| n° 14011 | Fiche technique | 25452 caractères | 25452Temps de lecture estimé : 16 mn | 19/08/10 |
| Résumé: A l'occasion d'une soirée d'anniversaire, je retrouve Pierre mon futur mari et lors de notre mariage son père Etienne. | ||||
| Critères: f fh hplusag confession | ||||
| Auteur : Deborahborah Envoi mini-message | ||||
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Résumé :
Dans le précédent épisode, je vous racontais comment j’ai découvert l’orgasme et mes premières relations avec les hommes.
Depuis la fois où Robert m’a fait l’amour sur le canapé, je ne peux pas m’empêcher de me caresser. C’est psychotique. Le matin, le soir, parfois même entre midi. Je ne pense qu’à une chose, me faire baiser. Quand je sais que maman part travailler, je reste à la maison espérant que Robert passe me voir. Il n’est d’ailleurs jamais revenu. J’ai l’impression que depuis quelques temps il m’évite. Je ne sais pas pourquoi. J’ai bien essayé de lui faire comprendre que j’avais envie, mais rien. Il reste de marbre. J’ai même l’impression qu’il ne vient plus à la maison. Bizarre.
Maman est très tendue ces derniers temps. Elle est d’une humeur de chien. Je ne sais pas ce qui se passe, mais ce n’est plus tenable, il faut vraiment que je change d’air. Mes études ne marchent pas fort alors j’ai trouvé un job de vendeuse de fringue dans une petite boutique. J’ai tendance à me laisser aller. J’ai envie de faire l’amour, mais je me retiens de sauter sur tout ce qui bouge en me caressant très souvent. Trop peut-être même.
Magalie, une amie, fête ses 23 ans. J’en ai maintenant 21. Une soirée d’anniversaire comme je les aime. Je me sens en forme et j’ai très envie de me lâcher. Le rendez-vous est pris pour samedi soir. Au programme, restaurant, boîte de nuit et « after » chez elle et son copain, puisqu’elle vit en couple depuis presque 6 mois. Je me demande comment je vais m’habiller ce soir. Dois-je laisser libre court à mes instincts ? Pourquoi pas, une fois n’est pas coutume et ça fait un bon moment que je ne me suis pas habillée sexy. C’est vrai que depuis quelques temps je refreine mes ardeurs en essayant de me cacher derrières des fringues larges sans trop de forme. Je vous avoue que mon envie de sexe me fait peur.
Bien décidée à faire effet, j’opte pour un chemisier blanc translucide, un soutien-gorge à balconnet en dentelle, une jupe mi-cuisse un brésilien et des talons hauts. J’ai hésité à mettre des bas, mais il fait assez chaud et je préfère encore sentir l’air sur mes jambes nues. Ma mère m’a payé une petite Clio pour me déplacer. Elle tient debout parce que c’est la mode mais me rend bien service. Il est 21h00, j’arrive chez Magalie et Cyril. Difficile de se garer, il y a déjà du monde, je suis en retard comme à mon habitude. Je trouve une place et me dirige à pied vers leur petite maison qu’ils ont pris en location. Je sonne.
Magalie ouvre.
Pierre est un fils à papa. Vingt-huit ans, une belle situation, plutôt beau gosse, sans plus. Ce n’est pas qu’il m’attire réellement, mais il a du charme, il est généreux lorsqu’il aime et accessoirement, il pourrait être un bon parti.
J’entre donc dans le salon, la fête bat déjà son plein. Les verres sont déjà bien remplis et l’alcool coule à flot. Un buffet froid composé de jambons de toutes sortes, de salades, de fromage et de fruits. Assiettes en carton et verres en plastique sont de mise. Si j’ai bien compris, restau et boîte vont se transformer direct en after. La baie vitrée qui donne sur le grand jardin est ouverte. Il fait bon et il est très agréable de boire un verre dehors. Je repère quelques ami (e) s que je salue chaleureusement et soudain quelqu’un me prend par la taille et me glisse un bisou dans le cou. Pierre. Il s’est jeté sur moi comme la pauvreté sur le monde. Je sursaute en me retournant, il me sourit.
S’il connaissait mes pensées les plus profondes, les plus enfouies, il se raviserait. Personne ici ne connait ma véritable nature, ni mon histoire et ma relation avec le sexe. Cette relation qui me ronge chaque jour un peu plus et qui me rend folle. J’aurais tellement envie de me faire prendre par tous les mecs qui sont présents rien que pour sentir une queue me transpercer. Mais ça fait combien de temps que je n’ai pas fait l’amour ? Presque un an maintenant. Pourquoi est-ce que je me suis cloisonnée à ne pas vouloir franchir le pas et assumer ma véritable nature ? Je ne sais pas. Sans doute pour paraître respectable. Ne pas finir comme ma mère. Elle que j’admirais tant, que j’enviais, la voir devenir aussi aigrie avec le temps m’a peut-être dissuadée de continuer sur cette voie.
Bref. Pierre ne me lâche pas d’une semelle, il est aux petits soins. Sans vraiment m’agacer, je le trouve un peu collant, mais il est tellement attentionné. Après tout, c’est peut-être l’homme qu’il me faut. Malgré notre différence d’âge, il a sans doute quelques choses à m’apprendre. Et puis enfin j’aurais quelqu’un pour me faire l’amour. Oh oui ! Faire l’amour tous les soirs et même plusieurs fois par jour. Me voilà en train de tirer des plans sur la comète. Je deviens folle, il va vraiment falloir faire quelque chose.
Cette soirée file à la vitesse de la lumière, on papote, on chante, on danse, on rigole. Certains flirtent un peu et mon Pierre qui me colle. Il me fait danser, rire, il s’occupe de moi et surtout de mon verre. Il s’en occupe tellement bien que je le soupçonne d’essayer de m’enivrer pour profiter de la situation. Mais s’il savait qu’il n’en aurait à peine besoin. Qu’un rien suffirait à me transformer en furie. Mais je me retiens. Encore et toujours. Frustrée jusqu’aux bouts des ongles. Non il ne m’aura pas… Pas maintenant. Pas comme ça. Quand il m’aura, il me gardera. Je vais le faire baver jusqu’à ce qu’il craque pour moi pour de bon.
La soirée se termine comme elle a commencé, avec quelques grammes en plus. Je suis très attaquée et incapable de ramener la voiture. Évidement Pierre se propose, il dit qu’il n’a presque rien bu. Je parie qu’il s’est privé dans le simple but de me raccompagner. Finalement, Magalie me supplie d’accepter en me disant que je n’ai qu’à revenir avec Pierre, déjeuner demain midi, pour finir les restes et récupérer ma voiture. Je finis par accepter.
Nous montons dans la voiture de Pierre qui me ramène doucement chez moi. Une fois en bas de l’immeuble, toujours à Borny, alors que je m’apprête à descendre.
Je ne réponds pas. S’il savait.
Je me penche pour lui faire une bise et l’embrasse sur le coin de la bouche puis me sauve. Il me regarde au travers du pare-brise. Je sens son regard se poser sur moi. Je suis sûre que ses yeux brillent.
Je m’engouffre dans la cage d’escalier et monte les cinq étages comme si j’avais le diable à mes trousses. J’entre à la maison. Maman est apparemment absente. Il est pourtant quatre heures du matin. Elle a encore découché. Je file dans la chambre me déshabille et me jette sur mon lit et sans perdre une minute je me mets à me caresser frénétiquement. J’encourage Pierre à me baiser à haute voix comme si ces doigts dans ma chatte pouvaient être sa queue.
Je mets deux doigts dans ma chatte et me branle à fond. Je me sens dégouliner sur mes doigts. L’orgasme arrive à la vitesse de l’éclair comme à chaque fois que je me caresse alors que je suis en manque. Je vais devenir folle. Je pousse un feulement de bête meurtrie et surtout frustrée de ne pas avoir joui comme je l’espérais. Du moins pas aussi intensément que je l’aurais voulu. Il me faut un homme, un vrai, qui me baise. C’est décidé. Je céderai à Pierre à la prochaine occasion.
Je m’endors tant bien que mal et me réveille tout aussi excitée que la veille. Je n’ai dormi que six heures et il me reste une heure pour me préparer. Vite, une douche. Je ne peux m’empêcher de me caresser et de me faire jouir une fois de plus. Rapidement, je me sèche. Il faut que je trouve une tenue pour Pierre. Sage et sexy à la fois. Je ne dois pas le brusquer. S’il pense que toutes les femmes sont des salopes, il faut absolument que je sache ce qu’il attend de la sienne. J’opte pour un petit tailleur beige, un soutien-gorge classique en dentelle, un chemisier blanc et des talons. Une culotte sage et basta.
Onze heures pétantes. J’entends une voiture dans la rue, je regarde par la fenêtre. C’est lui. Je venais juste de finir de me maquiller, j’attrape mon sac à main et descends les escaliers. Une fois en bas, il sort pour m’ouvrir la porte de la voiture.
Il monte dans la voiture et je lui dépose un baiser sur le coin de la lèvre comme la veille au soir. Il sourit. Une fois arrivés chez Magalie et Cyril qui nous attendaient, nous discutons de choses et d’autres. Puis, en début d’après midi, Pierre me propose d’aller visiter son appartement. Il ne faut pas que je tombe dans le piège de la fille facile. Nous ramenons ma voiture chez moi puis je monte avec lui. Nous voilà en route. Il a une petite maison individuelle de côte de Metz Vallières, un coin très huppé. On se gare sur la monté de garage. Des pavillons tout autour. Un quartier résidentiel. Des maisons magnifiques. Je m’y sens déjà presque comme chez moi.
Je le suis sans rien dire puis il me fait visiter la maison. Au rez-de-chaussée, le salon salle à manger, puis la cuisine, très bien équipée, des toilettes, un cellier et un accès au garage, enfin un bureau et un cabinet de toilette. À l’étage, quatre chambres, une grande salle de bain avec douche et baignoire et un WC.
Il a prit ça comme une invitation. Il me pousse légèrement contre la porte de sa chambre et dépose un baiser sur ma bouche.
Pour seule réponse, il dépose un baiser sur mes lèvres tendrement. Je sens sa langue s’insinuer et entrer dans ma bouche. Je me sens déjà fondre comme un morceau de chocolat sur une plaque chauffante. Mes seins pointent instantanément.
Tout en disant ces mots, il passe une main sous la jupe de mon tailleur et la remonte. Il sent ma culotte qui me cache les fesses. Son regard est apparemment content de la découverte.
Ouf ! J’ai eu le nez fin. Puis il passe sa main sous la culotte pour me toucher les fesses.
Puis il ouvre la porte de la chambre et m’allonge sur son lit, défait mon chemisier et doucement me caresse les seins. Les pointes sont tendues à m’en faire mal tellement je suis excitée et pourtant je dois retenir mes ardeurs pour ne pas l’effrayer. Il sort un sein du bonnet et se met à le téter doucement. Il me rend folle. Je dois le laisser mener la danse. Il faut absolument que je le laisser faire ce qu’il veut. Prendre ce qu’il me donnera. Puis doucement, il retire ma petite culotte et sort sa queue déjà bandée. Doucement il me pénètre. Je la sens entrer en moi doucement. Je soupire de plaisir. Mon cœur bat la chamade, j’en avais tellement envie. Depuis si longtemps. Lentement, il va et il vient dans ma chatte. Que c’est bon. Puis il accélère de plus en plus vite, c’est bon mais pourtant je reste sur ma faim alors que la fin est proche.
Mais pourquoi je lui dis ça ? Hein ? Pourquoi je lui que ce n’est rien alors que j’ai envie qui me baise à fond et que je vais encore rester sur ma faim. Je ne saurais vous dire ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là. Mais j’ai trouvé le fait qu’il s’excuse tellement mignon. Je lui ai pardonné instantanément.
Je l’ai senti se tendre. J’ai fait semblant de jouir aussi sans savoir pourquoi je faisais ça, mais ca lui a fait plaisir, je pense. Son foutre chaud dans ma chatte m’a réchauffé le corps et m’a laissé espérer des moments meilleurs. Au moment où il a éjaculé il m’a dit :
Et j’ai répondu :
Et voilà comment en l’espace d’un instant je me suis retrouvée fiancée à Pierre et à être sa future épouse. Quand j’y repense on se connaissait peu. J’ai annoncé la nouvelle à ma mère. Elle a sourit et m’a félicitée. Tout le monde autour de moi été très content que je me marie avec Pierre. Tous disaient que nous ferions un couple parfait, que nous allions faire de beaux enfants et que j’allais être heureuse. Enfin.
Pourtant tout au fond de moi j’en doutais, mais je voulais tellement quitter la maison familiale que j’aurais accepté n’importe quoi. Y compris de me marier avec Pierre.
Tout a été très vite. Je suis venue habiter chez lui. Il faut dire que j’avais rien et le déménagement à été très vite fait. Les préparatifs de mariage ont commencé sur les chapeaux de roues. En rien de temps les faire-part, les bans, la salle, le traiteur etc. En l’espace de deux mois tout était près. Il ne me restait plus qu’à trouver ma robe de mariée. Magalie, ma seule et unique copine, m’a accompagnée. J’ai choisi la robe que j’ai payée avec la carte bleue de Pierre qui m’avait donné carte blanche. (Bah oui forcement… Carte blanche pour une carte bleue c’est la moindre des choses. Hihi).
Connaissant assez bien Pierre maintenant, je savais qu’il fallait quelque chose de classique. Il rêvait d’un mariage en blanc. Non pas blanc ! EN blanc ! Non mais ! Alors j’ai pris une robe blanche dont j’aimerais vous montrer la photo mais que je vais tenter de vous décrire. La robe, blanche donc, avait de jolis motifs ivoire, ors, mordorés avec une petite traîne. Pas de décolleté plongeant mais simplement, elle s’arrêtait au-dessus de la poitrine sans trop la mettre en valeur. On pouvait quand même voir qu’elle était volumineuse parce qu’elle remplissait bien la robe. Le tout avec un chignon, une petite couronne et un voile. Des brassières qui remontaient jusqu’au coude et pour finir des chaussures à talons de 12 cm.
Entre temps j’avais quand même constaté que Pierre, qui n’aimait pas les salopes, aimait la lingerie sans vraiment l’avouer. Mais attention, la lingerie fine ! Alors j’ai choisi un ensemble de mariée pour la nuit de noce en espérant que ça lui plairait. J’ai donc choisi, seule cette fois, un body porte-jarretelle blanc dont le bonnet contenait difficilement ma poitrine mais qui ne laissait rien voir. Seul le reste de l’ensemble était transparent, sauf à l’endroit du pubis. Des bas blancs pour clore le tout. Voilà j’étais enfin prête. Nous allions pouvoir nous marier.
Question sexe, nous avons fait l’amour deux ou trois fois avant le mariage, pas plus. J’étais un peu frustrée mais il disait qu’il ne fallait pas trop le faire sinon la nuit de noce nous paraîtrait banale. J’étais plus ou moins d’accord avec lui, mais heureusement, je vivais chez lui et j’étais souvent seule puisque j’ai démissionné à sa demande pour que je m’occupe de la maison. Je pouvais, à loisir me caresser et me faire jouir comme je le faisais avant.
Arriva le jour « J ».
Tout était fin près. La mairie, l’église puis la salle des fêtes. Nous étions une bonne trentaine. Surtout des amis de Pierre. Collègues de travail, amis d’enfance, son père, Etienne, un balaise. Il mesure au moins 1m90 et doit peser pas loin de 100 kg. Des yeux verts magnifiques et des mains comme des battoirs, énormes. Chauve, et le regard perçant, il m’impressionnait énormément et me fascinait tout autant. À en entendre parler les gens, il semblerait qu’il soit veuf et que ce soit depuis un chaud lapin. Toujours prêt à sortir danser ou pire. Rien que cette idée me donne déjà chaud aux joues. Il s’était d’ailleurs bien trouvé avec ma mère puisque ces deux là ne se sont pas quittés de la soirée. Son père avait pourtant déjà plus de 55 ans. Mais la différence d’âge importait peu à ma mère. Comme moi avec Pierre. Chose surprenante, il ne se ressemblait pas du tout. Pierre plutôt petit et fin alors que son père… Peut-être tenait-il plus de sa mère. Je le saurai sans doute avec le temps.
Quoiqu’il en soit, j’ai passé une soirée formidable. Je n’ai quasiment pas pensé au sexe et me sentais rassurée pour la suite, finalement heureuse de mon choix. J’ai dansé avec tous les hommes présents y compris son père. Qui danse très bien et j’ai bien dû lui marcher trois ou quatre fois sur les pieds. Tant et si bien, qu’à la fin, il me portait plus qu’il me guidait. Je sentais ses bras puissant autour de ma taille. On aurait dit une plume qu’il soulevait sans le moindre effort, sa musculature tendue sous sa chemise, son regard au plus profond de mes yeux, il n’y a bien qu’à ce moment là où je me suis sentie une petite fourni qu’il aurait pu écraser entre ses doigts et à la fois une femme qui au fond aurait aime être à lui, rien qu’à lui pour cette nuit.
Puis nous nous sommes enfuis pour nous retrouver dans un hôtel réservé à l’avance. Le champagne nous attendait. Pierre avait beaucoup bu, il s’est jeté sur moi, m’a enlevé ma robe, à sifflé en découvrant le body à jarretelle puis après m’en avoir débarrassée m’a baisé à la va-vite pour s’endormir comme une masse. J’ai été obligé de me finir moi-même, aussi déçue que la première fois. Je lui en voulus d’avoir gâché ma nuit de noce. Moi qui pensais pouvoir jouir au-delà de toute espérance et enfin crier mon orgasme à en faire vibrer les vitres de l’hôtel afin que chacun sache comment mon mari me faisait du bien.
Ses amis et collègues sont venus nous réveiller avec le pot de chambre. Ils avaient la clef de la chambre. Ils se sont trouvés tout bêtes en me découvrant nue sur le lit à côté de mon mari qui ronflait, alors que moi je somnolais à peine, je me suis enfouie sous les draps. Morte de honte, alors que Pierre reprenait difficilement ses esprits pour boire l’affreuse mixture qu’ils nous avaient préparée. Puis ce fut mon tour. J’avalai quelques gorgées de champagne mélangé à d’autres choses que je n’ai pas su identifier puis ils sont partis comme ils étaient venus. Personne n’a fait allusion à la vision à laquelle ils avaient eu droit en entrant. Le fait d’avoir été vue par tout ce monde nue le jour de mon mariage m’a beaucoup émoustillée j’ai donc pris l’initiative de caresser mon mari qui m’a fait, cette fois un peu mieux honneur, mais pas encore assez pour m’envoyer au septième ciel.
Les mois ont passé et je prenais toujours la pilule. De toute façon, il était si souvent absent que j’aurais pu difficilement tomber enceinte. Puis je n’étais pas prête. Pierre était adorable, mais vraiment un piteux amant. Je simulais ma jouissance à chaque rapport. Je finissais par déprimer. Je ne voyais plus ma mère depuis presque huit mois. Et Magalie avait déménagé. Je me retrouvais quasiment seule entre ces quatre murs entre lesquels je passais mon temps à faire le ménage et à me caresser en laissant mon esprit vagabonder en me mettant à la place de fille que je voyais sur canal + le soir tard ou sur les chaines du satellite que Pierre avait pris avec toutes les options sans ce soucier des chaines que fournissaient les bouquets. J’avais mis en favoris les chaines de cuisines, de jardinage, de décoration. Il lui arrivait de partir des semaines entières. En revenant il trouvait toujours quelque chose de changé dans le jardin ou dans la maison. Je lui préparais des petits plats et pourtant, je me sentais partir en dépression chaque jours un peu plus.
Une année passa ainsi, puis la seconde commença. Noël avec son père que je revis pour la deuxième fois puisqu’il habitait dans le sud ouest, à Mimizan. Bientôt les vacances. J’ai arrêté la pilule à la demande de Pierre pour que nous puissions faire un enfant pendant les vacances. Je l’avais fait pour lui faire plaisir.
Fin juillet. Nous sommes prêts à partir en vacances alors que Pierre apprend qu’un de ses collègues vient de se suicider. Sa femme l’a quitté, la pression du boulot, il n’a pas supporte et s’est jeté du quinzième par la fenêtre de son appartement. Pierre m’annonce qu’il annule les vacances et là, je pète un câble en lui disant que ce n’est pas possible, que je n’en peux plus d’être seule et que moi aussi je vais faire une bêtise. Complètement affolé, il téléphone à son père et lui demande de venir me chercher pour m’emmener avec lui quinze jours afin que je me détende et qu’il s’occupe bien de moi. J’accepte sans conviction, gênée par l’idée de vivre deux semaines seule avec son père que je ne connais à peine. Lui accepte volontiers et dit qu’il sera là dans deux jours, le temps de monter en voiture.
Voilà comment trois jours plus tard mon beau-père et moi partions en direction de Mimizan. Mimizan, le soleil, les plages, les restaurants. Moi qui n’ai jamais connu autre chose que Metz et sa grisaille, je me sens toute requinquée à cette idée et bizarrement depuis longtemps, excitée comme une puce. Pierre, lui, me fait de grands signes sur le trottoir, je le regarde, à peine le temps de lui faire signe et me voilà repartie à penser à ces quinze jours de vacances. D’ailleurs, en y repensant, c’est la première fois que je pars en vacances depuis que je suis née. Cool.
À suivre.