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22/12/09
Résumé:  Un chantier de restauration pour bénévoles. Une belle Italienne. Camping au bord de la Creuse. Souvenirs...
Critères:  fh hplusag vacances campagne nudisme pénétratio -nature
Auteur : Mitchoum            Envoi mini-message
Chiara

Été 1980


J’ai organisé pour un groupe de jeunes filles du foyer d’accueil dans lequel je travaille un séjour d’été dans la Creuse. Cette année-là, plutôt que de traditionnelles vacances à la mer, j’ai innové en leur proposant de participer à un chantier international de restauration d’un château dans la campagne aux environs de Guéret. Dépaysement complet pour la plupart de ces demoiselles issues de la banlieue marseillaise, déjà en difficulté d’insertion parmi la population de ce gros bourg semi rural où est implanté le foyer géré par une association religieuse.


Je pars donc pour une quinzaine de jours avec une collègue, un fourgon, tout le nécessaire de camping puisque nous camperons sur place. Aucune compétence n’a été exigée par les organisateurs du chantier et tant mieux, seule la bonne volonté est de mise. Nous nous adapterons, il suffit à première vue d’avoir envie de manier le râteau, la pelle ou la brouette. L’objectif est d’aider la Croix Rouge à réhabiliter cette demeure (il s’agit d’une grande demeure, plutôt que d’un château) qu’elle compte utiliser pour établir un accueil de réfugiés asiatiques. J’ai moi-même expérimenté ce type de chantier quelque dix ans plus tôt et c’est en raison du bon souvenir que j’en avais gardé que j’ai imaginé de leur proposer cette formule inhabituelle. J’ai 28 ans et je laisse à la maison ma femme avec deux enfants et enceinte du troisième.


L’endroit où est implanté le chantier se situe dans une boucle de la Creuse ; la rivière à une centaine de mètres nous offre un superbe plan de baignade pour les temps libres (ce n’est quand même pas le bagne, ce chantier), mais nous octroie aussi son inévitable cortège de moustiques dès que le jour commence à baisser.


L’un des intérêts majeurs de la formule, autant pour les filles que pour ma collègue et moi, c’est que sur le site interviennent aussi une douzaine de jeunes, étudiants français et étrangers, ce qui évite que les tensions ne se focalisent entre elles et nous, et leur offre la possibilité de lier des amitiés avec des gens qu’elles n’auraient jamais dans leur quotidien l’occasion de fréquenter.


Il y a en particulier deux jeunes italiennes, deux jolies brunes dont l’une nommée Chiara ne me laisse pas complètement insensible. De grands yeux noirs au sourire mutin, les seins qui vont librement sous le tee-shirt, les cheveux longs et une paire de fesses très agréables à regarder. Mais je n’envisage pourtant rien qui doive porter atteinte à l’amour que je porte à ma femme. Simplement, nos deux italiennes ne parlent pas franchement le français, et nos échanges se déroulent dans un anglais approximatif et une abondance de gestes et de fous rires, ponctués de contacts de la main, cet indispensable outil de communication.


Toutefois, pour ne pas laisser l’impression que le séjour est une douce villégiature, qu’il me suffise de donner deux exemples. Ainsi, le premier samedi soir, nous partons pour les environs de Guéret pour passer une soirée en discothèque. Nos demoiselles sont des proies toutes désignées pour les chercheurs de gibier qui hantent ces lieux (elles sont toutes mineures, entre 16 et 18 ans), mais elles affichent aussi la hardiesse, l’effronterie et plus encore les tenues qui les font immanquablement remarquer. Bref, ma collègue et moi passons une partie de la nuit à nous assurer qu’aucune ne disparaît trop longtemps, ne se trouve mêlée à des mecs cherchant la bagarre, ou ne se laisse délibérément saouler. Le séjour est également secoué par un problème de vol d’argent dans le vestiaire du chantier, dont l’auteur est évidemment l’une des nôtres que nous finissons par démasquer. Enfin, comprenez que même pour des gens de bonne volonté, manier la brouette ou le râteau ne procure pas à tout instant un enthousiasme délirant. Alors quand il s’agit de leur demander de charger une bétonnière, mon concours à moi n’est pas superflu.



Donc, le séjour s’avance, et la fin elle-même s’en dessine alors que mon attrait pour la belle Chiara n’a guère franchi les limites d’une complicité certes souvent tactile, mais jamais engagée sur le chemin de la drague ouverte. C’est du moins ce que je veux croire en me tenant à moi-même un discours raisonnable. Pour être honnête, je cherche souvent son regard, j’aime passer à côté d’elle à table, et mes yeux s’attardent régulièrement sur ses tétons qui pointent arrogants à travers le jersey de son maillot, ne laissant rien ignorer d’une rotondité et d’une douceur qui me font rêver quand je vais me glisser seul à la nuit tombée dans ma tente.


Pour la soirée de clôture, nous décidons d’organiser un feu de camp pour l’ensemble des participants au chantier. Repas un peu arrosé, le feu est allumé aussitôt après. À proximité de la rivière, la fraîcheur devient vite pénétrante, et nous allons tous chercher duvet ou couverture dans lequel nous nous encapuchonnons. J’ai sorti ma guitare et nous chantons tous de bon cœur, les yeux perdus dans le crépitement des flammes. Chiara est venue s’asseoir tout contre moi, et je peux sentir sa chaleur à travers ma couverture. Quand je pose la guitare, ma main rencontre la sienne, je la lui prends et la tiens bien au chaud dans la mienne, sans plus d’intention que de partager ce moment de bien-être. Elle ne retire pas sa main et vient appuyer sa tête sur mon épaule, et nous restons ainsi longtemps, les couvertures masquant un peu notre intimité aux yeux des autres.


La nuit s’avançant doucement, nos filles abandonnent progressivement la proximité du feu pour regagner leurs tentes, ma collègue aussi. Une voix propose alors :



Le message fait l’unanimité, et nous sommes sept ou huit, enroulés dans nos couvertures, à nous diriger vers l’eau. Chiara marche à côté de moi et me donne la main. Obéissant à une soudaine impulsion, je lui passe le bras autour de la taille. Elle se serre un peu plus contre moi puis s’arrête. Dans ce mouvement, elle vient se coller contre moi. La chaleur de son étreinte me pénètre, je la presse dans mes bras et ma bouche vient rejoindre la sienne. Mon Dieu, que ce baiser est délicieux ! Nous goûtons tous deux la saveur de la surprise, ses lèvres sont tièdes et douces, elles s’animent au contact des miennes et bientôt sa langue s’introduit, exploratrice et taquine.


Nous nous sommes séparés des autres qui sont déjà arrivés à la rivière. Chiara interrompt le baiser et m’entraîne vers eux. Certains sont déjà dans l’eau, la clarté est suffisante pour voir qu’ils sont nus. Les autres sont en train de se déshabiller. Comment dit-on bain de minuit en italien ? Pas besoin de traduction, Chiara laisse tomber la couverture, fait passer son pull par dessus tête. Pas le temps de m’extasier sur ses seins, deux beaux pamplemousses, que le short et la culotte rejoignent le pull dans l’herbe. Dans la pénombre, je peux voir le triangle sombre de son pubis, et ses tétons que le froid a fait saillir. J’ai moi-même été presque aussi rapide, et je la poursuis dans l’eau.


Alors que l’air est plutôt frisquet, la température de l’eau est comparativement très douce. Les autres baigneurs jouent à se poursuivre et s’éclabousser, ce à quoi nous nous adonnons aussi, Chiara et moi. Mais je la bouscule, l’attrape et lui vole un baiser. Le jeu lui plaît, nous chahutons tous les deux en nous bécotant, et en nous éloignant doucement du reste du groupe. À une dizaine de mètres, un plan d’eau calme dans lequel plonge le tronc couché d’un peuplier nous invite et nous l’avons rejoint en quelques brasses. C’est l’endroit rêvé pour reprendre nos baisers, Chiara se colle à moi et nos bouches se dévorent avec une avidité indescriptible. L’eau n’est pas très profonde, elle m’arrive à hauteur des tétons, mais lorsqu’elle m’embrasse, Chiara ne touche pas le fond. Alors, elle vient m’enfourcher, une jambe de chaque côté de mes hanches, elle referme la clé de ses pieds dans mon dos et moi, je suis soutenu en arrière par le tronc du peuplier. Nous continuons d’entendre les autres rire et crier, mais nous avons disparu à leurs regards.


Certes les baisers passionnés me font perdre la tête, mais il me reste assez d’esprit pour sentir la vulve de Chiara qui vient s’appuyer sur mon pubis, et mon engin bandé comme du fer qui s’est logé dans la raie de ses fesses. Assez aussi pour encourager mes mains à palper, caresser, malaxer les merveilleuses fesses, puisque la portance de l’eau me permet de ne pas fournir trop d’efforts pour la soutenir.


Chiara, du même point de vue, ne semble pas avoir complètement perdu le nord : elle écarte son bassin de moi, puis se rapproche, frottant ainsi sa chatte contre ma queue, d’une façon de plus en plus rapide. Sa respiration s’accélère, mes doigts ont investi ses lèvres et aussi son petit trou que je caresse de façon de plus en plus insistante. Dans un souffle plus rauque que les autres, elle me dit quelque chose comme "Infila lo" que j’interprète à ma façon : je présente mon gland tout excité à l’entrée de son vagin et elle l’engloutit illico. Elle se met à me parler en italien, fort, plein de trucs que je ne comprends pas, mais que je devine, alors je commence à la pistonner de plus en plus fort. Ma queue coulisse merveilleusement dans son fourreau, et mon majeur lubrifié de ses secrétions a investi son anus. Elle s’agite elle aussi tant qu’elle peut, elle me griffe le dos, se mord les lèvres pour ne pas crier, elle ne profère plus que des grognements, mais quels grognements ! Quand soudain elle se déchaîne dans un orgasme de magnitude sept, je suis moi-même envahi par l’onde de plaisir et je me répands en elle, joignant mes grognements aux siens.


Et nous restons comme ça, continuant de nous embrasser, mais le froid commence à nous gagner, alors nous quittons notre position de repli. Les autres sont partis poursuivre leurs jeux ailleurs. Nous récupérons nos vêtements par terre, je l’enroule dans ma couverture et me mets à la frictionner car nous commençons à grelotter. "Vieni". Pas de problème, nous sautillons tous deux, pieds nus, nous démenant pour garder sur le dos la couverture et échapper aux piqûres des moustiques et arrivons jusqu’à sa tente. Nous y attaquons aussitôt un joyeux pugilat dont l’objectif consiste autant à nous réchauffer qu’à retrouver la lampe de poche, et qu’à faire l’inventaire de nos corps toujours aussi follement désireux de se rencontrer.


Pour la chaleur, ça revient en effet très vite, surtout dans l’espace exigu de sa tente. Pour l’éclairage, la lampe, sans cesse bousculée, dessine sur son corps une géographie étonnante. Quand, pendant un instant, le faisceau vient éclairer sa toison pubienne, j’y précipite la tête pour aller la brouter. L’époque n’est pas encore à l’épilation timbre-poste, et je me régale d’y fourrager des doigts et de la langue, avant d’aller me perdre aux rives inondées de sa vulve. Les traces de nos ébats de tout à l’heure y sont encore engluées, alors j’entreprends de la lécher, de lui faire la toilette pendant qu’elle-même me rend la pareille sur mon engin qui ne tarde pas à trouver ça très à son goût et à reprendre de la vigueur. Et puis qu’importe l’éclairage pour se livrer à un 69, mes mains trouvent si douces ses fesses, elles les réchauffent, les pétrissent, les malaxent. Elles s’aventurent à l’orée des lèvres et de l’anus, venant apporter leur contribution à l’œuvre méritoire entreprise par ma langue. Un doigt, puis deux, puis trois s’introduisent dans son vagin, son antre humide et tiède qui les accueille avec des spasmes de plaisir. Ils fouillent, explorent, s’attardent sur cette zone granuleuse, ce qui semble faire à Chiara beaucoup d’effet. Son bassin s’anime, danse, oscille, se tend. Sa respiration est haletante, elle gémit, profère de curieux sons de gorge, s’arque soudain complètement et jouit violemment. Pour moi, j’ai résisté je ne sais trop comment tant elle s’occupait de moi dans le même temps de ses mains, de ses lèvres, et de sa langue.


Nous nous glissons dans son duvet, elle se place sous moi et m’accueille entre ses cuisses largement ouvertes, et referme ses jambes dans mon dos. Nous roulons sur le côté et dans cette posture nous cessons tous les deux de bouger. Je suis enfoncé au plus profond d’elle, et je sens ses palpitations internes, cette chaudière bouillonnante de vie. Seules nos lèvres s’agitent en un baiser interminable et passionné. Nos salives se mêlent, nos langues jouent, se marient, se provoquent, se soudent, nous sommes dans un délicieux intemporel, tout s’est arrêté en nous, autour de nous.


Et puis, doucement, tout doucement, ses parois internes reprennent vie, de délicates contractions qui se propagent telles des étincelles, des ondulations exquises qui s’amplifient, me caressent de l’intérieur, me malaxent, me broient. Alors je me remets moi aussi à bouger, très lentement, très profondément, je me sens doué d’une force colossale que je laisse monter, monter, jusqu’à ce que nous explosions tous les deux dans un feu d’artifice simultané. Et je crois bien que c’est ainsi enlacés que le sommeil vient nous prendre.



Aux premières lueurs de l’aube, je m’éveille dans ses bras. Comme il va m’être dur de quitter la tiédeur de sa couche, et pourtant il le faut. Je m’extrais du duvet, elle bouge un peu, je pose un baiser sur ses lèvres, elle se rendort rassurée. Je vais avoir beaucoup à faire ce matin avec le départ prévu en fin de matinée pour tout démonter, ranger, plier, charger.



Onze heures. Tout est terminé, le véhicule chargé. L’équipe du chantier a préparé une table de boissons fraîches pour nous faire le pot de départ. La séparation est imminente et les larmes toutes proches dans les yeux de nos filles. Je cherche Chiara du regard. Elle se tient en retrait, à quelques pas, dans la porte entr’ouverte de l’abri des outils de jardin. Elle me fait signe.