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n° 14504Fiche technique9562 caractères9562
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Temps de lecture estimé : 7 mn
06/08/11
Résumé:  On dit souvent qu'il vaut mieux ne pas aller au bout de ses fantasmes... jusqu'à ce qu'on cède et on plonge dans l'inconnu.
Critères:  #initiation #confession hh hbi préservati hsodo
Auteur : Offered      Envoi mini-message

Collection : Un nouveau monde ?
Il faut bien commencer un jour

Après une quinzaine d’années de fantasmes et quelques pseudos tentatives (minitel, contact téléphonique, rendez-vous avorté pour cause de cœur battant un peu trop la chamade…), j’avais osé répondre à une annonce sur un site spécialisé. Cela avait – à force de, et sur un pic d’excitation – fini par aboutir à une rencontre d’approche dans un lieu public avec un homme marié d’une dizaine d’années de plus que moi. Presque le profil idéal en somme.


Il était plutôt sympa et c’est finalement dans sa voiture toute proche que nous fîmes vraiment connaissance, juste après le déjeuner. Quelques généralités, une petite dose de présentations et une conversation un peu plus intimiste, je n’en attendais pas plus.

Cela avait suffi à lui faire de l’effet, mais moi je restais stressé à mort par cette situation nouvelle et qu’une partie de moi s’obstinait à considérer comme honteuse. Je le laissai sans difficulté glisser sa main dans mon pantalon mais j’eus toutes les peines du monde à oser poser la mienne sur son entrecuisse… Non, vraiment nous n’étions pas dans les mêmes conditions physiques et psychologiques.

Il aurait voulu voir mon corps et m’emmener dans un coin tranquille mais mon travail m’offrit l’alibi parfait pour décliner ses propositions.



Il me fallut quelques mois pour me remettre de cette première rencontre qui, pourtant, n’avait rien de vraiment traumatisante. Bien sûr, il s’était révélé un peu plus entreprenant et insistant que je ne l’avais prévu mais ça n’avait pas été plus loin que quelques attouchements autorisés.

Fort heureusement – ou pas – je l’avais prévenu de mon manque de liberté et durant cette période, il ne s’offusqua pas que je ne lui offre pas encore l’occasion de rendre nos échanges moins virtuels.

Était-ce par respect ou par manque d’envie ? Avait-il des candidats plus volontaires sous la main ? Lorsque je me décidai enfin à forcer le destin, peu m’importait.





Le jour J, je me lave d’une manière un peu plus appuyée qu’à l’accoutumée et subis un stress relatif mais continu toute la matinée… jusqu’à ce que je quitte le boulot pour me rendre chez celui qui va être mon premier amant.

Le temps s’écoule étrangement : mon cœur ne bat pas la chamade mais j’ai un peu l’impression d’être sur une autre planète, comme si j’allais simplement vers mon destin, sans crainte mais sans joie.


Il m’accueille sur le pas de la porte. En entrant, petite décharge d’adrénaline… Il me propose un verre que j’accepte volontiers et nous échangeons quelques banalités, histoire de désacraliser les choses, jusqu’à ce que les dés soient jetés :



Je le suis, un peu dans un état second. Je sais que cette fois, c’est plus du cinéma, que dans quelques instants, il va falloir assumer.


Il me caresse doucement à travers mon t-shirt et je me laisse faire maladroitement. Je ne sais où mettre mes mains, je ne suis sans doute pas prêt, pas apte à appréhender les choses… j’essaye d’accélérer ma respiration pour me donner l’illusion de, mais sans grande réussite.


Assez rapidement je me retrouve nu, lui à mes pieds, ma nouille entre ses lèvres. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne me fait aucun effet.

J’essaye encore d’accélérer ma respiration, ça ne change rien.

Il s’est déshabillé. Son sexe est conforme aux photos : de taille moyenne mais bien droit, dressé sur un pubis bien entretenu.

Il mordille un peu mes tétons. Très légère douleur, je ne dis rien.


Il me fait mettre sur le dos sur le lit, me relève les jambes et me bouffe direct le cul. Sa langue n’a aucune peine à s’immiscer en moi et je la sens partir dans tous les sens, explorant les premiers centimètres de mon rectum et lubrifiant de sa salive mon anus curieusement détendu. C’est une sensation étrange, pas désagréable mais moins idéale que dans mes rêves : j’aurais préféré une longue feuille de rose mais bon, ce n’est pas moi qui mène la danse.


Rapidement il se redresse et se couvre d’un préservatif. Comme il va pour me prendre, je réclame du lub’, non que j’en ressente l’envie mais par pure précaution. Par trois fois, il me doigte longuement, inondant mon antre de gel. C’est à peine si je sens ses doigts (deux je suppose) me dilater tant je suis offert, presque une poupée de chiffon entre ses doigts…


Et puis enfin il se positionne et glisse son sexe en moi, sans aucune difficulté et presque sans que je m’en rende compte. Sa queue coulisse entre mes fesses sans que mon corps n’y oppose aucune résistance. Ça y est, cette fois c’est fait, j’ai une bite dans le cul. Cette fois c’est fait, je suis un enculé. Après tant d’années un homme va-et-vient en moi et utilise mon corps pour son plaisir.


Je dois bien l’avouer, mon ressenti est nul, sauf quand sa queue vient buter contre le fond de mon rectum (que j’aurais cru plus profond, puisque absorbant des godes plus impressionnants) et qu’une très légère douleur apparaît. J’essaye de lui dire d’y aller doucement mais il continue et cherche de l’assurance en me félicitant, en me disant que je le prends bien…

La position me déçoit un peu : pris sur le dos, je m’imaginais plus soumis et offert en exhibant mon intimité. Mais en fait après quelques instants, il me couvre et on se retrouve dans un simili missionnaire qui n’a rien de captivant…

Sa bouche cherche mes lèvres, je ne peux que l’embrasser mais essaye de « limiter » les choses : je ne sens que trop que c’est bien un homme qui me roule un palot et qui fait tourner sa langue autour de la mienne. À tel point qu’à aucun moment je ne pense à ce qu’elle faisait quelques minutes auparavant…


Changement de position : il me fait mettre à quatre pattes et se positionne derrière moi. Il a trop mis de gel, il ne sent rien… il me demande si je me gode et je lui avoue que parfois, deux ou trois fois par an…

Il me trouve large et est surpris que, pour une première fois, je le prenne tout entier…

Il change de capote et me prend par les hanches, m’enfile et m’écrase de son poids. J’ai la tête sur le dessus de lit alors qu’il me bourre, venant cogner au fond de moi à chaque poussée.

Ses mains se baladent un peu sur mon corps et se portent à ma bouche… je n’en ai pas très envie mais j’ouvre les lèvres et suce ses doigts comme je sucerais sa queue… ça ne dure pas : elles remontent sur mes épaules et m’attirent à lui, me faisant me cambrer un peu et ressortir les fesses.

J’essaye de gémir un peu, de respirer plus fort et plus vite… je pense à son plaisir…

Il essaye toujours de m’embrasser… nos têtes se dévissent pour tenter d’y parvenir et sa langue remue frénétiquement dans ma bouche…


Nouveau changement : en cuillère.

C’est plus doux, moins profond… ça ne dure pas.


Me voilà sur le ventre. Il me couvre et me lime doucement mais tout en puissance… lentement il se redresse et m’entraîne avec lui. Nous sommes quasiment accroupis tous les deux, lui derrière moi, ce qui change l’angle d’attaque de sa queue. Les sensations augmentent progressivement alors qu’il me baise doucement mais profondément…

Ses mains caressent un peu mon torse, sa bouche cherche la mienne… c’est vraiment pas mon truc d’embrasser un mec.


Il sort de mon cul et s’allonge à son tour… à moi de m’empaler.

Je lui fais face, je m’accroupis… encore une fois il entre en moi presque sans que je m’en rende compte. Le matelas est mou, je ne sais pas trop quoi faire de mes mains… à genoux sur sa queue, je me retrouve face à lui et ne sais comment réagir.

Pas de douleur mais pas de plaisir… j’hésite à jouer la comédie et à jouer la salope, je ne me sens pas de le faire et je ne sais pas s’il apprécierait…


Retour aux fondamentaux : la levrette.

Cette position sera la dernière : il jouira en moi sans que je m’en rende compte.



Passage à la douche. C’est simple le sexe.

Il me caresse les fesses, les couvre et je me positionne accroupi entre ses cuisses, il les trouve belles. On a encore le temps, il semble avoir encore envie… je dis que j’aimerais bien le sucer.

Il se place à côté d’une glace.

J’aurais pu faire monter le plaisir, mais comme je suis pas assez pédé pour aller lécher ses seins ou ses couilles, je passe direct aux choses sérieuses.

Sa queue paraît plus petite dans ma bouche. Comme ses mains me prennent par les épaules ou se posent sur ma tête, j’essaye d’aspirer et de jouer de la langue et ça semble marcher. Lui, donne de petits coups de bassin, mais pas trop…

Je tente de l’avaler complètement et j’y parviens non sans un haut-le-cœur. Encore une fois, c’était plus facile avec mon gode… Curieux…

Là encore il jouira sans que je ne m’en rende compte.


Pas de mouvements intempestifs de bassin, pas de gémissement… lisse.


En une heure de temps il n’a jamais débandé… joli.


On se retrouve à boire un café et à discuter tranquillement, comme si tout cela était parfaitement naturel.

Il m’a mis sa bite dans le cul et c’est normal.


En tous cas le gars est cool et je me sens bien, sans honte. J’ai eu de la chance de tomber sur un mec clean qui a essayé de me donner du plaisir (même s’il a plus souvent pensé au sien – mais après tout, c’est lui le mâle) et de l’expérience en variant les positions.


On se quitte, il me caresse les fesses et me redit que j’ai un beau cul… oui mais là, j’ai plus trop le temps, et puis je sais que je pendrai pas mon pied…



Je rentre chez moi dans un état second, sans vraiment savoir que penser.

Tout ça pour ça ? Je n’ai même pas eu un début d’érection ! En même temps, je ne retiens rien de négatif…

La réalité est-elle réellement si terne, à ce point en deçà de ce dont on peut rêver ? Ou, plus simplement, le stress de la première fois qui rend les choses mécaniques et sans émotion ?



Peut-être faudrait-il avoir confirmation ?