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n° 14833Fiche technique20243 caractères20243
Temps de lecture estimé : 12 mn
29/02/12
corrigé 11/06/21
Résumé:  Un couple s'aime.
Critères:  fh couple amour exhib fmast hmast cunnilingu anulingus nopéné confession -couple
Auteur : Gwynnbleid      Envoi mini-message
Les amants

Je ferme les yeux, en avalant une petite gorgée de « Scott’s Selection », une véritable merveille. À côte de moi, le poêle répand une douce chaleur, alors que dehors, la neige tombe depuis ce matin, et que la température doit être largement négative.


Cet après-midi, nous avons fait le tour du lac de Gérardmer, et j’ai beaucoup apprécié. Tout était blanc, glacé, comme figé hors du temps…


Je rouvre les yeux. Les flammes des photophores projettent de vacillantes lueurs sur les murs de bois blond du chalet, tandis que les unes après les autres, les maisons du coteau de Xettes s’illuminent. Au loin, par la grande baie vitrée, j’aperçois les lumières de la ville.


En rentrant de promenade, j’ai essayé de l’enlacer, de l’amener à profiter d’une baise fougueuse et rapide, sitôt le porche passé. Je sais qu’Elle aime cela, l’ardeur de ma passion, la fièvre de mon désir, mais Elle s’est esquivée en riant :



Et comme j’avais plaqué mon bassin contre son ventre, en lui volant un baiser, pour bien lui faire sentir mon impatience, Elle avait ajouté :



Je lis dans le bleu profond de ses yeux qu’Elle a une idée en tête, qu’Elle m’a préparé une de ces surprises dont Elle a le secret.


Elle. Mon passé, mon présent, mon futur. Mon Premier, mon unique, mon dernier amour, ma raison de vivre, mon âme sœur depuis la nuit des temps.



Au bord du lac, tantôt, j’ai pris du plaisir à observer la réaction des autres à notre passage, main dans la main. Les jeunes qui se retournent sur notre passage en commentant grassement son allure, les hommes dont le cœur fait un bon à la vue du visage d’ange, des lèvres rouges toujours souriantes, de la cascade de cheveux blonds s’échappant du bonnet de laine blanche, et des formes voluptueuses que ne parvient pas à masquer complètement le long manteau de daim fourré que lui impose l’hiver. Les femmes au regard jaloux, voire haineux, que sa seule présence éclipse complètement.


Je ferme les yeux à nouveau, afin de jouir d’une nouvelle gorgé de nectar. Je l’attends, comme un gamin attend celle qui va l’initier, exactement comme la première fois… voilà plus d’une heure qu’Elle m’a demandé de l’attendre. Les talons qui claquent sur le parquet de bois me font sursauter. Je garde les yeux fermés, pour la provoquer, lui masquer mon impatience. Quelques notes de musique troublent le silence de notre refuge. Je savais qu’Elle choisirait cet air-là, notre chanson :


Let’s dance in style

Let’s dance for a while

Heaven can wait,

We’re only watching the skies…


Je pose mon whisky sur la table de salon et me lève en souriant. Elle est là, rayonnante dans sa longue jupe noire, le chemisier blanc entrouvert sur sa petite mais merveilleuse poitrine dont les mamelons dressés m’indiquent combien Elle aussi me désire. Mes bras l’enlacent, trouvant tout naturellement place sur ses hanches, et nous dansons lentement, tandis que je plonge le nez dans son cou pour me noyer dans l’odeur de sa peau, légèrement rehaussée une touche d’« Air du temps ». Le monde s’est arrêté, il n’y a plus que nous, les amants éternels.


Let us die young or let us live forever

We don’t have the power

But we never say never

Sitting in a sandpit,

Life is a short trip

The music’s for the sad men…


Je n’ai pas entendu la musique s’arrêter, trop occupé à savourer la chaleur de son corps plaqué contre moi. C’est sa main, qui déboutonne ma chemise, qui me fait revenir à moi.



Je replonge brutalement dans la réalité : une superbe femme, ma superbe femme, est en train de me déshabiller. Depuis une éternité je l’attends, le sexe douloureusement bandé dans mon jean, le ventre en feu, imaginant tous les plaisirs qui sont devenus comme une drogue dont je ne pourrais plus me passer. Fébrilement, je tente de glisser la main sous sa jupe, pour m’emparer de son petit cul.


Elle se dérobe encore.



Elle écarte les pans de ma chemise et passe la main sur ma poitrine, avant de descendre lentement vers ma ceinture et de flatter ma virilité. D’une main experte, Elle déboutonne mon jean qui tombe à mes pieds, et descend mon boxer en s’agenouillant devant moi. Il vole à travers la pièce, Elle se relève, non sans avoir déposé sur ma queue un rapide baiser, suivit d’un lent coup de langue de haut en bas.



Ma Dame me pousse fermement jusqu’à ce que je m’affale sur le siège, et s’agenouille devant moi. D’une main experte, Elle effleure mon membre brûlant, caresse mes boules gorgées de sève mais, au lieu de s’empaler dessus comme je le supposais, ou de m’octroyer une de ses divines fellations dont Elle n’est pourtant pas avare, Elle se redresse et admire son mâle en souriant :



Et s’emparant du Nikon que j’ai déposé sur la table après la balade, Elle commence à shooter.



Le flash crépite, j’ai les joues en feu. Dans une sorte d’état second, sous les directives de ma dulcinée, je me livre à la plus impudique des exhibitions, complètement sous l’emprise de son délire érotique, quand brusquement :



La redescente dans la réalité est brutale. J’obéis machinalement, mais je dois faire un effort de volonté pour ne pas immédiatement recommencer à me masturber, et je râle :



Elle plonge ses yeux brillants d’amour dans les miens, et je me sens défaillir de bonheur.



Elle gagne le fauteuil en face de moi et s’y laisse tomber, écarte les jambes et pose sa cuisse droite sur l’accoudoir, me dévoilant complètement une grande botte de cuir noir qui lui monte jusqu’au genou, et un bas résille qui gaine sa cuisse doré. Elle plonge ses yeux dans les miens, et lentement trousse sa longue jupe jusqu’à la taille, livrant à ma concupiscence un porte-jarretelles de dentelle noire et sa petite chatte intégralement lisse, légèrement ouverte, déjà luisante de désir. Toujours en lisant dans mon regard l’effet produit, Elle ouvre, un par un, les boutons de son chemisier, pose une main sur son ventre, l’autre sur sa poitrine nue, et caresse sensuellement ses seins, faisant rouler les pointes dans sa paume, pendant que l’autre main écarte doucement les lèvres de son sexe pour en faire jaillir un merveilleux petit clitoris.



Comme si Elle était seule, Elle glisse l’index dans la bouche, le retire luisant de salive, et le pose sur son petit bouton. Le plus naturellement du monde, Elle se caresse devant moi, d’abord très doucement, puis de façon de plus en plus saccadée, tout en passant et repassant sensuellement l’autre main sur ses tétons gonflés.


Ses lèvres carmin se sont entrouvertes sur ses dents de nacre, son souffle s’accélère rapidement. Les minutes passent comme des heures. De temps à autre, un gémissement passe la barrière de ses dents serrées, et Elle frissonne en rejetant la tête en arrière. Elle a fermé les yeux, sa liqueur de plaisir fait une tache sombre sur le cuir fauve du fauteuil, Elle se pince maintenant alternativement le bout des seins en agitant frénétiquement la main plaquée sur son sexe, dans lequel Elle enfonce à présent deux doigt en gémissant en continu.


En transe, je regarde son corps se tendre et sa main se figer entre ses jambes, tandis qu’un long râle déchire le silence. Elle reste un long moment immobile à savourer son plaisir, et moi je n’ose faire un geste de peur de briser la magie de l’instant.


Quand enfin Elle ouvre les yeux et se redresse, un sourire malicieux flotte sur ses lèvres.



Elle quitte son fauteuil et s’avance jusqu’à moi, sa jupe retombe et cache le fruit de mon désir. Elle s’arrête juste devant moi. Elle n’a pas refermé son chemisier, ses yeux brillent toujours de malice, et un léger sourire éclaire son visage d’ange de la tentation.



Nous savons tous deux la complicité qui nous lie, la fantaisie qui nous unit, c’est comme si l’un pouvait toujours finir une phrase que l’autre commence. Elle sait que je vais accepter, moi aussi, mais je fais néanmoins semblant d’hésiter :



Elle se penche sur moi, s’empare de ma bouche et me remercie d’un baiser brûlant, et il s’en faut de peu qu’Elle ne déclenche mon orgasme, tant son petit jeu m’a excité.



Je la suis sans un mot jusqu’à la salle à manger. Inutile de préciser que je trouve le repas interminable. C’est pourtant excellent, comme toujours, mais le cœur n’y est pas. Je n’arrive pas à manger tant je suis obnubilé par sa présence, par mon désir de la prendre et de jouir de son corps. Je m’imagine déjà balayant rageusement la table pour l’y déposer, ouvrant ses cuisses pour la pénétrer, je l’entends déjà criant son plaisir sous mes assauts…



Elle a préparé un rosbif que je m’empresse de lui apporter. Et tandis que je le découpe, je sens sa main douce se poser sur mes fesses qu’Elle caresse lentement, avant de la glisser entre mes jambes pour flatter ma virilité douloureuse.



Sa main m’effleure de haut en bas, remonte, enveloppe mon gland hypersensible dans une lente caresse, avant de redescendre avec la légèreté d’une plume pour soupeser mes bourses, ce qui me provoque un frisson de bonheur dans tout le corps. Je me cambre pour m’offrir à la caresse qui recommence, encore et encore…


C’est la chanson de sa voix moqueuse qui me fait revenir à moi :



Elle est vraiment sublime. Je regagne ma place et la regarde manger en me parlant de choses et d’autres, choses que je n’entends d’ailleurs pas, mais c’est sans importance. C’est son fantasme après tout, et je la laisse le savourer pleinement. Elle déguste chaque bouchée comme si c’était la dernière, riant de mon émoi, appréciant son pouvoir et le contrôle qu’Elle exerce sur moi, trempe sa bouche pulpeuse dans son verre de Vosne-Romanée et savoure tranquillement son breuvage. De temps à autre, sa botte remonte le long de mes jambes et vient se poser sur mon sexe, comme pour s’assurer que ma vigueur ne faiblit pas. Dans l’état où je suis, cela provoque un petit sursaut qui ne manque pas de la faire rire aux éclats.



Quelques minutes plus tard, je lui présente le plateau. Elle choisit tranquillement ceux qui se marieront le mieux avec le vin.



Je me dépêche d’obéir. Aurait-elle décidé de passer à la suite ? Je manque de défaillir lorsque, revenu à côté d’Elle, je la vois se pencher sur mon phallus, afin d’en humecter le bout de la langue, et de le faire lentement glisser dans sa bouche, les yeux rivés dans les miens. Elle me garde en Elle quelques secondes, et se retire doucement, s’arrêtant un instant à la base du gland pour le serrer entre ses lèvres et me « marquer » d’une couronne carmin, comme Elle aime le faire presque à chaque fois.



J’enrage. Jamais Elle n’a pris tant de temps pour manger un bout de fromage. Jamais repas n’a duré aussi longtemps, même chez ses parents qui sont pourtant spécialistes des agapes interminables ! Jamais je n’ai eu besoin de l’aimer comme ce soir, de la posséder, de lui faire sentir l’ardeur de mes reins, de me répandre en Elle.


Je n’écoute plus, je ne parle plus, je ne mange plus : je bande. Je ne suis plus qu’un braquemard qui tressaille à chaque battement de mon cœur. Pendant les heures qu’elle met à grignoter ses trois ridicules morceaux de fromage, je la baise, je la force, je la viole, je l’encule sauvagement, je me sers d’elle pour mon plaisir, je lui fais voir qui est le maître… C’est un changement dans le rythme de son inlassable babillage qui me tire de mon délire érotique.



Je m’empresse d’obéir, car le jeu ne m’amuse plus. Le désir est devenu souffrance, et il ne s’en faut que d’un cheveu pour je me fasse jouir seul afin d’être enfin apaisé. J’ignore quel dessert Elle a bien pu aller chercher dans la chambre, mais la table est débarrassée quand Elle en sort.


Je suis subjugué par sa beauté. Elle a juste retiré sa jupe et son chemisier, et Elle s’avance vers moi.


Les talons hauts de ses grandes bottes claquent sur le plancher, et Elle s’avance comme une reine, une déesse, un petit sourire moqueur aux lèvres, vêtue de ses seuls bas et porte-jarretelles, les longs cheveux blonds cascadant jusqu’à ses hanches rondes, les petits seins arrogants, les lèvres intimes gonflées et humides de désir. Elle est impudique, sensuelle, irrésistible, parfaite, et Elle en est pleinement consciente.


Un doigt vernis de noir me repousse jusqu’au bord de la table.



Elle me rejoint et s’avance sur moi, à quatre pattes. Ses seins caressent mes jambes, effleurent ma queue, frôlent ma poitrine, s’attardent un instant sur mes lèvres. Elle finit par s’asseoir sur mon torse, et je sens la chaleur qui irradie de sa moule trempée.



Et Elle avance doucement son bassin, pour venir poser sa vulve sur mon visage, frotter doucement son clitoris sur l’arrête de mon nez, m’inondant des effluves de son désir, et déclenchant aussitôt une action réflexe : je sors la langue et la passe lentement sur toute la longueur de sa fente, m’enivrant de sa précieuse liqueur, lui arrachant aussitôt un gémissement lascif. Je glisse entre ses nymphes, darde le plus loin possible pour y recueillir le précieux nectar, j’aspire son bouton gonflé avec un bruit de succion obscène, avant de replonger au plus profond de son ventre.


J’ai toujours cette colonne de feu dans le bas-ventre, ce sexe qui n’en peut plus d’attendre, mais cela n’a plus d’importance. Seul compte son plaisir, la faire gémir, encore et encore, toujours plus fort, la faire haleter toujours plus vite, lui offrir ce qu’Elle attend de moi, depuis toujours et à jamais, lier son âme à la mienne par le ciment du plaisir, m’attacher son corps parfait par l’audace de mes lèvres sur son con avide.


Elle n’existe plus, je ne suis plus moi, nous sommes nous, les amants éternels, un seul corps, un seul être, un seul plaisir. Elle s’oublie complètement et cherche sa jouissance en frottant son petit bourgeon sur mon nez, et pousse un cri de plaisir quand ma langue s’aventure entre ses fesses et pénètre son petit trou. C’est moi qui suis vainqueur, qui la possède, qui maîtrise sa volonté, contrôle sa jouissance. Une suite de petits coups de langue rapides entre ses adorables fesses a raison de sa résistance et Elle s’effondre sur moi en poussant un cri, foudroyée par l’orgasme.


Je n’ai toujours pas répandu ma semence, mon pieu est toujours dur, mais je suis heureux, en paix. Elle ouvre les yeux et me sourit gentiment, et j’entends dans ma tête résonner les dernières paroles de notre chanson.


Forever young, I want to be forever young

Do you really want to live forever?

Forever – and ever.