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n° 14238Fiche technique12408 caractères12408
Temps de lecture estimé : 8 mn
22/01/11
Résumé:  Une femme est troublée par une autre femme le jour de son mariage.
Critères:  ff enceinte fête toilettes revede init -coupfoudr -fsoumisaf
Auteur : Lucia      
Une mariée qui doute

À 39 ans, on se lasse des aventures et on a envie parfois de construire un peu sa vie.


Depuis mes 20 ans, j’adorais les simples aventures qui me permettaient d’assouvir mes envies et mes besoins. Pour résumer, j’aimais faire l’amour, avoir quelques heures de détente mais sans les problèmes de la vie à deux.


Seulement, après ma dernière aventure avec le médecin de famille, âgé de 65 ans, je me suis dit qu’il serait temps de changer.

Il faut dire que malgré tous ses diplômes et sa très bonne expérience de médecin, il était loin de me satisfaire.


J’aime quand l’homme s’enfonce en moi. J’aime le sentir venir loin en moi. J’aime être soumise à son corps qui vient en moi. Je ne prends jamais l’initiative au moment de l’acte. J’aime être prise. J’adore quand l’homme montre sa force en me prenant au milieu du salon, mes jambes pliées derrière les siennes, le serrant contre moi. Lui debout et assurant le service sans me faire tomber par terre.


Avant si, j’aimais allumer, je m’habille toujours de manière à être vue. Les hommes aiment les filles qui s’habillent court et moi j’adore les mini-jupes. Je mesure 1, 60 m, j’ai des mèches blondes, les cheveux mi-longs ; j’ai un visage fin, la peau claire. J’aime me maquiller, prendre soin de moi.


Mais j’ai changé et je me suis trouvé non pas un copain mais un fiancé, un homme plus jeune, que je saurais amadouer. Au bout de trois mois, nous nous sommes fiancés.

Mon copain adore les femmes. C’est une sorte de lesbienne refoulée. Il m’a même dit que parfois il se touchait en pensant à moi avec d’autres femmes. Une fois, c’était l’hôtesse dans un avion, une autre fois une femme policier. Il me demande souvent si je suis attirée par les femmes.


Ça me fait peur, je n’aimerais pas être lesbienne. Parfois je tombe sur un quizz dans Marie-Claire ou Cosmo sur ce thème et je m’empresse de le faire pour me rassurer. Seulement ne deviné-je pas les réponses ?


Très rapidement donc notre histoire avance. Nous décidons de nous marier après à peine deux mois de fiançailles et je tombe enceinte dès le premier essai.


Cependant, je ne suis pas habituée à vivre avec un homme et les aléas de la vie courante commencent déjà à m’exaspérer.


Les préparatifs pour le mariage sont très délicats, nous nous prenons la tête sur plein de sujets.


Cependant, le jour du mariage arrive enfin. Je me demande si j’ai raison de le faire mais parfois il faut y aller.


Avant d’arriver à la salle du mariage, il y a un escalier. Avec ma robe longue j’avance prudemment. L’escalier s’élève en trois parties. Il y a une vingtaine de marches puis virage à 90 degrés, encore une vingtaine de marches et de nouveau un angle droit. Alors que je m’apprête à m’élancer sur le dernier passage, je lève les yeux pour voir si celui-ci est dégagé. Or, je vois en haut des marches quelqu’un d’affairé qui s’apprête à descendre les escaliers en courant. C’est un jeune homme en costume, très guindé. Je crois voir qu’il porte un gilet. Il ne me voit pas. Puis, au milieu des marches, il m’aperçoit enfin et tente alors de se coller contre le mur. Hélas, c’est ce que je fais aussi.

Notre rencontre est inévitable. Heureusement, il arrive sur moi en ouvrant les bras, me tire à lui et s’offre à moi comme un matelas dans la chute en tombant sur le dos et moi sur son ventre. J’ai fermé les yeux. Ses bras me serrent toujours, c’est une sensation agréable.

Et là j’entends ma mère lui dire :



Une jeune fille m’aide à me relever. De nouveau le contact de sa main me fait de l’effet. Je la regarde surprise de m’apercevoir qu’il s’agit bien d’une fille.

Elle se présente :



Moi, bêtement, je lui réponds que son costume lui va bien.

Elle ressemble à un homme, elle a tiré ses cheveux en arrière, lui dégageant un très joli front. Elle est brune, élancée, plus grande que moi, très fine, une poitrine plutôt plate.


Hélas, la couture de mon vêtement s’est défaite à l’épaule. Dominique s’en est rendu compte et me propose de le recoudre. Il y a tout ce qu’il faut à la mairie. Ce n’est pas la première fois que des incidents se produisent.


Nos regards se croisent furtivement. Ma mère veut m’accompagner mais je ne n’en ai pas envie. Je trouve un prétexte :



En réalité, je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’être seule avec elle. Dès le premier contact j’ai senti quelque chose.


Nous entrons dans une petite salle. Dominique est très vive, elle me fait asseoir et me demande d’allonger le bras.



Naturellement, vu l’endroit du problème, son visage vient tout près du mien.

Et là, je comprends qu’elle me plait. C’est drôle, c’est une femme et elle m’attire.


Mon souffle se fait plus court et je crois que je rougis. J’espère qu’elle ne s’en rend pas compte.


Ce temps passé semble être une éternité, je suis terriblement gênée d’autant plus que mon entrejambes devient humide.


Elle ne dit rien. Puis elle s’éloigne de moi et me dit :



Mais elle ajoute :



Durant la cérémonie, je ne cesse de rougir, elle est à côté du maire, je ne peux pas ne pas la voir. Les invités pensent que c’est mon mariage qui me fait cet effet.

Mon mari est heureux, il pense que je suis émue ; j’ai un peu honte de ce que je ressens, mais c’est si nouveau, si soudain que je me sens désarmée. Pendant toute la cérémonie, je me demande comment la revoir.


Et il me vient une idée. À la fin de la cérémonie, je demande à Dominique, pour la remercier, si elle ne veut pas venir au repas de noces, un invité s’étant désisté.

Je prétexte à Laurent que c’est une vieille amie d’université que j’avais perdue de vue et que j’ai retrouvée aujourd’hui par le plus pur des hasards. Elle accepte mon invitation. Je suis heureuse, je vais pouvoir la voir encore.


Au milieu du repas, je m’éclipse aux toilettes, je passe au préalable devant sa table saluer les convives leur demander si tout se passe bien, puis après avoir lancé un regard à Dominique, je pars me rafraîchir.


Les toilettes sont grandes et, par chance, il n’y a personne. Au bout de quelques minutes, j’entends des pas, je m’avance pour l’accueillir, hélas c’est ma belle-mère. Je fais front et je lui parle de tout et de rien, puis arrive Dominique qui sourit de la situation.

Enfin ma belle-mère s’en va. Dominique me tire alors vers les toilettes pour handicapés.



Elle ferme la porte puis me regarde :



Puis j’ajoute :



Elle s’approche alors de moi et me tire à elle. J’ai le sentiment d’être son jouet. Elle décide de me porter sur ses bras.



Et moi de lui répondre :



Et à ces mots, elle me donne mon premier baiser saphique.

Et au même moment je comprends que ma vie ne sera plus jamais la même.



Son ordre me ramène à la réalité. Sa voix est dure et, sans réfléchir, je m’exécute. J’ai un peu honte en la lui donnant tant elle est mouillée.

Dominique la porte à sa bouche.



Nous retournons nous asseoir à notre table. Mon mari me regarde :



Je le regarde et je souris. Cela fait à peine trois heures que je suis mariée et j’ai déjà embrassé quelqu’un d’autre. Et c’est une femme. Je regarde vers sa table. Elle me tourne le dos. Elle a toujours sa tenue de greffier. Elle a les épaules musclées comme une nageuse ; de dos on ne peut deviner qu’il s’agit d’une femme. Elle est forte, elle m’a soulevée avec une telle facilité. Mais je ne dois pas trop penser à elle, je suis sans culotte et terriblement excitée.


Au bout d’une heure, je prétexte de nouveau de tenir compagnie aux convives pour m’approcher de sa table. Une place à côté d’elle est libre. J’en profite.

Aussitôt je sens son pied sur le mien. Dominique est joueuse et ça me plait. Elle semble n’avoir peur de rien, le fait que mon mari, ma belle-famille soit juste à côté ne la dérange pas.


J’ai envie d’elle. Elle me glisse à l’oreille :



Je me tourne alors vers les autres convives de la table, la laissant s’éloigner. Puis, après quelques bribes de conversation, je quitte moi aussi la table pour la retrouver.


À peine arrivée, soudainement, elle me gifle. Et me dit :



Elle alterne le chaud et le froid :



Elle avance sa main vers moi, me caresse la joue, puis, avec son autre main qu’elle place dans mon dos, me tire à elle.

Nous sommes collées l’une à l’autre. J’attends qu’elle m’embrasse. Elle me regarde. J’ai peur que quelqu’un entre dans les toilettes.

Ce moment est une éternité.

Et puis, elle m’embrasse. D’abord tout doucement et puis, introduisant sa langue dans ma bouche, je la sens dominante et j’avoue, cette sensation me plaît.

Elle a pris ma bouche avec une telle facilité que je ne peux m’empêcher de penser au lendemain.

Je pense déjà à comment je vais m’habiller. J’aimerais qu’elle me déshabille doucement.


Une voix me fait sursauter de l’autre côté du mur, c’est mon mari :



Je souris à Dominique et lui réponds :



Je regarde Dominique, je lui dis à demain et, avec envie, je l’embrasse furtivement.