| n° 14440 | Fiche technique | 27501 caractères | 27501 4639 Temps de lecture estimé : 19 mn |
18/06/11 |
Résumé: Deux collègues insatisfaits dans leur vie de couple respective se livrent à un jeu de séduction tantôt amusant, tantôt troublant, parfois douloureux et toujours excitant... | ||||
Critères: f fh collègues travail fmast hmast québec | ||||
| Auteur : Sweet Mommy (De l'imagination au réel) | ||||
Elle avait vu sa photo sur le tableau des employés et avait souhaité ne jamais travailler avec lui. Ou faire face, si cela arrivait, à un homme en couple et extrêmement fidèle, ou frigide, ou froid au charme qu’elle savait posséder. Mais le mieux, selon elle, était qu’elle ne le croise jamais. Il était, physiquement du moins, exactement le genre d’homme à l’allumer, trop, de façon à lui faire perdre la tête. Et elle aimait son conjoint, elle voulait à tout prix lui être fidèle, même s’il ne l’était peut-être pas, ce qui expliquait, selon elle, la baisse de libido dont il se disait victime… Elle n’avait plus regardé la photo, trop troublée par l’éventualité qu’elle allait, forcément, un jour ou l’autre, rencontrer le bel homme qui en était l’objet. Et elle l’avait oublié. Ce n’était qu’une photo après tout et elle était fort occupée. Ses deux autres boulots et ses deux enfants lui laissaient bien peu de temps pour fantasmer sur une image…
Il avait vu sa photo sur le tableau des employés et avait décidé qu’il lui fallait coûte que coûte rencontrer cette jolie jeune femme. Elle était absolument son genre et il avait définitivement besoin de changement. Sa copine prétextait sans cesse une excuse pour refuser ses avances. Quand il était chanceux, elle le laissait la baiser une fois par semaine, sinon moins. Elle ne participait plus à leurs ébats, se contentant de se coucher sur le dos et de le laisser faire. Elle l’aimait, mais semblait ne plus avoir besoin de sexe. Et il l’aimait, mais il avait férocement besoin de sexe. Et de se sentir désiré.
Quand il avait vu qu’un poste se libérait les fins de semaine où la belle inconnue travaillait, il avait sauté sur l’occasion. Son ancienneté avait joué en sa faveur et il n’avait eu aucune difficulté à l’obtenir. Il espérait que la demoiselle ne serait pas trop difficile à charmer, juste assez. Il se surprenait à penser à elle quand il baisait sa copine. Il anticipait leur première rencontre et espérait que ses pressentiments, habituellement fiables, le seraient une fois de plus. Il avait entendu parler d’elle à droite et à gauche, comme d’une jeune femme intelligente, pleine d’entrain et de joie de vivre, indépendante, professionnelle et adorant les personnes âgées avec qui ils travaillaient. Et chaque fois, il s’était retenu de poser des questions, même s’il désirait plus que tout la connaître davantage. Il patientait et pensait à elle en se caressant, alors que sa copine faisait semblant de dormir à ses côtés.
Quand elle constata, en regardant son horaire de travail, qu’elle allait travailler avec lui durant toute une fin de semaine, elle eut un malaise. Heureusement, elle ne put s’y attarder, ses « petits vieux » comme elle les appelait affectueusement, avaient faim. Après le souper venait la routine du soir qui l’occupait énormément et, après le travail, venait sa vie qui l’absorbait pleinement. Elle n’y pensa plus trop, s’obligeant à songer à autre chose lorsque l’image du beau jeune homme lui traversait l’esprit. Elle appela quand même sa meilleure amie la veille de leur rencontre, question d’évacuer, en parole du moins, les tensions que cette photo provoquait en elle. Et elle réussit à convaincre son conjoint d’accepter ses avances, en lui offrant, alors qu’il dormait, une fellation digne des meilleurs films pornos. Elle le suça longuement, lui dévora les testicules, lui titilla l’anus avec les doigts et la langue et l’enfourcha en se caressant simultanément les seins et le clitoris, jusqu’à se laisser aller à l’orgasme dont elle rêvait depuis déjà une semaine. Ils avaient joui ensemble et cela lui rappela à quel point ils étaient faits l’un pour l’autre. Elle se dit qu’ils traversaient un dur moment mais qu’elle devait rester forte et ne pas succomber aux tentations qui s’offraient à elle.
Le lendemain, elle ne se maquilla pas et se vêtit d’un chandail ample et des pantalons les moins serrés qu’elle possédait. Elle savait que ses fesses et ses hanches faisaient craquer bien des mecs et ne voulait pas qu’il les remarque. Elle se jura d’ignorer toutes ses avances s’il osait en formuler, de cacher son côté nymphomane s’il parlait de sexe et de ne pas s’attarder à le regarder, même si l’envie lui prenait de le faire.
Le matin de leur rencontre, il prit une longue douche et se surprit à n’être pas aussi sûr de lui qu’à l’habitude. Après tout, il ne la connaissait pas du tout. Il se savait charmeur et facilement convaincant, mais les collègues parlaient d’elle comme d’une fille mystérieuse et indépendante. Il repensa à la seule fille mystérieuse et indépendante qu’il avait connue et une douleur lui troua le ventre. Il ne se remettrait jamais vraiment de cette conquête, il en était sûr. Elle s’était jouée de lui comme une experte, le laissant dans le doute plus souvent qu’autrement, puis abusant de son corps comme si sa vie en dépendait, puis le laissant sans nouvelles, puis le rappelant pour s’excuser et prétexter n’importe quoi.
Il repensa aux ébats enflammés qu’ils avaient vécus et se masturba vigoureusement puis il sortit de la douche et se parfuma. Sa copine le questionna car il n’avait pas l’habitude de se parfumer pour aller travailler, mais il lui raconta qu’une petite dame était plus calme lorsque les hommes qui s’en occupaient étaient parfumés. Elle le crut car elle savait à quel point il était investi auprès des personnes âgées dont il prenait soin. Elle le trouva adorable d’être si attentionné et le regarda partir en se disant qu’il faudrait bien, un jour, qu’elle apprenne à lui faire confiance.
Lorsque la patronne fit les présentations, elle réussit à garder sa contenance. Il était beau comme un apollon. Ses yeux étaient aussi noirs que sur la photo, son teint était encore plus doux pour le regard et ses épaules semblaient parfaites, fortes et carrées comme elle les aimait. Elle lui sourit de façon sympathique et lui serra vigoureusement la main, comme elle le faisait toujours, puis prétexta une envie pressante pour aller se ressaisir à la salle de bain.
Elle pensa à ses enfants, à son copain, à sa vie qu’elle trouvait parfaite et aux aventures décevantes qu’elle avait vécues avant d’être en couple. Elle respira un bon coup, s’aspergea le visage d’eau et ressortit, mine de rien.
Lorsqu’il la vit la première fois, il sut immédiatement que si elle acceptait ses avances et était talentueuse au lit, il en deviendrait fou. La photo ne lui avait pas permis de constater qu’elle était petite mais il adorait les petites femmes. Ses yeux le foudroyaient lorsqu’elle l’aborda pour se présenter et il eut l’impression de défaillir lorsqu’elle lui serra la main. Elle n’était pas maquillée comme sur la photo et il la trouva encore plus belle au naturel. Il était sous le charme et avait un peu peur mais il se ressaisit rapidement en imaginant sa collègue en train de jouir sous son corps. Il avait un but à atteindre et il y arriverait.
La patronne s’éclipsa et les laissa seuls avec les cinq personnes âgées dont ils auraient la charge pour les dix heures à venir. Certaines avaient des troubles de mémoire, d’autres parlaient énormément, tous étaient des cas à part entière et prenaient beaucoup de leur temps mais ils eurent quand même amplement le temps de faire connaissance. Ils parlèrent du travail et de leur vie respective, un peu de leurs valeurs et intérêts, mais toujours de façon superficielle.
Durant la sieste, ils s’entendirent pour qu’elle s’occupe des tâches au deuxième étage et lui de celles au premier. Elle prit tout son temps pour ne pas avoir à le rejoindre avant qu’au moins une personne ne soit présente et il fit de même car vraiment, elle le troublait. Vint ensuite l’heure de préparer les repas et la journée se termina sans qu’ils aient abordé de sujets chauds. Elle était soulagée d’y être parvenue mais malgré tout, son ventre brulait de désir et son cœur battait la chamade. Elle se masturba en arrivant chez elle, se forçant à penser à son conjoint. Elle joua beaucoup avec ses enfants, entreprit de faire une tonne de plats d’avance, bref, elle s’occupa l’esprit car vraiment, il la troublait.
Alors qu’elle s’apprêtait à aller au lit, le téléphone sonna. Sa patronne avait besoin d’elle pour le quart de nuit. Elle accepta, même si ça impliquait qu’elle travaillerait pendant vingt heures de suite, se prépara en vitesse et partit après avoir embrassé son conjoint et ses enfants. Durant son quart de travail, en faisant le ménage qu’il y avait à faire lorsque les résidents dormaient, elle se remémora sa journée et s’imagina, c’était plus fort qu’elle, en train de se faire prendre à tel ou tel endroit. N’en pouvant plus, elle s’enferma dans le bureau et s’offrit une délicieuse séance de masturbation, durant laquelle elle se permit de penser à son collègue.
Elle s’étendit par terre, les pantalons sur les chevilles et le chandail remonté. Elle s’écarta grandement les jambes, se caressa les seins d’une main et effleura doucement sa chatte de l’autre. Convaincue que les résidents étaient bien assommés par leur somnifère, elle se permit quelques gémissements lorsque ses doigts s’insérèrent dans sa fente humide. Elle en caressa doucement l’entrée en effectuant de subtils mouvements circulaires et remonta pour se caresser le clitoris. Il était encore sensible d’avoir été caressé la veille et une onde électrique lui traversa le bas du dos. Elle respira fort et se pinça les mamelons avec de plus en plus de vigueur.
Lorsque son clitoris ne put plus supporter ses caresses, elle inséra deux doigts dans sa chatte trempée et s’assit à califourchon sur sa main pour les sentir le plus profondément possible en elle. De l’autre main, elle se caressa l’anus avec fermeté. Ses hanches, comme sa respiration, s’emballaient et la poussaient vers l’orgasme, elle le sentait venir, monter en elle, l’envahir…
Son dos se cambra de plaisir pendant qu’elle imaginait son collègue en train de la défoncer en la traitant de petite salope. Elle se vit en train de lui crier d’y aller plus fort et elle jouit comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, mouillant le plancher du bureau et ne pouvant s’empêcher de crier. Puis elle nettoya le tout et un sourire satisfait sur les lèvres, alla s’étendre au salon en se disant qu’au fond, si personne ne le savait, elle pouvait bien se permettre un petit péché de temps à autre… Elle travaillait tellement fort, et son chéri la baisait si peu souvent.
Au petit matin, Lucie se sentait en pleine forme. Elle n’avait pas de maquillage dans son sac mais elle y trouva une camisole, qu’elle défroissa dans la sécheuse et mit sous son gros chandail, ainsi qu’une pince à cheveux, qui lui permit de dévoiler sa longue nuque. Elle prépara du café et s’assit à la cuisine de la résidence, l’air calme et détendu, malgré les papillons qui voletaient dans son estomac.
Lorsque Ric se présenta au travail et qu’il vit la voiture de Lucie, il fut confus. Elle devait commencer plus tard que lui ! Que faisait-elle déjà là ? Il était à la fois excité et troublé. Il aurait aimé prendre le temps d’arriver, de prendre sa place, l’accueillir. Mais bon, il entra en essayant d’avoir l’air détendu et y parvint fort bien.
Elle l’accueillit avec ses yeux pétillants et son sourire sympathique.
Il se frotta les yeux, encore endormi, mais surtout ébahi. Qu’avait-elle ? Ses cheveux étaient remontés, ça lui allait très bien, elle était sexy à souhait, mais il y avait quelque chose d’autre. Quelque chose qu’il ne cernait pas. Ça l’agaça. Il était habituellement si bon pour cerner la gent féminine. Elle avait un petit quelque chose de plus que la veille, quelque chose d’inexplicable, qui ajoutait encore davantage à son charme. Il était troublé, terriblement, une fois de plus.
Elle le trouvait craquant, complètement, l’air endormi et surpris à la fois. Il lui apparaissait comme étant si vulnérable, ça la mettait en confiance. Elle réussirait à le charmer, comme elle en avait charmé bien d’autres. Il le fallait, car son bas-ventre lui criait son désir et il n’était là que depuis quelques minutes. Elle se trouva innocente d’avoir cru pouvoir résister à une telle attraction. Elle se rappela une phrase lue sur internet : « la meilleure façon de se débarrasser d’une tentation, c’est d’y succomber… » Eh bien, elle succomberait, et ce serait délicieux, elle le pressentait.
Les résidents se réveillèrent et les deux collègues vaquèrent aux différentes tâches inhérentes à leur emploi. Lucie effleurait parfois Ric volontairement, dans le creux des reins pour lui signifier qu’elle voulait qu’il se tasse de son chemin, sur les avant-bras lorsqu’elle voulait lui parler et qu’il discutait déjà avec un résident, sur une fesse, en passant trop près de lui. Le pauvre jeune homme devait respirer profondément pour se remettre de ces attouchements et de la sensation qui le parcourait lorsque Lucie passait tout près de lui. Tout son corps lui criait son envie de la coincer contre un mur et de la dominer, de l’embrasser férocement en la caressant passionnément, de la mordre, de la lécher, de la faire jouir comme jamais elle n’aurait joui.
Parfois aussi, l’effleurement était accidentel et alors, elle avait l’impression de défaillir, carrément. Son corps était alors agité d’un subtil soubresaut, qu’elle essayait tant bien que mal de dissimuler mais que Ric ne voyait pas, trop occupé qu’il était à reprendre lui-même ses esprits.
Lorsque l’heure de la sieste vint, ils prirent place à l’extérieur, assis sur des chaises de parterre, face à face et discutèrent de leurs conditions de travail. Lucie en profita pour lui faire savoir qu’elle travaillait dans un sex-shop un week-end sur deux et alors, tous les sens de Ric furent éveillés
Elle prétexta une envie urgente pour aller se ressaisir à la salle de bain. Hors de question qu’elle attaque là, ici, maintenant. Pourtant, sans ces deux minutes de répit, elle savait qu’elle ne parviendrait pas à calmer les pulsions qui la poussaient vers Ric et lui donnait envie de le baiser. Elle s’imaginait retourner dehors l’air innocent, s’asseoir sur lui à califourchon, prendre son visage dans ses mains et l’embrasser langoureusement. Elle sentit presque son bassin se tortiller de désir sur Ric et la verge de celui-ci durcir contre sa chatte trempée…
Elle avait envie de le déshabiller, de le caresser, partout, longuement. De le déguster, de le mordiller, de le sucer, de le baiser sauvagement… de lui faire atteindre le septième ciel. Et surtout, surtout, elle avait terriblement envie de le sentir en elle, elle en avait des spasmes dans le bas-ventre. Elle s’aspergea le visage d’eau, ferma les yeux, prit de profondes inspirations et sortit à nouveau. Il regardait la porte lorsqu’elle la franchit et il continua de la fixer, d’un regard plein de questions mais aussi… d’envie ? Oui, pendant quelques secondes, elle put lire dans les yeux de son collègue des sentiments semblables aux siens, mais bon, sans doute pas aussi intenses. Car les siens atteignaient un paroxysme d’intensité. Son ventre la torturait, la peau lui démangeait, le cœur lui palpitait. Elle avait voulu être forte, mais elle perdait ses moyens. Sa démarche n’était plus assurée, son regard soutenait difficilement celui de Ric, ses mains étaient moites, elle se sentit physiquement mal, et elle n’arriva pas à se ressaisir, pas cette fois.
Lorsqu’elle sortit de la résidence, il se força à soutenir son regard. Il était presque certain de l’avoir ébranlée en lui parlant de son obsession pour le sexe et il voulut en être certain. Si elle soutenait son regard, il essaierait d’y lire ses sentiments, si elle détournait le regard, il saurait. Et elle détourna le regard après avoir tenté de le soutenir l’espace d’une seconde. Elle semblait mal à l’aise. Il la troublait ! Il en était sûr ! Sa confiance grimpa et il parvint même à sublimer son incroyable désir pour en ajouter, et s’informer à la fois…
Elle eut du mal à répondre, sa bouche ne lui obéissait plus, mais après quelques secondes d’hésitation, elle parvint à articuler :
Elle s’alluma une cigarette, question de pouvoir prendre de grandes respirations sans avoir l’air étrange et il fit de même. Ils ne dirent plus un mot et l’atmosphère, étrangement, devint plus légère. Il fut content de constater qu’ils étaient à l’aise sans parler car il considérait cela nécessaire entre deux amants. Et il était décidé, plus que jamais, à en faire sa maîtresse. Il ferma les yeux et se força à ne plus penser, ne plus ressentir, ne plus fantasmer. C’était une question d’équilibre, il se sentait devenir fou à force de retenir ses élans. Tellement d’images lui passaient en tête.
Lorsqu’il ouvrit les yeux, elle enlevait son gros chandail et découvrait sa gorge, le haut de sa petite poitrine qui semblait si ferme, ses petites épaules et ses bras menus, parfaitement découpés, le haut de son dos, qu’il ne voyait pas mais imaginait parfait. Lorsqu’elle se gratta une côte, il put entrevoir son ventre et son nombril. Son pantalon taille basse en laissait voir beaucoup, beaucoup trop. Il s’imaginait accourir et s’agenouiller, embrasser cette peau lisse et délicate, qui semblait si douce, remonter la camisole en embrassant tout ce qu’il découvrirait sur son chemin, parcourir ses seins, son ventre et ses côtes de ses lèvres affamées, déshabiller Lucie, l’étendre sur le gazon et la prendre, sans ménagement, jusqu’à ce qu’elle le supplie d’arrêter. Il entendait presque sa collègue jouir. Il était certain qu’elle jouissait parfaitement, ni trop fort, ni trop discrètement, qu’elle en redemandait, qu’elle aimait le sexe autant que lui.
Il n’avait plus aucun doute, elle avait l’air indépendant et mystérieux, mais au fond, son seul mystère résidait dans sa volonté de ne pas démontrer qu’elle était nymphomane, et elle dépendait, autant que lui, de son épanouissement sexuel. Il décida de retourner à l’intérieur, les résidents allaient se réveiller bientôt et ils devaient préparer le souper. Ça allait lui changer les idées. Lucie partit bientôt et il en était à la fois soulagé et déçu. Il était bien en sa présence, malgré la douleur physique que son désir provoquait. Il la trouvait drôle, amusante, sympathique, et cela ne faisait qu’ajouter à son incroyable trouble…
Lucie suivit Ric lorsqu’il décida de retourner à l’intérieur. Elle n’avait pas vu le temps passer et elle quittait bientôt. Elle se demanda s’il était ou non de mise de le coincer dans le bureau pour l’embrasser. Elle ne pourrait pas aller au bout, et ça la rendrait folle, mais elle le devenait déjà, de toute façon, juste à le regarder, juste à penser à lui. Elle décida néanmoins qu’elle avait vécu assez d’émotions fortes pour l’instant et retourna chez elle sans en chercher davantage, la tête pleine d’images, le corps rempli d’un désir fou, malsain, douloureux mais oh combien agréable à la fois.
Lorsqu’elle arriva, son conjoint lui annonça que les enfants se faisaient garder. Son patron au sex-shop lui envoyait parfois les nouveaux arrivages pour qu’elle les testât ou les fît tester par des copains et copines, et alors, son chéri, bien que relativement en panne de désir, le retrouvait l’espace d’une soirée. Elle était moins emballée qu’à l’habitude. Allait-elle réussir à prendre son pied avec son copain alors qu’elle venait de fantasmer sur Ric toute la journée ? Ils étaient tellement différents. Ric était découpé au couteau, bronzé, alors que son copain était musclé mais beaucoup plus massif. Enfin, elle n’allait certainement pas refuser une séance d’orgasmes à répétitions pour de si infimes détails. Ils allèrent se doucher et, alors qu’il était encore à se sécher, elle s’étendit dans le lit et sortit des menottes. Elle voulait être à sa merci, ne pas pouvoir réagir, le laisser abuser de son corps sans pouvoir se défendre.
Lorsqu’il entra dans la chambre, il eut l’air surpris et dit, d’un air dépité…
Elle se fit chatte pour le convaincre. Elle se dirigea vers lui à quatre pattes et en l’embrassant dans le cou lui minauda à l’oreille :
Il ne pouvait résister lorsqu’elle se faisait si chaude et lui donnait ce qui ressemblait à des ordres. En l’embrassant au passage, il lui ligota donc les pieds aux pattes du lit et les poignets à la tête. La voir ainsi soumise à ses désirs et écartelée, prête à l’accueillir en elle l’excitait et lui donnait envie de la faire crier comme une enragée, aussi, il entreprit, avant d’utiliser les divers produits, de lui lécher la chatte avec délectation…
Elle sentit les lèvres se promener le long de ses cuisses et ferma les yeux pour imaginer que Ric était l’auteur de ces divines caresses buccales. Son imagination ne lui fit pas défaut et son excitation grimpa d’un coup. Des frissons la parcoururent des pieds à la tête alors que la bouche s’approchait de plus en plus de ses grandes lèvres. Lorsque la langue de son copain s’y déposa et les lécha de haut en bas, elle poussa un soupir de bonheur, tout ouverte à l’orgasme qu’elle savait déjà proche. La langue s’infiltra à l’intérieur des lèvres et continua son va-et-vient, de haut en bas, avant de s’attaquer aux petites lèvres. Elle respirait rapidement, se retenant pour ne pas jouir tout de suite tant l’image qu’elle avait en tête, jumelée à ces délicieuses sensations, la faisait planer. Lorsque la langue s’attaqua à son clitoris, pendant que deux doigts s’infiltraient dans sa chatte, elle ne put se retenir de crier et gémir…
Son bassin allait et venait dans tous les sens, comme s’il voulait permettre à sa petite chatte d’engloutir la main au complet. Elle était sur le point de jouir et sentit son jus d’amour couler sur sa peau, jusqu’à ses fesses qui s’offraient pour être elles aussi pénétrées. Son copain s’empara d’un minuscule vibrateur à manette et l’introduisit doucement dans son anus. Elle haletait en criant :
Lorsque le jouet fut introduit profondément en elle, il activa la vibration et elle eut l’air de partir. Son corps se cambra autant que les menottes le permirent, plus aucun son ne sortit de sa bouche, elle ne fit que respirer et haleter bruyamment, comme possédée. Il se mit à téter et lécher son clitoris avidement en lui enfonçant un vibrateur plus gros dans la chatte, puis il la regarda atteindre l’orgasme. Son corps n’était plus que le cri qui sortait de sa bouche, un long et puissant cri, presque animal. Le jus coula de sa chatte et des spasmes secouèrent son clitoris et son anus. Elle cria pendant plusieurs secondes, puis haleta en gémissant une sorte de plainte satisfaite et poussa un long soupir de soulagement, de bonheur, d’extase…
Mais avant même qu’elle n’ait le temps de se remettre de ce puissant orgasme, il inséra dans sa chatte un vibrateur de grosseur moyenne qui se contrôlait avec une manette, mais à distance, il s’assit à une extrémité du lit et il se branla d’une main, gardant l’autre libre pour contrôler la manette. Elle était impatiente de ressentir la vibration à l’intérieur de son corps si sensible après avoir joui, excitée de ne pas savoir quand cela arriverait et absolument charmée par l’image de son homme se branlant vigoureusement, sans la toucher. Malgré cela, l’image de Ric vint la hanter et elle ferma les yeux pour imaginer que c’est lui qui se branlait, que les sons provenant de son chéri étaient émis par son collègue.
Elle le visualisa la plaquant contre un mur et l’embrassant éperdument en fouillant sa chatte de ses longs doigts. Puis le vibrateur se mit en marche et elle eut incroyablement envie de se caresser, mais les menottes la retenaient et la rage de ne pouvoir se toucher fit monter un violent orgasme en elle, emplissant rapidement le bas de son ventre, irradiant dans le creux de ses reins, explosant dans tout son corps. Elle jouit, en même temps que son homme qui fit gicler sa semence sur ses seins et son visage.
Il la détacha et elle nettoya le sperme qui jonchait sa peau. En fumant une cigarette ils discutèrent des sensations qu’ils venaient de ressentir, de leur journée respective, des enfants, de tout et de rien. Puis, sans qu’il ne le réalise, elle s’empara du minuscule jouet anal et se mit à lui lécher les couilles et l’anus avec délectation. Elle salivait tellement que les mouvements de sa langue glissaient parfaitement, les boules se promenaient sous sa bouche offerte et gourmande, l’anus s’ouvrait sous sa langue aventurière. Elle y inséra le bout du petit doigt et fit quelques mouvements circulaires, puis elle le retira, lécha à nouveau et inséra son majeur qu’elle fit glisser le long du plafond anal de son homme gémissant de plaisir. Elle le retira à nouveau et fit pénétrer dans le minuscule orifice humide le vibrateur qu’elle avait déjà allumé, en prenant au complet la verge de son chéri en bouche. Il jouit immédiatement, cria à son tour comme une bête, et elle avala son sperme en souriant, heureuse de constater qu’il aimait tant ses caresses.
Épuisés et ravis, ils se couchèrent, discutèrent un peu et il s’assoupit. Elle n’y arrivait pas, passant et repassant en boucle sa journée avec Ric, revoyant les scènes les plus excitantes, revivant presque les sensations qui l’avaient tant ébranlé. Elle se versa donc une coupe de vin et alla s’installer devant l’ordinateur…