| n° 14932 | Fiche technique | 41875 caractères | 41875Temps de lecture estimé : 23 mn | 24/04/12 |
| Résumé: La journée finit plus calmement pour Valérie, mais elle va rapidement trouver que c'est précisément du lit qu'émane la force magique qui a poussé tous ceux qui l'ont approché à avoir envie de sexe. | ||||
| Critères: f ff fhh ffh frousses couplus extracon voisins travail cérébral noculotte lingerie fmast fellation cunnilingu anulingus pénétratio double fsodo jouet sorcelleri -fantastiq | ||||
| Auteur : Balamat Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : L'artefact Chapitre 03 / 06 | Fin provisoire |
Résumé : Dans un appartement qu’elle a fait vider de ses meubles, puis dans la brocante parisienne qui l’emploie, Valérie n’a pas cessé d’être poussée dans des situations érotiques. Après une journée riche en corps à corps, elle rentre chez elle.
***
Valérie faillit buter sur une paire de jambes qui descendait l’escalier. Perdue dans ses pensées, elle n’avait pas fait attention à la présence de la femme en manteau. Elle leva les yeux en détaillant la silhouette qui lui faisait face. Elle avait eu un rapide aperçu des jambes au galbe parfait et à la couleur mordorée. Au-dessus la femme ne portait qu’un petit short rose très serré que suivait un tee-shirt blanc maculé de poussière, pour ce que Valérie pouvait en voir.
Sa phrase resta en suspens quand elle plongea dans les yeux verts de la jeune métisse qui la surplombait. Deux émeraudes éclairaient son visage aux traits d’une extrême finesse, qui s’entourait d’une crinière brune tombant sur ses épaules.
Valérie n’avait rien suivi de la longue introduction, à l’exception du fait qu’elle venait de rencontrer ses voisins du dessus.
Valérie consulta sa montre. Il était neuf heures moins vingt. À l’exception de l’épicerie de nuit à quelques centaines de mètres, la pauvre fille ne trouverait rien. Et dans cette tenue, il lui faudrait passer loin des groupes qui traînaient çà et là pour revenir entière à son appartement.
Valérie crut percevoir un sentiment de frustration derrière ces derniers mots.
Valérie doubla la jeune femme et sautilla quelques marches :
Elle ne laissa pas le temps à cette si jolie voisine de répondre et fonça dans son appartement dont elle claqua la porte. Elle s’y adossa pour reprendre son souffle. Les pas d’Émilie claquèrent sur le parquet devant sa porte et se prolongèrent dans l’escalier. Elle suivit la progression de la brune jusque dans son appartement. Même de petits talons résonnaient atrocement dans ce vieil immeuble. Mais cette fois le son ne la dérangeait pas. Elle le percevait plus comme une musique que comme un bruit. C’était comme voir danser la demoiselle au-dessus d’elle.
Tout en écoutant ce spectacle, elle posa la cocotte sur une plaque pour la réchauffer et prépara l’eau pour cuire des pâtes.
Dans l’appartement au-dessus Émilie alla directement trouver Pierre qui tentait de monter une commode.
Pierre glissa un bras au contact de la cuisse de sa compagne, remontant la main sur ses fesses. Il ne laissait aucun doute sur ses intentions.
Pierre marqua le temps d’une réflexion silencieuse. Il se demandait s’il devait bien comprendre ce qu’il croyait :
Émilie s’était délestée de son manteau et se dirigeait vers la salle de bain. Prenant un air ingénu, elle passa son tee-shirt autour de sa tête pour le laisser tomber à ses pieds.
Émilie s’était sciemment tournée de trois-quarts afin que Pierre puisse voir le contour d’un de ses seins. Il ne résistait jamais longtemps quand elle dévoilait ses petites rondeurs, moins encore quand il voyait poindre ses mamelons de chocolat. Cette fois encore il jaillit comme un diable de sa boîte. Il la rejoignit devant la baignoire. Ils ne tardèrent pas à être nus, et c’est en s’embrassant qu’ils entrèrent sous la douche.
À l’étage du dessous, Valérie entrait dans son bain au même moment. Elle entendit les gouttes de la douchette frapper le carrelage quelques mètres plus haut. Ils étaient à deux dans la salle d’eau. Elle n’avait pas cessé de suivre les pas d’Émilie et avait perçu la course étouffée de Pierre.
Étaient-ils ensemble sous la douche ? Dans ce cas, il devait la caresser.
Il était derrière elle et passait les mains sur ses cuisses, sur son ventre. Elle avait des petits seins. Quand elle s’était tournée vers Valérie dans l’escalier, son buste s’était légèrement libéré du manteau. Petits mais ronds, portés très haut. Ses mamelons marquaient un rebond comme une réplique réduite des seins. Ses tétons marquaient le tissu. Elle ne devait pas porter de soutien-gorge. Elle pouvait.
Avait-elle remarquée ?
Valérie n’y avait pensé qu’en se déshabillant. Elle n’avait pas remis son boxer en quittant la brocante. Nue sous une jupe courte, elle avait du révéler bien des choses quand elle était montée devant Émilie. Elle se caressa en repassant cette scène dans sa tête puis en imaginant le couple qui faisait l’amour.
Une vingtaine de minute et deux orgasmes plus tard, Pierre et Émilie toquaient à la porte de Valérie.
Cette dernière avait opté pour une tenue décontractée, pantalon de lin blanc et caraco de soie, blanc aussi. Elle avait longuement hésité sur le choix des dessous mais aussi sur le fait d’en mettre. Finalement une tenue de tulle et dentelle blanche rehaussée de rose avait retenu son choix. On la devinait sous le fin tissu de lin et elle attirait le regard dans l’échancrure de son haut. L’effet était réussi, car elle remarqua que le regard de l’homme qui accompagnait Émilie s’était perdu à en examiner les détails dès que la porte fut ouverte.
Elle souhaitait les mettre à l’aise tout de suite. Rompre la glace tant que le fer était encore chaud. Ou presque.
C’était un solide gaillard. Plus d’un mètre quatre-vingt, cheveux et barbe naissante brune. Son t-shirt laissait deviner une carrure sportive, les pectoraux saillants sous le tissu.
Il avait donc aussi une voix douce comme un chocolat chaud. Délicieux.
Valérie profita d’être derrière ses invités pour détailler leur recto. Il était aussi réussi que le verso. Le pantalon de toile de Pierre était ajusté sur une paire de fesses nerveuse et rebondie, il ne cultivait donc pas que le haut du corps. Émilie s’était entourée d’une robe courte en crochet. Les mailles étaient fines et le dessin sophistiqué, mais nul trait ne semblait marquer la présence d’une quelconque lingerie. Sa libido repartit derechef.
Ils prirent place autour de la table basse. Valérie plaça Pierre et Émilie dans le canapé tandis qu’elle s’était réservé le fauteuil qui leur faisait face. Elle servit les apéritifs. Émilie s’extasia :
Tout en lui répondant, Valérie essayait de distinguer l’état de la poitrine sous la robe. Parfaitement taillée, la robe cachait les mamelons, mais à n’en pas douter Émilie ne portait pas de soutien-gorge.
Quelques flashs de la journée lui revinrent en mémoire.
La conversion continua sur les activités des uns et des autres, sur les avantages et inconvénients du quartier, sur les voisins et leurs manies. Les trois lurons ne virent pas le temps passer et se séparèrent alors que l’horloge comtoise dans le couloir tintait pour indiquer onze heures.
Valérie avait pu constater à plusieurs reprises qu’Émilie ne portait rien sous sa robe. Un faux mouvement avait même permis à un téton de venir pointer dans une maille. Pierre l’avait vite remarqué et avait replacé la robe d’une caresse. Toutefois malgré quelques œillades appuyées, rien n’avait dérapé ce soir. Valérie s’endormit rassurée. Elle avait un temps craint que le reste de sa vie ne devienne ce tourbillon de désir sans pause qu’avait été sa journée. Au-dessus d’elle le lit grinça quelques minutes avant que les tourtereaux ne trouvent le sommeil.
Quand elle se réveilla le lendemain, Valérie était enfin calme, mais sa nuit ne l’avait pas été. Elle n’avait que des souvenirs vagues de séances de masturbation frénétique. Elle prit grand soin de sa tenue, dessus et dessous, se maquilla avec élégance et quitta son appartement de bonne heure après un déjeuner frugal. Quand elle claqua la porte la tête d’Émilie apparue en haut de l’escalier.
Elle jeta une boule de papier qui roula au pied de Valérie.
La circulation était très fluide ce matin et Valérie arriva à la boutique avec une bonne trentaine de minutes d’avance. Elle souhaitait mettre à jour ses dossiers, notamment ceux concernant la vente au sein de laquelle se trouvait ce lit qui l’avait rendue folle, mais qu’elle avait proposé hier à ses nouveaux voisins. Bien sûr, Françoise n’était pas encore arrivée à la galerie.
Après avoir posé son sac et son manteau dans son bureau, Valérie fit une rapide inspection pour juger du temps que lui prendrait le ménage. L’entrée dans laquelle les meubles avaient été descendus était particulièrement sale mais se nettoierait vite, par contre dans la salle d’exposition le lit était complètement défait, les draps jetés ça et là. Elle commença par rassembler les draps et couvertures qu’elle déposa proprement sur une console à proximité du lit. Elle donna ensuite un premier coup de balai rapide à l’entrée avant de revenir vers le lit.
Sa présence n’avait pas été particulièrement obsédante depuis qu’elle était arrivée, mais maintenant qu’elle allait devoir l’affronter de nouveau, une boule se nouait dans son ventre. Pourtant elle ne ressentait pas ces coups de tambour chauds qui l’avaient enveloppée la veille.
Elle approcha encore sans toujours en ressentir, mais quand elle toucha le pied du meuble ce fut comme si elle s’était électrocutée. Une vive douleur plongea en elle tandis que ses doigts se crispaient toujours plus autour du bois. Elle fut éblouie par une série de flashs colorés qui ne la laissèrent qu’à demi consciente.
Des formes apparurent dans le voile qui gênait sa vue. Françoise et Bertrand se rapprochaient d’elle. Ils semblaient en grande conversation mais elle ne percevait aucun son. Ils ne firent pas attention à elle. Françoise montra la cravache à Bertrand. Valérie comprit à ses gestes qu’elle lui expliquait comment elle avait dominé son employée. Et comment Valérie semblait avoir aimé.
Valérie rougit de honte tant c’était vrai. Elle avait véritablement adoré cette situation. Mais elle se rendit compte que si elle n’entendait pas les deux amants, leurs corps étaient aussi translucides. Sans qu’elle en eût réellement conscience, l’idée qu’elle vivait une vision de la soirée précédente s’imposa en elle. Elle en eut la confirmation quand l’image de Françoise vint se placer exactement à l’emplacement de son propre corps en la traversant. Elle suivait ainsi les mouvements de sa patronne autour d’elle pendant que le fantôme de Bertrand profitait du spectacle de Françoise qui se déshabillait face à lui.
Valérie écarta les jambes pour mieux épouser la position de cette Françoise immatérielle qui l’entourait, étant un peu plus ronde qu’elle. Par-dessus le tissu de son string vert d’eau et ses fantasmagories dorées, elle distinguait nettement la fente épilée de sa patronne. Cette dernière tendit un doigt impérieux vers Bertrand. Sans broncher ce dernier dézippa son bleu qu’il laissa tomber à ses pieds, et vint goûter l’abricot qui lui était offert.
Valérie ne sentait rien. Toutefois, la position de voyeuse ultime que lui conférait cette vision l’excitait au plus haut point. Elle couvrit de ses doigts la bouche de Bertrand qui dévorait l’entrejambe de sa maîtresse pour se caresser à son tour. Elle imita Françoise de l’autre main en se caressant la poitrine, tantôt avec délicatesse et tantôt tirant sur son mamelon.
Françoise arrêta Bertrand le temps de se retourner. Elle posa les pieds au sol, appuya sa poitrine sur le lit pour faire ressortir un postérieur large mais rebondi. Elle écarta ses fesses des deux mains et Bertrand put retourner à son butinage sur la rose ainsi offerte. Il envahit d’un, puis de plusieurs doigts l’abricot qu’il venait de délaisser.
Valérie se coinça entre deux oreillers appuyés sur la tête du lit pour mieux observer. Elle en profita pour retirer son string et ouvrir son chemisier avant de reprendre ses caresses. Les hanches de Françoise remuaient de plus en plus sous la langue inquisitrice de Bertrand et ses doigts vagabonds.
Valérie découvrit sous un oreiller la cravache au manche d’ivoire peu avant que Bertrand ne prenne sa réplique transparente à ses pieds. Sans vraiment la regarder, elle la glissa entre ses jambes où elle remplaça sa main. Les motifs floraux et animaux du manche étaient nettement proéminents. Elle l’entra en elle très progressivement, sans perdre des yeux l’intense plaisir que Bertrand infligeait à Françoise. Il commença par frotter le manche de la cravache sur toute la longueur du sexe de sa compagne, sans arrêter de pointer sa langue autour des deux orifices. Puis Bertrand mouilla son pouce gauche à l’origine du monde et le posa vigoureusement sur l’anus de Françoise. Il la pénétra simultanément avec ce pouce et la cravache dans l’autre trou. Françoise semblait crier son plaisir, mais comme précédemment Valérie n’entendait rien. Sa propre jouissance l’envahissait. Elle voulut en profiter de façon solitaire, fermant pour la première fois les yeux pour s’isoler de la vision du couple.
Dans l’ombre nouvelle de ses yeux fermés et tandis que son plaisir explosait, la forme de son homme se dessina. Cet homme qui lui était déjà apparu le jour précédent au cœur de la foule de ses amants. Mais elle ne put encore une fois voir son visage. Il était sa moitié, elle le sentait. Mais son orgasme mit fin à cette nouvelle vision.
Quand elle rouvrit les yeux, elle put constater que le couple ne s’en était pas arrêté là. Bertrand était accoudé en face d’elle, dans une position très similaire. Françoise se glissa autour du sexe tendu. Après de rapides aller-retour elle se souleva de nouveau. Bertrand glissa hors de son fourreau qu’elle emplit sans attendre avec la cravache. Françoise positionna alors le sexe de son amant devant son anus. Elle s’empala sans difficulté, doublement remplie. Quand ses fesses vinrent butter sur le pubis de Bertrand elle dessina de petits cercles, qui s’élargirent progressivement avec la montée de leur plaisir.
Valérie, qui n’avait pas profité de son orgasme comme elle l’aurait souhaité et qui, de plus, espérait revoir ainsi son mystérieux alter ego, usa de nouveau de la cravache. Suivant l’exemple que lui montraient les fantômes devant elle, elle accompagna la masturbation vaginale de la cravache en glissant en elle un index sodomite. Le climax survint simultanément sur le couple et la voyeuse. Valérie ne ferma les yeux qu’au dernier moment et la silhouette masculine réapparut, toute proche d’elle. Un brouillard obscurcissait le visage et elle sut qu’elle ne le verrait pas. Néanmoins elle put distinguer, entre son nombril et son sexe, une marque pigmentée. Un anneau rouge, comme un signe particulier.
Un vent froid chassa toutes ses visions. L’homme s’estompa, le couple disparut. La voix de Françoise ramena Valérie sur terre.
Valérie se réajusta, glissa son string sous les oreillers qu’elle replaça correctement puis retourna vers sa patronne.
La journée se passa sans autres anicroches pour Valérie, qui évita soigneusement de se présenter de nouveau devant le lit qui lui faisait perdre tous ses moyens. Elle profita de toutes les occasions qui se présentaient pour sortir de la galerie et aller se promener à l’extérieur. Quand elle ne pouvait pas échapper à une incursion dans l’antre de présentation des meubles, elle s’amusait à observer les réactions des gens. Certains semblaient capter l’étrange pouvoir dés leur entrée dans la salle alors que d’autres sursautaient au contact du bois. Pourtant tous les sens s’échauffaient. Elle surprit pendant cette journée un couple qui était allé se cacher derrière une grande armoire pour passer cette brusque envie qui les avait envahis, et une bonne amie de Françoise, pourtant mariée et très croyante, qui avait profité de l’isolement des toilettes pour s’y faire lutiner pour un quidam.
Quand arrivèrent six heures, Françoise la prévint qu’elle devait partir. Elle lui fit mille recommandations sur la fermeture des portes et l’enclenchement du système d’alarme. Valérie ne comprenait pas ce comportement. Elle avait souvent quitté après sa patronne et elle n’avait jamais failli à protéger le magasin. Elle laissa Françoise répéter sans cesse sa litanie en évitant toute contradiction qui risquerait de prolonger le discours.
La porte claqua. Seul resta le tintement des clochettes à la porte qui s’éteignit dans le silence nocturne du magasin. Valérie ne pensait pas au lit. Elle faisait le bilan de ses visites des dernières semaines. Complètement absorbée par son travail elle en oublia l’heure, jusqu’à ce que le raclement de la porte et le tintement lui indique l’arrivée de nouveaux clients. Elle leva les yeux vers l’horloge au-dessus de son bureau. Il était bientôt sept heures.
C’était la voix d’Émilie.
Valérie enregistra son travail et rejoignit ses voisins dans l’entrée.
Elle les précéda dans la grande salle dont elle remonta l’intensité de l’éclairage. Elle guettait leur réaction. Ils ne semblèrent pas ressentir le battement qui, une nouvelle fois, émanait du lit. Elle les guida dans un premier temps autour de la pièce afin de leur montrer quelques commodes et quelques armoires. Elle sentait la tension monter. La pulsation qu’elle ressentait clairement avait augmenté en vitesse et en intensité. Le téléphone de son bureau l’appela alors qu’ils approchaient du lit.
Émilie et Pierre étaient à leur tour absorbés par l’énergie sensuelle qui émanait du lit.
En l’occurrence il avait jeté les deux yeux sur sa femme. Cette dernière commença par jouer avec ses nerfs en entamant une sorte de danse sensuelle. Émilie redressa sa tenue devant la glace d’une armoire. Elle remonta ostensiblement sa jupe, vérifiant volontairement l’attache de ses jarretelles, dégrafa un puis deux boutons de son chemisier. Pierre était déconcerté. Il s’assit sur le lit et l’observa qui tournait autour de lui.
Elle le frôlait avec son foulard, le caressait. À chaque passage elle se faisait plus féline. Elle arracha quelques boutons de la chemise de son homme, griffa sa poitrine, lui mordilla le cou. Valérie ne manquait pas une seconde du spectacle, bien qu’elle soit en communication avec sa patronne, à laquelle elle confirmait certaines ventes.
Émilie retira ses talons hauts et grimpa à quatre pattes sur le lit, plus chatte que jamais. Pierre avait cessé de réfléchir, il la laissait agir. Pendant qu’elle venait de nouveau caresser son torse et l’embrasser à pleine bouche, les mains de Pierre remontaient sur ses bas pour venir agacer les attaches des jarretelles et caresser ses fesses.
Émilie se redressa. Elle laissa glisser son chemisier de ses épaules. Les doigts de Pierre remontèrent dans son dos et il décrocha son soutien-gorge d’un geste. Elle prit alors la tête de son amant à deux mains et dirigea sa bouche vers l’un de ses seins. Pierre dévora ce dernier et enfonça ses doigts et ses ongles dans le dos nu de la jeune femme.
Valérie, de son coté, parvint enfin à raccrocher. Elle avait hésité à se caresser au travers de sa jupe et de son chemisier avant de terminer sa conversation. Sa jupe un peu relevée trahissait cette hésitation. Elle avança vers le couple mais n’osait pas se montrer, de peur de couper leur élan. Restant à quelques mètres elle osa seulement aller plus loin dans ses caresses.
Le couple glissa du lit vers le tapis. D’abord Émilie en était descendue tout en caressant la verge de Pierre. Puis Pierre s’était de nouveau assis sur le bord et maintenant ils plongeaient de concert sur les draps tombés au sol pour continuer à se faire l’amour.
Le lit les cachait maintenant de la vue de Valérie. Ses attouchements avaient eu raison de sa pudeur. Elle monta à son tour sur le lit pour les observer. À son contact les dernières chaînes de sa raison explosèrent. Elle s’extirpa de son corsage, et se libéra de sa jupe avant de se redresser pour observer le couple tout en se caressant la poitrine.
De plus en plus près d’eux, Valérie tendit la main pour caresser la poitrine d’Émilie qui chevauchait désormais Pierre. Émilie la regarda et elles échangèrent un long baiser, les yeux dans les yeux.
Le baiser de Valérie était d’une saveur sans pareil, et Émilie en oublia Pierre qui était pourtant surexcité à la vue de cet échange de douceur féminine. Elle rejoignit Valérie sur le lit où les deux femmes s’enlacèrent sans cesser de mélanger leurs langues.
C’était maintenant Pierre qui était en position de voyeur. Il se glissa au bout du lit, laissant les femmes profiter l’une de l’autre. Émilie dégrafa le soutien-gorge de sa compagne avant de se couler le long du corps de Valérie. Elle s’assit sur ses talons pour contempler le corps allongé devant elle. Valérie était sur le dos. Les formes de ses hanches étaient mises en valeur par les dentelles blanches de son porte-jarretelles, dernier vêtement qu’elle portait avec ses bas chairs. Ses seins d’une exemplaire fermeté ne s’écrasaient qu’à peine sur son torse. Sa crinière rousse s’étalait autour de son visage angélique.
Émilie se tourna pour lancer un clin d’œil à Pierre comme invitation. Il la vit alors tendre ses fesses vers lui en se penchant pour lécher Valérie. Pierre prit le temps de réagir. D’un geste du doigt, sans arrêter sa caresse, Émilie le rappela à l’ordre. Il se positionna derrière elle et l’emplit d’un trait. Il varièrent ensuite les positions tous les trois, sans jamais qu’un d’entre eux ne se trouve isolé. Ils ne rentrèrent, fatigués, qu’à près de vingt-deux heures.
Malgré son retour tardif, Valérie se leva de bonne heure le lendemain.
Il était prévu que ce soit elle qui ouvre le magasin de nouveau ce matin. Sa nuit avait été plus calme que la précédente, mais elle remarqua qu’elle s’était réveillée avec le traversin entre les jambes. Il avait été convenu la veille que Pierre passerait prendre possession des meubles qu’ils avaient décidés d’acheter dans le courant de la matinée. Valérie s’habilla en hâte, ne déjeuna presque pas. Même si elle sentait qu’il ne s’agirait pas de sa dernière rencontre avec le meuble, elle voulait profiter une dernière fois de l’atmosphère si particulière que le lit apportait au magasin.
Cette fois elle ne prit pas le temps de ranger. Elle jeta sac et manteau sur un fauteuil dans son bureau et se rua vers le lit.
Un tiroir l’avait arrêtée peu avant son objectif. Son regard s’éclaircit et elle remarqua alors que cette salle était un vrai capharnaüm. Plusieurs commodes avaient les portes ouvertes, des tiroirs avaient été empilés à côté des meubles censés les abriter.
La voix de Valérie était nettement plus serrée que quand elle avait prononcé son juron. Elle recula vers son bureau pour y prendre une grosse lampe torche qui pourrait lui servir d’arme si elle devait se défendre. Avant de revenir vers la salle, elle inspecta les deux bureaux, dans lesquels tout semblait en ordre, si ce n’étaient quelques papiers qui débordaient de leur corbeille dans le bureau de Françoise, alors qu’elle était une véritable maniaque des piles qu’elle faisait carrées, sans que le moindre papier ne dépasse. Elle les replaça sans y porter plus d’attention.
Elle revint dans l’entrée. Elle se souvenait parfaitement comment elle avait engagé l’alarme la veille pendant que Pierre et Émilie l’attendaient sur le trottoir. De même, elle l’avait débranchée quelques minutes auparavant. Elle en était sûre. Elle n’avait pas été assez rapide et un cri avait eu le temps d’aller mourir dans la sirène.
Elle revint plus confiante dans la grande salle. Les objets les plus précieux, dont quelques très anciennes horloges et bijoux, étaient exposés dans une vitrine dans le couloir à l’entrée de cette salle. Rien n’y manquait. Si des voleurs étaient venus ils n’auraient pas laissé tomber une telle occasion. De même le coffre situé à l’arrière du bureau de Françoise était intact. Elle ne disposait toutefois pas de la combinaison pour vérifier s’il était plein.
Elle fit un tour complet dans la salle. Elle y était apparemment seule. Elle remit donc en place les meubles en cherchant une explication logique à l’ouragan qui avait si proprement dérangé. Quand elle eut finit elle avait finalement perdu près d’une heure. Le lit l’avait appelée pendant son ménage. Elle avait résisté à ses appels mais pouvait sereinement craquer, enfin. Elle devait craquer rapidement même, car ensuite elle risquait d’être surprise par Françoise ou un client. Elle sauta dans le lit et se roula dans les draps. Comme un remerciement, une douce chaleur l’envahit. Elle se félicita de ses choix vestimentaires. Elle avait opté pour une veste de tailleur qu’elle pouvait porter directement sur la peau et qu’elle retira bien vite, d’une jupe à volant qui se plaça en ceinture immédiatement sous laquelle elle portait des bas autofixants et un string arachnéen de dentelle noire assorti à son soutien-gorge.
Les draps la caressaient furtivement. Le désir montait en elle. Elle commença par se caresser la poitrine avec les draps de soie. Son corps appela des attouchements plus directs. Elle retira son string et chevaucha un des oreillers. Elle prit ses seins à pleine main.
Mais que faisait-il là de si bon matin ? Pas possible d’être tranquille une demi-heure.
Valérie aperçut sa veste. Elle se jeta à l’intérieure et appela.
Son string traînait en évidence au milieu de ce dernier. Elle l’enfonça sous un oreiller puis avança à la rencontre de son voisin.
Un autre homme accompagnait Pierre.
Simon était un gaillard taillé dans le marbre. Carrure de rugbyman, regard clair, il avait tout pour plaire. Mais Valérie lui en voulait de l’avoir puni de masturbation. Le plaisir qu’il lui avait donné la veille protégeait Pierre de ces pensées vengeresses.
Simon ne vit aucun double sens dans cette affirmation mais Pierre et Valérie pensèrent immédiatement à ce lit qu’il allait falloir démonter et transporter.
Les différents formulaires étaient préremplis par l’ordinateur et il ne fallut vraiment que le temps de boire un expresso avant que le trio ne ressorte du bureau. L’humeur de Valérie à l’égard de Simon avait déjà changé. Pendant que Pierre se concentrait sur la lecture des différents papiers qu’elle lui tendait Simon faisait la conversation. Il avait importé à Paris ses manières occitanes, un peu rudes mais aimables et chantantes.
Valérie s’était blottie derrière son bureau quand ils étaient entrés, mais s’était vite décoincée devant la jovialité turbulente de Simon. C’est ainsi qu’elle en avait oublié en se rasseyant après avoir servi le café de lisser sa robe et de serrer ses jambes. Pendant qu’elle se tournait pour prendre une énième feuille sortant de son copieur, son bracelet avait accroché la jupe et un instant Simon avait pu distinguer la jarretière du bas. Il ne perdit pas une occasion de confirmer ce détail qui l’avait enchanté. Ce fut chose faite quelques secondes plus tard quand Valérie croisa les jambes assez haut. Au travers de la plaque de verre qui constituait le bureau de Valérie, Simon put clairement voir de nouveau la jarretière mais aussi la langue de peau qui séparait celle-ci de la fesse. Il croisa le regard de Valérie en levant les yeux.
Il avait perdu le fil de l’histoire qu’il était en train de raconter. Pierre lui lança :
Simon avait copieusement révélé leurs frasques d’étudiants.
Valérie tendit une dernière feuille à Pierre qui lui remit le chèque de paiement. Elle prit le chèque, l’accrocha au trombone sur la liasse des documents précédents et plongea de nouveau les yeux dans ceux de Simon.
Avant qu’elle ne serre de nouveau les jambes et qu’elle ne les couvre de sa jupe, Simon avait pu clairement constater le V roux de son entrejambe. Pierre marqua un temps d’arrêt. Il n’était pas sûr, lui, de ce qu’il avait vu. Il signa la feuille, semblable aux précédentes, et se leva.
Il avait dit cela sur un ton sec, et Valérie se demanda un instant s’ils allaient la prendre là, dans ce bureau. Je verrai bien si Simon porte une marque de naissance sous le nombril, alors.
Elle se leva aussi, enchantée par cette perspective, mais Pierre lui tourna le dos et sortit vers la grande salle. Simon lança un dernier sourire, un peu ennuyé, et suivit son ami. Le téléphone sonna alors que Valérie allait les rejoindre.
C’était un bon client. Vendeur cette fois d’une collection de chaises défraîchies mais que Valérie saurait confier à des mains expertes. Un contrat juteux, mais elle écourta la conversation sous un prétexte fallacieux. La perceptive d’une double fellation s’était toutefois éteinte quand elle entra dans la salle. Pierre et Simon emportaient deux consoles que Pierre venait de régler.
Pierre lui demanda avant qu’elle n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit :
Bien sûr qu’elle savait. Le système était simple, astucieux et bien caché. Quatre chevilles de fer à tirer pour pouvoir désolidariser le couvercle, puis les quatre portes pouvaient être dégondées. Elle le montra aux deux hommes qui parvinrent à amener le tout dans le camion en trois allers-retours. Pendant ce temps, Valérie enleva les tiroirs d’une commode afin que les hommes puissent l’emporter à son tour.
C’est alors seulement qu’elle repensa au string qu’elle avait caché à l’arrivée de Simon et Pierre. Il était encore sous l’oreiller et le lit était le dernier élément qu’ils devaient emporter.
Flûte ! Simon !
Joignant le geste à la parole, Simon attrapa un oreiller.
La dernière précision sonnait faux. Simon regardait Valérie droit dans les yeux. Ses yeux glissèrent le long de son cou vers son décolleté. Le peu de dentelle du soutien-gorge qu’il devinait confirmait son hypothèse. Il tenait au bout des doigts le tissu qui manquait à Valérie. Il lui échappa.
Le cœur de Valérie s’emballait.
Pierre se colla à elle.
Valérie reprenait confiance. Elle tendit les lèvres et Pierre l’embrassa à pleine bouche. Valérie tendit la main à Simon et l’attira vers eux. Elle l’embrassa à son tour tandis que Pierre s’écartait. Il s’assit dans un fauteuil et observa le couple.
Simon et Valérie se déshabillèrent mutuellement, puis Valérie le suça. Il ne portait pas de marque de naissance entre le sexe et le nombril comme l’homme de ses visions. Elle ne cessa pas pour autant. Pierre se positionna derrière elle pour la prendre avant que Simon n’éjacule une première fois dans sa bouche.
Pierre s’allongea alors sur le dos. Valérie s’empala sur son sexe, sans prendre le soin de préparer son cul. Simon se planta dans son con. Ils jouirent vite de cette double pénétration.
À peine s’étaient-ils séparés que la cloche d’entrée tinta. Ils se rhabillèrent rapidement avant que Françoise ne vienne leur tourner autour. Françoise sembla énervée de voir le lit partir, pourtant au prix affiché, sans ristourne. Elle prit Valérie à part. Elle lui raconta une histoire confuse à propos d’un acheteur potentiel qu’elle avait joint. Valérie ne fut pas dupe. Françoise aussi aurait souhaité profiter du pouvoir du lit une dernière fois.
[à suivre]