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27/05/10
Résumé:  Suite de l'inventaire des aventures extra-conjugales d'une jeune grand-mère.
Critères:  fh ff fplusag copains collègues jardin danser fête -extraconj
Auteur : Benoberna            Envoi mini-message

Série : Mon pauvre Bernard

Chapitre 02 / 02
Mon pauvre Bernard, suite et fin...

Tu te souviens, bien sûr du mariage de Jean-Philippe ?


Jean-Philippe était mon copain d’enfance, mon ami d’enfance. Mes parents étaient employés chez les siens et nous étions logés dans une petite maison de leur propriété. Nous avions le même âge et passions tout notre temps ensemble. Mais pour ses études, ses parents l’avaient envoyé en pension d’où il ne rentrait qu’aux vacances, petites et grandes. Il n’avait donc aucun autre copain que moi dans le village. Ses parents m’emmenaient en vacances avec eux et nous dormions ensemble. Jamais, enfant, puis ado boutonneux, jamais il n’a eu le moindre geste déplacé. Nous étions habitués, dormant ensemble, à nous voir nus mais aucune arrière-pensée ne m’a effleurée. Jean-Phi était mon presque-frère et me regardait comme sa presque-sœur. J’ai commencé à avoir quelques flirts ; pas lui ! Je ne lui ai jamais connu de copine et il ne m’a jamais parlé de petites amies comme je lui parlais, fraternellement, de mes petits copains.


Grands ados, nous dormions encore ensemble durant les vacances et je pense que ses parents cautionnaient ceci avec le secret espoir que nous ayons une liaison qui aurait pu déboucher sur un mariage car ils m’aimaient beaucoup. Mais il n’en fut rien. Nous dormions ensemble, souvent tendrement enlacés mais, ni lui ni moi, n’avons jamais eu un geste qui aurait pu paraître équivoque. Nous nous aimions beaucoup, comme des frères.


Les études terminées, il est parti travailler loin de chez nous, ne revenant que pour de très courtes vacances, toujours tout seul. Un jour tu m’as dit :



Tant les filles semblaient le laisser indifférent. Je n’étais pas loin de penser comme toi mais il ne semblait pas souffrir de sa solitude.


Et un jour ! Et un jour, il est arrivé avec Anne-Claire, une très jolie fille qu’il s’est empressé de nous présenter comme étant sa fiancée.



Je lui sautai au cou, heureuse de sa demande et de son mariage.

Ce mariage s’annonçait très habillé, très élégant. Les deux familles, aisées financièrement, voulaient un grand mariage. Nous dûmes donc nous habiller en conséquence et j’optais pour un bel ensemble veste jupe. Jupe un peu courte mais très élégante et veste avec un seul bouton, très bas, à porter à même la peau.



J’avais en effet une belle poitrine qui pouvait à l’occasion se passer de soutien-gorge mais, il est vrai qu’avec cette veste, j’allais devoir être vigilante.


Le jour du mariage arriva.



D’autant que le frottement du tissu et l’idée d’être ainsi exposée aux regards, avaient fait durcir mes tétons qu’il avait dû apercevoir.



Lorsqu’il desserra son étreinte, ses yeux et les miens se fixèrent et un courant que j’espérai invisible passa de lui à moi et termina au fond de ma culotte, ou dans ce qu’elle contenait. Je me sentis soudain comme électrisée, aimantée et je ne pouvais quitter ses yeux. Les siens avaient regardé autour de nous et, rassuré sur le fait que personne ne le verrait, sa main droite avait empaumé mon sein droit et ses yeux avaient replongé dans les miens. Combien de temps sommes-nous restés ainsi ? Jusqu’à ce que tu nous appelles car la mariée arrivait.


Comme j’étais son témoin j’ai pu rester près de lui, assurée que lorsqu’il se retournait, il avait une vue sur mon décolleté et cette idée me donnait chaud. Lorsque j’ai signé les registres, j’ai bien cru ne pas y arriver tant son regard me tétanisait. Je savais qu’il voyait mes tétons dressés et j’avais envie qu’il les touche.


Au repas j’étais à sa droite, le meilleur côté pour la vue. Nous avons un peu bu, beaucoup ri, et un peu flirté. Oh ! bien sagement, et juste sous la table. Sa main venait régulièrement sur mon genou et remontait entre mes cuisses. J’aurai crié tant j’avais envie de lui. J’avais tiré sur ma jupe pour lui faciliter l’accès à ma culotte et ses doigts venaient le plus souvent possible la toucher.



Et je suis allée l’enlever aux toilettes. Dès que je fus assise, il voulut vérifier et je reçus une seconde décharge électrique lorsque son doigt se faufila entre mes lèvres. Je participais alors à une conversation avec mon voisin d’en face, un cousin à Jean-Philippe, qui nous parlait de la culture des fruits exotiques, ce qui semblait être sa passion et qui me permettait d’avoir une contenance pendant que je me faisais doigter. En effet, Jean-Phi avait enfin trouvé ce qu’il cherchait et que j’attendais impatiemment. De son côté, je le surpris en train d’embrasser sa femme dans le cou, lui promettant sans doute de lui être toujours fidèle.


Dès qu’il eut sacrifié au rituel de la première danse avec Anne-Claire, il vint me chercher :



Je ne demandais pas mieux. Tu n’étais pas jaloux car tu connaissais les liens d’amitié qui nous unissaient, nous pouvions donc en profiter. À cette époque les slows revenaient souvent, pour notre plus grand bonheur ce soir. En effet, collés l’un à l’autre, sa main glissée dans mon décolleté ne pouvait être vue. J’adorais qu’il pince mes tétons mais j’avais envie de crier, de dire à tous que je voulais qu’il me fasse l’amour, là, tout de suite. Mais nous ne le pouvions pas. Ma main s’était également faufilée entre nous et caressait, à travers le tissu, un sexe qui me paraissait prêt à tous les assauts et je voulais, j’étais impatiente d’être assaillie.



Et les assauts ne tardèrent pas. Nous connaissions bien les lieux pour y avoir joué depuis notre enfance. Au fond de la cour se trouvait une remise où avaient été stockés les meubles sortis du salon pour le cocktail. Le dossier d’un canapé sur lequel il m’avait fait basculer me soutint pendant qu’il soulevait ma jupe et qu’il m’enfilait. Troisième décharge électrique lorsqu’il me pénétra. Je ne tardais pas à être emportée par un orgasme qui atteignit son paroxysme lorsque je l’entendis pousser un râle, appuyant plus fort son ventre sur mes fesses et se répandant dans mon sexe ravi de tout ceci. Un peu d’ordre remis dans nos tenues, nous retournâmes danser après qu’il eut, pour la forme, invité sa nouvelle épouse entourée de sa famille.



Effectivement, je sentais sur mes cuisses s’écouler ce dont il m’avait si abondamment dotée. Je m’échappais jusqu’aux toilettes endiguer ces écoulements et renfiler ma culotte. Et nous dansâmes longtemps, collés, câlins.



Confus, malheureux, il me répondit :



Sa main avait rejoint ma poitrine comme s’il était évident qu’elle devait se trouver là. Mon ventre se pressait contre le sien, à la recherche de ce sexe à nouveau dressé que je n’envisageais pas qu’il ne me pénètre pas une nouvelle fois, et très vite.



Mais comment nous échapper une nouvelle fois sans nous faire repérer ?

Et c’est la mariée qui nous l’offrit, cette occasion !



Et à moi :



Quelle aubaine !

L’hôtel étant à un quart d’heure de route, nous ne perdîmes pas de temps pour nous y rendre. Ma culotte ayant été prestement enlevée, j’étais prête mais je dus raisonner Jean-Philippe :



Puis nous nous jetâmes sur ce lit qui aurait dû être leur couche nuptiale. Sans que je l’aie vu arriver sa bouche était collée à mon sexe et sa langue excitait mon clicli qui n’attendait que ça.



Je profitai d’être dans cette chambre pour faire un brin de toilette à mon minou pour le rendre plus présentable si tu avais idée de le solliciter.

Au retour, je ne pus m’empêcher de le sucer un peu pendant qu’il conduisait, lui faisant retrouver un peu de vigueur, Anne-Claire pourrait ainsi profiter de sa nuit de noces.


Chaque fois que je revis Jean-Philippe, nous reparlâmes de cette soirée torride, et ma culotte chaque fois se mouilla à cette seule évocation. Nous n’eûmes hélas que très peu d’occasions de nous aimer et ce fut toujours à la sauvette mais toujours très, très chaud. Lui autant que moi en avions tellement envie !



***



L’histoire qui va le plus te surprendre, sans doute, est celle-ci. C’est du moins celle qui m’a le plus surprise, ou celle que j’étais certaine de ne pas avoir.


Maryvonne ? Tu revois Maryvonne ? Elle était coiffeuse, je crois. Cheveux courts, à la garçonne, quasiment pas de poitrine, pétillante, vivante, sympa, très agréable amie. C’était une copine d’enfance à toi et rapidement nous nous sommes fréquentés d’autant de Francis, son mari, était également sympathique. Il t’avait donné de bons coups de mains lorsque nous restaurions notre maison. Ils sont depuis bien longtemps partis et on n’a plus de nouvelles d’eux.


Tu avais voulu une piscine alors que tu nageais comme un fer à repasser ! Alors nous avions fait creuser une piscine, ce qui à l’époque n’était pas très courant. Nous n’avions alors qu’une trentaine d’années. Et ce jour-là, Francis et toi étiez allés chercher des tuiles de récupération pour refaire le toit de la grange. Vous étiez partis de bonne heure et Maryvonne était venue passer la journée avec moi. Comme notre maison était un peu isolée, la propriété bien clôturée, entourée d’une haute haie, nous jouissions d’une totale tranquillité. Il faisait un soleil superbe aussi avons-nous décidé de profiter, et du soleil, et de la piscine.



Nous n’avions pas mis le haut de nos maillots mais tout de même la culotte.



J’étais allongée sur le ventre et elle entreprit de m’enduire de cette crème qui allait m’empêcher d’attraper un coup de soleil. Mollets, cuisses, dos, épaules, bras furent consciencieusement badigeonnés.



Elle savait, nous ne nous en étions jamais cachés, que nous étions adeptes de naturisme aussi sa réflexion était-elle logique. Habituellement, lorsque j’étais seule, je bronzais nue mais du fait de la présence de Maryvonne, j’avais naturellement enfilée cette culotte.



Je sentis la crème couler sur mes fesses et les mains de Maryvonne l’étaler.



Je m’exécutai, facilitant ainsi la protection que s’appliquait à réaliser Maryvonne. J’eus un frisson lorsque je sentis ses doigts effleurer mes poils et m’enduire l’intérieur des cuisses.



Sans hésitation, je m’allongeai sur le dos mais, croisant son regard, j’y vis une intensité, une lueur inhabituelle. Je me laissai aller, fermant les yeux mais ne pus m’empêcher de me remémorer ce que tu m’avais dit d’elle. Lorsque vous étiez ados, elle avait beaucoup flirté, toujours très discrètement mais tout finit par se savoir, avec une de vos copines communes, ouvertement lesbienne. Puis elle avait rencontré Francis et l’avait épousé. Je repensai à ceci lorsque je sentis ses mains sur mes seins.



J’avais beau me dire tout ce que je voulais, j’appréciais beaucoup ces caresses, et mes tétons devenus très durs roulaient maintenant sous ses paumes ouvertes.

Et le bénéfice de ces caresses ne se traduisait pas que sur le bout de mes seins ; je sentais un fourmillement familier dans mon minou, fourmillement généralement accompagné d’écoulements traduisant un plaisir évident. Je ne savais plus comment me comporter. J’avais gardé les yeux fermés car je savais qu’elle attendait que je les ouvre pour y lire mon accord pour aller plus loin. Et cet accord, même si je découvrais que mon corps avait de plus en plus envie de le donner, je ne voulais pas, moi, le lui donner. Mais j’avais bien compris que si je croisais son regard, je ne saurais pas lui dire non.


Alors, advienne que pourra. Je gardai les yeux fermés et j’attendis la suite des événements. Elle finit par lâcher mes seins pour s’intéresser à mon ventre puis à mes jambes, en remontant vers les cuisses. Lorsque ses mains se saisirent de mes pieds pour les écarter, je me sentis fondre et, lorsque ces mêmes mains se mirent à caresser l’intérieur de mes cuisses, allant et venant jusqu’à toucher mes poils, je décidais de capituler. J’ouvris les yeux et, comme je m’y attendais, les siens s’en emparèrent avec un sourire complice. Et, alors que je m’attendais à je ne sais quoi, elle me dit simplement :



Je ne pouvais guère faire autrement que de lui rendre le même service. Sa peau de blonde, presque rousse, devait facilement brûler au soleil. Mais je ne savais pas par où commencer. J’entrepris d’enduire d’abord son visage, elle avait fermé les yeux, puis son cou, ses épaules, son ventre. Ses tout petits seins méritaient le même traitement et je remarquai que, avant même que je les aie touchés, leur bout se dressa. Je m’appliquais à les masser avec la plus grande douceur, un peu surprise de sentir ces bouts si durs. Je fis comme elle l’avait fait, un léger massage de ma paume ouverte et je trouvais ceci pas du tout désagréable. Elle avait rouvert ses yeux mais je fis celle qui n’avait rien vu.


Je m’attaquai alors à ses pieds, ses mollets, ses genoux et ses cuisses. Je n’eus pas à lui écarter les jambes, elle l’avait fait dès que mes doigts touchèrent ses cuisses. Tout en lui massant les cuisses, je regardais son sexe de vraie blonde, presque glabre Et je vis que, tout comme moi, des écoulements traduisaient manifestement une émotion. Nos yeux se croisèrent et je sus qu’elle avait vu que je savais.



Nous sommes restées ainsi, allongées sur le dos, sans un mot, un long moment. Puis sa main, tout doucement, prit la mienne, toujours sans un mot.

J’étais super-bien. Je ne savais pas ce qui allait se passer mais je savais qu’il allait se passer quelque chose. Et j’étais impatiente. Je sentis mon corps tendu, comme quand je sais qu’un sexe va me pénétrer et qu’il va me faire évacuer cette tension.



Et là, les choses sérieuses commencèrent. Elle s’approcha de moi, m’enlaça, m’embrassa dans le cou, caressa mes seins puis sa bouche trouva la mienne et je découvris comment une femme peut embrasser. Heureusement que nous avions pied sinon nous serions mortes noyées, emportées par ce que nous vivions. Je sentis sa main se faufiler entre mes cuisses, son doigt s’insinuer entre mes lèvres sans que nos bouches ne se soient séparées. Mon clito, ravi de ce qui lui arrivait, me conseilla de jouir sans tarder, ce que je fis sans plus attendre. Ma main, totalement novice avec les filles entreprit de rendre la pareille à Maryvonne, visiblement correctement si j’en crus ses soupirs.


Maryvonne me fit asseoir sur le rebord de la piscine, elle restant dans l’eau. Elle me conseilla de m’allonger, écarta mes cuisses et je découvris la plus réussie des minettes qu’il m’ait été donné de connaître. Elle m’avait fait poser mes pieds sur ses épaules, genoux largement écartés et, ainsi totalement ouverte, mon sexe était offert à sa bouche et à ses doigts. Quel bonheur ! Je crus devenir folle ; elle était plus douée que n’importe quel garçon avec lequel j’avais expérimenté ceci. Je finis, après avoir profondément respiré, et gémi, par crier tout le plaisir qu’elle me donnait. Exténuée, je lui demandais de me laisser récupérer.



Bien sûr que je voulais essayer. Puisqu’elle m’avait bouffée et que j’avais aimé, j’allais à mon tour la dévorer et essayer de lui faire du bien. Elle s’installa comme j’étais installée et je commençai à picorer de baisers ses cuisses, son ventre, n’osant pas toucher à cette partie de ce corps de femme que jamais je n’aurais pensé devoir un jour caresser. Elle posa ses pieds comme je l’avais fait et ce sexe, offert comme un fruit mûr, me donna soudain envie. Je découvris un goût en peu acre mais que je me pris à aimer et, écartant poils et lèvres, je découvris un bourgeon rouge, dur, que j’entrepris de lécher d’abord du bout de la langue, puis beaucoup plus franchement. Et elle apprécia rapidement ma prestation car elle se trémoussa en gémissant jusqu’à me demander de la laisser elle aussi récupérer.


Pour une découverte, ce fut une découverte. J’avoue en avoir été quelque peu perturbée, jamais je n’aurais imaginé avoir envie de lécher le minou d’une fille. Et je l’avais fait ! Et j’avais aimé ça !

Lorsque vous êtes revenus nous avions retrouvé nos esprits, renfilé nos culottes et nous étions allongées au soleil, ravies de notre journée entre filles.



Si vous aviez su !



***



Tout ceci, en fait, je le pense mais je ne te le dis pas. Nous sommes tous réunis, la bande à Bernard, la bande de nos copains, de nos amis, de mes amants. Nous sommes réunis pour ce repas annuel, rituel immuable. Et là, je te regarde, je les regarde et le film de toutes ces aventures défile. Nous pourrions y passer des heures tant j’ai de souvenirs croustillants avec chacun d’eux. Désirable, disais-je au début ? Oui, désirable, désirée, et comblée. Patrick, le jeune Patrick, qui a rejoint notre cercle d’amis malgré une quinzaine d’année de moins que nous, Patrick vient de me faire monter au ciel.


Tu avais oublié, évidemment, d’aller chercher le vin et, occupé à surveiller la cuisson de ce que tu nous avais secrètement préparé, tu ne pouvais pas y aller. Patrick m’a dit alors :



Et il m’a suivie. Et il en a profité pour me tripoter sans en avoir l’air. Pour aller dans ta cave, il fallait descendre par une échelle. Et il était descendu devant moi, m’attendant, regardant sous ma jupe et m’aidant, dit-il, à descendre les derniers barreaux peu solides. Mais ses mains m’avaient d’abord saisie aux genoux pour remonter vers les cuisses puisque je descendais. Je me retrouvais donc, la jupe retroussée, les mains de Patrick sur mon ventre.



Ceci ne sembla pas l’émouvoir car sa main se faufila dans ma culotte et entreprit de me caresser. Puis il quitta celle-ci, ouvrit son pantalon, en sortit son jeune sexe fièrement dressé et entreprit de me pénétrer. Je fis tout pour lui faciliter l’accès là où il était attendu. La jeunesse est rapide et rapidement il explosa, ce qui me procura beaucoup de plaisir. Ainsi nous ne serons restés absents que très peu de temps.



À notre retour, je vis bien que vous, les hommes, saviez ce que nous venions de faire ; vous me connaissiez si bien. Toi ? Tu ne levas même pas les yeux.

Ça fait le plus grand bien, lorsqu’à mon âge, on est encore désirée par un jeunot, qui finalement ne s’était pas trop mal débrouillé. Mais j’allais lui donner quelques cours particuliers, il ne demandait, j’en étais certaine, qu’à apprendre.



***



Voilà, mon pauvre Bernard, ce que fut la vie sexuelle de ta petite femme. Tu es bien loin de t’imaginer que j’aie pu avoir autant d’amants et, aujourd’hui, j’en suis moi-même étonnée. J’ai simplement beaucoup aimé être désirée et j’ai surtout adoré qu’on me fasse monter au septième ciel. Tu y es souvent parvenu, mon cher mari, mais j’avais sans doute plus de besoins que tu n’avais de moyens.


Je disais, au début de ce récit, que le sida n’existait pas à l’époque, la pilule non plus d’ailleurs. Et quand elle exista, il ne me vint pas à l’idée de la prendre. Et ceci me donne à penser que de nos cinq enfants, tous ne sont sans doute pas de toi, mais ça n’est pas très grave puisque tu les aimes, qu’ils t’aiment et puisque, malgré tout je t’aime aussi. Aujourd’hui, je suis certaine d’une chose : je finirai ma vie avec toi ! Et c’est pour ça que je ne te raconterai pas tout ceci.


Tu vois, je ne regrette rien, si ce n’est que, pour tes copains, nos copains, tu sois le cocu. Ils t’ont trompé, sois en certain, sans état d’âme, mais ils ont toujours été là pour toi, toujours fidèles en amitié. Je suis totalement convaincue qu’ils t’aiment tous beaucoup, et j’en suis très heureuse.


Je ne regrette donc rien de ce que j’ai fait. Je ne regrette que ce qui ne s’est pas ou n’a pas pu se faire. Certain n’ont pas compris que j’avais envie d’eux et, à l’époque, il était totalement inenvisageable qu’une honnête femme fasse le premier pas.


Les filles d’aujourd’hui sont bien heureuses.