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Temps de lecture estimé : 8 mn
27/03/11
Résumé:  Durant la nuit de noces, une femme découvre son propre plaisir en osant se toucher pour la première fois, puis le plaisir sexuel avec son mari.
Critères:  f fh couple amour voir fellation cunnilingu pénétratio init -prememois
Auteur : La Fée Bleue  (La découverte des corps)      
Le goût du plaisir

Il faut apprendre la géographie d’un corps, sinon, comment l’aimer, comment s’y sentir à l’aise, lorsque le sommeil prend les amants ?


Cassandra avait depuis peu épousé son mari, et dans ces années de royauté, à Vienne, les femmes étaient prudes, timides et ne connaissaient rien de la charpente d’un homme. Après la promesse nuptiale, Monsieur avait bu et bu encore. Il arriva près du lit complètement ivre, incapable d’honorer sa tendre épouse, qui en fut d’ailleurs ravie.


Au matin, lorsqu’elle se réveilla, elle décida que le sexe ne devait plus être pour elle une chose sale et répugnante, comme le lui avaient raconté les dames du salon de thé. Il lui fallait donc prendre elle-même l’initiative de la découverte. Elle souleva le drap qui recouvrait l’homme allongé à côté d’elle, cet homme à qui elle venait de promettre de ne jamais se refuser, et d’accomplir ses devoirs conjugaux selon les envies de Monsieur. Il était nu.


Elle regarda son ventre, qui se soulevait à chaque inspiration, puis osa porter le regard entre ses jambes. C’était le matin, et là, entre les cuisses musclées, elle découvrit un dard charnu, tendu et gonflé. Monsieur Martin était en pleine érection, s’émerveillant d’un rêve érotique, où il chevauchait une sculpturale partenaire. Cassandra prit son temps pour observer ce sexe droit, elle en étudia chaque détail, et elle commença à ressentir une émotion étonnamment agréable. Ce n’était pas aussi repoussant qu’on le lui avait raconté. Elle se redressa, et prit appui sur un coude, pour venir mettre sa tête en face de ce membre viril. Elle écarta la jambe de Monsieur. En dessous de ce sceptre, elle vit deux boules, belles, bien rondes, bien formées. Son cœur commença à battre.


« Je peux profiter de tout cela désormais, j’ai le droit de regarder, je ne dois plus détourner ma pensée. »


Alors elle eut envie de toucher. Elle posa son index sur le gland de son mari, et sa verge, comme si elle reconnaissait la main de sa maîtresse, fit un petit sursaut. Son doigt glissa sur une perle humide, qu’elle lissa en faisant des cercles, d’abord tout petits, puis de plus en plus grands, descendant sur tout le membre. Elle trouva que c’était agréable à toucher, alors elle enroula sa paume tout entière autour de cette chose si dure. Elle descendit plus bas, et enveloppa une des deux boules, la soupesa, et préféra remonter sur la solidité du pénis, qui l’impressionnait bien davantage.


Son mari ne s’était toujours pas réveillé.


Les joues empourprées de Cassandra s’approchèrent du jouet qu’elle tenait là, dans sa main. Avec l’extrémité luisante, elle caressa la peau de sa joue. Un petit fil se prit à l’amorce de ses lèvres.

Elle se demanda quel goût pouvoir avoir ce sexe d’homme. Sa saveur à elle, elle la connaissait, car une nuit, avec une cousine invitée, elles avaient été prises d’un désir furieux. Étendues dans la nuit, cuisses écartées, elles avaient eu l’audace de se goûter, sans bruit, sans murmure. Elles avaient, en même temps, enfoncé un doigt au fond d’elles-mêmes, et le ressortant, elles l’avaient porté à leur bouche. L’expérience n’avait guère été enthousiasmante. Cassandra se demanda si le fumet du mâle était comparable au sien.


Elle approcha sa langue de ce liquide gluant qu’elle voyait poindre au bout de la tige. Il lui sembla qu’une impression de sel lui montait au palais. D’une main, elle repoussa le genou de Monsieur Martin, pour pouvoir bien s’accroupir entre ses cuisses, sans ôter ses yeux de cet objet qui semblait créé pour faire naître le désir. Car elle n’ignorait plus cette sensation qui dans son ventre lui donnait toutes les impertinences. Elle voulait danser au rythme de cette envie qui lui prenait le bas de son corps, elle voulait l’explorer, et s’y soumettre. Elle plongea entre les jambes de son mari, en apnée. Avec avidité, elle aspira sa virilité, dardant la chair, la picorant parfois de ses dents, tout délicatement, la reprenant dans sa bouche avec gloutonnerie, usant sa langue à chatouiller le tissu si dur. Ces attouchements firent frissonner l’heureux homme, pas encore sorti de son endormissement.


Cassandra lâcha sa proie pour s’assurer que son mari était encore en train de rêver. D’ailleurs, elle faisait bien attention de ne pas réveiller son époux, car elle savait qu’elle aurait eu moins de témérité s’il avait été conscient. Ivre de liberté, elle enfourna une nouvelle fois la queue de Monsieur Martin. Puis, elle se demanda comment une telle chose, si dure, si longue, pourrait entrer en elle, et si cela lui produirait autant de volupté que ce qu’elle venait de connaître en se servant elle-même des grâces de la nature. Elle enleva sa chemise de nuit, ourlée de dentelles sur le devant. Ses longs cheveux en retombant sur ses épaules lui firent comme une légère caresse, que pourtant elle ressentit intensément. Cassandra était désormais nue, elle aussi, près de la peau de son époux.


Comment lui ferait-il l’amour ? Elle s’interrogeait, se tourmentait. Allait-il caresser ses seins ?

Comme cela peut-être… et la jeune femme pelota un peu les formes rondes et durcies par le désir. Mais comment ce pénis allait-il trouver passage en elle ?


Naturellement, sans trop y réfléchir, guidée seulement par son envie, elle descendit son geste jusqu’au doux duvet qui naissait entre ses jambes. Son doigt semblait hérissé d’épines électriques à certains endroits. Elle s’y attarda, et mit son clitoris au supplice. Ses caresses s’ajustaient parfaitement à la forme de son entrejambe. Ah, comme c’était merveilleux de se toucher là, que c’était félicité ! Pourtant, à la messe, le curé avait bien averti que c’était un péché de se livrer à ce genre de pratique, et qu’il était interdit de s’y abandonner. C’était mal. Alors Cassandra s’étonnait d’éprouver tant de plaisir à désobéir aux volontés papales. Entre ses doigts, elle sentit gonfler son petit bourgeon, qui devenait de plus en plus sensible. Ses effleurements commençaient à lui tirer des soupirs de plus en plus profonds. C’était tout humide, même bien mouillé. Son mari allait-il lui en vouloir de cette rosée qui sortait d’elle par ses propres caresses et qui faisait glisser ses phalanges de façon délicieuse ? Elle en chercha la source, et enfonça un index au fond de sa caverne. C’était serré, c’était chaud, c’était trempé, c’était agréable…


Elle ramena ses cuisses sur son ventre pour bien s’ouvrir et profiter d’une position qu’elle trouvait humiliante, mais qui l’échauffait follement. Un petit gémissement incontrôlé sortit de sa gorge, et son cœur frappait à la folie. Elle osait, elle osait vivre son plaisir, elle commençait à se sentir femme. Jamais elle ne s’était masturbée, c’était sa première fois. Une nuit de noces pour elle seule, et comme c’était bon ! La jeune femme se tripotait avec ardeur, avec tout le désir retenu si longtemps, avec une joie passionnée. Il lui sembla un instant qu’une lumière puissante s’allumait dans la pièce, qu’un plaisir encore plus grand allait lui déchirer le ventre, mais Monsieur Martin se retourna brusquement sur le côté, et le spasme ne vint pas. Les yeux grands ouverts, il la fixa.



Cassandra rougit. Elle chercha instinctivement sa chemise de nuit pour se cacher, pour se protéger. Il lui prit le poignet pour l’empêcher de la ramener sur elle, et contempla la nudité de sa femme.



Elle obéit, presque prise de terreur. Elle se soumettait, mais elle ne s’amusait plus.

Monsieur Martin banda de plus belle. Il en souffrait presque. C’était une barre de fer qui sortait de son ventre, et exigeait la jouissance. Voir sa jeune épousée agiter ainsi sa petite main timide au milieu de son triangle, ses lèvres secrètes rougies, torturées par les précédents attouchements, l’excita violemment.



Il se redressa et plaqua son ventre contre le sien.

La peur de Cassandra diminua lorsqu’elle sentit la chaleur de l’homme. Mais elle n’était pas vraiment consentante. Pas encore. Mais elle se défendait très faiblement.



La main de la belle imposait des frémissements à la queue de son mari. Elle commença à comprendre qu’elle avait un certain pouvoir sur lui, et eut envie d’en jouer. Les mots qu’il employait lui provoquaient un trouble inconnu. D’abord, elle voulut lui faire croire qu’elle allait se refuser.

Elle repoussa ce sexe et fit mine de s’écarter de son corps.



De sa jambe à lui, il écartait les siennes. Elle trouva ce combat voluptueux. Mais voulant encore lui faire croire qu’elle cherchait à lui échapper, elle se retourna sous son ventre de mâle. Il sembla déconcerté, mais s’extasia sur la beauté de ce cul, blanc, rebondi. Ses lèvres se collèrent à la fente si parfaitement découpée, d’une teinte satinée. Il lécha ses fesses, descendit jusqu’à son petit trou, pendant que sa femme soupirait de bonheur. Il prit sa taille et la retourna d’un coup sec.

Elle s’ouvrit, et offrit l’épanouissement de son intimité.



Elle sourit, pleinement consciente que c’était elle qui maîtrisait le jeu. Il enfouit sa langue au milieu d’elle, l’aspirant, la suçant, et elle, elle commençait à se tordre, à onduler.

Sa langue d’homme répondait aux assauts de cette chatte éperdue d’envie. Cassandra soupirait de plus en plus fort.

Tout son être se crispait, elle sentit une sensation merveilleuse monter le long de ses jambes, contracter chacun de ses muscles, un frisson, ses yeux brillèrent et son ventre explosa… Elle cria de bonheur… Cassandra venait de jouir pour la première fois.


Son mari releva sa tête, les lèvres ruisselantes du plaisir de sa femme. Il s’allongea au-dessus d’elle, et s’enfonça en elle. Elle eut un peu mal, mais l’orgasme qu’elle ressentait encore atténua sa douleur.

La queue de l’homme fouillait le secret de son épouse qui pétrissait ses fesses de ses deux mains.

C’était bon de le toucher ainsi, sans retenue, sans pudeur. Son vagin l’aspirait, le retenait, l’accueillait, et des secousses voluptueuses commencèrent à suivre le rythme du va-et-vient. Monsieur Martin laissait entendre des grognements significatifs, mordait ses lèvres.

Il possédait sa femme pour la première fois, et sentait bien que ce corps était fait pour la plénitude sexuelle, ce qui leur présageait de grands moments d’extase.


Le dépucelage l’excita encore bien davantage que toutes les pénétrations qu’il s’était offertes jusque-là. Il se pressait contre ses seins, les mordillait, les tétait. Puis, le paroxysme arriva, il déchargea en elle, glorieusement, et longuement, tant l’instant avait été merveilleux.


Monsieur et Madame Martin venaient de consommer leur union, et de leurs deux avis, cela avait été un moment époustouflant.