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Temps de lecture estimé : 26 mn
13/06/11
Résumé:  Dans sa quête de pouvoir, la maîtresse de guerre Delilah essaie de se trouver une arme à sa hauteur. Cependant, une telle chose a un prix... Et Delilah, un moyen bien à elle de payer.
Critères:  #aventure #fantastique hplusag grosseins groscul travail pénétratio
Auteur : Talaff      

Série : Delilah Desire

Chapitre 02 / 06
Un voyage

Note de l’auteur : afin de comprendre ce texte, la lecture du précédent chapitre (texte n° 14040) est très fortement conseillée.




L’été était bien avancé désormais, et le soleil brillait haut au-dessus de Netel, chauffant les rues étroites et leurs nombreux passants de la même lumière aveuglante.


Netel était la capitale commerciale de Demios Oneiron, une gigantesque cité toujours bondée où le visiteur avisé pouvait vendre ou acheter à peu près n’importe quoi. Non, correction : absolument n’importe quoi. Charrettes et roulottes entraient dans la ville chargées d’esclaves, d’herbes magiques, d’épices, d’armes… Et autant de véhicules en ressortaient en même temps, également chargés des mêmes biens qui venaient à peine d’entrer dans la ville pour en repartir aussitôt entre d’autres mains. C’était un ballet incessant de transactions, une fourmilière grouillante et bruyante dans laquelle seuls les initiés pouvaient vraiment se repérer.


La circulation était vaguement organisée par les patrouilles de Talaff, le Haut Duc en charge du Nord du pays, dans lequel Netel avait été construite plusieurs siècles auparavant. Cependant, les soldats en place dans la ville avaient développé une certaine sensibilité à la corruption et aux jeux de pouvoir et comme le reste, l’autorité, à Netel, était devenue une marchandise parmi d’autres.


Remontant le courant des badauds encombrant les ruelles, une étrange silhouette habillée d’une longue cape noire et rouge cachant son corps - quoique le mouvement pendulaire de son étonnante poitrine sous le tissu ne laissait aucun doute quant à son sexe - se dirigeait vers la limite est de la ville. Un mètre derrière elle, deux démons, des humanoïdes à la peau rouge, la suivaient, des lames cachées dans les manches de leurs vêtements, regardant dans toutes les directions pour protéger leur maîtresse de la moindre menace. Leurs nez porcins étaient déformés par un même anneau d’acier. Des anciens esclaves. Le trio faisait se retourner les curieux sur son passage. La femme un peu plus que les deux démons. Elle semblait savoir ce qu’elle faisait ici, et avançait sans hésitation ni regard pour les échoppes l’entourant.


Delilah avait surmonté son dégoût pour Netel et ses dégoûtantes ruelles encombrées d’ivrognes et d’arnaqueurs pour une seule raison : elle avait une guerre à préparer, une guerre comme le pays n’en avait pas connue depuis des années. Et elle savait qu’elle avait besoin de plus qu’une armée, ou même que deux armées, pour la gagner. Elle avait besoin d’une arme à la mesure de ses ambitions. Pas l’habituelle épée que n’importe qui aurait pu lui fournir, mais son arme à elle, une lame faite spécialement pour ses projets et son corps.


Certains de ses officiers, d’anciens servants de la noblesse de Netel, lui avaient parlé d’un homme dénommé Lacker, un forgeron itinérant qui, après des décennies au service du Haut Duc Talaff, s’était installé à Netel et offrait ses services seulement aux guerriers d’exception, quel que soit leur bord. Du moment qu’ils pouvaient payer, il pouvait leur forger n’importe quoi.


Delilah n’était pas inquiète : ses premières batailles lui avaient assuré un trésor de guerre conséquent. Et si l’argent n’était pas suffisant, elle disposait d’une autre monnaie d’échange : son corps et les pouvoirs sexuels qu’il contenait. Elle était prête à s’en servir, si ça signifiait obtenir l’arme dont elle rêvait. Pour être honnête, Delilah était de toute façon souvent prête à se servir de son corps…


Le trio arriva finalement dans une partie moins fréquentée de la ville, où les hauts bâtiments étaient remplacés par de plus modestes maisons, toujours construites collées les unes aux autres, mais de manière moins suffocante. Delilah tira un morceau de papier de sa manche et le déplia entre ses doigts aux ongles vernis de noir. Une information achetée bien trop cher à un sale petit rat rencontré sur la route de Netel. Un plan pour trouver la demeure du forgeron. Après l’avoir obtenu, Delilah avait ordonné à ses gardes du corps de tuer l’informateur. Personne ne devait savoir ce que la nouvelle maîtresse de guerre préparait. Le cadavre du revendeur nourrissait les vautours du désert qui entourait la ville.


Delilah étudia le plan, mais ce n’était que sa deuxième fois à Netel (la première avait eu lieu des années auparavant, lorsque son maître l’avait louée pour une nuit à un équipage de pirates morts-vivants ; mauvais souvenir). Elle arriva à comprendre qu’elle était dans le bon quartier, mais le plan n’était pas assez précis, ne désignant la maison du forgeron que par un gros X noir et imprécis. Et Delilah arriva également à comprendre qu’elle allait devoir demander son chemin. C’était dangereux pour sa discrétion, mais elle n’avait aucune envie de passer sa journée à errer…


Elle regarda autour d’elle, mais ne vit que des clochards ivres ou des vendeurs des rues aux airs roublards. Aucun ne sembla digne de confiance. Puis, soudain, Delilah émergea sur une place un peu plus vaste, presque déserte. Elle quitta les rues étroites, ses pieds nus jouissant de la chaleur des pierres couvrant la place, et jeta un nouveau coup d’œil au plan. Elle se trouvait sur le X noir. Elle se retourna vers ses démons, et leur fit un discret signe de la main. Ils hochèrent leurs têtes difformes et allèrent s’adosser à l’entrée de la place, gardant la limite entre cet endroit et le reste de la ville.


Delilah, maintenant seule, resta un instant immobile, juste pour le plaisir : l’endroit était presque silencieux, chaud, et l’odeur était ici celle des fleurs plutôt que de la misère et de l’alcool. Autour d’elle, quelques petites boutiques aux allures luxueuses mais discrètes. Elle arriva même à entendre le chant de quelques oiseaux. Puis soudain, elle capta un mouvement à la limite de son champ de vision. Un homme se dirigeait vers une boutique sur sa gauche. À part elle, c’était le seul occupant de la place. Delilah l’observa sans bouger. Il avait une trentaine d’années, et un visage tanné par le soleil et l’effort. Des cheveux bruns noué en un catogan. Un guerrier, peut-être. Il entra dans la boutique sans un regard pour Maîtresse Delilah. Celle-ci décida d’entrer dans le même bâtiment.


La porte n’était qu’un rideau de soie violette, et la façade était couverte de lierre. Elle attendit quelques secondes devant le rideau, pour s’assurer que l’homme ne serait pas juste derrière, puis entra. À l’intérieur, des pierres précieuses et des bijoux décoraient chaque mur, derrière des vitrines brillantes. Une étrange lumière blanche, probablement magique, brillait depuis le plafond, et ses reflets dansaient sur les pierres, qui lançaient des arcs-en-ciel sur les murs. Devant Delilah, derrière un petit comptoir de bois précieux, un vieil homme la regardait avec un sourire de commerçant.



Delilah s’approcha lentement du comptoir, luttant pour ne pas fixer les pierres avec trop d’insistance. Elle avait toujours aimé les bijoux, et il s’agissait de ne pas baver d’envie devant ce vendeur stupide. Un autre rideau, bleu cette fois, pendait derrière le vendeur, et il bougea légèrement tandis que Delilah approchait, comme si le vent l’avait agité. Mais il n’y avait pas de vent dehors, et encore moins à l’intérieur. Delilah comprit que l’homme qu’elle avait vu entrer se cachait dans l’arrière-boutique. Elle s’arrêta devant le comptoir, son visage encore masqué par sa capuche.



Delilah grogna, et dans l’ombre de sa capuche ses lèvres onctueuses s’ourlèrent d’une expression de colère. Ce sale con ne comprenait pas. Tant pis.



Elle s’apprêta à ressortir, mal à l’aise à l’idée de l’homme caché derrière le rideau. Rideau qui, à ce moment-là, fut tiré sur le côté par l’homme qu’elle avait vu entrer. Il apparut dans la boutique, un gros rubis dans la main et une étrange loupe devant son œil.



Instinctivement, Delilah s’arrêta et regarda au-dessus de son épaule. L’homme la regarda en retour. Oui, c’était sûrement un guerrier, ou un ancien guerrier. Il était habillé comme un noble et, en fait, était assez beau. Il retira la loupe qui couvrait son œil, et la posa avec le rubis sur le comptoir.



Le marchand ne répondit que par un grognement. Delilah était clairement sous le charme de l’homme. Comprenant qu’il avait l’ascendant sur le vendeur, elle répondit :



Delilah le regarda avec étonnement pendant quelques secondes. Elle avait passé la majeure partie de sa vie en tant qu’esclave sexuelle, et personne ne lui avait jamais offert quoi que ce soit sans attendre d’elle une contrepartie physique. Et cet homme ne semblait rien attendre de tel. Il était juste gentil avec elle. Étrange.



Elle lui tendit une main.



Delilah fut rassurée. Elle n’aurait pas à tuer les deux hommes. Sous sa capuche, elle sourit.



Delilah se mordilla les lèvres, prise au dépourvue.



Elle repoussa sa capuche d’un geste lent, dévoilant son visage et des cheveux noirs mi-longs.



Delilah ne répondit pas au compliment mais sourit. Elle était habituée à faire se pâmer les hommes.



Maître Liven regardait tout autour, revenant souvent à Delilah, comme pour imaginer tel ou tel bijou sur la jeune femme.



Les yeux du vendeur brillèrent devant l’appât du gain.



Delilah laissa Liven ouvrir le chemin, prenant soin de ne pas le toucher pour ne pas trahir ses pouvoirs sexuels, puis suivit les deux hommes. La pièce était petite, mais elle aussi illuminée par l’éclairage magique. De nombreux bijoux, plus étranges que ceux de la boutique, l’encombraient. Delilah ne put contenir un sourire de gloutonnerie. Le vendeur prit un tour-de-cou en argent, seulement orné d’une grosse pierre vert pâle. La pierre semblait profonde, comme pleine de nuages verts poussés par un vent intérieur. La jeune femme entrouvrit ses lèvres, désirant déjà le bijou, presque magnétisée par la pierre.



Liven répondit à son sourire et prit le tour-de-cou des mains du vendeur.



Pour toute réponse, la maîtresse de guerre repoussa ses cheveux noirs sur son épaule en une grosse mèche qui retomba sur la poitrine disproportionnée qui déformait sa cape. Liven vint derrière elle, son souffle caressant la nuque de la jeune femme tandis qu’il refermait doucement le bijou autour de son cou. Guidée par son vieil instinct d’esclave sexuelle, Delilah ne put s’empêcher de remuer imperceptiblement ses grosses fesses fermes et rondes, les frottant une seconde à l’entrejambe de Liven, qui durcit aussitôt sous son vêtement. Liven rit doucement, finissant de refermer le bijou avant de reculer d’un pas. Le claquement de l’anneau d’argent se refermant vibra contre la colonne vertébrale de la maîtresse de guerre. La pierre verte était légèrement chaude sur sa peau. C’était agréable. Delilah la caressa.



La pierre était incroyablement douce, et le vendeur approcha un miroir pour qu’elle puisse s’admirer. Delilah se regarda, mordillant l’intérieur de ses lèvres pour ne pas sourire comme une idiote. Ce bijou la rendait encore plus belle qu’elle ne l’était déjà.



Le vendeur retourna dans la pièce principale, bientôt suivi par Liven et Delilah.



Liven la regarda avec amusement, tandis que le vendeur retourna derrière son comptoir, grommelant un « au revoir » peu aimable.



Le sourire de la maîtresse de guerre s’allongea un peu. Ce Liven était vraiment charmant… Mais pas l’un de ses hommes pour autant. Sa confiance avait ses limites. Elle avait eu un joli cadeau, elle avait donné à ses yeux et à sa queue un peu de plaisir en échange, et ça devait maintenant s’arrêter là. Elle devait rester prudente.



Delilah se retourna une dernière fois, pour un dernier sourire, puis sortit.


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Il fouilla sous ses vêtements, et extirpa de son col un pendentif de verre, qu’il brisa. "Liven" disparut, et l’homme redevint un démon. Haal, le chasseur de Narguhl. Le vendeur trembla et recula d’un pas. Ce qui n’empêcha pas Haal de le saisir par le bras et de le tuer sans un bruit.



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Delilah émergea à l’extérieur, une seconde aveuglée par le soleil. Elle battit des cils, et caressa la pierre verte autour de son cou. Vraiment belle. À une trentaine de mètres de là, ses gardes étaient toujours là, fumant et bavardant en surveillant l’entrée de la place. Elle leur fit signe de rester là où ils étaient, et suivit les indications de ce crétin de vendeur. Deux fois à droite. Et, en effet, au moins, ce vieux malpoli avait eu raison : elle arriva dans une rue dédiée aux forgerons. Partout, l’odeur du métal chauffé, le bruit des marteaux, les volutes de fumée. Elle avança. Tout d’abord, elle ne remarqua rien. Simplement les regards habituels, les passants qui bavaient en la regardant marcher, sa poitrine se balançant doucement à chacun de ses pas, et les femmes outragées qui pointaient un doigt dans sa direction pour la même raison. Les trucs habituels.


La plupart des artisans étaient dans leurs boutiques, et tous se ressemblaient, forgeaient les mêmes armes ordinaires de la même façon ordinaire. Mais lorsqu’elle atteignit finalement la fin de la rue, elle entendit soudain une voix puissante, qui hurla « DÉGAGE D’ICI, MERDEUX ! ». Elle provenait d’une maison sans devanture. Delilah s’arrêta, soudain certaine qu’elle venait de trouver ce "Lacker" qu’elle était venue chercher.


Un noble habillé de façon ridiculement riche s’enfuit de la boutique en courant presque, les mains sur la tête pour se protéger de potentiels projectiles. Derrière lui, la voix criait toujours, l’insultant avec imagination. Delilah savoura le spectacle avec un sourire moqueur. Elle détestait ces rentiers trop riches qui ignoraient tout de la violence du monde et des cafards dans les rues.


Le noble disparut au bout de la rue, suivi par trois gardes privés, qui semblaient aussi peu courageux que lui. Avant de disparaître, le noble les gifla, en guise de vengeance par procuration contre l’affront qu’il venait de subir. Delilah ne put retenir un rire aussi amusé que méprisant. Puis elle se tourna à nouveau vers la maison de laquelle l’homme venait de s’enfuir. C’était clairement un atelier de forgeron, l’odeur ne trompait pas, mais il était bien moins accueillant que les autres. Il n’avait qu’une fenêtre, et aucun rabatteur vantant les qualités de la marchandise. Ça ne fit que conforter Delilah dans sa conviction qu’il s’agissait bien de la demeure de Maître Lacker. Elle avança jusqu’à la porte avec sérénité. Elle connaissait la réputation difficile du forgeron, mais elle connaissait aussi ses besoins à elle, et ce dont elle était capable pour y subvenir. Elle entra.


À l’intérieur, dans la pénombre, des dizaines d’armes complexes et magnifiques étaient accrochées aux murs, comme des œuvres d’art. Il n’y avait aucun prix nulle part, et rien ne semblait vraiment à vendre. Au milieu de la pièce, un homme d’une cinquantaine d’années se tenait dos à Delilah, penché sur un seau d’eau froide dans lequel il plongea une lame fumante qui grésilla. Delilah ferma la porte derrière elle et l’homme se retourna. Il n’était pas spécialement grand mais très musclé, et sa peau était bronzée et épaisse comme du cuir. Il ne portait qu’un pantalon. Il avait le crâne rasé, et son visage était sale de traces noires laissées par le feu. Il semblait furieux.



Lacker la regarda des pieds à la tête et de la tête aux pieds, passant un peu plus de temps au niveau de la poitrine, puis son regard se fixa à nouveau dans l’ombre de la capuche qui masquait les yeux rouges de la maîtresse de guerre.



Delilah retira sa capuche et le regarda avec colère.



Delilah repoussa un pan de sa cape et tira une petite dague maintenue contre sa cuisse par une lanière de cuir. Elle la jeta contre le seau d’eau, qui se renversa au sol.



Le forgeron se retourna lentement et la regarda avec une rage froide sur le visage. Il s’approcha d’elle et parla calmement.



Il soupira, levant les yeux au ciel comme pour prier Déa, la déesse du Demios Oneiron, de l’aider à se débarrasser de cette fille. Il se retourna soudain et marcha droit sur Delilah.



Elle attrapa l’entrejambe du forgeron d’une main experte, appuya, et concentra sa magie dans ses doigts. Ce tour ne ratait jamais… Jusqu’à ce jour. Elle ne sentit aucune magie dans ses phalanges. Juste un grand vide nouveau pour elle. Son pouvoir avait disparu.


Le forgeron la regarda avec un intérêt nouveau, avec déjà un début d’érection gonflant dans la main de la jeune femme.



Elle appuya plus fort sur le pantalon de Lacker, mais aucun pouvoir ne vint. Elle retira sa main et la regarda, confuse. L’érection qu’elle avait donnée au forgeron n’était qu’une réaction à son corps, à sa présence, mais ça n’avait rien à voir avec les orgasmes disproportionnés qu’elle était normalement capable d’administrer sur simple contact. Elle commença à se sentir mal.


Le forgeron la fixa et, sans rien demander, repoussa les pans de la cape qui cachait le corps de Delilah. Celle-ci le laissa faire, trop troublée pour réagir. Sous son vêtement, elle ne portait qu’un string de cuir noir et la lanière autour de sa cuisse, qui retenait deux autres dagues prêtes à être lancées. Lacker sourit en découvrant cette peau bronzée et ces deux immenses pastèques qui lui faisaient office de seins. Il les prit dans ses mains calleuses et sales, soupesant leur poids (extrêmement lourd… Comment cette pétasse pouvait-elle ne serait-ce que marcher ? Peut-être était-elle vraiment aussi puissante qu’elle le disait…), les pressa, son sourire grandissant avec son érection. Puis il les lâcha et retira l’une des dagues serrées contre la cuisse de Delilah.



Delilah réalisa soudain ce qu’il était en train de faire. Elle lui prit la main et essaya de lui casser un doigt pour le punir de son offense. Elle n’y arriva pas. Sa force surhumaine était elle aussi du passé, semblait-il.



Lacker rit, et prit les mains de Delilah dans les siennes. Il était d’une force surprenante pour son âge. Delilah lutta une seconde… Puis cessa, comprenant que l’affaire était en train d’être menée.



Ça y était, elle était sur son terrain. Elle sourit, et souleva ses couilles de son genou.



Delilah prit un air faussement scandalisé et sourit.



Elle se mordit la langue et frotta sa cuisse contre l’entrejambe de l’homme, le massant à travers son pantalon. Ses doigts jouaient avec les siens, les tordant, les tirant… Au moins, ses dons de courtisane n’avaient pas disparu, eux.



Delilah le tira soudain contre elle, écrasant ses énormes seins entre eux deux, et lui murmura à l’oreille :



Ils rirent tous les deux.



Comprenant qu’il s’agissait du point crucial des négociations, Delilah répondit, avec une voix confiante :



Elle savait qu’à cause de l’étrange mal qui avait bridé sa force, elle n’était pas capable de se défendre contre Lacker s’il décidait de la violer. Alors elle essaya de paraître confiante, de ne pas trembler. Le forgeron la regarda avec intérêt, puis rit, moqueur. Delilah sourit. Puis renfila sa cape.



Elle commença à lacer le col de sa cape, bluffant.



Delilah écarta légèrement les jambes, fermement debout sur ses talons, et ne répondit pas, ses bras croisés au-dessus de sa poitrine irréelle. Le forgeron comprit qu’il ne regardait plus une gamine excentrique au corps de salope démoniaque. Il regardait une femme décidée.



Delilah regarda à nouveau l’entrejambe de l’homme. Il avait encore gonflé.



Elle resta muette un instant.



Le forgeron la regarda dans les yeux, au fond du rouge de ses pupilles, puis lui arracha soudain son vêtement, qu’il jeta au sol. Le tissu glissa sur la peau de Delilah, luisante de sueur dans la chaleur de la pièce.



Elle tira sur son string, fort, et lâcha brutalement la lanière, qui claqua contre ses fesses, fendant l’air d’une détonation sèche. Elle recommença, souriant comme une prostituée, heureuse de voir que le forgeron se caressait l’entrejambe en la regardant. Elle recommença. Encore. Encore. Encore, se mordillant les lèvres. Lacker, sans cesser de la regarder, alla verrouiller la porte.



Elle lui sauta dessus, enroulant ses bras derrière son cou et ses jambes autour de sa taille. Ses mamelles se compressèrent entre leurs deux corps, et leurs lèvres se touchèrent. La jeune femme commença à onduler du bassin, massant la queue du forgeron de son string de cuir. Lacker mit une main sous les fesses de Delilah et les caressa fermement. Elle le regardait avec un sourire fou, son souffle caressant le visage buriné de l’artisan. Puis elle retira l’une de ses mains du cou de l’homme, se tenant plus fermement de l’autre, et la glissa contre son sexe. Elle tira à nouveau sur son string, plus fort, encore plus fort… Le cuir lui déchirait presque le sexe, la pénétrait… Et soudain, il craqua, et elle montra le string déchiré devant elle avec un sourire fier.



La jeune femme enfonça sa langue soyeuse entre les lèvres de l’homme et tapissa sa bouche, ses dents, sa langue, tout, de sa salive sucrée. Puis elle se retira et lui lécha lentement les lèvres, laissant son goût partout sur lui. Lacker attrapa la langue de la jeune femme entre ses dents et sourit avant de la forcer à revenir dans sa bouche. Ses mains caressaient toujours les fesses de Delilah, et sa queue était si dure que son gland jaillissait hors de son pantalon. Delilah lui massa le cou à nouveau, serrant ses cuisses autour de la taille du forgeron et, sautillant légèrement contre lui, sentait sa queue pousser contre sa chatte rasée à chaque mouvement. Puis, avec un mouvement soudain et brutal, elle pressa le visage de l’homme contre sa poitrine, et cria :



Il résista une seconde, puis laissa son visage s’enfouir entre ces deux globes. Il commença à lui mordre un téton.



Elle resserra ses bras autour du cou de Lacker, collant son visage contre sa peau. L’une des mains du forgeron quitta les fesses de Delilah, et vint presser contre sa colonne vertébrale pour encore plus enfouir son visage dans les mamelles de la jeune femme. Il tira sur l’un de ses seins, la pinçant, la léchant… Puis fit glisser sa queue jusqu’au sexe de Delilah.


Lentement, profitant du moment, Delilah fit descendre l’une de ses mains et retira la lanière de cuir qui retenait la dague. Celle-ci tomba au sol avec un bruit métallique. Puis elle ondula à nouveau, et fit glisser le pantalon du forgeron, massant son gland quand ses doigts se posèrent dessus. La large queue, déjà humide et prête à attaquer, frappa contre la chatte de Delilah, la frottant avant d’y entrer. Delilah chevaucha contre le torse du forgeron, prenant appui de ses mains sur les épaules de l’homme, et lorsqu’elle fut certaine qu’elle était juste au-dessus du pieu de chair, elle se laissa tomber, s’empalant.



Le cri fut bref mais puissant. Lacker grogna, ses muscles se tendant comme pour un combat. Il attendit quelques secondes, profitant de la chaleur de ce sexe étroit autour du sien, puis commença à bouger, tenant Delilah par le dos et les fesses. Doucement, le bassin de la maîtresse de guerre ondula en rythme avec celui du forgeron, Delilah sautillant à chaque assaut de queue en elle. Elle tira la tête de l’homme en arrière pour l’embrasser avec passion, laissant sa salive couler sur son menton. Ses fesses et son sexe dansaient en rythme, faisant de la pénétration une expérience divine pour Lacker. D’une main, il commença à jouer avec les seins de sa partenaire, les massant, les tirant, les frappant, les poussant…



Elle jouit, et une flaque claire coula sur les jambes de Lacker, jusqu’au sol, tandis que l’homme la poignardait plus fort de sa bite gonflée de désir.



Il la porta à travers la pièce, et la poussa violemment en arrière sur une grande table de bois. L’arrière de son crâne cogna la surface avec douleur, et elle laissa échapper un grognement. Dans cette position, ses seins se dressaient dans les airs comme deux montagnes de chair bronzée et chaude. Lacker pinça les tétons de Delilah avec force, puis posa ses mains en coupe au-dessus d’eux, avant d’appuyer de toutes ses forces pour compresser les mamelles de cette salope. Delilah cria, plantant ses ongles dans le bois, et jouit une deuxième fois, criant plus fort encore.


Dans la rue, les passants s’arrêtaient devant la maison de Lacker. Le forgeron la pénétrait d’avant en arrière, d’avant en arrière, d’avant en arrière, respirant plus fort à chaque fois. La sombre maîtresse sentit l’orgasme de l’homme monter, et se retira. Le forgeron, sa queue vibrant du sperme qui venait, la regarda avec une fureur assassine. Delilah se leva, puis se laissa tomber au sol, à genoux devant Lacker.



Elle prit la queue dans sa main et la masturba furieusement. Elle savait ce qu’elle faisait : trois secondes plus tard, un flot blanc et épais recouvrit son visage souriant, la forçant à fermer un œil.


Lorsqu’il eut tout à fait fini, le forgeron caressa ses cheveux et murmura :



Delilah obéit. Elle raconta son histoire. Esclavage, torture, Nargulh… Rébellion. Armée d’insurgés. Volontés de guerre. Lacker aima ce qu’il entendit.



Le forgeron claqua les seins de Delilah une dernière fois, puis se leva, la regardant de longues secondes.



Delilah se leva en souriant, avant de renfiler sa cape.



Lacker sourit et lui claqua les fesses par-dessus sa cape. Delilah attrapa sa main et la lui tordit aussi fort que possible en l’absence de ses pouvoirs.



Le forgeron acquiesça. Il avait l’air déçu, mais pas furieux.



Ils sourirent tous deux. Puis Delilah se dirigea vers la sortie.



Elle quitta Lacker.




Note de l’auteur : ce nouveau chapitre fait suite au précédent, même si, pour des raisons qui me concernent, j’ai exclu une scène de flashback censée faire la liaison entre les deux chapitres. Si vous êtes intéressés par celle-ci, vous pouvez me contacter via mon mail. Merci de votre lecture !