| n° 13897 | Fiche technique | 7310 caractères | 7310Temps de lecture estimé : 5 mn | 13/06/10 |
| Résumé: Les goûts et les sensations de l'amour. Ça commence comme un Arcimboldo, ça finit dans la luxure. | ||||
| Critères: fh fdomine hdomine voir ffontaine facial fsodo hdanus exercice -couple | ||||
| Auteur : Milarinda Envoi mini-message | ||||
Une salade, plutôt qu’une compote…
Ou mieux encore : un assortiment de fruits entiers. Savourer chaque pièce des fruits et des légumes dont tu es faite. Toucher ce qui est rugueux, lécher ce qui est lisse… Boire, sucer les jus entre le tiède et le frais. Pas tout d’un coup : comme dans la cuisine orientale, il faut que cela forme une progression.
Je te dévore d’abord par le regard. Tu es nue, et toute entière dans chacune des parcelles de ton corps. Mais ça y est, je n’y tiens plus : je frotte mes lèvres sur la tige de céleri de ton cou. Je sens, je touche de la bouche. Ma main salue la rondeur de ton genou plié. Rond et opaque comme une pomme. Bien sûr, nous sommes pressés. Comme des impatients, pas comme des oranges…
C’est d’autant plus délicieux de prendre le chemin de ton pied, qu’indique le salsifis de ton tibia : ma bouche ne tarde pas à rejoindre la main, mais quand elle y arrive, elle a atteint la cheville, qui inaugure la zone compliquée et délicieuse du pied. Les goûts salés des profondeurs, pleins de surprises et de recoins. Comme un crabe : des trésors de pattes et de cartilages. J’explore de la langue, je gratte les recoins et les plis.
Pas d’affolement : ma bouche revient à mon projet initial : s’abreuver de la pastèque qu’est ton sourire. M’en rafraîchir en y goûtant, mais aussi m’y baigner : j’aime comme tu me dégustes aussi. Te voilà qui me mordilles le mamelon comme une câpre. Je me plonge avec délices dans tes intentions directes. Je riposte en croquant à pleine dents l’abricot de ton épaule. Pas le temps de suivre les lianes de tes bras. Je suis un paresseux, qui s’accroche à ton buste comme à une branche. Mes mains ont naturellement trouvé le moelleux de tes fesses. Ma langue fouille ton nombril. Je le suce en détail comme une coquille d’escargot. Mais c’est pour te donner envie de la sentir sur ton sexe. Pendant ce temps, tu es allée au fond des choses : tes doigts ont quitté le sillon de mes fesses. Ils pensaient s’en échapper en passant par le trou qu’ils y ont trouvé.
Tant pis pour toi : je mords la chair te tes cuisses, en rafraîchissant mon visage de temps en temps sur la laitue persillée qu’elles entourent.
Ooohh !… J’ai arrosé ton visage adorable, tes lèvres délicieuses, tes joues sont à la chantilly. Mais c’est moi qui ai les fraises.
Je te sens laper soigneusement mon sexe collant d’émotion, pendant que je me régale de tes plis trempés au goût acide. Maintenant tu peux t’abandonner au plaisir de ma langue sur ton haricot. Encore un moment, le plaisir de sentir la sauce qui monte, et… il explose.
… En fait, c’était une sèche. J’ai le nez barbouillé de ton plaisir.
Ultime effort, pour s’endormir bouche contre bouche. Odorants, gluants, comblés.
Dans la nuit, sans bouger, nous ouvrons les yeux en même temps : encore faim de toi, tout de suite, toute crue. Pas de tergiversations, pas besoin d’explications. Notre peau a séché, mais pas l’envie. Odeur salée. Foutres mélangés, croustillants. Envie de plats odorants. Je mords ta main, mes dents menacent de croquer le doigt que je suce. Il faut dire que ton autre main est allée sans ménagements forcer le trou qui est entre mes fesses. Ton effet de surprise est réussi. Le temps d’une respiration, Je suis tout entier autour de tes deux doigts qui m’ouvrent.
C’est l’heure canaille des fish’n chips, celle où on va tout de suite au goût du poisson, excité par l’odeur du vinaigre. Nous roulons en-dehors du lit. Je t’attrape en dehors des clous. Mes doigts plaquent tes poignets sur le lit, et je te prends en levrette. Tu étais chaude. Tu es prise jusqu’au fond, je te mords la nuque. Je prends tes doigts sales dans ma bouche, et te regarde en donnant des coups de reins. Ton air de défi satisfait m’enrage. J’attrape tes cheveux pour frotter mon sexe sur ton visage. Je me branle avec ta bouche grande ouverte. Ta salive déborde, et pourtant l’ambiance est sèche. Ou plutôt : comme quand il pleut après longtemps, le paysage sent fort aux premières gouttes. Notre premier sommeil avait fait office de beau temps, et voici l’orage.
On n’en a pas fini avec la cuisine anglaise. Je te lève pour dévorer ta bouche comme la croûte de chapelure. Je mords tes joues comme des frites. J’aménage la recette à ma façon : comme on frotte une gousse d’ail sur un gigot, mon gland parfume ton visage en détail, même tes yeux. Content de ma nouvelle recette, je ponctue par un baiser chaud à ta bouche. Je suis transporté par la fraîcheur douce de ta langue, et tu prends alors les choses en main. Tu me renverses à nouveau sur le lit. Cette fois tu vas droit au but, et tu t’empales sur mon pieu. Tu te caresses en montant et descendant. Tes yeux plantés dans les miens me maintiennent mieux que tes mains autour de mon cou. La tendresse de ton regard porte une menace perverse.
Tu te fais technique. Tu remontes la gaine chaude de ta chatte jusqu’à en sortir ma bite. Puis, tes yeux dans les miens, tu laisses couler de la bave dans le creux de ta main. Dans un geste professionnel, tu me lubrifies la tige. Ton regard, qui était si attentif aux détails de la préparation, part maintenant vers l’intérieur de tes sensations : tu remplis doucement ton cul. Tu y enfonces cet objet lubrifié. Une fois au fond, tu arrêtes le temps. Je sens ton anneau serrer lentement, de plus en plus fort, puis se relâcher tout aussi progressivement. Et tu recommences. Une fois, deux fois. Revoilà maintenant ton regard. Je vois dans tes yeux l’attention avec laquelle tu t’assures que je t’ai suivi dans la stratosphère. J’y vois aussi l’intention du vice explicite que tu y mets.
Tout cela nous a bien réveillés. Le regard peut maintenant participer à la dégustation. Très doucement, ton torse se bombe. Dominante, tu te branles en utilisant mon corps. Ton bras va jusqu’à la table de nuit. Subjugué, je suis tes yeux. Tes narines disent ton désir animal d’être une pute. Tu fouilles méthodiquement dans ton sac à main. Tu en extrais un tube de rouges à lèvres.
Je ne m’attendais pas à ça. L’irruption de la sophistication artificielle au milieu de ces sensations brutes et brutales.
Tu appliques soigneusement ce rouge vif, en me fixant. Mes yeux sont sur ta bouche. Ils disent aux tiens que j’imagine mon gland sur tes lèvres fardées.
Tant pis. Je t’offrirai un autre tube de rouges à lèvres. Mais quand tu as fini, alors que le tube qui se referme fait « clic », je ne peux pas m’empêcher de te l’arracher des mains, et de croquer le rouge. Je mords dans la couleur, je déflore sans retenue le parfum délicat. De ma bouche carmin, je peins de la bouche la pointe de tes seins gonflés, aussi précisément que tu l’avais fait toi-même.
Te renversant, par miracle je suis toujours enfiché. Ma bite branle ton cul sans retenue.
Plongé dans ton regard, je te lance mon foutre. Tes yeux se ferment pour le recevoir. Et te noyer dans le plaisir.