| n° 14679 | Fiche technique | 49116 caractères | 49116Temps de lecture estimé : 29 mn | 01/12/11 corrigé 12/06/21 |
| Résumé: Zozou reçoit la visite d'une cousine, Samia, et de sa copine, Nadia qui décide de jouer avec lui. Samia va se trouver fort embarrassée. | ||||
| Critères: fh ffh jeunes copains neuneu intermast fellation cunnilingu pénétratio portrait | ||||
| Auteur : Zahi (Comme Houellebecq, informaticien qui veut devenir écrivain) | ||||
| Collection : Les fureurs de Zozou l'idiot |
Les fureurs de Zozou l’idiot
Note de l’auteur : Zozou est un garçon qui a eu un malheureux accident lorsqu’il avait trois ans et demi. Son état mental et son psychisme ne se sont pas développés depuis. Cependant son corps a magnifiquement évolué, il est beau et en pleine santé. Zozou nous raconte ses histoires coquines, avec un discours qui le dépasse certainement, mais qui respecte quelques principes :
1 – N’ayant pas le langage suffisant pour la conceptualisation des faits et des idées, il ne fait pas de relation entre cause et effet. Son récit est forcément objectif, linéaire, comme un film.
2 – Il est doté d’une énorme acuité sensorielle, avec une mémorisation intégrale de tout ce qu’il voit, écoute, touche ou sent. Il a l’ouïe très fine. Il peut enregistrer tout ce qui se dit dans une maison. Il a aussi un grand sens olfactif (sans arriver toutefois à rivaliser avec Jean-Baptiste Grenouille). Il peut sentir tous les parfums dans une maison, reconnaître une femme à son odeur dans une salle à côté.
3 – Il se déplace dans l’espace et dans le temps au fil de ses sensations, et la vue d’un objet, l’écoute d’un mot ou la perception d’une odeur, peuvent lui ramener la même sensation vécue en un autre temps et en un autre lieu, comme s’il la vivait à l’instant.
4 – Il est capable de rapporter tout ce qu’il entend, sans faille, et sans rien comprendre ni interpréter.
5 – Samia et Nadia
J’ouvre les yeux et je prends conscience que je me suis réveillé. Ma vessie me fait mal, je déverse un long jet chaud dans la cuvette des toilettes puis je n’oublie pas d’actionner la chasse, car sinon papa sera furieux. En entrant dans la cuisine, je trouve papa et maman attablés devant leur tasse, l’air coincé, sans se regarder. Quelque chose ne va pas ce matin. Je prends ma place, maman va me chauffer le lait au micro-ondes pendant que papa la suit d’un œil un brin énervé. Elle reste à observer l’appareil bruisser, puis tinter. Lorsqu’elle revient avec mon bol, il lui dit :
Ils se taisent pendant quelques minutes, maman observe sa tasse en ayant l’air de réfléchir profondément, papa la fixe des yeux.
La voiture de papa démarre. Maman habille mon petit frère lorsqu’on sonne à la porte. C’est Charlotte, la femme de ménage (Voir le premier récit de Zozou, n°14468). Maman me fait un bisou et sort avec mon petit frère, Charlotte a mis sa blouse blanche avant de monter à l’étage.
Je me mets sur le canapé du salon. Mon œil erre sur le mur d’en face et sur le grand buffet qui l’occupe presqu’en entier. Dedans, un service de verres en cristal, des coupes et des flûtes, et des carafes aux bords argentés. À droite, il y a un tableau : un homme qui joue de la flûte dans l’ombre d’un palmier. Assis sur le sol, les jambes croisées, il porte un turban blanc enroulé sur la tête et un bouquet de jasmin apparaît au-dessus de son oreille. Plus loin encore, un tapis berbère avec des milliers de couleurs, retenu par des anneaux en bois sur des crochets dorés qui sortent du mur. Vient alors la fenêtre, recouverte d’un léger voilage tandis que les pans du rideau en velours sont tirés sur les côtés, ceinturés au milieu par un cordon couleur de bronze. Je fixe le ciel légèrement couvert, le soleil apparaît par moments, je commence à m’assoupir.
Elle m’emmène en haut, comme presque tous les jours où elle est là. Dans la salle de bain, elle me tire mon pantalon, puis mon slip. Aujourd’hui mon sexe est en berne, elle le prend dans la bouche et le mouille chaudement. Elle l’enroule de sa langue jusqu’à ce qu’il commence à gonfler. Enfin je le sens revivre. Elle continue à le cajoler avec sa langue et ses lèvres pendant qu’elle me chatouille les couilles du bout des doigts puis, une fois bien redressé, elle se débarrasse de sa jupe, appuie les mains sur le rebord de la baignoire et tend sa croupe en arrière. Je m’écarte d’un pas et jette un œil curieux sur son derrière. J’ai le choix entre l’un des deux trous, aujourd’hui je prends le plus grand. Il me paraît bien mousseux. Je frappe de toutes mes forces, alors qu’elle jubile et jacasse. Elle balance les hanches dans un sens, puis dans l’autre, accompagne mes mouvements, me malaxe les bourses d’une main qu’elle a fait passer entre ses jambes. Enfin, lorsque je ne peux plus me retenir, je lui éjacule dans le con et reste un moment figé, toujours planté en elle. Elle respire fort, tourne sa tête vers moi et me dit :
Enfin, je me retire. Elle saute dans la baignoire et laisse dégouliner mon jus alors que je m’essuie dans le lavabo. Je me rhabille rapidement et je rentre aussitôt dans ma chambre. Je ferme la porte derrière moi, je ne veux plus voir Charlotte.
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Maman me sert à manger lorsque j’entends la voiture de papa. Je sors l’accueillir, le grand disque incendié du soleil est bien incliné à l’ouest. Après la petite manœuvre de parking, il descend de sa camionnette et ouvre la porte à deux jeunes femmes. Celle qui sort la première est une grande charnue, avec une jupe qui lui arrive au milieu des genoux. Elle a une peau blanche et de longs cheveux châtains qui lui tombent sur les côtés. Son visage est radieux, des yeux clairs et une petite bouche rouge. Puis sort une brune, en jean très serré et un chemisier bleu avec des petites marguerites colorées. Je reconnais ma cousine Samia.
**Samia**
Samia me tient par la main, le soleil est au plus haut dans le ciel, il fait très chaud. Nous longeons l’ombre des palmiers et nous arrivons à un petit ruisseau qui gazouille. Samia s’assied la première et me tire avec elle. Elle plonge ses mains dans l’eau, puis me caresse les joues, c’est très rafraîchissant.
Puis nous nous levons. Nous marchons longuement dans l’ombre de l’oasis, entre les palmiers et les cactus. Des oiseaux gazouillent, des chats miaulent, des chiens qui aboient au loin. Elle court, je la rattrape. Elle s’arrête, je m’arrête. Elle me caresse encore les joues, doucement, puis colle ses lèvres aux miennes. Un petit instant, très furtif, mais où je me sens frémir de haut en bas, et mon cœur se met à battre à plein régime. Nous sortons de l’oasis, marchons quelques minutes dans les rues poussiéreuses, nous passons entre les bâtisses en petites briques jaunes. Arrivés à la maison de Samia, nous entrons par la lourde porte cloutée dans une grande cour sur laquelle s’ouvrent toutes les pièces. Papa mange un couscous dans un coin ombragé, assis sur un tapis en osier, une petite table basse devant lui avec, dessus, sa grande assiette jaune rehaussée de frises noires et des dattes en branche. Il boit du lait de palmier dans un grand vase en terre cuite.
**Samia**
Nadia me fait la bise également en entrant. Elle exhale une forte odeur de parfum corsé. Papa les suit en ramenant leurs deux grandes valises. Dès qu’elles entrent, maman les accueille avec un grand sourire et leur fait longuement la bise. Puis elles embrassent mon petit frère et nous nous installons tous au salon. Debout à leur côté, je les entends bavarder quelques minutes puis maman leur demande de passer à table. Je les accompagne, bien que j’aie déjà mangé.
Papa ne parle pas trop. Il observe simplement maman avec étonnement et satisfaction. Les trois femmes n’arrêtent pas de parler tout le long du repas. Le dernier sujet, c’est le mariage du prince Andrew et la robe de Pippa Middleton. Après, papa s’installe devant la télé alors que maman prend un magazine avec la photo d’une jeune femme en maillot de bain. Les filles montent s’installer dans la chambre d’amis, puis reviennent au salon avec des cadeaux.
Ils restent à parler encore un peu. Papa se renseigne sur sa famille : sa sœur, ses deux frères, ses cousins et cousines, et la vieille Salha qui était la meilleure voisine de sa défunte mère. Samia lui répond, alors que Nadia les suit du regard et intervient rarement. Quand arrive le journal de 22 heures, maman s’excuse et monte dormir. Papa reste avec les filles à parler encore un peu, puis s’excuse également : demain il a une longue journée sur les chantiers. Je monte avec lui pour aller dans ma chambre. Les filles sont restées regarder la télé, je les entends parler à partir de ma chambre dont j’ai laissé la porte entrouverte.
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Le lendemain soir, nous nous rassemblons au même endroit, devant la télé. Samia et Nadia racontent longuement à papa et maman leur première journée à l’hôpital. Elles vont être prises en charge dans le service du professeur Rotule qui, contrairement à ce que son nom laisse présager, est un grand cardiologue. Peut-être le plus connu en France. Il est parmi les rares qui font les opérations « à cœur ouvert » sans vraiment l’ouvrir ; il utilise des sondes provenant de la nanotechnologie.
Papa s’en trouve tellement impressionné qu’il laisse tomber son verre de whisky par terre.
Enfin papa leur demande :
À 22 heures 15, maman et papa s’excusent pour aller dormir et me demandent d’aller me coucher. Les filles restent dans le salon. Comme la veille, je ne ferme pas la porte de ma chambre et me concentre sur ce qui peut me provenir d’elles. Elles se sont tues, les connes, alors que je cherche à les entendre, je ne comprends rien de ce qu’elles disent mais cela m’excite. Hier, j’avais le sentiment qu’elles parlaient de choses intimes, aujourd’hui je n’entends que le babillage sans intérêt de la télé. J’allais m’endormir lorsqu’enfin elles commencent à chuchoter. Mais j’arrive à capter.
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Le lendemain, les filles rentrent avant papa. Maman s’était préparée à sortir et attendait avec un peu d’impatience. Lorsque papa arrive, il met un quart d’heure à se changer puis descend en costume cravate. C’est la première fois que je le vois ainsi.
Maman sort en regardant derrière elle. À la porte, elle s’arrête et hésite encore. Papa finit par la tirer et ferme la porte. Par la fenêtre, je les vois prendre la voiture et partir. Jusqu’à l’heure du dîner, je reste jouer avec mon chameau en peluche, et mon petit frère fait culbuter sa voiture électrique partout dans le salon. Elle bourdonne comme une mouche. Nadia et Samia regardent la télé, sans trop parler. Dommage.
Après avoir mangé le poulet à la moutarde que maman nous a laissé, nous revenons au salon. Les filles discutent médecine. Elles parlent de malades, de médicaments, d’infirmières et de médecins.
Elles emmènent mon frère en haut puis reviennent après quelques minutes. Nadia s’installe sur le canapé à côté de moi, Samia prend le fauteuil à côté. Je continue à jouer avec le chameau. J’aime bien lui tordre le cou jusqu’à amener sa bouche entre ses pattes arrière, là où devrait se nicher son zizi s’il en avait un. Cela fait rigoler Nadia et cela m’encourage à le faire encore. La télé marche en sourdine.
La mine de Samia se fait triste, alors que Nadia est dans un grand jour. Elles continuent à parler et ce qu’elles disent m’enchante. Je continue à jouer avec le chameau mais toute ma concentration va vers elles. Leurs douces voix me touchent au fond de l’âme et m’excitent, je commence à frémir. Depuis tout à l’heure, mon sexe se réveille petit à petit. Maintenant il est debout, caché par le chameau posé sur mes cuisses.
En se levant, je laisse tomber la peluche et une grande bosse apparaît sous mon jogging. En la voyant, Nadia émet instantanément un grand sifflement. Samia se tourne aussi vers moi avec inquiétude en disant :
Samia reste à sa place, nous observant avec attention. Nadia se met à genoux devant moi. D’une main, elle me caresse le sexe par dessus le pantalon. Elle le malaxe, le tord, l’écrase légèrement. Je me sens de plus en plus excité. Puis elle le sort d’un coup et commence à le branler. Doucement au début, puis elle accélère ses mouvements, me donnant de plus en plus de plaisir.
Je ferme les yeux car le plaisir devient intense. Nadia alterne ses mouvements buccaux, tantôt superficiels, tantôt profonds. Elle lèche, embouche, crache, se fait aider par ses mains. Samia, qui jusque là était restée à distance, se rapproche de nous.
Samia avance sa main timidement et la met sur mon sexe. Elle la retire aussitôt puis, en regardant Nadia, elle la rapproche à nouveau, la ferme autour de l’axe et presse légèrement. Nadia remet la sienne dessus et les deux mains se mettent à me branler. Doucement, Samia approche sa bouche et appuie ses lèvres contre mon gland, puis se retire brusquement.
Nadia me reprend dans sa bouche, alors que Samia me tient à la base d’une main et me gratouille légèrement les couilles du bout de ses ongles de l’autre main. Petit à petit, alors que je frémis de plus en plus, Nadia accélère ses mouvements, faisant travailler à la fois sa langue, ses lèvres et son palais. Je sens mon sexe s’écraser au fond de sa gorge, et cela me rajoute une couche d’excitation et de plaisir. Enfin, je n’en peux plus et je déverse mon jus dans sa cavité. Quand elle est sûre que j’ai tout donné, elle va cracher dans le lavabo alors que Samia m’essuie avec un papier mouchoir. Je suis au paradis.
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La semaine d’après se passe sans histoire. Nadia m’excite énormément, je bande chaque fois que je la vois. Un soir, alors qu’ils discutent au salon et que moi je torture mon chameau, Samia dit à papa :
Le lendemain en fin d’après-midi, maman m’a préparé un sac avec plein de vêtements dedans, et m’a aidé à mettre un nouveau pantalon et une chemise à carreaux. Lorsque les filles arrivent, elles prennent leurs sacs et me font signe de les suivre dehors. Je regarde maman qui me fait oui de la tête. Dans la voiture, il y a un homme et une grande et fine femme blonde, aux longs cheveux très clairs et aux yeux bleus, dans l’âge de Samia. Nous mettons les sacs dans le coffre et nous nous mettons à l’arrière, moi entre Nadia et Samia.
Elle est vraiment très belle, avec un visage radieux plein de joie et d’optimisme.
En arrivant à la maison, il fait nuit. Nous avons été voir le coucher de soleil sur des grandes falaises survolées de goélands, puis nous avons été dans un supermarché où les filles ont acheté deux poulets rôtis, des salades coupées, du fromage et du pain, tandis que Vincent allait prendre quatre bouteilles de vin rouge et un grand pack de bières. Nous mangeons tout avant de nous mettre dans le grand salon, autour de la cheminée pleine de bois mais sans feu. Tout le monde a bu du vin, ils m’en ont même donné malgré les protestations de Samia. Je n’ai pas trop aimé.
Sylvie s’excuse pour aller dormir. En partant, elle passe devant moi et me montre ses grandes cuisses qui brillent en dessous de sa petite jupe. Je la suis du regard alors qu’elle monte l’escalier en hélice pour aller à l’étage, il me semble même que j’ai pu apercevoir un bout de sa culotte. Les autres restent longtemps à discuter, alors que j’observe Nadia du coin de l’œil et elle me rend malicieusement mon regard. Vincent, qui s’était collé à Samia depuis l’excursion, lui dit en lui tendant son verre :
Nadia se lève en me donnant la main. Nous montons à l’étage, ma chambre est la première, celle d’après c’est pour les filles. Je rentre en laissant la porte fermée. Je mets mon pyjama, je vais pisser dans les toilettes à côté, puis je reviens me coucher. Le lit est douillet, il fait chaud, je me couvre juste d’un drap. D’en bas me proviennent les paroles de Samia et Vincent qui continuent dans le salon.
Soudain j’entends pousser la porte de ma chambre. Une grande silhouette entre dans la pénombre. En se rapprochant, je reconnais Nadia qui fait tomber sa chemise de nuit. Elle est toute nue devant moi.
Elle se rapproche de moi, alors que je bande déjà sous le drap. Elle se met sur le bord du lit, me rapproche ses gros seins avec des mamelons noirs, excités.
Elle commence à me sucer lorsque la porte s’ouvre à nouveau. C’est Sylvie.
Sylvie laisse tomber sa petite jupe et son bustier et nous rejoint toute nue. Ses petits seins en chapeau chinois font écho aux grands ballons de Nadia. Elles se mettent chacune d’un côté et commencent à s’embrasser. La main de Sylvie, délicate, avec des ongles laiteux, passe et repasse tendrement sur les seins de Nadia pendant que cette dernière, en émettant des petits gémissements, n’arrête pas de me branler le sexe. Un moment après, c’est Sylvie qui s’est pliée sur moi et qui m’a pris la queue dans sa bouche. Nadia glisse son corps derrière Sylvie et plonge sa tête dans sa croupe. Ensuite, elles intervertissent les rôles. Tout en me suçant, Nadia crie sous les coups de langue que Sylvie lui donne par derrière. Enfin, je me sens bien excité. Sylvie redresse sa grande silhouette et vient se mettre sur moi. Ma pine, bien tendue, s’enfonce dans sa chatte mouillée ; en même temps, Nadia, assise à côté, lui pétrit les seins. Nous restons ainsi un moment. Sylvie sursaute, jappe, gémit, balance tout son corps affolé à gauche et à droite. Soudain, elle est prise par une transe de folie. Elle frissonne, frémit, émet des petits cris en crispant ses mains sur ma poitrine, je sens ses ongles entrer dans ma chair, et cela m’excite encore plus. Puis, elle se calme, et se replie sur moi pour m’embrasser le cou. Après, c’est au tour de Nadia. Elle se met à quatre pattes au milieu du lit, moi, je suis à genoux, et Sylvie me guide en elle, par derrière, en levrette. Je lui donne des coups francs, au plus profond, en prenant un grand élan à chaque fois. Elle gémit, crie, me dit d’aller encore plus fort. Sylvie se glisse sous Nadia, ramène sa tête jusqu’à mes couilles et se met à les lécher. Son con arrive au niveau de la tête de Nadia qui enfonce tout son visage dedans. Nous restons un bon moment ainsi. Cinq, dix minutes, peut-être plus, il n’y pas d’horloge pour minuter. Ça crie, ça gémit, ça se balance, ça s’agite, ça vibre, le lit crisse, la lune, pauvre solitaire, nous observe par la fenêtre. Quand je sens la décharge arriver, je sors de Nadia et Sylvie se ramène prestement pour tout prendre dans sa bouche. D’un mouvement de gorge, elle avale tout tandis que Nadia, avachie, s’allonge sur le lit, fermant les yeux et serrant les mains autour des ses seins.
Après le départ de Nadia et Sylvie, j’entends à nouveau Samia et Vincent en bas.
Un moment après, elle lui dit :
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Le vol Paris-Tunis décolle à 16 heures d’Orly. Tonton Karim a tenu à nous déposer, il est accompagné par Zozou. Ils nous laissent devant la grande aérogare et disparaissent aussitôt dans la foule compacte des voitures. En partant de la maison, sa femme, la très douce tante Annie, a laissé échapper quelques larmes. Elle m’a promis qu’elle viendrait passer quelques jours à Tozeur, le printemps prochain. Pendant que nous faisons la queue pour l’enregistrement des bagages, Vincent et Sylvie nous rejoignent. Vincent me prend en aparté.
J’ai failli pleurer, ne sachant quoi lui dire de plus. Il s’est tu également. À l’approche de la police des frontières, là où nous devons nous séparer, nous nous faisons un long baiser bien mouillé, salé par les larmes qui se déversent de nos yeux.
Dans l’avion, je pense à Tahar et à Vincent. Je me trouve affolée, n’arrivant pas à me décider. J’aurais aimé les avoir tous les deux, mais bon, c’est absurde. Un instant je penche vers Tahar, que je connais depuis le début de la fac. Il est gentil et cultivé, il termine bientôt ses études de commerce et il va devoir chercher un boulot. Mais après, je penche vers Vincent, avec tout l’amour qu’il m’a montré ; en plus, il m’offre une vie à Paris avec plein d’opportunités que je ne trouverais jamais à Tunis. Les voyages, les théâtres, les restaurants, les châteaux de la Loire, le canal du midi, la côte d’azur. Je serais médecin à Paris, une cardiologue renommée, qui sait ! J’essaie de faire un comparatif entre les deux, du genre points positifs et points négatifs, comme à l’école, mais je me suis aperçue que c’est complètement horrible ! Je ne vais pas prendre la plus grande décision de ma vie ainsi ! Il faut que j’écoute mon cœur, oui, il faut que l’inspiration m’arrive toute seule, sinon, je les laisserai tomber tous les deux !
En sortant de l’aéroport de Tunis, je trouve Tahar qui m’attend, avec un collier de jasmin. Il me fait la bise et m’aide à pousser mes bagages. Nadia est partie avec ses parents. Dans le taxi qui nous ramène à mon studio, au cœur de Tunis, il me touche imperceptiblement ; je sens sa main moite, je sens les pulsations de son cœur. Je pense aussi à Vincent.
En arrivant chez moi, il m’aide à monter ma valise au troisième étage. Le vieil immeuble que j’habite, est très attachant lorsqu’on le voit du dehors, avec une belle façade style art nouveau et de beaux balcons pleins d’arabesques. Mais il est désuet à l’intérieur, avec des escaliers non entretenus et des murs graisseux qui sentent l’humidité. Arrivé devant chez moi, Tahar, essoufflé me tend la tête. Il s’apprête à me faire la bise pour partir.
C’est la première fois que je l’invite à entrer chez moi.
Un lit simple, deux vieux fauteuils en velours beige, une petite télé noire sur un meuble en bois aggloméré, assorti avec le reste des meubles, un coin bureau et trois étagères fixées au mur. Des livres partout, on y voit des corps, des squelettes, le système digestif. À gauche, un grand placard marron aux ferrures en bronze vieilli. À droite, la fenêtre sur cour, le voilage épais tendu pour empêcher les yeux curieux des dizaines d’ouvertures d’en face, à quelques mètres de distance. Deux petites portes en face de l’entrée, la salle d’eau et la minuscule cuisine. Avec un pincement de cœur, je hume l’odeur de mon petit studio, que je n’ai jamais vraiment apprécié, mais qui m’a tant manqué. J’ouvre légèrement la fenêtre pour renouveler l’air, cela fait plus de deux mois que je l’avais quitté.
Sous la douche, alors que je sens un à un mes muscles, épuisés par des semaines de travail aux urgences, des gardes de nuit prolongées et des sorties à Paris, la confusion me prend encore lorsque je pense à Tahar et à Vincent. Mon cœur, à qui j’avais délégué la lourde tâche de choisir, n’arrive pas à se décider. Ce n’est pas pour me calmer. Ma main savonnée parcourt mon corps transis ! Je caresse longuement mes petits seins en pensant à Tahar, puis à Vincent ; à Vincent, puis à Tahar. Qui des deux me ferait le plus trembler ? Qui des deux me ferait le plus frémir ? Ma main glisse plus bas, elle balaie mon ventre replet, s’arrête au-dessus de mon secret, se frotte à sa toison bouclée. Un doigt se fraie un petit chemin vers l’intérieur, entre les grandes lèvres charnues. Il veut aller plus loin, mais il butte sur la petite membrane encore tendue. Je frotte plus fort, je gratte, j’agite, j’arrache, jusqu’à me sentir comme une braise. Je suis prise par un spasme, je frétille comme un poisson sous l’eau qui coule, je gémis de plus en plus fort.
Je ne lui réponds pas ; je saute hors de la douche comme une folle, l’eau coule toujours. J’ouvre la porte et je le trouve devant moi, hébété de me voir toute nue. Sans attendre, je le pousse sur le lit, ma main déjà sur sa braguette. Je sors sa queue endormie, je la frotte avec mes mains mouillées et je la prends dans ma bouche, comme si j’allais manger une merguez après une grève de la faim. Rapidement, elle se réveille, alors que son propriétaire, ne comprenant pas ce qui lui arrive, me regarde avec des yeux de plus en plus curieux. Il doit se dire que suis devenue folle. Je m’allonge et j’écarte les jambes, légèrement fléchies.
Je ne vois plus que des nuages, des formes floues, des cercles concentriques qui s’éloignent et qui se rapprochent. J’entends des mugissements, des cris lointains, j’entends des vagues que charrient des océans perdus. Et puis vient le petit déclic. Je sens la membrane qui craque, et une toute légère douleur entre les jambes. Je sens la queue tendue m’occuper, m’envahir, me remplir. Je serre les jambes autour de Tahar et je pousse mon ventre vers lui.
Lorsqu’il jouit, je sens la coulée chaude dans mes entrailles, comme une huile chauffée. Je le serre encore plus et je l’empêche de sortir. Nous restons ainsi un moment, collés l’un sur l’autre, en parfaite harmonie. Je me retourne sur lui, il me serre entre ses bras, je mets ma tête sur son torse velu, des petites larmes glissent sur son ventre et se logent dans son nombril.
Nous ne sortons pas manger. Nous passons la soirée dans le petit lit, tout nus. Nous nous observons en silence, nous explorons nos corps. Notre seule autre activité, c’est de se partager une cigarette de temps en temps, et une barrette de chocolat suisse que j’ai ramenée de Paris.
Combien de fois avons-nous fait l’amour cette nuit-là ? Je ne sais plus.