| n° 14480 | Fiche technique | 34390 caractères | 34390Temps de lecture estimé : 19 mn | 18/07/11 |
| Résumé: Un groupe de jeunes se confie dans une grange perdue au milieu des champs. | ||||
| Critères: fffh jeunes vacances campagne hsoumis fdomine massage intermast hdanus init confession policier -policier -prememois -hsoumisaf | ||||
| Auteur : Shen (Une passion : les hommes !) | ||||
Je passai mes vingt premiers étés en pleine campagne, dans un trou perdu de Bourgogne nommé Esteveaux. Ce petit lieu-dit, constitué de quelques fermes agricoles et d’un cimetière abandonné, constitua longtemps une prison dorée à mes yeux. Seul réconfort, la petite rivière bordant les champs, dans laquelle nous pouvions nous baigner avec bonheur !
Je rencontrai à Esteveaux mes meilleurs « amis de vacances ». Entendez par là, des connaissances avec qui l’on partage tout le temps de l’été, mais dont on n’a aucune nouvelle le reste de l’année ! Notre petit groupe était constitué de tous les jeunes d’Esteveaux de cette époque, c’est-à-dire… pas grand monde ! Clément, le fils d’un instituteur vivant là à l’année, Mariette, une jolie brune pleine de vie toujours prête à s’embarquer dans des trucs insensés, Pénélope, la sœur de Mariette, assez introvertie mais dotée d’un redoutable sens de la dérision, et enfin moi, dernier « maillon » de ce « club des oubliés », et accessoirement chef du clan !
Au sein de ce groupe, j’avais pris l’habitude de ne pas trop me plaindre. Mon sort était tellement plus enviable que celui de mes deux copines de galère… J’accompagnais mes parents, qui avaient choisi d’acheter une maison « au calme et à la fraîche », alors que Pénélope et Mariette étaient contraintes de vivre chez une grand-tante tyrannique. La vieille, à moitié folle, les « prenait en charge » en contrepartie d’un travail agricole épuisant… Quant à Clément, la caution masculine du groupe, il souffrait d’un père très sévère qui le voyait déjà chirurgien dans un grand hôpital parisien… lui qui a toujours eu horreur du sang !
Ainsi, nous vécûmes longtemps ces exils comme des punitions injustes, alors que la plupart de nos amis du lycée allaient bronzer à la mer. Par voie de conséquence, des liens de solidarité et d’amitié très forts se tissèrent progressivement entre nous. Insouciants durant toute notre enfance, nous passâmes des heures entières à nous baigner dans la rivière qui borde le bois. Ces merveilleux moments jouèrent considérablement sur la nature très fraternelle de nos relations. Puis, à l’adolescence, la vieille grange abandonnée des frères Busson, située à l’écart du village près du cimetière, devint notre quartier général officiel. Une rumeur sinistre courait autour de cet endroit : le benjamin de la famille d’agriculteurs avait été noyé par ses deux frères une sombre nuit d’hiver. De nombreux paysans du coin pensaient que les deux hommes avaient pris cette décision en réponse à d’épouvantables actes de torture qui s’étaient produits à l’intérieur même de la famille…
Évidemment, ce sinistre fait divers ne rendait notre cachette que plus excitante ! Pendant les longues nuits d’été, nous prîmes l’habitude de discuter de tous les sujets de la vie, dont celui-ci, et d’échanger nos secrets sans retenue dans cette cachette oubliée.
C’est notamment durant ces conversations interminables que je découvris tous les mystères du Garçon (avec un énorme… G !). Il faut rappeler que dans les années 80, la sexualité constituait encore un sujet relativement tabou, et que la pornographie n’était pas à la portée de tous les claviers. Ces conversations permettaient donc de comprendre certaines réactions du corps, de désamorcer des inquiétudes et d’échanger nos connaissances sur des sujets généralement interdits.
Sans faire référence à sa petite personne, Clément nous donnait tout un tas d’informations sur la sexualité des hommes : leurs désirs (inépuisables !), leurs préoccupations (futiles…) et leurs angoisses (existentielles). En échange, nous lui apprîmes énormément de choses sur l’intimité féminine, ce qui le fascinait. Toutes ces confessions se faisaient très naturellement et sans fausse modestie. Nous savions que les secrets étaient bien gardés.
Clément était un beau garçon brun au physique athlétique et élancé. D’un naturel naïf mais diablement intelligent, il avait pris l’habitude de jouer les grands frères protecteurs avec nous. Cela faisait bien rire les filles, car des quatre membres du « club des oubliés », c’était certainement lui le moins expérimenté et le plus maladroit.
Il apparaissait plutôt à nos yeux comme une bête curieuse du sexe opposé, que l’on voyait mûrir d’années en années à nos côtés. À la fois physiquement, lorsque nous allions nous baigner en maillot dans la rivière (l’occasion d’adorables moqueries !), mais aussi intellectuellement, lorsque nous devisions de problèmes existentiels le soir venu.
C’est pourquoi Clément ne pouvait incarner le prince charmant à nos yeux. Et inversement, je crois que malgré nos jolies silhouettes féminines, le jeune homme n’arrivait pas à nous concevoir comme des filles « normales », mais plutôt comme des « potes avec des seins », comme il aimait à le répéter… Cette période de découverte mutuelle dura de longues années. Plus les années passaient, plus nos conversations dans la grange abordaient sans détour les sujets les plus crus. L’été de nos dix-huit ans, un problème crucial se posa à nous : aucun membre du groupe n’avait encore connu l’Amour !
J’adorais lancer cette expression quand Clément se montrait ingénu. Cela ne voulait rien dire mais ça nous faisait beaucoup rire.
Clément avait la tête appuyée sur mon ventre. Son short laissait à nus de jolis mollets légèrement duvetés.
Clément enleva son t-shirt, déboutonna son short. Son large torse prenait de jolies teintes bleutées sous le clair de lune. Il se blottit ensuite contre la paille, nous tournant le dos. Son slip blanc légèrement transparent laissait deviner des fesses viriles et courbées.
En voyant un si beau spectacle, nous échangeâmes un sourire avec Mariette et Pénélope. La même idée nous avait traversé l’esprit : pourquoi s’embêter à chercher en vain un amant alors que Clément pouvait nous offrir un si charmant petit aperçu sur place…
Cela provoqua des rires. Le beau gosse se retourna vers le trio féminin.
Cette réponse ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde.
Un an plus tard, les quatre mêmes désespérés se retrouvèrent à nouveau à contempler le ciel, cette fois-ci menaçant, à travers le toit percé de la grange. Des nuages épais et sinistres annonçaient un orage imminent. Le sujet du soir abordait la réalité du Big-Bang dans l’univers immatériel. Mais progressivement, nous déviâmes sur une question encore plus sensible : le corps de Clément était-il une réalité tangible ?
Clément comprit enfin où voulaient en venir les filles. Un coup de tonnerre retentit dans le ciel. Ma pomme, infestée d’adorables petits vers de terre, roula doucement sur le sol.
Cette dernière phrase précéda un long et troublant silence durant lequel Clément déglutit de gêne. C’était la première fois qu’il affichait un tel regard d’angoisse devant nous.
À ce moment, je sentis que la gêne initiale de Clément se transformait brutalement en une curiosité teintée de désir. Dans le ciel, de silencieux éclairs illuminaient régulièrement nos corps. Une pluie fine et discontinue commençait à tomber, l’ambiance devenait électrique.
Pénélope manquait considérablement de tact et de précision. Sans doute était-ce dû à l’immense trouble qui la parcourait.
Le suspense était à son comble. Même les grenouilles de la rivière, impatientes de connaître la décision finale du Don Juan, s’arrêtèrent un instant de croasser pour écouter la réponse. Clément jeta un coup d’œil sur son corps, envisageant vaguement ce qu’il allait advenir. Puis il releva la tête et croisa chacun de nos regards.
Nous étions soulagées et heureuses.
Sans répondre, le garçon, intrigué et confus, s’exécuta. Une fois couché, il regarda ses amies avec une certaine appréhension. Il savait parfaitement qu’il tentait une nouvelle et excitante expérience de vie. Après quelques instants, la main de Mariette leva le t-shirt du garçon et caressa son ventre doux et parfaitement lisse.
Quelques rares gouttes de pluie traversaient le toit de la vieille bâtisse et humidifiaient par endroit le ventre dénudé du garçon…
À peine avait-il prononcé ces mots que je baissai doucement la fermeture éclair de son short, puis en détachai l’unique bouton. Dans cette position étrange qui révélait avec érotisme une petite zone de son entrejambe, le garçon devenait très désirable.
Pénélope fit glisser avec délicatesse le bermuda beige jusqu’aux chevilles, dévoilant de longues et larges cuisses légèrement poilues. Un boxer sombre moulait les formes les plus inavouables de l’anatomie de Clément. Sa respiration rapide faisait monter et descendre l’élastique entourant son bas-ventre.
Mariette frôla le mince tissu qui surplombait le pénis du garçon, caressa plus longuement le ventre puis remonta jusqu’au torse.
D’un geste, je relevai jusqu’aux tétons le t-shirt du garçon, puis je fis glisser son boxer jusqu’à la moitié de ses cuisses. En une seconde, le sexe du jeune cobaye apparut avec indécence à nos yeux ébahis. Clément avait abandonné son statut de jeune homme bien sous tous rapports pour endosser le costume de curieuse bête sexuelle.
Sous une pluie de plus en plus forte, nous sentions que sa respiration et son cœur s’accéléraient d’une façon menaçante. L’excitation au sein du groupe devenait palpable.
Le pénis flasque et le petit paquet de couilles frémirent distinctement à ce geste d’amour. Mes mots raisonnaient dans sa tête.
Avec deux de mes doigts, je rabaissai la peau du pénis pour découvrir le gland. Ce geste provoqua un râle viril de plaisir, presque inaudible. Au repos, son sexe était plus gros que ce que j’imaginais, mais en érection…
D’une main experte, je dénudai à nouveau le torse du garçon jusqu’aux aisselles.
– Je peux enlever le t-shirt, fit Clément. S’il n’y a que ça…
Alors qu’il regardait l’orage, Clément sentit les doigts de Mariette inspecter doucement ses testicules puis les soupeser. Le jeune homme était extrêmement sensible à nos gestes, puisqu’il ne pouvait pas s’empêcher de tendre son ventre à chacun de nos frôlements. Ses gémissements durement réprimés nous prouvaient que nous étions en train d’explorer avec envie l’un des endroits les plus sensibles de l’anatomie masculine.
Le garçon s’exécuta. Le derrière de Clément était encore plus beau tout nu. Mariette, décidément de plus en plus à l’aise, écarta d’un geste expert les fesses du garçon : enfoui dans une zone de poils parfaitement propres, son charmant petit trou apparut. En outre, son pénis durci collé contre le sol faisait ressortir la base du sexe qui se trouvait derrière ses couilles. Pénélope et Mariette ne se privèrent pas de toucher le morceau de chair puis la minuscule petite fente. Ce geste provocateur excita fougueusement Clément.
Sans répondre, elle tenta d’insérer doucement son index dans le petit orifice. Clément se rétracta immédiatement.
Mariette recommença à plusieurs reprises, sans lui faire mal. Faisant preuve d’une douceur insensée, son doigt finit par disparaître progressivement. Clément poussait d’étranges gémissements de gêne et de plaisir.
Ce petit massage dura de longues minutes. Clément dégageait une chaleur incroyable, au point que des perles de transpiration se mêlaient aux gouttes de pluie qui coulaient désormais abondamment sur son dos et ses fesses.
Un petit liquide transparent et visqueux avait coulé le long de sa verge et souillé la couverture.
Une fois le garçon couché de face, nos trois mains s’emparèrent comme d’une épée du membre viril qui se dressait. Mariette s’occupait également de masser les testicules désormais rétractés du beau mâle. Je mentirais si je disais que nos va-et-vient durèrent plus de deux minutes. Mais quel incroyable moment !
Alors que Pénélope redoublait d’efforts pour satisfaire le garçon, son autre main s’enfouit entre ses cuisses et jusque dans sa culotte. Quelle surprise de la part de la fille la plus timide du groupe ! Rien ni personne ne semblait pouvoir l’arrêter. Elle se concentrait sur sa propre jouissance, à la grande joie de Clément dont les soupirs devenaient de plus en plus licencieux.
Notre massage improvisé, minutieux et sensuel, transforma progressivement le corps du garçon en une véritable torche vivante. D’abord sagement posées sur nos genoux, nos mains passèrent peu à peu sur les parties les plus secrètes du corps qui nous était présenté. Mariette s’attachait à câliner l’intérieur des cuisses, tellement sensible… Quant à moi, j’insistais particulièrement sur le torse puissant et les tétons raffermis par tant d’émotions. Les contractions de plus en plus vigoureuses du ventre du garçon nous prouvaient que l’excitation était en train de monter violemment en lui et que le point culminant de notre union allait bientôt arriver.
Au moment où son désir fut le plus fort, un instant avant l’éjaculation, nous tentâmes en vain de maintenir fermement au sol le jeune homme tout en continuant à le branler fougueusement. Un râle incroyable, plus fort que les autres, finit par jaillir de sa bouche. Le choc fut tellement violent que les vieilles planches sur lesquelles nous nous étions installés se brisèrent sous notre poids, nous faisant chuter violemment dans une immense cave dont nous n’avions pas connaissance.
Dans le noir complet, après quelques instants de stupeur, Mariette alluma un briquet.
La grande cave s’étendait bien au-delà des murs de la grange. Une chaise, une table et un vieux lit témoignaient d’une étrange présence passée… L’inquiétude commençait à nous gagner, alors que Pénélope semblait s’être volatilisée.
La soirée prenait subitement une tournure inquiétante. Le long tunnel que nous avions décidé d’emprunter ne débouchait sur rien. L’odeur était insupportable, et les briquets commençaient à nous brûler les doigts.
Effrayés par le bruit de nos pas, des rats longeaient régulièrement les murs pour s’engouffrer dans l’une des minuscules crevasses qui jonchaient le sol. Par terre, tout un écosystème de bestioles répugnantes se baladait dans une infecte boue brunâtre… D’étranges traces d’ongles animaux venaient en certains endroits creuser les épais murs de pierre. Après de longues minutes de marche, une lueur apparut au coin de l’un des virages du tunnel.
Le bruit que j’entendais ressemblait davantage à celui d’un vieil animal malade…
Clément s’avança pourtant vers la lumière. Son corps sale portait quelques gros hématomes et une entaille sanglante au niveau du dos. Avec sa chevelure en bataille, il ressemblait à un guerrier perdu prêt à combattre le pire de ses ennemis. Ce brutal retour à l’état sauvage, mêlé à cette position de grande fragilité, le rendait extrêmement désirable. En passant avant nous, il assumait avec un courage incroyable son rôle d’homme.
Dehors, l’orage atteignait son apogée, provoquant de nombreuses infiltrations qui rendaient les murs brillants.
Tout à coup, un homme torse nu, doté d’un corps massif et poilu, d’une barbe sale et de longs cheveux gras, apparut à quelques pas de Clément. De toute évidence, l’homme de Neandertal venait de sortir de sa caverne…
Sans rien laisser transparaître, Clément tentait de trouver une solution pour secourir Pénélope tout en évitant le dégénéré…
Entièrement nu, le bonobo ressemblait à une grosse armoire à glace affublée d’un regard méchant. À côté, le corps svelte et agile de Clément s’apparentait à celui d’un adonis au cœur vaillant. La bête n’y était d’ailleurs pas indifférente : une gigantesque queue rougeâtre, veineuse et surplombant de lourdes couilles, se dressait à travers le vison de poils graisseux.
Sans finir sa phrase, l’hominidé bondit sur notre ami, le plaquant de toute sa nudité sur le sol visqueux puis le retournant comme une crêpe. Malgré d’immenses efforts pour tenter d’échapper à la bête, Clément se retrouva totalement immobilisé par la masse musculaire qui s’était abattue sur lui. Le gland du Goliath, de la taille d’un abricot, se plaqua violemment contre le fondement du garçon.
Les larmes coulèrent le long de ses joues, le désespoir se lisait sur son visage. Alors que les veines de son anus craquaient sous l’immense pression, le jeune homme tendit le bras vers le fond de la grotte dans un ultime réflexe de survie… Il sonda en désespoir de cause le petit espace qui se trouvait à sa portée… Miraculeusement, une grosse pierre se présenta à lui. Dans un ultime effort, il la fracassa violemment contre le crâne du Cro-Magnon.
La bête s’effondra tel un ignoble crapaud chutant à plusieurs mètres de son rocher. La lutte était terminée, mais Clément était coincé sous le poids de l’homme.
Mariette m’aida à soulever le corps de l’animal inconscient. Jamais je n’avais eu aussi peur de toute ma vie ! Clément était presque inconscient mais vivant. Il avait triomphé de l’immonde animal qui nous espionnait depuis si longtemps… Et sans grosse blessure, d’après nos premiers et minutieux contrôles infirmiers.
Mariette s’occupa de libérer sa sœur, alors que j’allongeai le corps meurtri du beau mâle entre mes cuisses. Il fallait apaiser la douleur… Ainsi que mon immense désir de récompenser mon chevalier… À ce moment, je fis donc le choix de masser doucement son corps endolori, en commençant d’abord par les quelques bleus, puis en descendant lentement vers le sexe qui m’avait procuré tant de sensations tout à l’heure… D’abord surpris, Clément laissa finalement mes mains faire leur tendre travail.
Le regard de Mariette était brûlant. Aucune d’entre nous n’avait eu le temps d’avoir réellement du plaisir tout à l’heure, et il était étrangement temps que cela change.
Mariette dévêtit à nouveau le gland de Clément, qui nous était désormais familier. Comme celui-ci n’était pas souillé, elle le plaça, après une courte hésitation, tout au fond de sa gorge… Une réanimation tellement nécessaire pour notre guerrier enchanteur… Après de lents et délicats mouvements de bouche, le sexe reprit une taille tout à fait appréciable. Tour à tour, dans un état absolu de nervosité mêlée de désir, nous profitâmes de cet instant suspendu entre la vie et la mort pour perdre délicieusement notre virginité…
Peu après, nous finîmes par gravir un escalier débouchant à la surface de la Terre… En plein milieu du vieux cimetière. Nous nous retrouvâmes nez-à-nez avec une tombe, celle du frère Busson. L’épitaphe indiquait :
À notre frère, dont nous aurions aimé retrouver le corps.
Ce fut le dernier été du « Club des oubliés »…