a jamais tant goûté son métier de professeur. Madame Mory creuse les reins en gémissant :
La dame se crispe un instant (frisson de honte ? de plaisir ?), puis ses fins doigts aux ongles vernis glissent sous l’élastique et font descendre doucement la fine pièce de soie. Une fois les fesses nues, celle-ci tombe sur les cuisses. Severin est paralysé : regarder cette croupe nue offerte ou s’approcher et la toucher. Il pose enfin une main hésitante sur les reins de la dame. La peau est douce et chaude. Il glisse un doigt entre les fesses… la dame gémit :
Severin est surpris mais va au bureau et trouve dans ce tiroir une badine. Il revient vers la dame dont le regard est noyé, vicieux. Severin ne réfléchit plus. Il s’approche d’elle et abat la badine sur la croupe somptueuse, une fois, deux fois, dix fois. À chaque coup la dame se cambre et pousse un petit cri, puis un gémissement. Il est de plus en plus excité. Elle lui prend l’autre main et commence à lui sucer les doigts en gémissant plus fort. La vision de ses doigts, glissant entre les lèvres de cette dame, ses seins qu’elle n’a pas couverts et qui s’offrent au-dessus du dossier, ses bas bien tirés, et puis cette croupe cambrée et rosie par la badine, par sa badine…
Il cesse de frapper, du bout de la badine, il la force à écarter ses cuisses, puis il passe la badine entre ses cuisses, sur son sexe. Elle se crispe, se tend, pousse un long gémissement… elle jouit… Severin la regarde fasciné. Il laisse tomber la badine aux pieds du fauteuil et s’approche d’elle pour satisfaire enfin ce désir qui se fait douloureux. Elle se retourne soudain et le gifle.
Elle se lève, offusquée et commence à se rajuster devant le jeune homme paralysé par la stupeur et la frustration. Elle se rhabille dignement, se remaquille, de nouveau stricte et respectable, et sort.