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n° 13615Fiche technique26229 caractères26229
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Temps de lecture estimé : 18 mn
24/12/09
corrigé 12/06/21
Résumé:  Cynthia est embarquée dans la dynamique féconde de son groupe de travail. Il s'agit de définir un nouveau projet de jeu : un concept inédit, une idée incendiaire.
Critères:  ff grp collègues travail fsoumise fdomine hdomine voir pénétratio jeu
Auteur : Philipum      Envoi mini-message

Série : Ancestor

Chapitre 02 / 06
Ancestor, épisode 2/6

Mise en situation : la veille, dans le cadre de son nouveau job, Cynthia a participé à sa première réunion de groupe érotique. Elle s’est donnée à trois de ses collègues, tombant amoureuse du troisième, le mystérieux Fassin au regard pénétrant.








Étonnamment, durant les jours qui suivirent nos ébats, je n’y songeai presque plus. Toute l’équipe se remit à la tâche comme si rien de spécial ne s’était passé, quoique peut-être avec une vitalité accrue. Je n’eus quasiment pas de contact avec Fassin, pas même une parole ou un regard. Il ne se détachait d’ailleurs plus de son écran d’ordinateur, plongé dans des activités fiévreuses, les tasses de café s’accumulant sur les coins de sa table de travail. Le seul avec qui Fassin communiquait était Madan, et en discutant avec ce dernier, j’appris qu’ils étaient en train de mettre en place le thème de base du jeu de rôle. Madan s’occupait du scénario et Fassin principalement des graphismes : ils voulaient présenter de nouvelles idées à la prochaine réunion de groupe.


Jarmi et moi testions différents concepts d’interaction entre les joueurs. Nous considérions la possibilité d’envoyer des messages directement en parlant dans un microphone. L’intensité du message audio serait alors réglée en fonction de la distance de laquelle l’avatar se trouvait du son émis dans le monde virtuel.


Omanetter était occupé à installer un nouveau cluster d’ordinateurs qui ferait office de serveur pour accueillir le monde virtuel et ses habitants. Argus faisait plusieurs choses à la fois : d’une part, il aidait Omanetter avec la mise en réseau du cluster, d’autre part, il s’occupait de la remise à jour d’autres jeux produits précédemment par Za-ham, ainsi que du maintien du site officiel ; et en plus de tout cela, il semblait avoir de secrets échanges avec Madan dont je ne saisissais pas la teneur. Un matin, il prit une photo de moi pour la mettre sur la page de présentation de l’équipe, et à cette occasion, il me vola un doux baiser et me murmura à l’oreille que j’étais jolie, malgré le fait que ce genre de flirt dans les bureaux était formellement interdit et gravement sanctionné par Semona. Plus tard, en consultant la page Internet, je dus admettre qu’en effet, je rayonnais de beauté.


Mais de quoi aurait l’air ce fameux univers que nous allions créer de toutes pièces ? Semona ne nous en avait parlé qu’en termes plutôt vagues. J’avais compris que, selon elle, il ne fallait pas trop s’éloigner des stéréotypes de la fantasy traditionnelle : c’était le genre de thème qui attirait le plus de joueurs. Mais nous devinions que derrière ses propos se cachait une incitation, mêlée à la fois de confiance et d’impatience, à nous surpasser dans l’élaboration d’un concept génial et révolutionnaire. N’était-ce pas avant tout l’originalité qui faisait le succès et la réputation de Za-ham ?


Le lundi matin, nous reçûmes l’email suivant de la part de Semona, avec pour objet

« réunion du 21 juillet » :


  • — Chers collègues,

Voici le schéma pour la réunion de mercredi.


13 h 00 : Le cluster "Infinity" (Omanetter)

13 h 20 : Multicommunication audio (Cynthia)

13 h 40 : Thème (Madan)

14 h 00 : Démo d’ambiance (Fassin)

14 h 20 : Discussions (tous)


Si vous avez d’autres suggestions par rapport au schéma, n’hésitez pas.


Cordialement,


Semona »


Voici donc quel était l’enjeu à la veille de la réunion : Madan et Fassin allaient proposer un thème. C’était comme se retrouver en possession d’un œuf de dragon sur le point d’éclore, personne ne sachant d’avance de quoi la créature aurait l’air. J’allais aussi montrer les résultats que nous avions obtenus avec Jarmi. C’était la première fois que je parlais devant le groupe et j’avais un peu le trac, mais ce souvenir a été d’une certaine manière occulté par celui des présentations de Madan et Fassin, que je vais tâcher de retranscrire ici.


Le premier transparent de Madan montrait des images de différents trolls, nains, gobelins, etc., empruntées à des jeux vidéo ou à des films.



Madan fit ici une courte pause. Il reprit en montrant l’image d’une femme en armure plutôt sexy qui s’apprêtait à croiser sa lame avec un orque.



L’image changea pour montrer une femme guerrière sur son cheval, à la poitrine nue et l’arc à la main.



L’image changea encore, montrant à présent une femme vêtue de fourrures, armée d’une hache de pierre taillée, parée d’un collier de dents aiguës, et qui faisait bravement face à une sorte d’homme-singe grimaçant. Voilà donc où il voulait en venir, me dis-je.



Madan montra les images de divers humanoïdes, plus ou moins poilus, petits ou grands, trapus ou musclés, avec différentes longueurs de bras et de jambes, et au dos plus ou moins droit.



Madan laissa donc la place à Fassin, qui commença par mettre en marche une musique douce et répétitive, faite de sons ressemblant à du xylophone et évoquant étrangement des os creux.



Il baissa l’intensité lumineuse de la salle, manipula ensuite son laptop, puis le connecta à la prise du projecteur. Une image époustouflante apparut sur le grand écran. Elle représentait un paysage vallonné, boisé d’arbres majestueux qui rappelaient un peu la végétation africaine. Ce décor luxuriant était peuplé d’animaux sauvages de variétés diverses, aux formes et aux motifs à la fois étranges et familiers. Ce qui rendait la scène particulièrement poignante était le choix des couleurs, en particulier le ciel bleu-magenta contrastant avec les branchages. Il nous laissa une demi-minute pour nous mettre dans l’ambiance.



Il changea d’image pour montrer un rivage de sable entre des rochers aux formes incroyables, que les vagues de l’océan battaient sous un soleil éclatant. Une sorte de lézard géant jouissait de la chaleur de l’après-midi sur une grosse pierre plate.



L’image changea à nouveau, montrant cette fois-ci l’intérieur touffu d’une profonde forêt ; des fruits extravagants pendaient de certains arbres, et on voyait une femme-singe forte et trapue qui s’enfuyait, emportant avec elle un bébé qui, lui, était manifestement humain.



Fassin resta un long moment pensif, nous laissant contempler l’image.



Madan eut l’air étonné.



Tout le monde se tut et Madan parut réfléchir profondément. Je risquai une question.



Nous le regardâmes, comme s’il s’apprêtait à ajouter quelque chose. Mais au lieu de cela, il prit alors un air idiot assez comique, et tout le monde éclata de rire.



oooOOOooo



Le lendemain, je fus surprise de voir Fassin arriver avec les cheveux courts et la barbe réduite à sa plus simple expression, taillée avec soin. Ça le changeait vraiment ! Tout en ne lui ôtant pas son côté farouche, cela lui donnait un air plus noble, plus responsable.


Nous nous mîmes donc au travail. Comme nous avions à présent un but précis, tout s’enchaîna à un rythme effréné.


Ce fut pendant cette période que mon mari Hérald assuma son nouveau poste à Farente. Le soir de son arrivée, je lui sautai dessus avec une ardeur presque exagérée ; j’en redemandai même le lendemain matin, le chevauchant à son réveil. Il en fut enchanté, ou pour reprendre ses propres termes, « délicieusement surpris ». La semaine qui suivit, je pris quelques jours de congé pour emménager dans notre nouvel appartement.


Un jour, Semona demanda à me voir en privé dans son bureau.



Mon cœur se mit à battre très fort.



Quelques heures plus tard, je reçus le communiqué habituel intitulé

« Réunion du 4 août » :


  • — Chers collègues,

Anne-Marie et Jarmi étant indisposées, cette fois-ci, nous ne serons que deux femmes pour la réunion de mercredi. Nous sommes d’accord pour qu’elle ait lieu malgré tout. Le thème sera «Grand Prix Félicité».


Voici le schéma :


13 h 00 -13 h 30 : les hommes font une petite compétition pour déterminer qui commence.

13 h 30 -14 h 00 : les deux gagnants ont le feu vert.

14 h 00 -16 h 00 : tout le monde a le feu vert.


Une fois n’est pas coutume, il n’y a pas d’autres règles.


Si vous avez d’autres suggestions par rapport au schéma, n’hésitez pas.


Cordialement,


Semona »



Entre ce moment et celui de la réunion, je sentis à nouveau les regards de Fassin sur moi ; cela n’était pas arrivé depuis la dernière fois. Ainsi, il manifestait toujours de l’intérêt à mon égard ! C’était à la fois troublant et gratifiant.


À treize heures ce mercredi, Semona et moi entrâmes dans la salle de réunion, accompagnées de quatre hommes. Une fois le matelas installé, Semona fouilla dans son sac et en sortit une petite boîte contenant des cartes carrées. Elle les renversa sur la table. Sur l’une des faces, elles représentaient des femmes nues dans diverses positions.



Le jeu commença. Fassin avait les yeux rivés sur les cartes. Madan était calme et silencieux, et Argus plaisantait, comme à son habitude, faisant des commentaires sur l’anatomie des femmes représentées. Omanetter semblait faire des efforts de concentration surhumains, son regard alternant entre le jeu, Semona, et moi. Il faut dire que nous faisions tout pour attirer leur attention : nous nous penchions sur le jeu de sorte à leur donner une vue plongeante sur les décolletés de nos chemises ; nous nous asseyions sur leurs genoux pour venir effleurer leurs visages de nos lèvres entrouvertes ; nous nous placions derrière leurs chaises et promenions nos mains sur leurs poitrines et un peu plus bas…


Fassin, imperturbable, remporta facilement la première partie, second Argus à égalité avec Madan. Pendant la seconde partie, Semona et moi entreprîmes de déboutonner nos chemises. Je demandai à Fassin de m’aider à ôter mon soutien-gorge, mais il refusa, et ne céda pas malgré mon insistance. Argus le fit de bon gré, mais cela lui fit rater ce qui s’était fait ce tour-là. La poitrine dénudée, nous nous promenâmes autour d’eux à genoux. Semona alla jusqu’à déboutonner le pantalon de Fassin : il se laissa faire mais sans se détourner du jeu. Il gagna malgré tout la deuxième partie, second Madan, troisième Omanetter.


Nous ôtâmes nos jupes, puis nous nous allongeâmes sur le matelas, prenant des positions d’invitation ouverte. Semona me prit dans ses bras et m’embrassa ; je répondis en frottant sensuellement mon bassin contre elle. Les hommes nous regardèrent avec un air estomaqué ; sauf Fassin qui restait rivé sur le jeu. Il gagna aussi la troisième manche, deuxième Madan, troisième Argus et dernier Omanetter qui suait à grosses gouttes. Fassin et Madan avaient le plus de points. Semona et moi n’avions conservé que nos chemises ouvertes et nos petites culottes.



Fassin me regarda, un brasier ardent dans les yeux. Il laissa son pantalon et son caleçon tomber au sol, découvrant un sexe dressé au milieu d’une épaisse touffe noire. Cette vision me fit un effet étrange, m’inspirant à la fois la crainte et le respect. Il se débarrassa du reste de ses vêtements et s’approcha de moi. De son côté, Madan, après avoir surélevé le bassin de Semona grâce à un coussin et passé ses jambes par-dessus ses propres épaules, jouait à lui lécher l’intérieur cuisses. Fassin trouva l’idée bonne et plaça lui aussi un coussin sous mes fesses, tout en retirant habilement ma petite culotte.


Fassin ne me dégusta pas : il me dévora toute crue, de la même façon qu’un homme assoiffé pourrait mordre dans un quartier de pastèque bien juteux. J’étais à sa merci et il ne se gênait pas de me saisir fermement, de me sucer avidement là où cela lui faisait envie, et de me pénétrer par coups profonds et déterminés. Comme Semona me l’avait recommandé, je me laissai faire et me concentrai sur les sensations multiples qu’un tel traitement imposait à mon corps. Lorsque le rythme s’accéléra, je me surpris moi-même à pousser de petits cris ; je ne sais plus très bien en vérité ce que je fis exactement, je devais être presque en transe. Un moment dont je me souviens, c’est lorsque quelqu’un m’essuya l’entrejambe avec une petite serviette ; et juste après cela, Omanetter était devant moi, son énorme sexe prêt à l’action. Je replongeai vite dans un état d’abandon total de mes sens ; je crois que j’atteignis le paroxysme de l’extase peu de temps après, mais mon état dura encore tant qu’il restait des hommes à même de me pénétrer. La deuxième fois qu’un homme fait l’amour, il prend vraiment son temps, et ils étaient quatre, alors…


Ce soir-là, je rentrai chez moi tout emplie des odeurs, de l’ivresse et de la semence de ces hommes que je ne pouvais qualifier autrement que de merveilleux. Je tâchai de cacher tant bien que mal ma béatitude à mon mari. Je me prélassai longuement dans un bain chaud, et me couchai tôt, douillettement emmitouflée sous les couettes.