| n° 13768 | Fiche technique | 16270 caractères | 16270 2719 Temps de lecture estimé : 10 mn |
20/03/10 |
| Résumé: Amandine rencontre son voisin après une autre surprise. | ||||
| Critères: f fh hh hbi grossexe amour revede journal | ||||
| Auteur : Amandine Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Grande découverte Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Amandine découvre son voisin d’en face et décide de faire sa connaissance, intriguée par les caractéristiques physiques de l’homme.
Je veux rencontrer cet homme, je veux… Qu’est-ce que je veux ? Je crois que je voudrais toucher ce sexe, le caresser, le voir exploser.
J’ai honte mais l’envie est là, je me caresse de plus en plus souvent.
Depuis ce moment, j’hésite entre cette envie dévorante de le rencontrer et cette éducation héritée qui m’interdit cette envie, qui ne veut pas admettre ce que j’ai vu.
Et pourtant, chaque matin, je me lève tôt, je tente de revoir ce sexe majestueux. Le climat est toujours favorable aux fenêtres ouvertes ou entrebâillées. Je guette et suis récompensée presque chaque jour. La femme est revenue mais je n’ai jamais assisté à une scène identique. Autant ce spectacle m’a excitée, autant je suis contente car la femme a disparu. Plus aucune manifestation. À ma grande surprise, j’ai vu un soir un autre homme avec LUI.
Toujours ces frôlements, ces gestes lascifs, mais aucun de sa part à LUI. C’était l’autre qui tentait, qui osait. Mais jamais je ne revoyais de rapports directs.
Deux mois sont passés, les fenêtres se sont refermées. J’ai toujours une vue plongeante sur sa cuisine emplie de sa présence le matin, parfois traversée le soir. Le temps que je peux passer à guetter ! Je suis folle. Clara continue à me poser des questions.
Ta vie sentimentale ?
Ta vie sexuelle ? (Pour elle, c’est un facteur d’équilibre.)
Tes boulots ou plutôt, tes recherches ?
Un midi, surprise, à une heure où je ne le vois jamais, je vois l’homme, accompagné d’un autre, beaucoup plus jeune, dans sa cuisine. La scène est rapide et pour moi choquante. Le jeune homme se pose à genoux et, après avoir déboutonné le pantalon de mon voisin, enfourne son sexe dans sa bouche. J’ai une vue très directe. Je vois ce sexe énorme se raidir, gonfler et dégouliner de salive dans la bouche du jeune homme. Je m’enfuis. Ces pratiques déjà peu avouables entre une femme et un homme, c’est surprenant (bien que m’ayant fait de l’effet) mais entre deux hommes. Bien sûr, vous avez déjà deviné, je suis revenu quelques minutes après, trop curieuse et aussi un peu excitée.
Le jeune homme était toujours en train de tenter d’absorber ce sexe démesuré. Quelques instants puis il se mettait à passer sa langue partout sur le sexe de son partenaire, sur les boules toujours aussi dégagées de toute pilosité. Je suis partie chercher mon appareil photo. Un petit coup de zoom. Tout le bas ventre de mon voisin luisait de salive et son sexe gonflé laissait apparaître un gland très développé, un peu comme un champignon. Le jeune homme s’en donnait à cœur joie. Impossible pour moi, malgré mon malaise, de quitter cette scène des yeux. Je n’en revenais pas, le plus jeune arrivait à faire rentrer la moitié au moins du sexe de mon voisin au fond de sa bouche. Les va-et-vient se faisaient plus rapides. Un arrêt soudain.
L’homme s’est dégagé de la bouche de son partenaire et ils ont quitté la cuisine. J’en suis retournée mais en même temps, j’aurais bien voulu assister à sa jouissance, voir son corps tétanisé. Cet homme, ou plutôt le sexe de cet homme m’obsède. Comment un autre corps peut-il recevoir un tel sexe, que ce soit dans la bouche ou ailleurs. Je me suis encore caressée ce soir-là, imaginant beaucoup de choses.
Deux semaines sans le voir, ni même le croiser. Est-il parti ? A-t-il déménagé ?
J’ai rencontré, il y a deux jours un homme dont j’ai fait la connaissance sur internet. Nous devons nous revoir demain et j’ai bien compris que je ne lui étais pas indifférente. Il est très agréable mais je ne ressens pas la même attirance. Mon envie d’un contact physique s’est éveillée depuis que j’épie mon voisin et je me dis qu’il n’y a aucun mal à se laisser aller un peu.
C’est demain au soir.
« Je sais, ma conjugaison laisse à désirer, mais j’ai vécu cette période avec tant d’intensité et de frustration que j’ai du mal à maîtriser les temps. »
Mon compagnon de rencontre et moi sommes allés dîner dans un petit restaurant très sympa, menu délicieux, pas prétentieux pour un sou. En fin de dîner, j’ai préféré inviter mon compagnon à prendre un dernier verre dans mon appartement.
Il s’est montré rapidement assez entreprenant, trop peut-être. Je me laissais faire, espérant un plaisir qui n’est jamais arrivé malgré ses efforts louables. Il est reparti, avec beaucoup de mots très gentils mais nous avions bien conscience, l’un comme l’autre, que le train était passé en nous laissant sur le quai.
C’est quoi ce réveil à 5 h du matin ? Un peu dans les nuages, je file dans la cuisine et, surprise, je vois celle de mon voisin éclairée.
Il est donc là. La même tenue et la même vue troublante. Mon visiteur d’hier au soir ne supporte pas la comparaison, c’est évident. Me revoici à penser, à rêver. Mais maintenant, c’est décidé, il faut que je le rencontre, plus que fortuitement devant les boîtes aux lettres.
Comment faire, sans passer pour une femme facile, une « ……. » ?
J’ai donc décidé d’en parler à Clara. Impossible de vous transcrire le questionnaire en détail. Questionnement en tout genre, surtout sur les dimensions de ce que j’avais pu voir. Clara se serait bien dévouée pour tester avant moi. C’est moi qui parle comme cela ? Oui, j’avoue que j’ai des envies, je voudrais le rencontrer et j’ai envie de son sexe. Ce que je pourrais en faire, je ne sais pas encore, mais il est certain que j’ai envie de le voir, de le caresser, de le sentir palpiter.
Stratégie de Clara en 4 temps (c’est précis non ?)
a) Rencontre auprès des boîtes aux lettres, de façon régulière
b) Tenue plus excitante
c) Demande d’assistance auprès d’un homme supposé courtois
d) Improvisation
Le point d me laisse perplexe. Les points a et b assez faciles à réaliser, cet homme ayant une vie assez régulière et moi une garde-robe correctement garnie.
Dix jours sont passés et chaque jour, nous nous sommes croisés, avec des sourires plus grands, des bonjours plus appuyés et des regards plus insistants. Il y deux jours, je me suis envoyé à moi même un colis de poids.
L’homme a eu la courtoise (espérée, attendue et calculée) de m’aider à porter ce colis à mon appartement.
Pas d’invitation de suite m’a dit Clara, juste un merci chaleureux. J’ai entendu.
Rencontre matinale les deux jours suivants, je l’ai alors invité à prendre l’apéritif, un jour de sa convenance. Il s’appelle Hubert et je suis impatiente. Mes parents seraient choqués de voir leur fille dans cet état. Clara, elle, rit de bon cœur et attend qu’il se passe quelque chose.
Hubert a téléphoné, il sera là demain en début de soirée.
J’ai passé une journée fébrile, choisissant avec soin ma tenue. J’ai opté pour un chemisier largement échancré, sans soutien-gorge, ce dont je suis fière car je peux encore me le permettre. Un pantalon près du corps accompagne le chemisier. Un collier pendant assez bas, presque entre mes seins.
Je tourne en ronds dans l’appartement, pour la première fois de ma vie mes tétons étaient gonflés, sensibles. À chaque mouvement, le tissu de mon chemisier exacerbait mes sens.
19 h précises, une sonnerie à la porte. Je me précipite puis ralentis avant d’aller ouvrir. Hubert est là, un bouquet de fleurs à la main, en jean, une chemise déboutonnée au second bouton.
Après avoir pris place et porté un toast, nous avons un peu raconté nos vies. Ses yeux avaient du mal à quitter mes seins pointant indécemment. Mon regard a pu très vite vérifier que cette vue lui faisait de l’effet. Impressionnant vu de près.
Une petite heure s’est passée ainsi, à échanger des histoires, des souvenirs. Un homme très agréable, cultivé. Malgré l’innocence des sujets, une tension palpable s’était installée mais nous ne décidions ni l’un ni l’autre à tenter un geste.
Hubert s’en est allé mais après avoir obtenu de ma part l’accord pour un dîner ensemble. J’étais soulagée et furieuse à la fois. Soulagée de n’avoir pas osé faire un geste la première, furieuse qu’il n’ait rien tenté.
Je me suis couchée avec une énorme envie de me caresser. J’imaginais des quantités de choses avec Hubert. Épuisée par mon plaisir solitaire, je me suis endormie en me souvenant que je dois déjeuner avec Clara demain.
Première rencontre avec Hubert hier soir, déjeuner avec Clara ce midi.
Je me suis précipitée dans la cuisine à 5 h du matin, il n’était pas là, je suis un peu déçue.
Je file à mon rendez-vous avec Clara et au passage, dans ma boîte aux lettres, un petit mot d’Hubert me remerciant du moment passé ensemble et précisant bien qu’il espérait que je n’oublierai pas ma promesse de lui accorder un dîner.
Interrogatoire en règle de la part de mon amie qui me félicite pour ma retenue.
Comment décrire mon état d’esprit ? Suis-je simplement attirée ou en train de tomber amoureuse ?
Hubert a un charme certain, non pas seulement physique, mais aussi intellectuel. Une conversation très agréable, enjouée mais aussi profonde. Il a eu une façon très délicate de parler de sa vie, très rapidement, sans jamais accuser qui que ce soit, sans renier non plus sa responsabilité possible.
Je ne cesse de penser à lui et le trouve vraiment très intéressant et attirant. Ses réactions discrètes (enfin, très visibles) à ma tenue, son absence de geste déplacé ou trop hâtif, tout ceci me plaît et m’attire. Je ne me fais pas l’impression d’être juste une proie pour le plaisir. Plaisir dont je rêve parfois, je dois l’avouer.
Une semaine vient de passer, très occupée par diverses démarches, un ou deux entretiens d’embauches du genre : « laissez votre adresse, on vous écrira ». J’ai croisé Hubert deux fois, beaucoup de sourires, de regards doux.
Ce midi, un petit mot d’Hubert : « Seriez-vous libre demain vers 18 h et pour la soirée ? J’aimerais vous faire visiter un endroit qui m’est cher et où nous pourrions dîner ensuite. »
J’ai sauté sur le téléphone.
Moi : Clara ? C’est Amandine. Hubert m’invite demain soir, sans doute assez loin car il parle de dîner mais propose un rendez-vous à 18h.
Clara : Ma chérie, il vaut mieux que tu prépares un petit sac pour la nuit !
Moi : Tu ne penses qu’à ça ?
Clara : Mais enfin, cet homme t’invite à visiter un lieu particulier pour lui, c’est tout de même un signe. Il est évident que tu l’attires. Et tu penses qu’il compte rentrer après dîner comme ça ? Je suis certaine que l’endroit où vous allez comporte des chambres. Donc, prends tes précautions.
Moi : Tu rêves, nous ne nous connaissons que très peu. Je pense que c’est quelqu’un de délicat, il ne va pas me proposer quoi que ce soit comme ça.
Clara : Tu es vraiment impossible, incorrigible. Je te dis qu’il te faut prévoir, je m’y connais.
Moi : Bon, si tu le dis, mais je pense que tu fais erreur.
Clara : Bises, ma belle, et tu me téléphones après-demain ?
Moi : Évident, je t’embrasse.
Ce soir, à 18 h, Hubert passe me chercher pour où, pour combien de temps ? Je suis énervée. Clara aurait-elle raison ? Que prévoir et comment m’habiller ?
Un bain très chaud et aromatique, avec musique, me calme un peu. Je ne me comprends pas, j’ai l’impression d’être une jeune fille à son premier rendez-vous. Oui, Hubert m’attire mais…
Mais quoi ? J’ai peur que cette attirance ne soit qu’une excitation passagère, peur de lui et surtout de moi. Autant je suis attirée par son esprit et par ses caractéristiques, autant j’ai peur. Que me trouve-t-il ? Mon physique ? Pas vraiment de quoi tomber à la renverse. Mon esprit ? Je n’ai pas eu l’impression lors de notre seule vraie rencontre de l’avoir impressionné.
Je ne peux plus trouver d’excuses pour différer cette rencontre. Je me décide pour une tenue identique à notre apéritif, changement de couleurs quand-même. Chemisier noir en voile très léger, pantalon beige, escarpins semblables.
Vite, dans un grand sac, deux ou trois indispensables pour les raccords de maquillages, une rechange, une brosse à dents, une à cheveux.
Il est 17 h 30, vous commencez à me connaître, je fais les cents pas, je tourne en rond. Que va-t-il se passer, où allons nous, suis-je une idiote, et j’en passe des questions.
18 h 00, rien ne se passe. Je commence à angoisser. Pourquoi Hubert n’est-il pas…
18 h 01, la sonnette !
Moi : Bonsoir, Hubert.
Hubert : Bonsoir, Amandine.
Moi : Alors, où allons nous ?
Hubert : Vous êtes très en beauté, l’endroit où nous allons est une surprise.
Moi : Allons !
Nous sommes donc descendus, à sa voiture, Hubert ouvrait ma porte, me tendait le ceinture de sécurité. Un homme galant en plus ? Tout ceci se faisait avec un tel naturel de sa part que je sentais qu’il n’y avait pas de jeu, pas de contrainte de sa part.
Une petite heure de route à écouter du jazz très doux, à échanger deux ou trois paroles. Autoroute d’Orléans, sortie vers Pithiviers. La voix du GPS se contentait de donner quelques indications.
Nous sommes arrivés devant une auberge tout à fait jolie et avons été reçus par un homme très agréable. Cadre très agréable, carte alléchante.
L’auberge étant pleine, nous étions placés non en vis-à-vis mais très près l’un de l’autre.
Hubert était d’une délicatesse extrême et même si sa main frôlait parfois la mienne, c’était sans insistance ni lourdeur.
Je me sentais vraiment bien, avec un compagnon attirant, un repas délicieux.
Je peux vous avouer, ici, que j’attendais un geste plus significatif.
Nous avons passé une soirée vraiment merveilleuse. Hubert était très disert, a beaucoup parlé mais aussi beaucoup questionné. Il voulait savoir beaucoup, je voulais aussi en connaître beaucoup. Un moment vint où il était évident que nous ne pourrions pas, les libations aidant, faire la route de retour.
Hubert a alors demandé à notre aubergiste la possibilité d’obtenir deux chambres. En quelques minutes, nous étions installés, dans deux chambres voisines.
Dois-je vous dire que j’ai vainement cherché la porte de communication entre nos deux chambres ?
Je me suis endormie comme une souche, une masse, un plomb.
La soirée et la délicatesse de mon hôte m’ont donné un sentiment de quiétude incroyable.
Il est 8 h 10, Je me suis réveillée il y a à peine quinze minutes. Pleinement reposée, je pensais.
Un petit bruit discret à la porte de la chambre.
J’ai bien entendu proposé d’entrer.
Hubert, en robe de chambre, poussait devant lui un plateau garni.
Surprise ! Surprise de ma part, comment avait-il réussi à détourner le service d’étage ?
C’est ainsi qu’il m’a avoué être un ami d’enfance de notre aubergiste. Cette auberge était pour lui un refuge dans ses moments de questionnement. Et c’est pourquoi il avait tenu à m’y inviter.
J’ai alors compris que lui aussi était tombé amoureux.
Je ne sais pas si je vous raconterai la suite. Hubert et moi en déciderons ensemble.