| n° 13892 | Fiche technique | 17201 caractères | 17201Temps de lecture estimé : 11 mn | 11/06/10 |
| Résumé: Un jeune cadre en WE dépanne une jeune comtesse un peu originale, elle le séduit. | ||||
| Critères: fh inconnu campagne voiture voir fmast fellation fgode pénétratio -coupfoudr | ||||
| Auteur : Gaspard | ||||
Horreur, horreur et horreur, cette plage du Lido à Sète est une horreur ! Quatre kilomètres de camping-cars pare-chocs contre pare-chocs, avec à peine un léger passage entre chaque, il est beau l’accès à la mer !
Et quand par hasard on arrive à se glisser vers la plage, c’est pour tomber face à une boulangère à grosse miches, ou une bouchère à gros jambons, souvent les deux réunies d’ailleurs, emballées dans un immonde maillot de bain une-pièce, noir et boudinant à souhait. Pas vraiment envie de croquer dans le sandwich !
C’était bien parti pourtant, ce week-end de Pentecôte 2008. TGV à 7 h à la gare Haute Picardie, arrivée à Béziers à 11 h 40 sous un soleil radieux, et un rendez-vous qui se passe bien avec les clients pour qui notre atelier agence un magasin d’optique dans le nouveau centre-commercial de la gare.
Ma secrétaire avait bien fait les choses, retenu une voiture chez Hertz, une chambre d’hôtel et une table au Paris-Méditerranée à Sète, ce resto branché qui sert les meilleurs calamars à la sétoise de la ville. La solitude ne me gène pas ce soir. Après ce genre de journée, j’ai surtout besoin de dormir pour aborder en forme ce long break.
Me voilà tout joyeux sous le soleil, ce samedi matin : quatre jours de liberté. Je fais un petit détour sur la tombe de Georges Brassens avant d’attaquer la route côtière puis reprends la voiture pour aborder la Grande Bleue et ses nymphettes aux seins bronzés. Depuis quatre kilomètres, je roule vers l’ouest en pestant contre la civilisation de loisirs, et jetant des regards haineux vers ces voleurs de paysage, ces accapareurs de plage, ces bouffeurs de rêves. Je hais les camping-cars.
Dans un instant de lucidité, je remets les yeux sur la route pour découvrir à moins de vingt mètres devant, à cheval sur route et bas-côté une inénarrable Renault 4, capot ouvert et moteur fumant, pas possible de doubler avec la circulation, ça freine de justesse et je gicle de ma voiture, bien décidé à dire leur quatre vérités à ces pollueurs.
Mais là, je n’en crois pas mes yeux, une créature comme celle-là, dans ce monde hostile, c’est forcement un mirage : grande, mince, belle, bronzée, fort peu vêtue d’un short en jean et d’un presque rien sur les seins ; j’hallucine !
Par contre, la créature de rêve est pourvue d’un organe vocal suraigu qui me hurle dans les oreilles :
Je me précipite dans l’habitacle pour couper le contact. En effet l’odeur de bakélite brûlée ne laisse pas de doute sur l’origine électrique de la fumée. Ouf ! La batterie est pourvue de cosses faciles à démonter sans outil, en un tournemain la voila enlevée ; ça fume encore un peu, mais dans quelques instants, je pense pouvoir regarder plus avant pour trouver l’origine de la panne.
Effectivement deux minutes plus tard, je puis me rendre compte que le câble qui sort de l’alternateur est dénudé et que la tête de Delco est carrément fondue. Il était moins une quand même, mais c’est costaud ces vieux tacots. Je me souviens alors que le tacot avait une conductrice, elle semble figée devant le spectacle, elle sanglote silencieusement puis murmure :
Je n’aime pas voir pleurer les filles, aussi je lui prends gentiment la main et lui explique que ce n’est probablement pas fichu, et que par les clubs de passionnés d’automobiles anciennes, on doit pouvoir mettre la main sur un alternateur et un Delco en état de fonctionner. Son sourire revenu, la voilà qui se lance dans un récit complet de son empathie avec la vieille Renault.
Son nom à elle, c’est Agathe, et il s’agit de la voiture de son grand père, le comte de la Viguerie, noble désargenté de l’arrière pays Biterrois qui lui a légué à son décès, un château en ruines, la fameuse Renault mais pas trop de dettes. Malgré une passion dévorante pour la chasse au sanglier, cet homme bon et terriblement distrait – il oubliait régulièrement sa voiture dans les chemins creux quand il suivait un animal – chantonnait en la cherchant : « je cherche après Titine, Titine, oh ma Titine ! ».
Il avait recueilli Agathe suite au décès accidentel de ses parents et l’avait laissée grandir comme une fleur sauvage, lui enseignant la nature, la chasse, la vigne mais aussi le Français et l’Arithmétique.
Elle m’avoua avoir, toute son enfance, couru la campagne toute nue tant que la température le permettait, ne consentant à passer un short minimaliste que quand elle était devenue femme ; son grand père, original et très tolérant n’y voyait aucun mal.
D’où le surnom de la voiture et semble-t-il, son aversion visible pour le soutien-gorge.
J’aurai pu l’écouter une éternité tant j’étais sous le charme de cette sauvageonne, mais les bouffeurs de bitume bloqués par les deux voitures commençaient à s’impatienter ferme et des noms d’oiseau nous arrivaient aux oreilles. Prenant la liberté de l’appeler par son prénom, je lui lance alors :
Elle se glisse au volant de sa voiture que j’arrive à pousser doucement sur le bas-côté avec le pare-chocs de la mienne ; après tout, j’ai pris du tout-risque sans franchise chez Hertz ! Voilà les choses remises en ordre et le flot de râleurs peut s’évacuer.
Si je résume la situation, me voilà à 1200 km de chez moi, en terre inconnue, avec deux voitures dont une en panne et une superbe et peu farouche orpheline qui vient de se débarrasser de son top et se ballade en bord de route les seins à l’air. Et quels seins ! Pleins, brunis comme je n’ai jamais vu, fermes, légèrement posés sur le thorax. Ce détail me fait la regarder mieux et je devine à son visage qu’il ne s’agit pas d’une toute jeune fille comme je l’avais cru de premier abord ; non, Agathe doit approcher la trentaine, mais avec tant de grâce et de beauté que mon cœur – pas seulement mon cœur d’ailleurs – en est tout ému.
Pourvu qu’elle ne baisse pas les yeux vers mon jean un peu trop serré, cela pourrait trahir mon émotion.
Pas question en tout cas de l’abandonner à ses malheurs. Habitué, de par mon métier, aux solutions rapides, je lui propose de chercher une barre de remorquage et de ramener sa voiture au château. J’étais venu pour la mer, mais le charme de l’arrière-pays en si bonne compagnie me semblait tout à coup évident. Il me fut facile de convaincre la belle de m’accompagner au centre-commercial tout proche pour trouver le matériel.
C’est au moment de s’installer à mes côtés qu’elle s’exclame :
Elle est vraiment inattendue. Revenue une seconde plus tard, elle m’explique sa manie de donner un nom aux objets usuels. Charles-Émile, c’est son GPS qui lui permet de se retrouver dans la région ; quant à Hubert, là, je n’en crois pas mes yeux : elle me présente un splendide écrin d’ébène incrusté de nacre, probablement du travail japonais du 18ème, et à l’intérieur un olisbos de Geisha, en ivoire, à la forme de phallus non équivoque ; une pièce rarissime.
Elle baisse alors son short et entreprend une démonstration de masturbation usant avec grâce d’une antiquité digne de figurer à la meilleure place au musée de l’érotisme ! Aïe, nous allons droit à l’émeute si je ne trouve pas le moyen de quitter la civilisation. Heureusement qu’il y a des petites routes de campagne, je m’engouffre dans la première venue et gare la voiture sous un arbre ; un peu d’ombre car la température vient de quadrupler en trente secondes.
Agathe a légèrement pivoté sur le siège, remonté sa jambe gauche vers le dossier, son short emprisonne encore ses chevilles. La position prise entrouvre son sexe à la fente rose et ruisselante de cyprine, aux lèvres ourlées de duvet blond. Du majeur, elle caresse doucement son clito, pendant que sa main droite imprime un lent mouvement de va-et-vient à la tige d’ivoire maintenant introduite dans son vagin. Vite haletante, elle est bientôt submergée par un orgasme silencieux qui la secoue de spasmes.
Puis le calme enfin revenu, elle s’étire comme un jeune chat et éclate de rire devant mon air ahuri. Car croyez-moi si vous voulez, mais tout le temps qu’a duré sa performance, je suis resté comme paralysé, les yeux rivés sur ce sexe juvénile, émerveillé par l’érotisme de la situation : ma jeune comtesse n’a semble-t-il aucun préjugé, elle a chaud, elle se dévêt, elle a envie, elle se masturbe, avec le plus grand naturel, à tel point que la toucher ou vouloir participer à son jeu m’aurait semblé incongru.
Elle finit par se rendre compte de ce qu’elle vient de faire, et me dit :
C’est un comble, la voilà vieille-France maintenant. Il m’apparaît alors que je ne me suis pas présenté, manquant ainsi à toute civilité.
De nouveau Agathe éclate de rire et se moque de moi :
Bon me voilà doublement sauveur, si je comprends bien. Seulement, il serait temps de cesser les marivaudages si nous voulons être un peu efficaces. Vite, au coffre de la voiture pour lui prêter un t-shirt.
Au centre-commercial nous trouvons ce qu’il nous faut et retournons auprès de la vieille Renault. J’installe la barre assez facilement et là, je me rends compte que je vais devoir me séparer d’Agathe le temps du trajet et que cela me vrille le cœur. Elle doit le sentir car elle s’approche de moi et dépose un léger baiser sur mes lèvres puis installe Charles-Émile, le GPS, dans ma voiture, clique sur domicile, et s’en remet entièrement à moi pour le dépannage.
Quarante kilomètres de remorquage, ce n’est pas rien, mais bien guidé par la voix impersonnelle, j’arrive après deux heures d’efforts au bas d’un chemin de pierre qui semble bien conduire au château. J’hésite une seconde, mais Agathe me fait signe de continuer. Bon, si elle connaît…
Une bonne demi-heure pour faire trois kilomètres et nous voilà devant le château, épuisés. Quand je pense que je m’étais échappé pour quatre jours de repos, mais… elle est si belle, même avec les cheveux collés par la sueur, même avec des auréoles sous les aisselles et les mains pleines de cambouis, elle est si belle !
D’ailleurs je ne dois pas valoir bien cher non plus car en voyant ma mine déconfite, elle éclate encore une fois de rire, me prends la main et m’entraîne vers le ruisseau qui coule à quelques dizaines de mètres de là. Cela doit être sa salle de bain habituelle, car elle sort de sous un rocher un flacon de bain douche et un autre de shampooing.
Vite nue, elle entre dans l’eau jusqu’à mi-cuisse et entreprend un savonnage en règle. On a beau être une comtesse sans le sou, on se lave au Dior, une fragrance que je reconnais entre mille. Assis auprès d’elle dans l’herbe, je n’ai pas le temps de reprendre mon souffle que déjà elle se dirige vers moi. Avec des gestes d’une incroyable douceur, elle me prend la main, m’amène au ruisseau et entreprend de me dévêtir, puis elle me lave, me cajole et, voyant mon érection, s’empale sur mon sexe en me serrant le bassin de ses deux jambes.
Le temps s’arrête, le ciel me tombe sur la tête, cette jeune femme que je ne connaissais pas ce matin m’envoûte. Je l’entraîne sur la berge et cette étreinte n’en finit pas ; je lui suce les tétons, je lui lèche le sexe, elle me répond par une fellation à faire pâlir d’envie la plus rouée des courtisanes. Nous retournons au ruisseau nous rafraîchir et nous recommençons.
Le soir approche, elle est nue dans la cour du château, écartelée elle offre ses seins, sa vulve au soleil. Pas impudique, elle ne sait pas ce que veut dire la pudeur. Naturelle, elle fait ce qu’il lui plaît. Une idée folle me vient, je cours aux voitures chercher Hubert et je lui tends, j’entends comme un murmure :
Et elle écarte encore plus les jambes ; un peu intimidé je commence par une prudente caresse au niveau des lèvres. Elle s’offre sans équivoque alors je me lance dans un ballet un peu fou, le petit bouton, la grotte puis sans trop réfléchir, j’approche le bâton d’ivoire de ses fesses. C’est à peine si j’entends :
Je vais chercher de la cyprine entre ses lèvres et en enduit le petit œillet de son anus, c’est presque sans pression que l’olisbos s’enfonce doucement. Cette fille me rend fou, elle est tout à fait zen ; sans un soupir elle aspire la tige et commence à onduler des hanches, puis se raidit et jouit longuement. Anéantie, elle demande grâce, mais me remercie par un baiser merveilleusement tendre. Toujours nus, grisés d’amour et de soleil, nous rentrons au château pour nous effondrer sur son lit.
Le lendemain matin, je me réveille bien avant elle et je reste en adoration pendant une bonne heure. Les seins aux aréoles brunes, la bouche à la lèvre supérieure finement soulignée d’un léger duvet très blond, ses cheveux en cascade, son sexe à peine garni d’une fine mousse de poils blonds, tout cela me ravit. Je n’y tiens plus, j’empaume son sein gauche, si chaud, si doux, elle fait semblant de me gronder :
Et je m’entends lui répondre très sérieusement :
Je n’ai aucune attache familiale, mon associé sera ravi de reprendre mes parts de la société et je n’envisage pas un instant de quitter Agathe. Toutes ces affaires sont vite réglées par le notaire de la famille de la Viguerie et deux mois plus tard, nous sommes devant le Maire.
Voilà maintenant deux ans que d’ingénieur je suis devenu maçon-couvreur-plombier-zingueur-vigneron. Le château retrouve un peu de sa splendeur, ma belle est toujours toute nue, elle ne porte même plus son short ; elle est magnifique avec son gros ventre tout rond. Si c’est un garçon, nous l’appellerons Hubert-Charles-Émile de Casbas de la Viguerie, et si c’est une fille ce sera Agathe, mais peut-être entre nous la surnommerons-nous « Titine ».
Quant à Hubert, la petite fortune que m’a rapportée la vente de mon entreprise lui a permis d’échapper à l’antiquaire, mais pour tout vous dire, il se sent un peu seul depuis quelques temps.