| n° 14401 | Fiche technique | 33049 caractères | 33049Temps de lecture estimé : 19 mn | 15/05/11 corrigé 12/06/21 |
| Résumé: Objet d'un contrôle fiscal, mon boss me demande de surveiller l'Inspecteur des Impôts dans ses vérifications | ||||
| Critères: fh hplusag travail fsoumise hdomine cérébral voir exhib noculotte confession | ||||
| Auteur : Elodie S Envoi mini-message | ||||
En cette belle journée de début de mai, mon boss m’appelle dans son bureau. Il est de fort méchante humeur.
Je suis un peu surprise de sa confidence. Si, d’habitude, je dois partir à la recherche de vieilles factures et des contrats anciens, lorsqu’un de nos clients est l’objet d’attentions particulières de la part de l’Administration, je ne suis pas informée directement des tenants et aboutissants de mes efforts, n’étant qu’une vulgaire courroie de recherche de documents dans ce type d’affaire. Comme tout un chacun, j’ai peu de sympathie pour tout ce qui touche aux impôts, ayant eu à régler un arriéré de taxe d’habitation avec l’amende salée correspondante. Et chaque fois que j’ai dû me rendre au Centre des Impôts, j’ai eu à subir une attente prolongée et le caractère acariâtre des préposés.
La forme d’accent circonflexe que prennent mes sourcils trahissent mon incompréhension devant les propos de mon patron. Je me doute que je vais devoir encore plus travailler pour lui fournir les documents que demandera l’inspecteur, mais je ne comprends pas pourquoi il a cru bon de préciser que le monsieur en question était un homme, ce qui me paraissait couler de source !
Je ne comprends vraiment pas, il sait que je capte vite ses demandes, pourquoi cette insistance sur la civilité du dit Merlin. Je le sens mal à l’aise…
Je suis perplexe. C’est la première fois en cinq ans de labeur commun que je reçois une telle consigne. Je connais mal la vie privée de mon patron, si ce n’est qu’il a une femme revêche et jalouse, quatre enfants, une maîtresse à Meudon, et qu’il se rend parfois en Suisse sous de mystérieux prétextes. L’été, quand l’une et l’autre de ses compagnes ont émigré vers le sud, il me regarde comme une femme, en me frôlant parfois. Le reste du temps, je ne suis qu’un objet utilitaire, une assistante sur laquelle il se décharge de toutes les corvées.
Je suis un peu estomaquée par sa demande. J’ai un peu l’impression de jouer les escort girl. Ceci dit, un après-midi payé à faire du shopping est toujours bon à prendre, et je ne vais pas faire la fine bouche.
Les magasins que je visite sont nettement au-dessus, question luxe, de ceux que je fréquente habituellement. Plus étonnant, j’y suis attendue ! Je suis prise d’une incroyable fièvre acheteuse, et ose, sur les conseils des vendeuses, des tenues, dessus et dessous, fort éloignées du style de l’assistante modèle qui me caractérise habituellement. Chic dessus, choc dessous, telles semblent être les consignes reçues par les commerçants ! Et je finis chez Dior, maquillage et parfums !
Je me demande comment je pourrai justifier tous ces achats à mon copain, Benoît, quand il viendra me retrouver vendredi soir… Je n’ai eu qu’à apposer ma signature sur les relevés présentés par chaque magasin, et, sans avoir le double de ceux-ci, j’estime que le montant de mes frasques est un nombre à cinq chiffres !
Je rentre chez moi, en taxi, croulant sous les paquets, et passe la soirée devant ma glace à réessayer tous mes nouveaux vêtements. Je suis grisée et me trouble moi-même.
Après un débat cornélien, le matin suivant, j’opte pour un ensemble coordonné La Perla blanc avec des petits nœuds roses sur les hanches et entre les seins, des dim-up assortis, des escarpins à talons assez hauts, un petit tailleur gris à la jupe assez courte et un caraco blanc un peu translucide à manches courtes. Je n’ai pas l’habitude de prendre le métro avec de telles chaussures ni d’essuyer autant de regards masculins appuyés… Je m’étonne moi-même !
Lorsque j’arrive au bureau, j’ai droit aux regards surpris, parfois envieux, et même dédaigneux, de mes collègues féminines. Les hommes me scrutent, étonnés puis intéressés.
À peine ai-je poussé la porte de mon bureau, mon boss émerge du sien. Il me détaille d’un œil critique, puis enveloppant, fort inhabituel, et me dit :
J’ai bien compris que je dois, par ma plastique et mes atours, limiter les capacités fouineuses du dit inspecteur et le détourner d’éventuelles découvertes compromettantes pour la boîte. Je l’imagine déjà : vieux, peu ragoûtant, sentant mauvais, couvert de pellicules, misogyne, râleur.
Appelée à l’accueil, je descends chercher le fameux Merlin. Et là, je tombe des nues : l’objet de mes futures attentions est un homme viril, élégant, attirant, de taille moyenne, à la coupe de cheveux soignée. Au milieu de son visage luisent deux magnifiques yeux bleus. J’y vois des étoiles de mer, des coquillages et des dauphins. Il m’enveloppe d’un regard chaud, un brin inquisiteur, et sa figure s’éclaire d’un sourire renversant. Je me sens comme une gamine rougissante, et lui bégaie :
En me dirigeant vers l’ascenseur, presque inconsciemment, j’accentue un peu la démarche chaloupée que mes talons donnent… J’y croise Céline, la secrétaire de notre PDG, la seule collègue féminine avec laquelle je suis liée d’une véritable amitié. Ahurie, elle me toise des pieds à la tête, et murmure, sur le ton de la confidence :
Je pique un violent fard, car j’ai vu sourdre un sourire coquin sur les lèvres de mon inspecteur qui prouve qu’il a entendu ce propos grivois échangé entre femmes. J’évite son regard dans l’ascenseur, et sens le sien me jauger du buste jusqu’au visage, revenir sur ma poitrine, se perdre sur mes jambes. À peine entrés dans mon bureau, qui va devenir aussi celui duquel je dois assurer la surveillance, mon patron entre par la porte attenante.
Je m’éclipse aux toilettes, furieuse. D’abord, il occupe mon propre bureau, où je range toutes mes fournitures et quelques objets personnels. Ensuite, j’ai réalisé que mon boss connaissait déjà le dénommé Merlin, fort différent de l’image traditionnelle d’un agent des impôts. Enfin, j’ai un peu l’impression d’avoir été missionnée et subventionnée pour jouer les Mata Hari afin de neutraliser un contrôleur dangereux. J’attends une dizaine de minutes en me remaquillant pour calmer ma colère.
Lorsque je reviens dans la pièce, Merlin se lève galamment. Une chaise inconfortable et une table toute simple ont été installées en face de mon bureau. Mes téléphones et l’interphone y ont été déposés. Voilà donc ma nouvelle place ! Je m’assieds, face à mon contrôleur. Il me regarde, avec ses inoubliables yeux bleus, et m’explique sa mission, qui durera probablement deux semaines. Deux sujets l’intéressent particulièrement : les relations de la maison-mère avec ses filiales et les frais et avantages des différents dirigeants.
Sa voix est chaude, virile, rassurante. Il me liste les différents types de documents qu’il souhaiterait réviser et les dates auxquelles il les lui faudrait. Il émane de lui une assurance mâle, sûre de son fait et méticuleuse. Je lui confie l’organigramme et vais à la Compta chercher le premier lot demandé. Il s’y plonge, je vaque à mes occupations. Comme nous sommes face à face, nos regards se croisent parfois, et je détourne les yeux. Puis je sens, derrière mon écran, un poids soudain : je me rends compte qu’il fixe mes cuisses, sous l’abri dérisoire que constitue la table de fortune fort dépouillée qui m’a été attribuée. Je me demande jusqu’où il peut m’apercevoir. A-t-il vue sur les petits nœuds roses du haut de mes dim-up ? Étrangement, je ne change pas de position, et je sens la chaleur de son regard sur mes cuisses et mon ventre jusqu’à l’heure du déjeuner, je lui offre malgré moi ce spectacle qui semble le fasciner.
L’après-midi s’écoule, la première semaine aussi. Nos relations sont professionnelles, mais conviviales, et je prends un certain plaisir, avec tous mes vêtements chics, aux caresses de ses yeux. Parfois même, je crois que je fais presque exprès de renoncer à tirer sur ma jupe quelque peu remontée. À plusieurs reprises, je me penche près de lui pour examiner un document. Enivrée par son odeur typiquement masculine, subtil mélange d’eau de toilette, de bière, de sueur et de testostérone peut-être. Et je le laisse regarder un peu plus qu’il ne faut dans mon décolleté. Une fois-même, sa main a heurté mon sein, et j’ai senti une décharge électrique me traverser.
Je ne sais si c’est à cause de lui (les fameux phéromones ?), mais mon cycle hormonal s’est raccourci de deux jours ce mois-ci, et j’ai dû abandonner mon petit jeu sous la table à partir du jeudi. Il a paru déçu.
Déçu aussi par cet état a été Benoît, mon copain, de deux ans mon cadet, ingénieur à Grenoble et qui monte tous les week-ends en région parisienne, hors période de ski, voir ses parents le jour et moi le soir. La croisière autour de mon lit que nous pratiquons habituellement lors de ces retrouvailles n’a pas la même saveur pour lui, bien que je me sois efforcée de compenser avec les mains, la bouche et les seins, l’indisponibilité de ma féminité. Et, moi, je suis complètement restée sur ma faim, lui donnant du plaisir sans même en recevoir !
C’est dans cet état d’esprit que je retrouve le lundi matin mon colocataire de bureau . Je ne sais à quelle heure il s’est installé, il a dû arriver tôt, mais son visage s’éclaire lorsque je pénètre dans la pièce. J’ai ce matin-là la petite robe noire, boutonnée sur le devant, classique, craquante mais coûteuse (Balenciaga, je crois), un body noir transparent, juste brodé de motifs sur le bout des seins et sur la chatte, des dim-up assortis et des escarpins noirs…
Il me demande si j’ai passé un bon week-end, je marmonne une réponse, puis nous faisons le point des documents dont il aura besoin dans la semaine. Mon boss est absent, en voyage à Londres et Zurich pour trois jours. Il part chercher des justificatifs chez Lambert, le chef comptable (celui-là, je le hais, il est gros et gras, a un regard porcin et des mains baladeuses). Je ne sais trop pourquoi, j’ai chaud et je décide d’ouvrir le bouton du haut de ma robe ; il peut deviner le voile de mon body.
Lorsqu’il rentre, il s’en aperçoit et manque de faire tomber la pile de documents qu’il a dans les bras. Il s’assied face à moi, m’enveloppe de son beau regard bleu. Il ne dit pas un mot, mais j’y lis un encouragement à faire plus. Alors, très lentement, presque théâtralement, j’ouvre un second bouton, révélant ainsi la vallée entre mes seins. Il me fixe toujours comme un hypnotiseur, hoche la tête en me pressant du regard. Le troisième bouton saute, mes seins sont dévoilés, mes aréoles à peine dissimulées sous les broderies noires. Nous nous regardons l’un l’autre, figés, comme aimantés, pendant un long moment. C’est alors que la porte s’ouvre et Lambert entre dans le bureau. Heureusement, je suis dos à la porte, me penche brutalement et me reboutonne prestement. Le chef comptable me jette un étrange coup d’œil, dépose des documents sur son bureau, échange quelques propos avec Merlin et s’éclipse en me dévisageant lubriquement et en me lançant :
Je rougis ; je me demande ce qu’il a vraiment vu. Et j’ai bien compris que désirable voulait dire, dans sa bouche, baisable.
Troublé par le seul bruit des feuilles que retourne mon colocataire , un long silence s’installe entre nous. Il le rompt en me susurrant :
Et une fois encore, son regard m’enveloppe, me fait fondre, fait naître des ondes lancinantes dans le creux de mes reins. Malgré moi, mes tétons pointent sous ma robe, et il s’en rend bien compte. Je me demande quel sens il a mis sous le mot découverte .
Le lendemain, lorsque j’arrive, il me fait signe de ne pas m’asseoir et me mate le ventre. Restée debout, je devine sa requête, remonte lentement ma jupe et lui révèle un adorable petit string rose. Tel un chien à l’arrêt, il le fixe si fort que j’en deviens humide. Un bruit dans le couloir, je m’assieds en vitesse. Nous reprenons nos tâches, lui presque comme s’il ne s’était rien passé, moi languissante et essoufflée. Puis vient son commentaire, assorti d’un premier tutoiement :
Ce mercredi matin, j’ai fait l’impasse, pour la première fois au bureau, de mon soutien-gorge, mais ai mis bas à coutures et porte-jarretelles sous un ensemble jupe/corsage jaunes. À mon arrivée, il va se mettre dos à la porte et me fait signe de m’avancer au milieu du bureau, puis de marcher. Je me déhanche comme une miss dans un concours de beauté, ôte un à un les boutons de mon corsage et, en me retournant, lui fais face par défi, seins nus. Il me fait signe d’approcher, avance la main vers moi, m’effleure un téton, lisse sa main vers ma jupe, en descend le zip. Ma jupe tombe au sol, j’ôte complètement mon corsage, vêtue seulement de mon porte-jarretelles, de mon string et de mes escarpins. Docile à ses consignes, j’arpente le bureau. Heureusement qu’il n’y a pas de vis-à-vis ! Après un long moment, d’une voix rauque, il m’enjoint :
Je suis presque déçue, pantelante, haletante. S’il m’avait couchée sur le bureau, je l’aurais laissé faire, et même plus ! Je hais cette manière qu’il a de me rendre folle d’envie et de ne me toucher que des yeux, qui me laisse en proie à des désirs torrides.
Jeudi matin, mon boss arrive, nous salue à peine, s’enferme dans son bureau, m’appelle. Il me demande comment ça se passe avec mon acolyte et m’interroge longuement sur les pièces comptables qu’il a examinées. Je les lui énumère, en soulignant qu’il va souvent directement à la compta, et que ma liste n’est donc pas exhaustive. Mon boss me réprimande, je devais le coller . Je renvoie l’affaire sur Lambert. Lorsque je retourne dans mon bureau, Merlin n’est pas là, mais je trouve un petit mot sur mon bureau. Il m’invite à déjeuner au Petit Goulu, sympathique bistrot pas trop loin du bureau.
Lorsque je le rejoins, à l’heure dite, j’ai le cœur qui bat comme une midinette. Je ne me comprends pas : je me suis, spontanément ou presque, dévêtue devant lui, et je tremble de le retrouver pour une invitation à déjeuner ! Il se lève galamment, lorsqu’il m’aperçoit. La table qu’il a réservée est nettement à l’écart, les sièges sont du même côté de la table, il nous commande deux apéritifs maison sans même me consulter. Cette mâle assurance me plaît, je me sens comme protégée à ses côtés. Nous commandons, puis il me dit :
Je sursaute ; je m’attendais à tout, à des propositions scabreuses, voire une déclaration d’amour, mais pas à cette question d’ordre professionnel pour cette première rencontre en dehors de mon univers d’assistante de direction (presque) parfaite.
J’éclate en sanglots, me rappelant ma folle après-midi de course. Alors il a un geste qui marque la vie d’une femme, il m’attire contre lui, son bras autour de mon épaule, éloignant le garçon d’un regard pour protéger notre intimité.
Sans me préoccuper de mon maquillage qui coule sur sa chemise, en sanglotant, je lui narre les exigences de mon patron. Il m’écoute, grave, attentif, me couvant de ses merveilleux yeux bleus. Il me sourit, essuie de son mouchoir mes larmes qui ruissellent, et me dit, me tutoyant de nouveau :
Et il me serre très fort entre ses bras puissants. Il pose une main sur ma cuisse, la remonte lentement, jusqu’aux frontières de mes dim-up. Je suis bien dans ses bras, je le laisse faire, et ferme les yeux. Sa main se retire brutalement, je sursaute et ouvre des yeux bouffis, le garçon est devant nous, nous servant l’entrée. Il se moque gentiment de moi, et nous attaquons nos assiettes. Celles-ci finies, je prends délicatement sa main, la glisse sous ma jupe, la pose sur mon shorty. Ses doigts sont doux, et me masse délicatement à travers le voile. Je ferme à nouveau les yeux, de bonheur cette fois. Il explore mes lèvres, y pousse le voile de mon shorty ; des frissons me parcourent, je me sens toute humide. Je me soulève un peu et lui glisse à l’oreille :
Ses doigts s’accrochent à l’élastique de la ceinture et, lentement, très lentement, il le glisse sur mes cuisses, sur mes genoux, sur mes jambes et l’ôte, le posant ostensiblement sur la table. Pour la première fois, je soutiens son regard. Lorsque le garçon s’approche pour nous amener la suite, très négligemment, il le pousse vers moi, comme pour me désigner comme sa propriétaire. Le garçon me transperce d’un regard lubrique, regarde un instant l’objet si incongru sur une table de café, louche dans mon décolleté et finalement nous sert, comme à regret. Mon compagnon glisse mon shorty dans sa poche et je reprends sa main, la pose sur ma fleur. Il glisse ses doigts en moi, titille mon bouton. C’en est trop, je me mords pour ne pas crier et ruisselle à flots sur sa main. Lorsque je reprends conscience, je croise le regard égrillard du garçon, à nouveau devant nous. Je me doute qu’il n’a pas perdu une miette du spectacle que je lui ai offert. Il m’est impossible, aux toilettes, d’effacer toutes les séquelles des dégâts causés par la main fureteuse de mon contrôleur, car je ne peux ôter ma jupe et me retrouver nue si une autre cliente rentrait. Je pare au plus évident, mais je vais devoir rentrer au bureau avec une jupe dans un drôle d’état. Je dois même, sous son œil égrillard, sécher mon siège lorsque je le rejoins ! Alors que nous en sommes au café, mon homme me dit :
La robe Cacharel est une mini robe rose sombre, outrageusement décolletée et m’arrivant au ras des fesses. Décidément, il s’est bien documenté sur mes achats ! Et comment connaît-il ce modèle ? Tout l’après-midi, j’ai avec délice exposé mon minou nu aux yeux de mon vis-à-vis. Pour la première fois, je suis maîtresse du jeu. Le soir, après avoir affronté sans culotte les couloirs du métro, j’ai appelé Benoît, et, prétextant une visite chez ma mère, lui ai fait part de mon indisponibilité pour le week-end.
Cette journée de vendredi s’écoule, plutôt calme. Mon boss étant dans son bureau, nous restons tous les deux sages. J’ai un nœud au creux des reins, en pensant à la soirée qui s’annonce. L’après-midi, mon patron, Lambert et Merlin s’enferment en salle de réunion pour les questions finales. J’en profite pour m’esquiver plus tôt que d’habitude, achète au passage un bar à la poissonnerie et file me préparer chez moi.
Après un long bain parfumé et un brushing appliqué, je prépare mon dîner en peignoir. Des asperges mousseline, un bar au fenouil, une crème au chocolat. J’adore cuisiner, je trouve cela très sensuel. Je mets aussi une bonne bouteille d’Alsace au frais.
Je mets ma robe Tamaris et me regarde dans la glace. Vraiment, il m’est impossible de sortir dehors ainsi, je me ferais violer au premier coin de rue ! Le décolleté en V dévoile presque la moitié de mes seins, et le bas de la robe révèle très haut mes cuisses. Je n’arrive pas à trouver de soutien-gorge suffisamment échancré pour s’accorder à ma tenue – bien que ce soit la mode, je déteste montrer leurs bretelles – et décide de m’en passer. Dessous, le connaissant, je choisis un porte-jarretelles et des bas à couture noire, j’hésite pour la culotte, et fais là aussi l’impasse. Mon image dans la glace me surprend, et à chaque pas de danse que j’esquive, la lisière de mes bas apparaît. Je crois que je n’ai jamais été aussi sexy. Je mets le bar au four et, au bout d’un moment, il sonne. Je lui ouvre, il est là, dissimulé sous un énorme bouquet de magnifiques roses rouges !
Il entre, je lui prends le bouquet, il me regarde, souriant, de ses merveilleux yeux bleus. J’esquisse une révérence, fais quelques pas de danse, sans me soucier de ce que je lui dévoile, et me réfugie dans ses bras. Il m’écrase contre son torse, pose ses lèvres sur les miennes, m’investit de sa langue. Tout tourne autour de moi, je me retiens à lui, il me porte dans ses bras, me dépose sur le sofa. J’ai un sein qui est sorti de ma robe, qui laisse mon ventre à nu… Il se recule, me regarde à nouveau… Je remonte ma jupe, au-dessus de mon nombril, m’ouvrant pour lui montrer les secrets de mon intimité.
Il s’approche, s’agenouille, pose un langoureux baiser sur mon mont de Vénus. Je sursaute, je me sens littéralement fondre. Il fait entièrement glisser ma robe vers le haut, sans interrompre son baiser, me soulève pour l’aider à passer mes seins et ma tête. Jouant d’une main avec l’élastique de mon porte-jarretelles, il me triture un téton de l’autre. Sa langue se faufile dans ma grotte secrète, essuyant mes parois, titillant mon bouton. Je resserre sa tête entre mes cuisses, agite désespérément les hanches, et sens une lame de fond qui me soulève le bassin vers lui. Je crie fort mon bonheur.
En reprenant conscience, je le retrouve, me regardant, le menton ruisselant de mes sucs intimes. Je me soulève et lui fais un baiser « cinéma », mais cette fois c’est ma langue qui rentre en lui comme un petit sexe d’homme. Puis ma main part explorer son corps, glisse sous sa chemisette, lui pince les tétons, en ouvre ses boutons. La boucle de sa ceinture est une formalité, et j’entre en contact, par la fente du boxer, avec la fameuse baguette magique de Merlin l’Enchanteur. Quand je dis baguette, ce serait plutôt pieu. Je le sors du recoin qui le comprime trop. Il est beau, dur, tendu, orgueilleux, avec de grosses veines bleues qui contraste avec sa peau, presque transparente, à la peau délicate. Au bout, son champignon est bien rouge, agressif, et une petite goutte nacrée perle de son petit trou. Mes lèvres se rapprochent, je lape cette rosée. Mes doigts courent le long de cette tige victorieuse, que je lèche puis engloutis dans ma gorge accueillante. Il a posé ses mains sur ma tête, et lui imprime le rythme qu’il souhaite pour son plus grand plaisir. Il se cabre, se durcit encore, gémit virilement, et des flots de semence me fertilisent la gorge. J’essaie de tout avaler, n’y parviens pas, et sens des filets qui refoulent à la commissure de mes lèvres. Je toussote un peu, il me regarde toujours, et me dit :
Je me blottis dans ses bras, grisée par le contact rêche de ses vêtements contre ma peau nue. J’aspire à pleins poumons son odeur de mâle, puis une autre senteur, beaucoup moins agréable : j’ai oublié le loup, enfin, celui du four ! Je me précipite, presque nue, vers ma cuisine. Par chance, rien de trop brûlé ! Je réserve mon plat, et vais dans ma salle de bain pour me couvrir un peu. Il m’y rejoint, et m’arrête d’un geste lorsque je m’apprête à enfiler ma robe de chambre. Il me tend ma nuisette, transparente et très courte. Je l’enfile, et l’image que me renvoie mon miroir m’interpelle : je suis en baby-doll sous laquelle j’ai bas et porte-jarretelles !
Pendant que je dresse la table et dispose les asperges, je l’entends s’affairer ; je retourne dans la salle de bain. Monsieur y examine toutes mes affaires, crèmes, blush, rouges à lèvre, parfums, brosses, tampons, tout y passe ! Décidément, il est un vrai « fouineur ».
Il ouvre la bouteille de vin et attaque les asperges. Il a un solide appétit, et me félicite pour mes talents de cordon bleu. Il réitère son compliment avec le bar, dont il dépouille les arêtes pour nous deux. Nos discussions vont bon train, il s’intéresse à ma perception des gens du bureau. Je l’interroge sur sa vie privée, et apprends qu’il est mariée à une brune, genre Thatcher des banlieues, toujours en pantalon (que j’imagine… de treillis) à qui il a fait deux adorables bambins. Au dessert, gouailleur, il me dit qu’il a demandé au garçon de café qui m’a consciencieusement matée lors de notre déjeuner de venir nous rejoindre ici. Sur le même ton, je lui demande pour quoi faire. Alors il se lève, me prend avec une vigueur inattendue le bras, et, me poussant sans ménagement au salon, il me fait culbuter sur la moquette comme une vulgaire fille de garde, en position de musulmane en prière. Relevant ma nuisette, il ôte son boxer, glisse les mains sous mon porte-jarretelles et s’enfonce sans préavis, d’un seul coup, dans ma féminité. Encore humide, je me cabre, et il me pilonne en ahanant comme un bûcheron, sans aucune attention à moi. La brutalité de ce traitement bestial et inattendu me comble, et nous explosons en parfaite symbiose, transpirants et soufflants. Il s’effondre sur moi, et nous restons un bon moment encastrés l’un dans l’autre.
Je le repousse et me dirige vers la salle de bain : un désastre ! Mes bas sont filés de partout, et un des élastiques de mon porte-jarretelles a craqué. Je les ôte, et me glisse sous la douche ; il vient m’y rejoindre, la place est exiguë pour deux. Il entreprend de me savonner énergiquement, et mes seins rougissent sous ses mains énergiques ; je m’occupe de nettoyer son service trois pièces avec plus de douceur, et constate que Monsieur se cabre et grogne chaque fois que mes ongles effleurent la vallée entre ses bourses et son anus. J’ai trouvé son point G ! Nous nous séchons l’un l’autre, puis il me prend dans ses bras et me dépose, telle une mariée pour sa nuit de noce, sur le lit. Il se couche sur le côté ; nous sommes face à face. Il me sourit, me regarde. Il est beau… Prenant son membre, maintenant ragaillardi entre ses doigts, il le pose contre mes lèvres intimes et s’immobilise. Je sens son cœur qui bat tout au bout de son sexe. Puis, avec une infinie douceur, millimètre par millimètre, il se glisse en moi… La manière dont il sait alterner force et tendresse, sévérité et suavité, me rend folle, et j’ai toutes les peines du monde à ne pas lancer mon bassin en avant pour l’engloutir en entier. Lorsque je le sens buter contre mon utérus, lentement mais profondément, je contracte mes lèvres autour de son pieu. Il gémit, il aime ça, et avec une douce indolence, il se remue en moi. Le plaisir me submerge, à la fois identique et différent de notre séance en levrette du salon. Je m’endors dans ses bras, son sexe dans mon sexe.
Lorsque je me réveille, au beau milieu de la nuit, mon amant dort d’un souffle régulier. Mes ongles lui frôlent les tétons, qui paraissent deux petites perles. Je glisse la main sous ses bourses ; elles ont lourdes et pleines de vie, et j’imagine les millions de petits spermatozoïdes qui s’y agitent, prêts à jaillir. J’effleure son point faible, et je vois immédiatement son mandrin réagir. Éternel mystère de l’anatomie masculine, que la magie transforme d’un petit appendice flasque en orgueilleux totem ! J’en profite pour l’enjamber et, le chevauchant, lui donne pour la première fois mon tempo à moi.
Une claque assez appuyée sur ma fesse me réveille, le lendemain main. Monsieur, tout habillé, me réclame un café. Je me lève, il me dit de rester nue. La glace me renvoie une horrible image d’une gourgandine dont les cernes trahissent les excès de la nuit. Il prend son café, et avale avec appétit les toasts que je lui ai préparés, me flattant à tour de rôle un sein, une hanche, une fesse comme un maquignon une pouliche lui appartenant. Puis il me quitte – j’ai droit à un léger baiser – pour aller chercher sa femme à la gare.
Le week-end s’écoule, j’ai la tête comme la chatte : béante et vide ! Au bureau, le lundi, retrouvant la place que je ne voulais pas lui laisser, j’ai la même impression.
Quinze jours plus tard…
J’ai été convoquée par mon boss, qui m’a accusée de « ne pas avoir joué le jeu » qu’il m’avait assigné. Je ne lui ai pas répondu qu’il me semblait l’avoir fait au-delà de ce qui était prévu. Le redressement porterait, semble-t-il, sur plusieurs centaines de milliers d’euros, et j’ai été mutée Assistante du Directeur de Production. Merlin m’a appelée plusieurs fois me promettant de chaudes soirées, des scénarii étranges. Mais sa brune revêche ne voyage plus en train. Je lui souhaite de prendre celui de l’enfer et de pouvoir garder son homme rien que pour moi…