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Temps de lecture estimé : 15 mn
24/01/11
Résumé:  La soirée de réception de « La Mangouste » chez Pacha se poursuit...
Critères:  #sciencefiction grp fête fsoumise hsoumis fdomine hdomine humilié(e) vengeance cérébral voir exhib lingerie cunnilingu fgode fdanus partouze sm glaçon piquepince
Auteur : iam.knowbodies            Envoi mini-message

Série : Errances

Chapitre 10 / 15
Punition

Résumé

Rien ne va plus, à bord du Souffle Étoile. Attaqué à plusieurs reprises par un mystérieux adversaire, les prouesses de son équipage (et en particulier de ses deux plus jeunes membres, Braise et Ardent) lui avaient jusqu’à présent permis de s’en sortir… Mais cette fois-ci, « ils » sont passés à la vitesse supérieure, assassinant le capitaine et oncle adoptif des deux jeunes gens. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’esquiver une fois de plus et, malgré le choc du deuil, se mettent à la recherche d’informations concernant leur ennemi et les raisons de ses persécutions.


Heureusement pour eux, tout n’est pas d’un noir intersidéral ! Ils ont en effet ajouté de nouveaux aspects à leur relation, de plus en plus intime et charnelle – tant physiquement que psychiquement, puisqu’ils parviennent maintenant à partager leurs émotions et sensations, ce qui se révèle également être un atout dans d’autres domaines, comme les arts martiaux.


Convaincus d’être la cible d’une puissante organisation, ils décident de se laisser capturer à la prochaine occasion, pour savoir à quoi s’en tenir. Non qu’ils aient le choix, finalement, puisque leur adversaire ne prend cette fois aucun risque et arraisonne leur vaisseau sans coup férir. Nos héros se retrouvent effectivement aux mains de la « division Zéro », une branche secrète de l’armée. Ils sont de suite « interrogés », passant un sale moment entre les mains de leur ennemi, sans grands résultats pour celui-ci. Ardent et Braise, en revanche, profitent d’un instant d’inattention de leurs geôliers et de leur intense entraînement, pour se rendre maîtres de l’astronef et de son équipage !


En quelques semaines, ils ont pris la mesure du fraîchement rebaptisé Diamant-Noir, et ont atteint le seul monde inconnu qu’ils aient déjà visité, Sa’Styria. Ils ont réussi à convaincre les autorités locales de les débarrasser pacifiquement de leurs encombrants captifs – avec une attention toute particulière portée à leur commandante !



***




Leurs pas les mènent enfin à l’orée d’une salle bien plus raisonnable que ce à quoi elle s’attendait. Enfin, tout est relatif. D’après ce qu’elle peut en voir, la pièce doit dessiner une fleur étrange, le cœur enserré de sept immenses arcs de granit, des alcôves venant se nicher entre eux pour former autant de pétales. Si tant est qu’une telle métaphore florale soit appropriée à un univers aussi minéral…


La partie principale, qui ne doit guère faire plus d’une dizaine de mètres de diamètre, est au moins trois fois plus haute. Du plafond, perdu dans l’obscurité, pend au bout d’une longue chaîne, telle une araignée au bout de son fil, un immense lustre de fer noir sur lequel brûlent des centaines de bougies – de vraies bougies, semble-t-il ! À son aplomb, une table ronde trône, massive, pour l’instant uniquement encombrée d’un rouleau de parchemin, d’une plume et d’un encrier.


La jeune fille remarque seulement maintenant que le sol, convexe, surélève le centre de la pièce. Ce sol est d’ailleurs très étrange, il semble fait d’une sorte de nacre ou d’opale irisée, filigrané de fils d’or et d’argent. Très esthétique quoique légèrement tape-à-l’œil… mais elle n’arrive toujours pas à mettre le doigt sur ce qui ne va pas !



La voix chaleureuse de son hôte la tire de sa contemplation. Celui-ci, émergeant des ombres périphériques, la rejoint.



Il s’empare avec élégance de la main hésitante qu’elle lui tend et lui fait un baisemain impeccable.



Lui-même a revêtu une sorte de kimono à dominante pourpre, assez peu ecclésiastique, mais qu’il porte avec son élégance coutumière. Rougissant légèrement, elle remarque :



Il obtient pour seule réponse une démoniaque grimace.



Sur un signe de « Monseigneur », frère Thibault et sœur Mathilde surgissent des ombres pour disposer autour de la table deux sièges à haut dossier, et y faire asseoir Pacha et son invitée. D’un des passages s’ouvrant au pied de chaque colonne, émerge alors la Mangouste, escortée de frère Anselme, qui l’amène jusqu’à la table, en face des deux seigneurs. Braise peut détailler à son aise son ex-geôlière, revêtue de la même tenue que les autres frères et sœurs. Debout dans l’étrange lumière des bougies, celle-ci lui renvoie un regard neutre, dans lequel il lui semble toutefois percevoir un soupçon d’ironie ou d’autodérision… Son hôte reprend alors la parole.



Il désigne avec emphase le rouleau de parchemin accompagné de la plume et de l’encrier.



Le grattement de la plume sur le parchemin érafle le solennel silence. Dans une odeur d’encre de plus en plus prégnante, « Monseigneur » paraphe à son tour le document, avant de le faire glisser vers sa compagne :



Et elle appose son nom sous les deux autres signatures.


Pacha ré-enroule le parchemin avant de le tendre à frère Thibault, une fois de plus sorti de nulle part – sa « troupe » semble bien entraînée. Puis il reprend :



Elle tressaille aussitôt, poussant un petit cri de surprise douloureuse. Sans accorder d’attention au regard mauvais qu’elle lui lance avant de baisser les yeux, Pacha se tourne vers Braise et lui explique :



Puis, revenant à sa victime,



« Monseigneur » ne peut retenir un petit rire, avant de déclamer avec emphase :



Avant que Cylisse ne puisse répondre, Braise décide d’intervenir :



Sur ce, Pacha et son invitée s’attaquent à un petit festin, servi par frère Thibault et sœur Cylisse. Sœur Mathilde s’est assise au clavier d’un petit orgue, qui occupe l’un des espaces entre les piliers de la voûte. Les sons produits, qui semblent sourdre des murs mêmes, tiennent d’abord plus de l’ambiance que de la musique, se fondant pourtant imperceptiblement en une mélodie légère et langoureuse. Émergeant des ombres, sœur Iseult et frère Anselme, revêtu d’une tenue similaire à celle de sa compagne, entament un ballet terriblement sensuel, tout en évocation et suggestion.


Les agapes se font presque en silence, les convives trop accaparées par la bonne chère et le spectacle pour pouvoir soutenir une conversation. Braise apprend juste que la majorité des participants ne « purgent » aucune peine, que ce sont des « associés » aimant simplement participer aux jeux imaginés et mis en scène par Pacha.


Alors qu’un savoureux dessert conclut cet excellent mais raisonnable dîner – il s’agit de ne pas « plomber » la suite de la soirée… – les torrides évolutions des danseurs autour de (et parfois sur) la table se terminent également sur un dernier tableau, tous deux initialement debout face à face, se tenant les mains, le garçon se laisse lentement glisser entre les jambes de la fille, jusqu’à former un pont, l’arc de son corps révélant une bosse des plus explicite au niveau de son bas-ventre. Sœur Iseult a continué à s’accroupir d’un mouvement fluide et ondulant, recouvrant bientôt de son entrecuisse cette indécente éminence, elle enroule ses jambes autour de celles de son partenaire, durcies par l’effort, et cambre son corps en arrière. Cela permet à frère Anselme de se redresser légèrement, formant à eux deux un Y très ouvert. Ils se séparent enfin, sous les applaudissements enthousiastes de leur public.


Soudain, un douloureux et discordant fracas retentit, imposant aussitôt un silence tendu – alors qu’elle débarrassait la table, sœur Cylisse a laissé choir une fine assiette de porcelaine… La morsure qu’elle ressent presque immédiatement sur ses délicats trésors intimes lui arrache un petit couinement désolé.



Sur un geste du maître des lieux, frère Thibault s’avance, produisant un petit coffret abritant ce qui ressemble à première vue à un entrelacs de roses métalliques. Tout en continuant d’afficher une contrition de circonstance, la pénitente ne peut s’empêcher de lorgner sur cet étrange artefact, éprouvant un mélange d’appréhension et d’excitation. Après tout, cela fait longtemps qu’elle s’adonne à ce genre de jeux, bien que jamais en tant que soumise. Et elle doit bien s’avouer qu’elle commence à apprécier de ne pas avoir à mener les opérations, pour une fois. Elle découvre que malgré les risques et inconvénients, se laisser faire peut avoir son charme…



À sa propre surprise, elle tergiverse, elle qui n’a jamais hésité à jouer de son corps pour stimuler ses victimes, elle répugne maintenant à s’exposer, à se soumettre entièrement. Alors que « Monseigneur » s’apprête à la relancer d’une réplique cinglante, elle se décide enfin, passant simplement sa robe par dessus sa tête pour la laisser tomber à ses pieds, avant de ramener sagement ses bras le long des flancs. Son corps glabre et musclé, une de ses fiertés, non pas tant pour son physique que pour le soin qu’elle a toujours pris à l’entretenir, n’est plus « recouvert » que de la trinité de petits bijoux sadiques pendus à ses tétons et son malheureux clitoris. De ses grands yeux noirs, elle suit maintenant les mâles mains du frère qui déploient sur son corps l’instrument de sa pénitence.



Cependant, frère Thibault, ayant fini d’ajuster soigneusement l’instrument, se recule, dévoilant une sœur Cylisse enserrée d’un lacis de roses cuivrées aux tiges d’acier. Celles-ci, articulées en chaînettes, rampent sur le haut de ses cuisses, son pubis, passent entre ses jambes et ses fesses, remontent le long de son dos et de son ventre, pour venir se lover sur sa poitrine. Cruelle intimité de la chair et des épines, même si ces dernières ne sont heureusement qu’une version atténuée de leur modèle naturel…



Devant l’indécision de sa victime, il précise, avec un soupçon de sollicitude :



Braise rejoint quant à elle sa place, roulant toujours des hanches autour de l’œil de feu glissé entre ses cuisses. Largement entretenue par le petit spectacle du dîner, cela fait beau temps que son excitation a rendue sa petite culotte aussi limpide que du cristal… Grâce à ses déplacements, et aux mouvements éthérés de sa robe, il ne doit plus y avoir une seule personne dans la pièce à ne pas avoir profité de la vue. Certains « frères » ont d’ailleurs quelques difficultés à se maîtriser, pour son plus grand plaisir.


Sœur Cylisse doit encore endurer son supplice quelques minutes, le temps de servir le café, puis Pacha propose de clore la soirée par la deuxième partie de sa punition, puisque ses « confrères et sœurs » se sont abstenus de toute faute, eux. La victime, qui ne s’attendait pas plus que quiconque à ce « deuxième service », frémit. Mais pas tant d’appréhension que d’impatience, à vrai dire. Le cilice, somme toute moins sanguinaire que certains fourrés qu’elle a eu à traverser dans sa vie, n’a prélevé de ses épines que quelques gouttes de sang – juste de quoi l’exciter.


Après l’avoir fait s’agenouiller sur la table, les cuisses légèrement écartées, frère Thibault la libère délicatement de cet étrange épineux, caressant les chairs meurtries de son souffle chaud, recueillant du bout de la langue les rubis liquides qui les parsèment parcimonieusement. Même si elle sait bien qu’Ardent préférerait qu’elle se concentre sur des zones plus « chaudes », sa compagne ne quitte pas des yeux le visage de leur ancienne geôlière, fascinée par le mélange de douleur et de plaisir qui s’y peint. Oui, décidément, c’était le meilleur moyen de se débarrasser d’elle, ou au moins, celui qui aurait le plus de saveur, pour eux.


Mais déjà, sœur Iseult entre en scène à son tour, apportant un petit coffre qui, une fois ouvert, laisse échapper de fines volutes de vapeur.



Avec une petite grimace mi-sadique, mi-douloureuse, la sœur a plongé les mains dans ce qui se révèle être une simple glacière ouvragée, en retirant deux poignées de glace pulvérulente qu’elle plaque aussitôt sur le dos de sa victime, qui se mord les lèvres en se cambrant. Implacable, la « thérapeute » masse ses épaules, insistant surtout sur les parties griffées, puis descend vers les hanches, à la poursuite des ruisselets d’eau glacés qui se sont rapidement formés.


La patiente est alors allongée sur le dos, et le glacial massage reprend, partant du cou, frigorifiant sa poitrine mais épargnant quelque peu la peau du ventre, tellement sensible, pour s’acharner sur le petit animal dénudé niché entre ses jambes, qui n’a pourtant pas la réputation d’être polaire… Mais ce n’était que les préliminaires. Sœur Iseult replonge ses mains dans sa petite Sibérie portative pour se saisir de trois boules et d’un phallus de glace – bien durs et compacts, cette fois.



Baignant dans une petite flaque d’eau tiédissante, sœur Cylisse obtempère, à la limite de l’enthousiasme ! Le gode s’enfonce rapidement entre ses fesses rougies par le froid, bientôt suivi par deux boules glissées dans son autre fourreau. Elle sent ses entrailles comme prises dans un étau d’hiver. Sa compagne prend la dernière boule en bouche (Braise en a mal pour elle !), et ainsi armée, elle se jette sur sa victime, honorant d’abord ses seins durcis, avant de descendre vers des territoires plus intimes, non sans s’égarer en chemin sur toute la géographie de son corps…


Mais évidemment, il n’est pas question de récompense, il s’agit d’une punition, après tout. La « masseuse » doit donc faire preuve de délicatesse, laisser régulièrement souffler sa victime, avant de l’amener de nouveau au bord d’un orgasme qui lui sera impitoyablement refusé.


Lorsqu’elle s’est assurée que le dernier glaçon a rendu l’âme, le seigneur et maître déclare :



Puis se retournant vers son invitée, il lui glisse à l’oreille :




***




C’est donc seule que Braise alla se coucher, non sans avoir assuré ses admirateurs déçus qu’elle reviendrait participer à leurs jeux, plus activement cette fois… D’ailleurs, elle comptait bien « goûter » rapidement un ou deux des garçons, et peut-être même cette petite chatte de « sœur Iseult » !


Malgré les nombreuses tentations, elle avait su résister, tout comme son complice, toute la soirée. Mais dans le noir, avant de s’endormir, par delà les dizaines de kilomètres qui les séparaient, ils se libérèrent ensemble des tensions accumulées depuis qu’elle avait pénétré dans ce voluptueux monastère. Ce fut bref, mais intense…