Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 13837Fiche technique48752 caractères48752
Temps de lecture estimé : 25 mn
30/04/10
corrigé 12/06/21
Résumé:  Eloïse, dans la peau de Lisa, découvre les joies de travailler avec Flora... et les difficultés que cela implique.
Critères:  ff ffh fbi travail fellation cunnilingu pénétratio théatre humour québec -théâtre
Auteur : Gufti Shank            Envoi mini-message

Série : Roméo et Juliette - La nouvelle Eloïse

Chapitre 03 / 05
Roméo et Juliette - La nouvelle Eloïse - Acte III

Les personnages principaux :


Juliette

Cassandra : la meilleure amie de Juliette


Roméo

Eloïse : la meilleure amie de Roméo ; elle vit avec Juliette et Roméo

Siriac : le meilleur ami de Roméo et le petit ami de Cassandra


Flora : une collègue de Roméo

Daphné : la sœur de Flora


Marcel : le patron de Roméo et Flora


Les personnages secondaires


Conrad, Jean-Claude : des employés de l’entreprise où travaillent Roméo et Flora




LA NOUVELLE ELOÏSE



Résumé de l’acte I : Eloïse est partie pour un long voyage de quatre mois à travers toute l’Amérique. Juliette et Roméo se languissent de son absence et comptent les jours avant son retour. Flora continue régulièrement de tenter de séduire Roméo, qui résiste péniblement aux avances de la jeune femme. Tous deux sont envoyés une semaine en stage à l’étranger, au grand désespoir de Juliette.

Quand Eloïse revient enfin, Siriac ne la reconnaît qu’à peine ; elle a beaucoup changé physiquement, mais est plus belle que jamais. Lors d’une soirée de retrouvailles entre amis, Eloïse avoue qu’elle n’a pas résisté quatre mois sans sexe et a craqué pour un jeune homme.

Le lecteur apprend finalement qu’en fait d’avoir craqué pour un jeune homme, Eloïse a enchaîné les expériences sexuelles débridées ; mais également que Roméo a succombé à Flora pendant son stage et que Juliette elle-même a trouvé du réconfort dans les bras d’une autre femme pendant l’absence d’Eloïse.


Résumé de l’acte II : Au sein de leur entreprise, Flora et Roméo sont promus au service des Ressources Humaines. Ils doivent s’adjoindre les services d’une secrétaire. Eloïse décide de postuler, sans toutefois prévenir Roméo. Elle profite de son changement d’allure pour leurrer Flora en s’inventant le personnage de Lisa, et parvient à séduire Marcel (le patron de Flora et Roméo) qui l’embauche au poste de secrétaire. Roméo n’est pas très content mais ne la trahit pas auprès de Flora ; Juliette est perplexe ; Eloïse s’amuse grandement de la situation.






Acte III, scène 1

Vendredi 1 juin, 8 h 20

L’appartement de Juliette et Roméo

(Juliette, Roméo)



(Juliette, élégamment vêtue d’un tailleur chic, est sur le point de partir ; Roméo, attablé, boit un café.)



Juliette (fort) : Mademoiselle Lisaaaa ! Vous êtes prête ?

La voix d’Eloïse (provenant de la salle de bains) : Presque !

Roméo : N’importe quoi !


(Eloïse entre, provenant de la salle de bains. Elle porte un chemisier très près du corps qui laisse entrevoir le haut de sa poitrine rehaussée, une jupe moulante vraiment courte et des chaussures à talons hauts. Elle est joliment maquillée et porte ses fausses lunettes.)


Roméo (l’apercevant) : Pffff !

Juliette : Tu vas vraiment aller travailler comme ça ?

Eloïse : Ben quoi ?

Roméo : Ben tu vas mettre le feu, voilà quoi…

Eloïse (ravie) : Impec !

Juliette : Bon, t’es prête, je t’emmène ?


(Eloïse acquiesce.)


Roméo : Ça aussi, franchement, c’est ridicule ! Tu pourrais quand même venir avec moi…

Eloïse : Surtout pas, malheureux ! Je veux pas qu’on nous voie arriver ensemble.

Roméo : Alors que si Flora te voit arriver avec Juliette, ça va être beaucoup mieux, c’est sûr…

Eloïse : T’inquiète pas, elle me déposera un peu avant.

Roméo : Oh, je m’inquiète plus, tu sais… Au point où on en est…

Juliette : Allez, on y va.


(Elle s’approche de Roméo.)


Juliette : Bonne journée, mon amour…


(Elle l’embrasse. Il soupire.)


Roméo : Mouais… toi aussi…


(Elle sourit. Eloïse s’approche de lui en souriant aussi.)


Eloïse : Bonne journée, mon amour !


(Elle l’embrasse. Il pousse un énorme soupir. Les deux jeunes femmes sortent en rigolant.)






Acte III, scène 2

Vendredi 1 juin, 8 h 45

Le lieu de travail de Flora et Roméo

(Eloïse)



(Eloïse est assise à un bureau, d’un côté de la pièce. Elle pianote sur le clavier d’un ordinateur tout en consultant un gros agenda. Flora entre.)



Flora : Ah ! Bonjour, Lisa ! Déjà au travail ?

Eloïse (changeant sa voix) : Bonjour.


(Elle désigne l’ordinateur, l’agenda et quelques classeurs et dossiers.)


Eloïse : Oui, je suis venue un peu plus tôt pour me familiariser avec tout ça…


(Flora s’approche et lui fait la bise.)


Flora : Attendez, on va se prendre un petit café avant de commencer. Roméo n’est pas là ?

Eloïse : Non, je ne l’ai pas encore vu.

Flora : Venez, je vais vous montrer, pour le café.


(Eloïse se lève. Flora la contemple des pieds à la tête.)


Flora : Dites donc, vous êtes superbe…

Eloïse (faussement gênée) : Merci…


(Elle suit Flora jusqu’à un autre coin de la pièce.)


Flora : Vous voyez, tout est là. Il suffit juste, quand y en a plus, d’aller chercher de l’eau dans le lavabo des toilettes, juste à droite, dans le couloir.

Eloïse : Okay.

Flora (s’affairant sur la cafetière expresso) : Ensuite, y a qu’à mettre ça… là… et puis deux tasses… là… et… appuyer là quand c’est près… Vous voulez du sucre ?

Eloïse : Non merci.

Flora : Parfait. Roméo et moi le prenons également sans sucre.

Eloïse : D’accord.


(Un silence. Flora dévisage encore Eloïse pendant que le café coule.)


Flora : Vous venez du Québec ?

Eloïse : Oui, mais je suis en France depuis plusieurs années. J’étudiais à Paris.

Flora : Et ici ? Vous avez pu trouver un logement ?

Eloïse (extravagante) : Je suis pour l’instant hébergée chez une cousine de ma mère. J’attends de savoir si je serai confirmée à ce poste avant de chercher un logement.


(Eloïse arrête la cafetière et prend les tasses.)


Flora (observant sa poitrine et ses fesses) : En tout cas, vous avez le profil…


(Eloïse lui donne une tasse.)


Flora : Merci. Vous êtes célibataire ?

Eloïse (hésitant) : Euh… oui.

Flora : Moi aussi. C’est la meilleure vie. Comme ça on fait ce qu’on veut de son cul, à tout moment. Quand on a envie de baiser, on baise ! On ne se pose pas de questions…


(Eloïse se force à sourire.)


Eloïse (nunuche) : Et monsieur Roméo ?

Flora (souriant) : Ah ? il vous a déjà tapé dans l’œil ? C’est vrai qu’il est beau… Et vous avez peut-être trop pensé à ce que je vous ai dit hier… Mais oui, je confirme, c’est un dieu au lit.

Eloïse (souriant avec peine) : Ah bon ?

Flora : Oui. J’adore baiser avec lui.


(Un silence. Flora boit une gorgée de café.)


Flora : Mais on peut pas vraiment dire qu’il soit célibataire… En fait, il fait même ménage à trois.

Eloïse (tentant de paraître choquée) : Ah bon ?

Flora : Oui, il vit avec deux espèces de greluches insupportables…


(Eloïse essaie de se retenir d’exploser.)


Flora (riant) : Mais faut croire qu’elles lui suffisent pas, parce qu’il finit régulièrement dans mon lit…


(Eloïse bouillonne.)


Flora : Tenez, la semaine dernière, on était en stage en Belgique ; on a passé toutes les nuits ensemble…


(Eloïse tremble.)


Flora : Que vous arrive-t-il, Lisa, vous êtes toute blanche ?

Eloïse (avec un effort) : Je… euh… je ne sais pas… ce doit être le café…


(Flora lui approche une chaise.)


Flora : Tenez, asseyez-vous.

Eloïse (s’asseyant) : Merci.


(Roméo entre.)


Roméo : Salut Flora. Bonjour Lisa.


(Flora s’avance vers lui et referme ses mains autour de sa taille.)


Flora : Salut, Roméo. Tu vois, on parlait de toi, et ça m’a tout excitée…


(Elle lui dépose une bise au coin des lèvres. Roméo jette un œil inquiet à Eloïse, qui lui lance en retour un regard sanguinaire. Il repousse doucement Flora et s’approche de Lisa.)


Roméo (comédien) : Ne vous inquiétez pas, Lisa, ne faites pas trop attention à Flora.


(Il lui tend la main pour la saluer. Eloïse se lève.)


Flora : Ben tu pourrais quand même lui faire la bise ! D’autant que je crois que tu ne la laisses pas indifférente…


(Roméo regarde Flora avec ébahissement. Eloïse tente de se retenir de sourire.)


Flora : En même temps…


(Elle vient se placer juste derrière Eloïse.)


Flora : Je suis sûre que toi non plus, elle ne te laisse pas indifférent…


(Roméo la regarde avec inquiétude. Eloïse regarde Roméo avec inquiétude. Flora passe doucement ses index sur les joues d’Eloïse.)


Flora (d’une voix suave) : Un visage d’ange…


(De ses deux mains, elle effleure la poitrine d’Eloïse.)


Flora : Une poitrine magnifique…


(Elle continue à descendre ses mains le long du corps d’Eloïse.)


Flora : Une taille juste comme il faut… des hanches bien dessinées… des fesses provocantes…


(Roméo reste confondu.)


Flora : Ça ne te tente pas, mon Roméo ?


(Elle embrasse doucement Eloïse dans le cou. Roméo se mord la lèvre. Eloïse transpire.)


Roméo (avec un effort) : Arrête, Flora !


(Il s’approche et saisit la main d’Eloïse.)


Roméo : Venez, Lisa. Je vais vous montrer votre premier travail.


(En suivant Roméo, Lisa se retourne et lance à Flora un regard mi-démoniaque mi-effrayé.)






Acte III, scène 3

Vendredi 1 juin, 10 h 10

Le lieu de travail de Flora et Roméo

(Roméo, Eloïse, Flora, Jean-Claude)



(Tous quatre sont occupés à travailler. Eloïse tapote sur un ordinateur. Roméo, Flora et Jean-Claude sont assis près d’un autre bureau ; Jean-Claude semble expliquer une procédure à Roméo et Flora.)



Jean-Claude : Et là, il n’y a plus qu’à confirmer. D’accord ?

Roméo : Okay.

Flora : C’est tout bon.

Jean-Claude : Vous allez essayer de le faire vous-mêmes, à présent. Qui commence ?

Flora : Je vais essayer.

Jean-Claude (se levant) : Allez-y, prenez ma place.


(Il observe à la dérobée la poitrine de Flora tandis qu’ils changent de place.)


Flora (s’installant) : Alors… pour commencer, je sélectionne l’onglet « Évaluation »…

Jean-Claude : Oui…


(Le téléphone retentit à côté d’Eloïse. Elle décroche.)


Eloïse (au téléphone, changeant sa voix) : Secrétariat des Ressources Humaines, bonjour ? … Ah, bonjour, monsieur le directeur. … Oui, je vous remercie, tout se passe très bien pour l’instant. … Oui, elle est ici.

Flora : Ah… je crois que c’est pour moi…

Eloïse (au téléphone) : Entendu, je vous l’envoie. … Je vous en prie.

Flora (se levant) : Excusez-moi, messieurs, je vous abandonne quelques minutes.


(Eloïse raccroche. Jean-Claude regarde les fesses de Flora tandis qu’elle s’éloigne.)


Flora : Venez avec moi, Lisa, je voudrais vous montrer quelque chose.


(Eloïse semble hésiter, mais finit par se lever.)


Roméo : Non, non, non, non, non, non, non… Lisa reste ici pour l’instant. Elle a beaucoup de travail, beaucoup de choses à apprendre, inutile qu’elle aille perdre son temps à…

Flora (souriant) : …à quoi ?

Roméo : À rien. Elle reste, point barre.

Flora : J’ai bien l’impression que tu veux juste te retrouver un instant tout seul avec elle… Attention à vos fesses, Lisa…


(Roméo soupire.)


Flora (sortant) : Excusez-moi, Jean-Claude. Je continuerai plus tard.


(Jean-Claude regarde curieusement Roméo, puis Eloïse, puis la poitrine d’Eloïse, et à nouveau Roméo.)


Jean-Claude (à Roméo) : J’ai l’impression que vous n’allez pas vous ennuyer, dans ce bureau…

Roméo (désolé) : C’est rien de le dire !


(Eloïse se rassoit.)


Jean-Claude (se levant) : Bon, je repasserai tout à l’heure. J’aime autant que vous soyez là tous les deux ; j’ai pas envie d’expliquer deux fois la même chose.

Roméo (se levant) : Euh… comme vous voudrez.


(Jean-Claude sort. Roméo regarde lourdement Eloïse, qui sourit en tapotant sur son clavier.)


Roméo : Eh ben dis quelque chose !

Eloïse (reprenant sa voix normale) : Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? J’ai l’impression d’être tombée dans une maison de fous…


(Eloïse désigne la porte.)


Eloïse : Elle est partie sucer le patron ?

Roméo : Oui, probablement.

Eloïse (souriant) : Et pourquoi m’as-tu empêchée d’y aller ?

Roméo (affolé) : Hein ?!? Mais ça va pas la tête ?

Eloïse : Bah, il est plutôt pas mal, ton patron. Et puis, si ça paye bien…

Roméo : Mais tu délires !


(Un silence.)


Eloïse : Dis donc, t’as vu ce qu’elle m’a fait ce matin ? Je suis censée la connaître depuis moins de vingt-quatre heures et l’avoir vue en tout et pour tout trente minutes, et elle me caresse les seins et les fesses limite en me proposant un plan à trois avec toi…

Roméo (blasé) : Mais elle est tout le temps comme ça !

Eloïse (impressionnée) : Eh ben je compatis… ça doit pas être facile tous les jours…

Roméo : Heureux que quelqu’un le reconnaisse enfin !


(Un silence.)


Eloïse (se levant) : Mais j’ai bien envie de la prendre à son propre piège…

Roméo : … ?

Eloïse (s’approchant de Roméo en déboutonnant son chemisier) : En plus ça tombe bien… j’ai très envie de faire l’amour avec toi…


(Roméo soupire – non, il renâcle, même… – en se laissant tomber en arrière sur sa chaise.)


Roméo : Mais t’es devenue dingue, ma parole !

Eloïse (s’agenouillant devant Roméo) : Elle m’a dit que vous aviez passé une semaine de stage fort sympathique…

Roméo (accablé) : Elle t’a dit ça ?

Eloïse (acide) : …que vous aviez passé toutes les nuits ensemble…

Roméo (anéanti) : Mais tu ne vas pas croire ça, hein ?

Eloïse (déboutonnant le pantalon de Roméo) : Non, et Juliette non plus, c’est sûr…

Roméo (écrabouillé) : Mais… qu’est-ce que tu fais ?

Eloïse : J’ai envie de toi… et j’ai envie qu’elle me voit profiter de toi… et j’ai envie que tu n’aies plus envie d’elle… et j’ai envie qu’elle soit dégoûtée de nous voir baiser… qu’elle en crève de jalousie… parce que, désormais, tu ne vas plus jamais la toucher, hein Roméo ?


(Roméo, piteux, la regarde extraire de son pantalon son sexe plutôt mou. Elle le masturbe vivement et commence à le sucer en pressant sa poitrine contre ses jambes.)


Roméo (hésitant) : Je ne suis pas bien sûr d’avoir très envie…

Eloïse (sans cesser de le masturber) : Tu n’as pas très envie de moi ? Tu passes tout ton temps au lit avec cette salope, et tu n’as pas envie de moi ?


(Un silence. Roméo, hébété, regarde Eloïse s’acharner sur son sexe légèrement gonflé.)


Roméo (s’abandonnant complètement) : Ferme au moins la porte à clé.

Eloïse : Surtout pas ! Pense à la tête qu’elle va faire en nous voyant, quand elle va revenir.

Roméo : Tu rêves complètement, si tu espères contrôler Flora…


(Eloïse suce à nouveau Roméo. Son sexe est de plus en plus dur. Eloïse finit par se relever, ôte son chemisier et son soutien-gorge en provoquant Roméo du regard, puis se caresse un instant les seins devant lui tandis qu’il se branle doucement. Elle relève ensuite sa jupe avant de monter à califourchon sur les genoux de Roméo. Celui-ci lui embrasse et lui lèche la poitrine. La jeune femme guide d’une main le sexe de son partenaire contre le sien ; elle s’y empale bientôt doucement en gémissant longuement.)


Eloïse : Hmmmm ! Ouiii… allez, baise-moi ! fort !


(Elle imprime un violent et rapide rythme de va-et-vient de son bassin. Tous deux couinent à chaque mouvement. Eloïse presse le visage de Roméo contre sa poitrine. Ils baisent ainsi une ou deux minutes, puis la jeune femme descend de sur son amant et s’agenouille à nouveau à ses pieds sous ses yeux fiévreux. Elle le suce un instant, puis se redresse, se retourne, retire sa jupe et sa culotte, et se penche pour s’appuyer sur un bureau.)


Eloïse (agitant ses fesses) : Alors ? Qu’est-ce que tu attends ?


(Roméo grogne bruyamment en bondissant derrière Eloïse. Pliant quelque peu les genoux, il guide son sexe jusqu’à celui de la jeune femme et la pénètre avec force en lui saisissant les hanches.)


Eloïse : Aaaaaahhh ! Hmmmmmm !


(Flora entre. Elle pousse un cri en découvrant la scène. Roméo la regarde avec découragement et s’immobilise. Eloïse continue à se dandiner du bassin.)


Flora (frénétique, s’approchant du couple) : J’hallucine ! Tu me chies des pendules parce qu’il paraît que tu tiens à tes deux grognasses, mais dès qu’y a un beau petit cul qui passe, tu sautes dessus !

Eloïse (changeant sa voix, ingénue) : Oh je vous en prie, Flora ! Vous aviez raison, c’est un super coup… Laissez-moi savourer jusqu’au bout…


(Flora paraît décontenancée ; elle observe alternativement Roméo et Eloïse.)


Flora (possédée) : Tu vas voir, je te promets que tu vas savourer !


(Elle saisit Eloïse sous la mâchoire et la force à se redresser. Elle la défie un instant du regard puis l’embrasse intensément sous les yeux médusés de Roméo.)


Flora (à Roméo) : Allez ! Baise-la ! De toutes tes forces ! Fais-la jouir !


(Elle embrasse de nouveau Eloïse, puis plonge une main entre ses cuisses et l’autre vers ses fesses. Roméo assène de nouveau de rapides et violents coups de bassin à Eloïse, qui se remet à gémir ; Flora caresse vivement le clitoris de la jeune femme et lui glisse un doigt dans l’anus.)


Flora (à Eloïse) : Alors ? Ça te plaît ?


(Elle l’embrasse. Eloïse se tortille de plus en plus ; sa poitrine se balance à toute allure comme Roméo la défonce toujours plus fort. Flora l’excite, la masturbe, la caresse, de partout : clitoris, poitrine, fesses, bouche… Eloïse se met soudain à hurler longuement en se crispant par à-coups ; ni Roméo ni Flora ne baissent de régime.)


Flora (à Eloïse) : Tu ne vas pas regretter ta première journée…


(Eloïse se raidit une fois encore en poussant un dernier râle, puis s’effondre complètement en avant dans les bras de Flora qui la rattrape de justesse. Roméo s’immobilise. Flora embrasse encore ardemment Eloïse.)


Eloïse (exténuée) : Ouaaaaouuuh ! J’ai jamais ressenti ça…


(Flora tire doucement Eloïse en avant jusqu’à libérer le sexe de Roméo. Elle la tourne ensuite comme une poupée en lui désignant son amant qui demeure immobile, toujours tendu, en regardant les deux jeunes femmes avec désarroi.)


Flora (dominatrice) : Dites donc, Lisa, vous n’avez pas terminé !


(Elle la force quasiment à s’agenouiller aux pieds de Roméo et lui pousse la tête en avant. Eloïse se laisse faire sans réagir.)


Flora : Montrez-nous ce que vous savez faire !


(Eloïse referme une main sur le sexe de Roméo et referme sa bouche sur son gland ; elle se met à le sucer avec indolence. Flora la regarde faire un instant. Roméo savoure en se dandinant légèrement.)


Flora : Ça a l’air de lui plaire, mais à ce rythme-là, vous y êtes encore ce soir…


(Simultanément, elle referme une main sur celle d’Eloïse qu’elle guide pour masturber Roméo plus énergiquement, et son autre main dans la chevelure de la jeune femme, agrippant quelques mèches, pour appuyer et tirer fermement sa tête, la contraignant à sucer Roméo plus vite, plus fort, plus profondément. Eloïse ne bronche pas. Roméo gémit à chaque va-et-vient.)


Flora : Là… c’est mieux, ça… Allez, continuez !


(Flora lâche ses deux partenaires. Eloïse poursuit avec presque la même intensité. Flora s’agenouille à côté d’elle et glisse rapidement une main derrière les fesses de la jeune femme, qui se met soudain à gémir lorsque Flora plonge ses doigts dans son sexe.)


Flora (impérieuse) : Continue de le pomper !


(Elle passe son autre main le long du ventre d’Eloïse pour aller caresser son clitoris. La jeune femme gémit encore et s’arrête de sucer Roméo. Celui-ci pose ses mains sur la tête de ses partenaires et leur caresse doucement les cheveux.)


Flora : Je vais t’aider.


(À son tour, elle suce Roméo avec acharnement. Le jeune homme guide son sexe d’une bouche à l’autre, tandis que Flora caresse Eloïse avec toujours plus d’exaltation.)


Roméo : Aah… Aaaaah !


(Il se crispe soudain en criant ; Flora referme sa bouche sur son gland et le pompe encore quelques secondes, sans cesser de caresser Eloïse. Roméo se raidit dans quelques spasmes ; Flora maintient sa bouche bien serrée autour du sexe du jeune homme, jusqu’à ce que celui-ci se relâche complètement et se laisse finalement choir dans sa chaise en soupirant.)


Roméo : Ouaaaaah…


(Flora se jette littéralement sur Eloïse et l’allonge en arrière en plaquant ses lèvres contre les siennes. Tout en continuant de la masturber vivement, elle l’embrasse copieusement. Des filets de sperme s’écoulent de leurs bouches jointes tandis qu’Eloïse gémit et paraît quasiment convulser du bassin. Flora ne s’arrête que lorsque sa partenaire se décrispe finalement pour ne plus bouger.)


Flora (libérant Eloïse) : Alors ? Tu as bien savouré ?


(Elle se redresse puis se relève en s’essuyant la bouche. Eloïse demeure allongée, immobile, les bras en croix, la bouche entrouverte dans un vague sourire et maculée de sperme ; elle respire doucement, les yeux fixés sur le plafond. Roméo reste également figé, vautré sur son fauteuil, le sexe s’amollissant doucement.)


Flora : Allez ! C’est pas tout ça… au boulot !


(Elle regarde un instant Eloïse, puis Roméo ; elle sourit avec satisfaction et revient s’installer devant l’ordinateur où elle travaillait précédemment avec Jean-Claude.)


Flora : Alors… où en étais-je…


(Dans un effort coûteux, Roméo replace péniblement son sexe dans son caleçon, en regardant Flora avec dans les yeux une sorte d’angoisse. Celle-ci clique à plusieurs reprises sur la souris.)


Flora : Mademoiselle Lisa… réveillez-vous ! On ne vous a pas engagée pour tailler des pipes…


(Eloïse ne bouge toujours pas mais émet une sorte de râle euphorique. On frappe à la porte. Marcel entre.)


Marcel : Bonjour à tous ! Je venais voir comm…


(Il s’interrompt en apercevant Eloïse couchée nue par terre. Il observe avec intérêt sa poitrine et sa bouche, regarde ensuite Roméo, toujours amorphe, qui ne réagit pas, puis Flora, qui fait mine de travailler comme si de rien n’était.)


Marcel (mi-amusé mi-stupéfié) : Est-ce que tout va bien ?

Roméo (péniblement): Oui, oui.

Marcel (à Eloïse) : Mademoiselle, ça va ?

Flora : Oui, oui, elle va bien, ne vous inquiétez pas… On a juste fait un peu connaissance…

Eloïse (rassemblant ses esprits avec peine) : Euh… excusez-moi, monsieur… je…


(Elle se redresse laborieusement.)


Eloïse : Je suis désolée…

Marcel (gaiement) : Ne vous en faites pas ! Tant que le travail est fait à la fin de la journée…


(Eloïse, à quatre pattes, ramasse ses habits, puis se relève sous le regard réjoui de Marcel et celui, affligé, de Roméo.)


Marcel (à Eloïse) : En tout cas, vous êtes vraiment très jolie.


(En se rappelant soudain qu’elle est nue, Eloïse pousse une exclamation de pudeur et tente maladroitement de cacher sa poitrine et son pubis derrière ses vêtements en boule.)


Marcel (rigolant) : Il y a des toilettes, juste à droite dans le couloir…


(Eloïse sort, piteusement. Roméo soupire puissamment et se lève avec visiblement un gros effort.)


Roméo : Je ne sais pas si c’est une bonne idée, ce bureau commun…

Marcel : Allons, ne vous inquiétez pas, vous allez vous y habituer.

Flora (souriant) : Il faudra bien…

Marcel : Ah, au fait, pour les entretiens individuels, vous prendrez le petit bureau d’en face.


(Roméo acquiesce vaguement.)


Marcel : Les autres entretiens, vous pourrez les faire ici. (Avec un sourire) : Assurez-vous seulement que c’est propre…

Flora : Je vous garantis qu’il n’y en a pas une goutte par terre…

Marcel (amusé) : Bon… (plus sérieux) : Et avec Jean-Claude, ça va ?

Roméo : Oui, on a bien commencé. On continuera sans doute cet après-midi.

Marcel : Oui. Quatorze heures, réunion : gestion prévisionnelle de la formation. Prenez de quoi noter, je pense que Jean-Claude aura encore beaucoup à vous apprendre. Ah… et d’ici là, préparez une session de recrutement sur poste de technicien d’entretien. Conrad ne nous suffit plus.

Flora : Je m’en occupe.

Marcel : Parfait.

Flora (souriant) : Aussitôt que ma secrétaire sera rétablie…

Marcel (jovial) : Elle n’a pas votre résistance, semble-t-il…

Flora (sardonique) : C’est surtout que je n’ai pas eu droit à autant d’attentions… hein, Roméo !


(Marcel rit. Roméo soupire vigoureusement.)


Marcel : Eh bien, Roméo, quand vous aurez satisfait votre collègue, vous vous occuperez justement du dossier de Conrad. Voyez où il en est dans ses objectifs et ses formations, justement. Et prévoyez d’adapter la perspective de recrutement en fonction des réalisations ou non de ces objectifs.

Roméo : Je m’en charge.

Marcel : Allez, à tout à l’heure.


(Au moment où il va sortir, Eloïse entre, rhabillée et nettement plus fringante. Marcel s’écarte pour la laisser entrer.)


Eloïse : Excusez-moi, monsieur. Je suis désolée. Ça ne se reproduira plus.

Marcel : Au contraire ! N’hésitez pas ! J’ai tendance à croire qu’on est dans de meilleures dispositions pour le travail, après ça.


(Eloïse le regarde comme s’il s’était soudain mis un gros nez rouge et un chapeau de clown.)


Marcel : Flora m’a déjà dit que Roméo était un bon coup. Moi je ne peux pas dire, je ne suis pas de ce bord-là.


(Eloïse hallucine.)


Marcel : Enfin, quoi qu’il en soit, avec ces deux-là, vous êtes entre de bonnes mains !


(Il sort.)


Eloïse (à part) : Tu m’étonnes !


(Elle retourne s’installer à son bureau.)


Roméo : Bon… allez… je passe aux toilettes et je m’occupe de Conrad…

Flora (souriant) : Non non non… Tu as entendu, Roméo ? Il a dit : quand vous aurez satisfait votre collègue…


(Roméo sort en soupirant avec ce qu’un personnage neutre pourrait considérer comme une lourde indélicatesse. Un silence.)


Flora : Ça va, Lisa ? Vous avez récupéré ?

Eloïse (faussement gênée) : Oui… Je suis désolée, et… euh…


(Elle prend un air pudique et vertueux.)


Eloïse : …je voulais vous remercier. Je n’ai jamais ressenti ça. Vous aviez raison, monsieur Roméo est incroyable. Et il a une énorme… euh…

Flora : Bite ?

Eloïse (jouant l’effarouchée en baissant les yeux et en paraissant la plus gênée possible) : Oui. Et puis… vous… aussi…

Flora : Moi aussi, j’ai une énorme bite ?


(Eloïse rigole « à la nunuche ».)


Eloïse : Non… non… mais… ce que vous m’avez fait… c’était… divin !

Flora : Vous ne vous débrouillez pas trop mal. Et vous avez du potentiel. J’aurai deux ou trois choses à vous apprendre, sans doute, mais nous verrons ça petit à petit.


(Eloïse fait une drôle de tête et ne sait visiblement pas quoi répondre.)


Flora (soudainement irritée) : Mais pour l’instant, j’en veux grave à Roméo ! Ce salaud ne me touche presque plus en se prétendant fidèle, et il saute sur votre petit cul à la première occasion !

Eloïse (se retenant de rire) : Oh, je suis désolée…


(Roméo entre.)


Flora (changeant de ton) : Mais nous reparlerons de tout cela à midi, Lisa. Nous déjeunerons ensemble.


(Eloïse regarde discrètement Roméo en haussant les épaules.)


Eloïse : Oui…


(Roméo s’installe à son bureau.)


Flora : Pour l’instant, appelez-moi Conrad, l’agent technique.

Eloïse : Euh… oui… attendez…


(Elle fouille dans son agenda.)


Roméo (à Flora) : On n’avait pas dit que je m’en chargeais ?

Flora : Non, on change. J’ai très envie de m’occuper de Conrad… Tu n’as qu’à préparer le recrutement.


(Roméo soupire. Eloïse, souriant, décroche son téléphone et compose un numéro en consultant son agenda. Un silence.)


Eloïse (au téléphone) : Monsieur Conrad ? … Bonjour. Lisa, du service des ressources humaines. … Vous voudrez bien monter nous voir dès que possible pour une évaluation de carrière et d’objectifs ? … Eh bien tout de suite, si vous voulez. … Je vous remercie.


(Elle raccroche.)


Eloïse : Il avait pas l’air très content… Il a dit qu’il voulait justement vous parler. Il monte tout de suite.

Roméo (souriant) : Parfait. Finalement, ça tombe bien que tu t’en occupes, Flora…

Flora (amusée) : Je vous promets que dans dix minutes, il sera doux comme un agneau. J’ai l’habitude, avec lui…


(Eloïse écarquille les yeux en regardant Roméo. Celui-ci hausse les épaules avec un geste d’indifférence.)


Roméo : Lisa, avez-vous dans vos dossiers un modèle d’annonce de recrutement ?

Eloïse : Je vais regarder ça…


(On frappe. Conrad entre, l’air courroucé.)


Flora (amusée) : Entrez…


(Conrad regarde successivement Flora, puis Roméo ; il aperçoit alors Eloïse qu’il observe scrupuleusement.)


Conrad : Bon… alors… qu’est-ce que vous me voulez ?

Flora (lui souriant bêtement) : Bonjour…

Conrad : Oui, excusez-moi, bonjour. Mais j’ai un problème, je voulais v…

Flora (l’interrompant et se levant) Ça tombe bien, je voulais vous voir aussi. Attendez, je prends votre dossier…


(Elle passe devant lui en se cambrant à outrance et s’approche du bureau d’Eloïse sur lequel elle s’appuie en levant bien haut les fesses. Conrad n’en perd pas une miette.)


Flora : Lisa, vous pouvez me sortir le dossier de monsieur Conrad ?


(Eloïse se lève et fouille un petit moment dans une armoire d’où elle sort finalement une pochette qu’elle tend à Flora.)


Flora : Merci. Venez, Conrad, nous serons plus tranquille pour nous entretenir dans le petit bureau d’en face.


(Elle repasse devant lui en le frôlant et sort en roulant des fesses. Conrad la regarde passer bouche bée. Il observe ensuite Eloïse, puis la poitrine d’Eloïse, puis Roméo.)


Conrad (à Roméo) : Vous recrutez pas dans ce service ?


(Roméo ne peut s’empêcher de sourire. Conrad sort.)


Eloïse (reprenant sa voix normale) : Elle est hallucinante !

Roméo : Oui…

Eloïse : Et elle s’arrête jamais…

Roméo : Il faut dire que tout à l’heure elle a rien eu…

Eloïse : Eh ben tant mieux ! C’est ce que je voulais !

Roméo : N’empêche, je l’ai jamais vue comme ça… Tu l’as sacrément foutue en rogne…

Eloïse (souriant) : Oui, je l’ai senti passer… J’ai rarement joui comme ça…

Roméo (souriant aussi) : Ben en tout cas, ça avait l’air de te plaire. D’ailleurs, t’avais plus tellement d’accent, quand tu gueulais, j’ai eu peur qu’elle te reconnaisse…


(Un silence.)


Eloïse (hésitante) : Euh… Roméo… je ne suis pas sûre qu’il soit nécessaire de parler de tout ça à Juliette, hein…


(Roméo éclate de rire.)


Roméo : On lui dira juste que t’as réussi à énerver Flora…

Eloïse : Oui, mais pour l’instant, je crois que c’est après toi qu’elle est énervée, Flora… Moi, j’ai joué la nunuche, et elle m’a dit qu’elle t’en voulait de m’avoir baisée et de ne pas la toucher, elle. Ça me fait bien rire !

Roméo : Mouais… je sais pas s’il faut se marrer tant que ça…

Eloïse (amusée) : Elle a dit que je me débrouillais pas trop mal et que j’avais du potentiel, mais qu’elle avait deux ou trois choses à m’apprendre…

Roméo (souriant encore) : Remarque, ce sera toujours ça de pris…

Eloïse : Non mais je rêve ! T’as qu’à dire que je baise mal, tant que t’y es !

Roméo (rigolant) : Bon, allez ! Au boulot, pour de vrai…








Acte III, scène 4

Vendredi 1 juin, 12 h 40

Une salle de restauration

(Eloïse, Flora, plusieurs autres personnes)



(Eloïse et Flora sont attablées pour déjeuner.)



Flora : Vous avez vu comme ils vous dévorent des yeux ? J’ai l’impression que vous me faites de la concurrence, Lisa…

Eloïse (ingénue et changeant sa voix) : Vous croyez ?

Flora : Vous plaisez aux hommes, c’est évident !


(Eloïse fait semblant d’avoir l’air gênée.)


Flora : Déjà ce matin, Roméo… J’en reviens pas comme il vous a cédé facilement…


(Eloïse se retient pour ne pas rire.)


Flora (pensive) : Remarquez, ça pourrait bien m’arranger…


(Un silence. Eloïse paraît inquiète.)


Flora : Avez-vous déjà fait l’amour avec une femme, Lisa ?

Eloïse (faussement effarouchée) : Oh non ! Vous plaisantez ?

Flora : C’est pas grave, je vous apprendrai… Et à plusieurs ?

Eloïse (sur le ton de la confidence) : Une fois, j’ai fait l’amour avec un garçon, et moins d’une heure plus tard, avec son meilleur ami…

Flora (accablée) : Ah ouais… quand même… dites donc, c’est hyper impressionnant… Je crois que je vais avoir plus de choses que prévues à vous apprendre…







Acte III, scène 5

Vendredi 1 juin, 13 h 35

Le lieu de travail de Flora et Roméo

(Eloïse, Flora)



(Eloïse, son chemisier et son veston ouverts, son soutien-gorge baissé, est adossée à une cloison. Flora l’enlace, l’embrasse et la caresse, une main entre ses cuisses et l’autre sur sa poitrine. Eloïse gémit. Roméo entre et s’immobilise en apercevant la scène.)



Roméo (affligé) : Mais… Je rêve !

Flora : Eh bien, Roméo, tu as mangé drôlement vite…

Roméo : Mais qu’est-ce que vous faites ?!


(Eloïse lance un regard désarmé à Roméo.)


Flora (sans cesser de caresser Eloïse) : Euh… voyons voir… de la broderie ?

Roméo : Très drôle !


(Flora retire le veston et le chemisier d’Eloïse, puis enlève son soutien-gorge et lui embrasse la poitrine en continuant ses caresses.)


Roméo : Euh… Lisa… tout va bien ?

Eloïse (changeant sa voix) : Aaaaaah ! Ouiiiii !

Flora (doctorale) : Tu te rends compte, Roméo ? Lisa m’a avoué qu’elle n’avait jamais fait l’amour avec une femme…

Roméo : Parce que tu appelles ça « faire l’amour » ? Quand j’en parlerai à Juliette, ça va la faire rire…


(Eloïse s’immobilise et lance un regard satanique à Roméo.)


Flora : Pourquoi tu nous parles de ta greluche ?

Roméo : Parce que, elle, elle sait ce que ça veut dire, « faire l’amour » avec une fille… Un jour je t’inviterai pour que tu puisses te rendre compte.

Flora : Tu nous saoules avec tes pouffiasses ! Viens plutôt nous rejoindre !



(Roméo soupire, crispe ses poings en fermant un instant les yeux, puis va s’asseoir à son bureau.)


Flora : Regarde, mon Roméo, ça ne t’excite pas ?


(Elle embrasse et suçote les mamelons d’Eloïse.)


Roméo (péniblement) : Non, pas du tout…


(Flora s’agenouille aux pieds de sa partenaire et lui retire sa jupe et sa culotte. Elle se met ensuite à quatre pattes et plonge sa tête levée entre les cuisses d’Eloïse, qui passe sa jambe par-dessus l’épaule de Flora. Celle-ci plonge sa langue dans l’intimité de la jeune femme, qui se met soudain à gémir en fermant les yeux et en se crispant, et plaque ses mains sur la tête de Flora.)


Roméo : Quand je vais raconter à Juliette dans quelles conditions je dois travailler…


(Eloïse lui lance un nouveau regard mauvais. Il fouille dans ses poches et sort son portable.)


Flora (la voix étouffée par les cuisses d’Eloïse) : Oh ! arrête de nous pomper l’air avec ta greluche !


(Roméo photographie la scène à plusieurs reprises. Eloïse le maudit des yeux mais finit par pencher la tête en arrière et s’abandonner aux assauts de Flora.)


Flora : Profite plutôt de l’instant présent…


(Roméo soupire encore une fois bruyamment. Il paraît en proie à une lutte intérieure. Il déboutonne et baisse finalement son pantalon ; bandant à tout rompre, il s’approche des deux jeunes femmes, s’agenouille derrière Flora et lui arrache quasiment sa jupe. Celle-ci ne bronche pas et continue de prodiguer ses meilleures attentions à Eloïse, qui regarde vaguement Roméo d’un air mi-amusé mi-réprobateur.)


Roméo : Tu vas voir ce que je vais te mettre…


(Il glisse rapidement deux doigts dans la fente de Flora, puis, écartant sa culotte, la pénètre brutalement, lui arrachant un long gémissement.)







Acte III, scène 6

Vendredi 1 juin, 14 h 00

Le lieu de travail de Flora et Roméo

(Roméo, Eloïse, Flora)



(Roméo est agenouillé par terre, débraillé et visiblement exténué. Eloïse et Flora sont allongées par terre, nues, et semblent également épuisées. Flora se redresse et s’avance à quatre pattes jusqu’à Roméo qu’elle embrasse ardemment.)



Flora : C’est incroyable ce que j’adore baiser avec toi, Roméo !


(Elle se relève.)


Flora : Bon, allez, faut pas traîner ! On va être en retard à la réunion.


(Elle ramasse ses vêtements et se dirige vers la porte.)


Roméo : Tu vas à la réunion à poil ?

Flora : Si tu veux… Mais là, j’allais juste aux toilettes.


(Elle sort sous les yeux abattus d’Eloïse et Roméo.)


Roméo (fâché) : Mais enfin qu’est-ce qui t’a pris !

Eloïse (emportée) : Et toi ? On peut te demander pourquoi tu sautes comme ça sur le cul de Flora ?

Roméo : Ah parce que moi je devrais me retenir pendant que tu baises de toutes tes forces avec elle ?

Eloïse : Oh, elle m’a juste léchée !

Roméo : C’est ça, et ça ne compte pas…

Eloïse : Je joue mon rôle, c’est tout !

Roméo : Ben voyons ! On verra ce que Juliette en dira…

Eloïse : Et on verra ce qu’elle pensera de ta semaine de stage avec Flora…


(Un silence. Roméo se lève et se rhabille plus ou moins. Eloïse s’agenouille et remet son soutien-gorge.)


Roméo : Alors si je comprends bien, toi tu peux t’envoyer en l’air avec Flora mais moi je n’ai pas le droit…

Eloïse : Si tu étais resté tranquille, elle serait encore dégoûtée, comme ce matin !

Roméo : Ben voyons ! Et tu crois que je vais gober ces conneries ! Il est hors de question que tu passes ton temps à…


(Il s’interrompt car la porte s’ouvre. Il change aussitôt de conversation.)


Roméo : Et vous terminerez l’annonce de recrutement…


(Flora entre. Eloïse se relève.)


Roméo : …que vous enverrez à toutes les agences d’emploi de la région.

Eloïse (avec un sourire insolent, en remettant sa culotte et en changeant sa voix) : Oui monsieur.

Roméo : Bon… je file à la réunion.


(Il passe à côté de Flora.)


Roméo (à Flora) : Je passe aux chiottes et je vous rejoins.


(Il sort. Eloïse ramasse et renfile sa jupe.)


Flora : Est-ce que tout va bien, Lisa ?

Eloïse (ingénue) : Oh oui ! C’était drôlement bien !

Flora : Non, mais je veux dire… J’ai cru entendre Roméo crier…

Eloïse (hésitante) : Oh… euh… je crois que monsieur Roméo s’inquiète que nous passions trop de temps à faire l’amour et pas assez à travailler…

Flora (satisfaite) : C’est bien, il est en train de craquer !


(Eloïse récupère et enfile son chemisier. Roméo rentre.)


Roméo (à Flora) : Tu viens ? On va vraiment être à la bourre !

Flora : Je prends les dossiers de répartition des formations et j’arrive.


(Elle va farfouiller dans une armoire.)


Flora : Lisa, j’ai noté deux ou trois choses pendant l’entretien avec Conrad ; vous éditerez et corrigerez son dossier ?

Eloïse : Je file aux toilettes et je m’en occupe.


(Elle sort. Flora retire finalement un gros classeur de l’armoire puis va jusqu’à son bureau prendre un bloc-notes et un stylo. Une sonnerie de téléphone portable retentit soudain. Flora cherche un instant d’où ça provient, puis avise le veston d’Eloïse, demeuré à terre. Elle s’en approche et sort le portable de la poche du veston. Elle regarde l’écran et pousse un cri de stupeur.)


Flora : Siriac ???


(Elle a un très court moment d’hésitation, mais comprenant soudain qu’elle a en fait effectivement affaire à Eloïse, elle pousse un nouveau cri de rage. Elle replace en tremblant le téléphone dans la poche du veston et se lève en manquant de tomber. Elle semble folle furieuse.)


Flora (hors d’elle) : Râaaah ! Cette salope ne perd rien pour attendre ! Et Roméo non plus !


(Elle sort en claquant la porte.)





À suivre…