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Temps de lecture estimé : 11 mn
23/05/11
Résumé:  Isabelle n'aurait pas dû aller à cette fête, et pourtant c'est ce soir que sa vie va changer.
Critères:  fh grossexe fête amour cérébral revede pénétratio tutu confession
Auteur : Alineasixty            Envoi mini-message
Un homme que j'aime

J’étais seule depuis longtemps maintenant. Un sale divorce, pas d’enfant, déjà trente-cinq ans et un boulot un peu décevant. Bref, ce n’était pas la joie, je ne savais pas où j’allais et le temps filait bien trop vite, qu’est-ce que j’allais devenir ?


Pourquoi avais-je accepté cette invitation ? Cette soirée chez Graziella, ma volubile collègue de travail n’était vraiment pas pour moi. J’avais dit oui, pour lui faire plaisir : je l’aime bien Graziella, elle est bavarde (sa double nationalité franco-italienne ?), elle est drôle et me sort souvent de ma morosité. Et, ce qui ne gâche rien, elle est très jolie. Si j’étais un garçon… mais elle est 100% hétéro, très éprise de son chéri d’Alain, qui le lui rend bien.


Alors voilà : des couples, certains avec enfants. C’est un barbecue géant, dans le grand jardin de Graziella et Alain, par une belle soirée d’été, juste pour fêter l’arrivée des vacances. Je me sens un peu perdue, je ne connais pas grand monde. La soirée avance, je me laisse un peu aller, le vin rosé bien frais m’y aide un peu, je discute avec des gens, ma foi sympathiques. Je me fais une raison : ne fais pas la tête Isabelle et profite de ce bon moment, sans chercher plus.


Graziella s’occupe merveilleusement de tous ses invités, il est déjà minuit, certains commencent à s’en aller, surtout ceux qui ont des petits. Ils repartent en nous saluant de la main, chargés de leur précieux fardeau dans les bras. Comme c’est attendrissant.



Je sursaute, qui me parle ? Je me retourne et je le vois : il me dépasse d’une tête, brun aux yeux verts, bronzé, d’où sort-il ? Je ne l’ai pas vu de toute la soirée. Bêtement, je ne sais que répondre, qu’est-ce que je peux dire d’ailleurs à ces dents blanches qui me sourient ?



À ce moment précis, Alain surgit entre nous :



Alain a manifestement abusé du rosé, il attrape Luigi par le cou et lui claque un bisou sonore sur la joue. Cela fait rire le bellâtre qui est donc le frère de ma chère Graziella ! Je savais que son frère unique vivait à Rome près de leur mère mais j’ignorais qu’il devait venir ce soir. Graziella vient à mon secours :



Qu’est-ce que c’est que ce plan ? Qu’ont-ils manigancé dans mon dos ? Je reste plantée sans voix pendant que Graziella et Alain s’éloignent bras-dessus bras-dessous en rigolant. Le beau Luigi m’observe en souriant pendant que je regarde mes pieds. Il ne parle pas plus que moi, l’ambiance commence à devenir pesante. J’ai envie de prendre mes jambes à mon cou et de me sauver chez moi, bien tranquille.



Luigi part chercher deux coupes, j’en profite pour le détailler. Je dois avouer qu’il est vraiment agréable à regarder, aussi séduisant que sa sœur. Les yeux verts, ça ce n’est pas bon pour moi : ça me fait craquer. Il ne faut pas que je craque sur le premier italien venu, surtout lui. Et pourtant, même à distance, son corps dégage une sensualité naturelle très troublante. Cette façon de marcher, ce sourire, et ces mains qui me tendent maintenant une coupe de bulles. Je crois que je suis ferrée. Les mains d’un homme ont toujours été déterminantes dans mes relations. Celles de mon ex-mari m’ont fait perdre la tête ; grandes et fortes à la fois. Je n’ai pas pu y résister. Au début du moins. Celles de ce Luigi sont une promesse. Faites pour la caresse, douces, cela se voit à l’œil nu. Mais qu’est-ce que je raconte ? C’est sans doute le manque d’amour qui me fait délirer. Bois un coup ma vieille et arrête de rêver, ce mec-là a sûrement une ribambelle de jolies filles dans son sillage, qui accourent dès que qu’il en a envie.



C’est drôle, il a un petit accent que Graziella n’a pas, il faut toutefois bien tendre l’oreille car c’est très subtil.



Graziella a dû lui raconter cette journée mémorable de mon emménagement, heureusement qu’elle était venue m’aider, les déménageurs s’étaient contentés de tout laisser en vrac dans l’appartement et sur le palier. Et ce voisin bien sympathique qui nous a prêté ses bras, il a flashé sur ma belle amie, c’était Alain.



Mais que veut-il dire par rendre la pareille ? C’est vrai, je suis seule depuis longtemps et Graziella a dû le lui dire, se sont-ils mis d’accord ? Je ne suis pas une marchandise et j’ai ma dignité tout de même ! Il a beau être attirant, je ne vais pas me laisser faire comme ça. Tu t’emballes ma pauvre Isabelle, qu’est-ce qui te dis que tu lui plais, tu te fais un film… Mais pourquoi Luigi m’embarque-t-il sur ce terrain de la séduction, a-t-il envie de s’amuser pour le week-end, de se faire une petite française, que veut-il à la fin ?



Je le suis, nous sommes tous seuls dans la cuisine et la bouteille finit par y passer. Il fait chaud, les autres sont dans le jardin, je les vois par la fenêtre, allongés dans l’herbe. Nous parlons de tout et de rien, l’alcool nous aide, il désinhibe. De la musique parvient à nos oreilles, c’est sûrement Graziella qui a mis ce slow italien torride, je la reconnais bien là. Je perds un peu la tête, tant pis, advienne que pourra, je me laisse aller. Un petit génie me dit d’arrêter de réfléchir et de vivre enfin. Je l’écoute, je regarde la bouche de Luigi. J’ai envie de mordre dedans. Lui est gai comme un italien quand il sait…

Il m’enlève mon verre des mains, le pose sur l’évier et m’attrape les poignets.



Il me serre contre lui, dans cette cuisine, drôle d’endroit pour danser, mes bras entourent naturellement son cou, ses mains prennent ma taille. Il est tellement plus costaud que moi. Il est vrai que je n’ai jamais été aussi mince, vivre seule n’engage pas à manger, mon frigo est souvent vide. Cela a l’air de lui plaire pourtant, ses mains sont chaudes, elles me tiennent fermement, je ne risque pas de me sauver maintenant. La chanson, ritournelle ultra connue nous enivre un peu plus, ti amo, c’est tellement téléphoné, on se croirait dans un roman-photo à deux balles ! Je le sais et je me laisse faire. Nos corps sont collés à présent, je sens venir le moment fatidique du baiser langoureux, nos corps tendus comme des arcs, mais non. La chanson s’arrête et nous nous séparons en riant. Graziella entre dans la cuisine et rit avec nous, elle échange quelques mots en italien avec son frère, je ne comprends pas tout, ils sont terribles ces deux-là.


J‘ai la tête qui tourne maintenant, j’ai beaucoup trop bu ce soir. Graziella le voit et me dit :



Elle a raison, je la suis sans broncher, Luigi me regarde en souriant, qu’est-ce qui l’amuse comme ça ? Elle m’installe dans le bureau qui fait aussi office de chambre d’amis. Luigi ira dormir dans le canapé du salon, il va l’aider à débarrasser les bouteilles vides et à vider les cendriers pleins, les derniers invités s’en vont. Je me déshabille vite, je ne porte qu’une petite robe à bretelles, je n’ai évidemment rien emporté pour dormir. Tant pis, je resterai toute nue sous le drap de coton, en été je dors toujours comme ça. Je sombre vite dans le sommeil sans même en avoir conscience.



C’est un sommeil étrange, je rêve que je fais l’amour (est-ce le flirt avec Luigi ce soir qui me met dans cet état ?) avec un homme dont je ne vois pas le visage. Il me prend très tendrement. Je sens qu’il y a plus que du désir physique entre cet homme et moi. Nous sommes amoureux, oui, c’est cela, et je sens le plaisir qu’il me donne comme presque réel, c’est très doux et puissant en même temps. Ses va-et-vient réguliers m’amènent au bord de l’orgasme. Hélas, comme souvent dans les rêves, je me réveille alors que j’allais y arriver. C’est rageant !


Le soleil passe à travers les rideaux et me chatouille le visage. Il doit être tard. Pourtant pas un bruit dans la maisonnée, tout le monde dort. Quelle fête ! Je suis sûre que Graziella et Alain ont fait l’amour comme des fous cette nuit. Graziella m’en a déjà parlé, c’est la fusion entre eux. Ils ont de la chance. Et le beau Luigi, il doit dormir aussi, sur le canapé. Soudain, une main se pose sur ma hanche et me fait sursauter. Je me retourne prestement : je n’en reviens pas : c’est lui, il dort comme un bébé. J’ai d’abord envie de le virer de là puis je me laisse aller à la contemplation : il est par-dessus le drap, en caleçon, sa poitrine se soulève régulièrement, il a l’air de dormir vraiment. Ses cheveux bouclés sont un peu emmêlés, j’ai envie d’y plonger mes doigts mais je me retiens. Son corps est beau lui aussi, musclé à point, il est vraiment craquant. Mais comment a-t-il pu se glisser dans le lit sans que je m’en aperçoive ? Ah oui, j’étais un peu soûle c’est vrai, je n’ai rien entendu.


Je ne sais pas quoi faire maintenant, sa main chauffe mon corps à travers le drap. Je repense au rêve. Et si ce n’en était pas un ? M’a-t-il vraiment fait l’amour ? Je glisse ma main entre mes cuisses, tout doucement pour ne pas le réveiller. Je suis mouillée. Que s’est-il passé ?

C’est à ce moment-là qu’il s’étire et ouvre les yeux sur moi. Il sourit. La balle est dans son camp. Il devine mon embarras, je remonte le drap. Il sourit toujours :



Je rougis jusqu’aux oreilles, je n’ose même plus le regarder et je ne sais pas quoi dire.



Je suis soulagée bien qu’encore gênée. Nous voilà tous les deux dans un lit, nus ou presque. Que faire ? La situation est quand même excitante. Il me plait, ça c’est sûr, mais c’est le frère de mon amie, ce n’est pas un coup d’un soir, je ne sais pas quoi penser. Il m’observe attentivement pendant ce temps, un demi-sourire aux lèvres.



Et là, je fais quelque chose d’impensable, au lieu de me lover dans ses bras et de me donner enfin à lui, je lui dis :



Il ne sourit plus, mais plus du tout. Il se retourne. Je m’habille vite en le surveillant du coin de l’œil.



Il se lève d’un bond, je ne peux m’empêcher de constater la tension évidente de son caleçon, il m’attrape les poignets comme hier soir et me lance :



La pièce est petite, je recule et je me retrouve coincée entre le mur et lui. Il me colle à la paroi et cette fois je ne peux lui échapper, il m’embrasse, pour la première fois, passionnément, il prend mon visage entre ses mains et enfonce sa langue dure et douce à la fois dans ma bouche. Ce baiser me fait défaillir, c’est tellement bon. Je sens son sexe en érection contre mon ventre, c’est très chaud, j’ai l’impression qu’il va me prendre debout contre le mur, là, tout de suite. Ses mains s’activent sous ma robe, elles sont partout sur mes fesses, sur mon ventre, entre mes cuisses de plus en plus trempées, aussi brûlantes que sa bouche. Cet homme est un démon (ses yeux verts le prouvent), il me communique son désir, je le veux en moi, il bande avec une force incroyable, c’est moi qui lui fait cet effet-là ?


Il quitte ma bouche pour mon cou, il m’embrasse encore, me mordille, gémit dans une langue bizarre, ni italien ni français.



J’ai envie de rire de sa tournure de phrase, je lui rends ses baisers, j’ai décidé de céder. Je le laisse me dévêtir entièrement, m’allonger sur le lit. Je lui arrache plus que je ne lui enlève son caleçon et découvre ébahie ce que sentai à l’instant contre mon corps. Il est très gros, oui vraiment, pourtant j’ai connu des hommes, mais là, j’ai peur d’avoir mal. Il perçoit mon trouble, me rassure :



C’est l’instant fatidique, la toute première fois entre nous, il est allongé sur moi, en appui sur ses avant-bras, il me regarde intensément, ses yeux plus verts que jamais, je prends son visage entre mes mains, nous nous embrassons encore. Je sens son sexe tendu à l’extrême prêt à m’investir, c’est moi qui dois commencer… « Je ne ferai rien que tu ne veuilles… »



Les mots sont sortis tous seuls de ma bouche, tu es tellement heureux, Luigi, tu souris en fermant les yeux et tu entres enfin en moi. Je suis très excitée, très mouillée et pourtant je te sens si fort, tu t’enfonces le plus doucement possible, jusqu’au bout, tout au fond. C’est magique, je ressens déjà du plaisir, sans même que tu aies commencé à aller et venir. Je te donne le signal, mes reins se creusent, et tu bouges, doucement d’abord mais tu es puissant, tes coups de reins se font coups de boutoir, j’ai envie de crier mais je ne veux pas alerter toute la maison, je me retiens, toi aussi, c’est tellement intense, c’est ça le bonheur ?


C’était un rêve cette nuit, mais un rêve prémonitoire, c’est bien toi qui me faisait l’amour, je ressens la même fièvre, je crois bien que je suis amoureuse. Tu avais raison : tu me combles, nous ne faisons qu’un dans la jouissance qui s’annonce, j’oublie tout, je t’ai trouvé moi aussi. Je m’envole très haut, tu expulses de longs jets de sperme brûlant tout au fond de mon ventre. Tu es tellement beau quand tu jouis, j’ai l’impression que ça ne s’arrêtera jamais.



Le reste, c’est notre histoire, aussi incroyable que cela puisse paraître, elle est vraie à 100%. Je suis enceinte, je vis avec toi en Italie et notre bébé, oui, celui de l’amour, que nous avons fait dans la maison de Graziella et Alain, cet inoubliable matin d’été, va bientôt naître. Je suis Isabella, ta femme, tu es devenu mon mari devant Dieu, la vie est merveilleuse. Je vous le dis, il faut y croire, même quand on ne s’y attend plus.