| n° 14020 | Fiche technique | 10263 caractères | 10263Temps de lecture estimé : 7 mn | 27/08/10 |
| Résumé: Je saisis un pinceau et je le trempe délicatement dans la peinture fraîche, je sais déjà ce que je vais peindre sur ce corps tant désiré. | ||||
| Critères: fh pénétratio yeuxbandés | ||||
| Auteur : Polack Envoi mini-message | ||||
Journée colorée
Je me réveille doucement, la fenêtre ouverte m’envoie la chaleur du soleil sur mon corps nu, le bruissement du ruisseau me détend, les odeurs de fleurs envahissent mon esprit, c’est une belle journée qui s’annonce.
Je suis heureux, elle m’a appelé hier, avec son espièglerie habituelle m’a annoncé que je devais venir, qu’elle avait une surprise et dans un rire mutin, elle a raccroché.
À la pensée de cet instant étrange un sourire se dessine sur mes lèvres et encore intrigué par cet appel, je me prépare.
J’arrive devant chez elle, je sonne… personne ne répond, la porte restée entrouverte m’attire. Je la pousse, curieux et entre…
Le spectacle qui m’attend à l’intérieur me saisit. La pièce est vide, du moins elle a l’air vide, des étoffes blanches couvrent sol et murs. Les fauteuils et le canapé dispersés dans la pièce sont également recouverts de la même étoffe.
Je m’avance doucement et je la vois, étendue sur le sol avec pour seuls artifices sa peau nue et un délicat ruban de soie qui enlace ses yeux. À ses cotés sont disposés des pinceaux et des petits pots de peinture aux couleurs vives…
Dans un même mouvement, je m’arrête de marcher, de respirer, de vivre, mon esprit ne veut pas croire le tableau qui s’expose à lui, je ne veux pas y croire…
Depuis que j’ai posé mon regard sur cette femme, je la désire, je n’ai jamais rien dit mais juste sentir sa présence, sentir son parfum… quand elle s’approchait de moi et que sa peau effleurait la mienne, une chaleur intense m’envahissait…
Elle le savait, elle l’a toujours su et la voilà offerte à mes envies, mes désirs, mes vices.
Je reste là un instant, je contemple ce rêve éveillé, elle est terriblement belle, son corps est fin et musclé, elle est pleine de grâce.
Mon regard détaille ce corps qu’il a tant caressé par le passé, sa chevelure longue et ondulante qui court sur l’étoffe, ses joues, son nez, ses lèvres pulpeuses légèrement rosées, son cou et ses épaules gracieux sur lesquels j’ai tellement eu envie de déposer des baisers.
Mon regard descend lentement sur ses courbes… la chaleur à l’intérieur de moi grimpe quand mes yeux croisent sa poitrine.
Elle est sublime, deux petits monts parfaitement dessinés, surmontés de mamelons dorés où se dressent de petits tétons.
Mon regard descend sur son ventre lisse ornementé d’un nombril parfaitement rond, je souris en me disant que le vestige du lien maternel peut être terriblement attirant.
Mon regard glisse vers son pubis où sa toison taillée cache et rappelle la présence de l’objet tant désiré… mon corps se tend.
Je suis la ligne de ses longues jambes, qui la porte généralement dans ses danses endiablées, ses cuisses fines et pleines de volupté, ses mollets fins et puissants, ses jolis pieds.
Me sortant soudainement de mes pensées, je les remarque, les mouvements de son corps, sa respiration profonde, les tressaillements de ses jambes, ses lèvres qui se mordent.
Je ne sais pas depuis combien de temps elle est là dans cette position, mais je vois le désir grimper en elle pendant que je l’admire, je sens la tension de son corps avide de mes caresses, je l’entends crier son envie de mes baisers.
Je ne la ferai plus attendre, je me déshabille et je m’agenouille nu près d’elle.
En silence pour ne pas briser cet instant magique, je saisis un pinceau et je le trempe délicatement dans la peinture fraîche, je sais déjà ce que je vais peindre sur ce corps tant désiré, un arc-en-ciel étoilé tourbillonnant le long de ses formes. La plume s’approche et le pinceau glisse le long de son être, la peinture vole, les couleurs éclatent, mon esprit danse, à chaque caresse de l’outil de mon art, sa peau et ses soupirs approuvent le plaisir que nous partageons.
Au bout d’une heure, je me redresse et je la regarde, son corps est vie, couleurs et danse tourbillonnante, je m’approche délicatement de son visage et lui susurre que j’ai fini, que je m’en vais.
Elle ne dit rien, un sourire illumine son visage et délicatement elle m’enlace m’invitant à venir contre elle. Nos corps se frôlent, se pressent, je la regarde et mon envie grandit.
Tendrement, j’approche ma bouche de la sienne, je sens son souffle qui s’accélère, elle en a envie, elle attend ce contact depuis longtemps, il est électrique, ses lèvres charnues effleurent d’abord les miennes, puis se font caressantes, puis plus insistantes. Elles ont un goût de miel.
Les baisers se font plus langoureux, le désir s’intensifie, nos lèvres s’entrouvrent et nos langues peu sages se titillent, se caressent, se dévorent.
Ces baisers torrides nous enivrent, et ont pour effet d’entraîner nos mains dans une valse de caresses démentes et appuyées, nous nous découvrons pour la première fois, et je sens que le contact de ses doigts sur mon corps lui plaît.
Ses caresses me transportent et font naître mille frissons qui chatouillent mes sens, je sens mon envie grossir et devenir apparente, elle la sent et sourit, sa main descend le long de mon ventre et ses doigts habiles commencent avec douceur une caresse en son bout, mon corps se tend et elle saisit mon envie au creux de sa paume, avec souplesse elle entame un va-et-vient délicat le long de mon sexe.
Ses baisers, ses caresses, son massage me rendent fou et mon plaisir commence à couler le long de ses doigts, cette sensation l’amuse, l’excite, elle ne peut s’empêcher d’accélérer la caresse.
Mes baisers glissent le long de son cou, le désir me submerge et je ne peux m’empêcher de la mordiller à la base de la nuque, je sens ses doigts se planter dans ma chair, douleur esquisse, elle laisse échapper un soupir plaintif et mêlé de plaisir. Un premier frisson l’électrise…
Mon corps glisse sur le sien, mes lèvres trouvent la base de ses seins, elles s’y attardent longuement, les couvrant de baisers dévorants.
Ma langue caresse ses bouts durs et fièrement dressés de plaisir, je m’amuse à les faire rouler dans ma bouche, les agaçants à l’extrême.
Ma main descend le long de son ventre, se perd dans sa toison… Elle écarte lascivement les cuisses comme pour m’inviter à pousser mes caresses.
Ce que je fais avec délice, le bout de mes doigts découvre son fruit charnel, caressant ses lèvres, appuyant délicatement sur son bouton gonflé d’envie.
Ses soupirs se transforment en petits gémissements, son corps convulse sous l’effet des mes attentions, mes doigts pénètrent petit à petit son intimité… Ses gémissements au creux de mon oreille viennent percuter violemment mon esprit, telles des vagues violentes qui s’écrasent sur une falaise.
Je ne tiens plus, ma bouche me brûle, mes lèvres crient leur envie de goûter à son plaisir.
Mes lèvres jointes à ma langue glissent sur son ventre. Sa peau salée de sueur m’excite, mon nez est chatouillé par sa toison, mes baisers avides ne peuvent se résoudre à se diriger vers leur envie et se détournent au dernier moment sur ses cuisses.
Je les embrasse, les mords, les chéris. Le parfum de son plaisir me fait vaciller, je me torture, elle se languit.
Son sexe luisant de désir m’attire irrésistiblement à lui, je me perds.
Je lève les yeux à son visage, ses lèvres entrouvertes laissent échapper de longs gémissements satisfaits… Mes lèvres caressent son bouton, ma langue habile la transporte, je suis aux anges.
Je la fouille, elle plante ses ongles dans mes épaules… Je la dévore longuement, elle se colle encore plus pour profiter de cette sensation que lui procure mon baiser.
Elle prend mon visage dans ses mains, l’attire au sien, enlace ma taille de ses cuisses et dans un souffle m’ordonne de la prendre.
D’une main ferme, elle appuie sur mes reins pour m’inciter à m’unir à elle… Je suis excité, mon corps me brûle, mon envie tendue la pénètre d’un coup… Explosion des sens, douce chaleur… Après cette attente nous ne faisons qu’un.
Nos ébats d’abord tendres, deviennent plus fous, de ses hanches elle m’incite à suivre son rythme effréné, son désir qui coule le long de mon membre me met au bord de l’explosion, elle le sait et ne compte pas me laisser faire, d’une main elle retire le bandeau qui voilait ses yeux et plonge son regard dans le mien.
Je suis immédiatement foudroyé par celui-ci, je vois les flammes du plaisir qui la consume, il me crie de lui en donner encore plus, ce brasier me fait perdre le contrôle, je la prends par les hanches, la soulève, et tout en restant en elle, je me dirige contre un mur de la pièce.
L’impact est violent mais n’atténue pas notre plaisir, je le tiens, elle ne s’échappera pas, elle me regarde avec un sourire presque dément aux lèvres, je lui appartiens, cela lui plaît.
Notre ébat passionné fait trembler le mur, la maison entière semble subir notre amour.
Elle n’en peut plus, elle veut jouir… D’une main elle prend appui sur le mur et me pousse en direction du canapé qui se trouve à quelques pas derrière nous.
Assise sur moi, elle ondule des hanches pour que je m’enfonce, plus profondément en elle… L’atmosphère torride qui nous enveloppe peu à peu gagne sur notre volonté, son corps convulsionne, mon corps se tétanise, mes mains se crispent sur ses fesses, les siennes dans mes épaules et les yeux dans les yeux, nous nous oublions dans un orgasme puissant.
À bout de souffle, le corps endolori, heureux, nous échangeons un tendre baiser.
Mon regard fait le tour de la pièce. Les pots de peinture ont volé sur les murs, les couleurs mélangées sur le sol par nos corps laissent les stigmates de notre amour.
Je ferme les yeux… Belle journée colorée