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n° 13808Fiche technique19246 caractères19246
Temps de lecture estimé : 11 mn
10/04/10
corrigé 12/06/21
Résumé:  Retour de voyage, des clefs d'appartement oubliées dans le train et une voisine accueillante.
Critères:  fh hplusag extracon voisins fépilée strip fellation cunnilingu anulingus pénétratio fsodo
Auteur : Discret et élégant            Envoi mini-message
Perte de clef et jeune voisine



Devant la porte de l’appartement, je viens de vider mon porte-documents, de retourner toutes les poches de mon costume et de mon imperméable. Rien à faire… Je les revois sur la tablette du Thalys qui m’a ramené de Bruxelles.


Pour une fois où je suis seul à la maison pour la soirée, je m’imaginais, tranquillement installé au coin du feu… Je suis perdu dans mes réflexions lorsqu’une triviale envie pressante commence à se faire sentir. C’est toujours dans ces moments-là…

La porte palière s’ouvre.



Je me retourne tout à mes pensées et découvre ma jeune et nouvelle voisine. Elle porte des cartons sous le bras.



Je vois disparaître sa courte chevelure brune dans les escaliers suivie d’effluves de cuir floral que je reconnais pour ceux de Calèche d’Hermès.

Cette apparition fugace m’aurait réjoui, en d’autres moments ou lieux, et je me serais penché par-dessus la rampe pour observer la silhouette sautiller de marche en marche. Le balancement d’une poitrine sous le tissu d’un chemisier et les souples ondulations d’une jupe sur la courbe gracieuse d’une jolie paire de fesses sont plutôt de nature à exciter ma curiosité.


La lumière du palier vient de s’éteindre. Décidément la soirée commence mal. Je cherche à tâtons l’interrupteur, bute sur ma serviette ouverte dont le contenu se répand sur le parquet…


La lumière revenue, me voilà à quatre pattes en train de récupérer mes stylos et les feuilles de mes dossiers, éparpillées. Je tends la main pour rattraper la dernière feuille sur le point de glisser dans les escaliers lorsque mon regard s’arrête sur une paire de ballerines bleu marine, des jambes gainées de gris, un ourlet de jupe bleu, un chemisier à fines rayures bleu ciel et blanc et le sourire mi-narquois, mi amusée de ma voisine…



Et me voilà lancé dans des explications un peu confuses, de clefs, de porte, de train…



D’un air enjoué, elle a ouvert la porte de son appartement et tend la main vers la porte de droite qui doit être son salon.

Je me confonds en excuses et suis la main qui m’invite. Je sens que je reprends mes esprits car mon regard se porte aussitôt sur les magnifiques rotondités qui tendent le tissu bleu de la jupe.



Elle me tend une carte de visite sur laquelle sont indiquées les coordonnées d’un artisan puis se dirige vers une armoire qui visiblement leur sert de bar.

Je compose le numéro.



Anne-Cécile a suivi la conversation, tout en sortant deux bouteilles.



C’est la deuxième fois en moins de cinq minutes qu’elle me fait cette réflexion : "les hommes ne sont jamais là quand on a besoin d’eux".



Je ne suis pas sûr d’avoir vraiment tout compris. Serait-ce une allusion coquine ? Serait-ce moi qui fantasme ? Anne-Cécile à la décontraction de cette génération de jeunes femmes actives, décomplexées et très à l’aise dans leurs rapports avec les hommes. Bien qu’affirmant leur féminité, elles se comportent avec les hommes comme avec des copains. J’aborde la cinquantaine et je suis de cette cuvée qui n’a pas connu la mixité dans les écoles.



J’ouvre le premier carton qui ne semble contenir que des vêtements. J’écarte quelques jeans, un pull, deux chemisiers et enveloppé dans une housse de plastique transparent, un magnifique échantillon de lingerie. Au milieu de la soie, de la dentelle, et d’un porte-jarretelles, un vibromasseur rose en caoutchouc.


Je dois arrêter ma fouille. La voix précède le contact de la main sur mon épaule.



Je relève la tête brusquement comme un enfant pris en faute.



Je sens que je m’enfonce… Enfin, je veux dire que je m’enlise… Bref ! Je suis d’habitude plus à l’aise avec les femmes mais la situation plutôt inattendue me déstabilise un peu.



Je cours m’asseoir sur le fauteuil pour me redonner contenance et prends le verre qu’elle me tend. En parlant de tension, je commence à ressentir celle de mon sexe qui se délove sous la toile du pantalon.



Elle a posé sur ses genoux la housse transparente.



Tout en parlant, elle a ouvert la housse et me présente un ensemble de dentelles gris anthracite.



Anne-Cécile, prend négligemment le vibromasseur au milieu des tissus et le pose sur la table. Elle me tend un nouvel ensemble, puis un autre…


Par nature et par culture, je suis plutôt difficile à émouvoir, mais là, je trouve la situation assez abracadabrantesque. Je suis assis dans un canapé avec une jeune-femme qui doit avoir probablement vingt ans de moins que moi… Oui, ça doit être cela… Elle doit avoir une trentaine d’années. Je la connais depuis moins d’une heure et me voilà, assis dans son salon, en train de lui débiter des généralités sur ses sous-vêtements.


Anne-Cécile est étonnante. Plutôt grande, des cheveux presque noirs coupés en carré court qui lui donne un petit air de jeune fille « comme il faut ». Une féminité épanouie, un peu exubérante qui tranche avec un fond éducation plutôt bourgeoise.


Je suis un peu perdu dans mes pensées et j’ai même perdu de vue la lingerie qu’elle me tend avec enthousiasme. Mon regard fixe inconsciemment le vibromasseur posé sur la table basse.



Cette question m’arrache à mes pensées et à ces images qui, il est vrai, deviennent de plus en plus incarnées et sensuelles.



Elle s’est levée et déboutonne son chemisier avec un naturel de petite chipie. La jupe de toile bleue suit le même chemin. Anne-Cécile s’est plantée à quelques centimètres de mon visage avec un aplomb déconcertant. Une main sur la hanche, elle bombe un peu le torse et tourne lentement sur elle-même.



Passé l’effet de surprise, je me ressaisis et avec un naturel apparemment détaché et maîtrisé. Je lui réponds tout le bien que je pense du Tanga de dentelle noire, du soutien-gorge du même tissu parsemé de fleurs de pommiers rose fuchsia.



Après cette scène d’effeuillage, je serais surpris qu’elle s’offusque de cet aveu.

Je me lève et me plante devant elle, soutenant son regard. Je crois que nous nous sommes compris, mais les secondes qui précèdent un premier baiser sont un délice dont je ne veux pas me priver. Je tends mes deux mains vers son cou et glisse mes doigts sur sa nuque. Elle baisse lentement la tête, comme soumise.



Sa voix est plus basse, plus chaude. Un aveu complice. Elle relève le visage, écarte une mèche d’un léger coup de tête. Ses lèvres sont légèrement entrouvertes, je sens son souffle sur mon visage qui s’est rapproché lentement.


Notre premier baiser est long, fougueux. Nos lèvres se mêlent, s’avalent, se sucent avec gourmandise. Anne-Cécile a collé son ventre contre le mien. Elle a jeté ses bras autour de mon cou. Je sens sa poitrine s’écraser sur ma veste. Mes doigts glissent vers l’agrafe du soutien-gorge. Elle décale légèrement sa poitrine de la mienne pour permettre au tissu de glisser… C’est maintenant elle qui s’attaque à ma veste puis à ma chemise, lesquelles rejoignent sa jupe et son chemisier avec une rare vitalité. Ses doigts s’attaquent avec la même ardeur gourmande à la ceinture de mon pantalon.

Je la laisse prendre possession de moi ou plutôt de me déposséder du peu qui nous sépare. Le pantalon, le caleçon, les chaussures, les chaussettes s’évanouissent. Elle s’est redressée et glisse elle-même ses doigts sous l’élastique du tanga.


Leçon 99 : attiser ses ardeurs.


Je pense que nous avons sauté plusieurs leçons.


J’ai à peine eu le temps d’admirer ses formes somptueuses qu’elle s’est recollée à moi avec voracité, reprenant ma bouche tandis que sa main se glisse entre nos corps pour se saisir de mon sexe. La caresse est un peu brutale, mais pas désagréable. Sa main descend et remonte lentement mais avec fermeté.

Sans lâcher sa proie, Anne-Cécile s’est agenouillée.



À peine s’est-elle tue, qu’elle embouche mon sexe avec avidité. Les lèvres viennent pratiquement buter sur mon ventre. Quelle rapacité ! Les joues, la langue, le palais, les dents, la gorge, c’est toute sa bouche qui m’avale, me suce, me mordille, m’aspire, m’engloutit… le tout avec un art rare et consommé. Je me laisse aller à la caresse goulue. Inconsciemment, je repense à l’interview de Jean Clair dans "Le Monde" de cet après-midi :


Je ne crois pas à une beauté désincarnée, je ne crois pas à une beauté qui flotte dans les airs sans jamais retomber dans une incarnation. Je crois profondément à l’incarnation.



Si l’on peut parler d’art de la fellation, le voilà incarné. Nous sommes loin des spéculations métaphysiques de Malévitch. Anne-Cécile me suce avec gourmandise. Pendant de longues minutes je me laisse aller au rythme de ses caresses. Elle alterne les engloutissements avec les câlineries de la pointe de sa langue.



Anne-Cécile s’est jetée sur le canapé. Avec une totale impudeur, elle a glissé son bassin sur le bord du siège et ramené vers sa poitrine ses jambes qu’elle retient à l’aide de ses mains passées derrière ses genoux. Entre les cuisses écartées je découvre, offert, béant, son sexe humide. Comme une fleur tropicale - je sais que l’image tient du cliché, mais je n’en ai pas trouvé d’autre aussi évocatrice – les lèvres se sont épanouies comme des pétales sous le coup du désir. Son sexe est entièrement rasé ce qui rajoute une touche de lubricité et d’indécence animale à son offrande. Je me jette à genoux et enfonce mon visage entre ses cuisses. Elle pousse un long feulement rauque de satisfaction. Mes lèvres s’emparent des siennes comme un jeune chiot assoiffé. Ma langue s’enfonce dans les chairs roses nacrées, remonte vers le bouton qui saillit entre les nymphes. Je bois, j’avale, je me désaltère des sucs qui suintent de l’orifice. Je descends vers le périnée puis l’œil plissé qui palpite. Anne-Cécile a poussé son bassin vers ma bouche.



Je n’ai pas besoin de cette indication pour comprendre ce qu’elle souhaite. Ma langue caresse lentement l’anus, le cerne puis, par lente poussée, joue avec l’élasticité du muscle. Je sens qu’elle pousse avec son bassin. Je remonte vers son ventre et cède le terrain à mes doigts. Pendant que je joue avec le bouton, mes doigts caressent, palpent puis se frayent un chemin entre les fesses.



Anne-Cécile ne parle plus, elle semble miauler, roucouler ; ses propos ne sont plus audibles.



La demande est impérieuse et, en même temps, suppliante. Je me redresse, pose mes genoux de chaque côté de ses hanches et présente mon sexe à l’entrée du sien. Ses chevilles sont posées sur mes épaules. Elle s’accroche à mes bras.



Plongeant mes yeux dans son regard écarquillé, je prends mon sexe et remonte les lèvres suintantes avec la pointe du gland. Je m’attarde sur son bouton. Elle me sourit, ferme les yeux.


D’une lente et longue poussée des reins je m’enfonce entre les chairs et me plante au fond de son ventre. Un frisson parcourt tout son corps. Les mollets se crispent autour de mon visage. Elle pousse un long souffle et nos corps se mettent en mouvement. Le rythme d’abord mesuré, s’accélère à chaque poussée jusqu’à perte de contrôle. Le salon se remplit du souffle de nos bouches, du claquement de nos chairs, de l’odeur de nos corps.

Pendant de longues minutes nous partageons le plaisir de chaque enfouissement. Je vois le visage d’Anne-Cécile se crisper à chaque coup de boutoir, la commissure de ses lèvres se plisser. Elle glisse une main entre ses cuisses et, du bout des doigts, accompagne le sexe qui s’enfonce en elle.



Nos corps et nos envies sont à l’unisson. Je comprends son désir par ses simples mots. Je me retire lentement de ses cuisses. Ses doigts me poussent vers ses fesses puis se raccrochent à son bouton. J’ai à peine besoin d’enduire et d’assouplir son anneau secret. À la première pression le cercle aspire le gland avec une facilité déconcertante. Une deuxième pression et la tige de chair tendue s’enfonce progressivement. Je m’arrête à mi-parcours.



Je continue. Anne-Cécile semble avoir cessé de respirer lorsque mon ventre arrive au contact de ses fesses. Après le "Consumatum Est", le "consumatum ouest". Le même scénario se met en place : rythme lent et profond puis accélération contrôlée et nous lâchons les rênes sur l’encolure de nos désirs. Les globes charnus de ses fesses viennent de plus en plus violemment au contact de mon ventre. Je vois mon sexe s’enfoncer dans l’anneau distendu.



Je sens que je vais moi aussi éclater. Sa main s’est figée sur son clitoris. Tous ses muscles sont tendus, je me retire et un arc nacré jaillit puis s’écrase sur le ventre et les seins d’Anne-Cécile…


C’est l’insistance du doigt du serrurier sur la sonnette qui nous oblige à sortir de notre torpeur.