| n° 13607 | Fiche technique | 57111 caractères | 57111 10243 Temps de lecture estimé : 41 mn |
17/12/09 |
Résumé: Éloignée de toutes les routes commerciales usuelles, la planète Tala n'attire pas les foules, ni même les vacanciers... | ||||
Critères: #sciencefiction #fantastique #romantisme fh couleurs amour fellation cunnilingu pénétratio | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe Diem Diemque) Envoi mini-message | ||||
Éloignée de toutes les routes commerciales usuelles, la planète Tala n’attire pas les foules, ni même les vacanciers, même si elle possède de nombreux points communs avec l’Océanie de la Terre et de nombreuses îles qui ressemblent beaucoup à Tahiti.
Tala est composée d’un unique océan dans lequel émergent ci et là quelques pics montagneux. Aucun continent à noter, la plus grande des îles faisant à peine vingt kilomètres dans sa meilleure largeur. Le ciel est perpétuellement brumeux et nuageux, avec souvent de fines pluies chaudes et une atmosphère frôlant le hammam, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Sauf qu’ici, la semaine a huit jours.
Parce que sur Tala, tout se compte par paquet de huit. Je reprends : ajoutez à ce tableau idyllique l’existence de tempêtes monstrueuses avec des vagues apocalyptiques pouvant monter à cinquante mètres ! Vous comprendrez fort aisément pourquoi les autochtones vivent dans les hauteurs de leurs pitons rocheux.
En effet, Anthony ! Je continue ; parlons justement des autochtones : ils sont humanoïdes, de couleur beurre ou or, et leur physique est particulièrement étiré et filiforme. Admirez un tableau du Gréco (un très bon peintre terrien injustement assez méconnu) et allongez encore un peu plus les corps, et vous aurez une bonne idée de leurs morphologies - pas désagréables à regarder - même si certains diront que les femmes manquent singulièrement de poitrine… Ce qui n’est pas le cas de ma Lanu (prononcez Lanou), ce qui fait qu’elle est considérée comme une aberration par ses semblables.
Petite amie, c’est vite dit ! N’oubliez pas que les Talayens sont particulièrement étirés et grands : quand vous leurs adressez trop la parole, vous finissez par attraper un torticolis ! Ma Lanu est de petite taille pour eux et donc, elle est aussi grande que moi.
Tout est relatif, vous savez ! Ah oui, j’oubliais, les Talayens ont quatre doigts à chaque main, ce qui explique qu’ils comptent tout par paquet de huit. Quoique sur certaines îles, ils comptent en base seize. Ce qui, somme toute, reste logique… Passons…
Soyons clair : la grande chance des Talayens est qu’il n’y a rien de rentable sur leur planète-océan. Il y a bien des gisements d’uranium, mais ils gisent sous cinq mille mètres d’eau, sans compter les deux mille mètres de roches. Bref, pas rentable et donc ils ont une paix royale. Et la plupart des plantes et des bestioles qui y vivent sont immangeables ou mortelles pour les organismes humains. Du coup, j’ai dû, au début, importer une bonne partie de ma nourriture ! Maintenant ça va mieux, je commence à savoir manger certaines choses de chez eux, mais ça a toujours un drôle de goût pour moi !
Si vous saviez à quel point je rêve parfois d’un simple hamburger avec des frites, Anthony, vous ne pouvez pas savoir ! Je ferais n’importe quoi, ou presque, pour en manger, ne fût-ce qu’un par mois !
--ooOoo--
C’est le hasard qui m’a fait rencontrer Lanu, comme c’est aussi le hasard qui m’a fait débarquer sur sa planète suite à un tirage au sort dans mon entreprise. On avait fait ça à l’ancienne, avec des bouts de papier, j’ai plongé ma main dans le sac et j’ai décroché Tala. J’ai fait une tronche pas possible quand j’ai découvert où je devais m’exiler pour cinq ans, et personne n’a accepté de prendre ma place, même avec un bonus en supplément !
J’ai quand même eu de la chance au final car, à peine arrivé de quelques jours, j’ai été faire une reconnaissance dans l’archipel voisin sur mon aéroflotteur et c’est au détour d’une faille qui zèbre la montagne que je suis tombé nez à nez avec elle.
Nez à nez, c’est vite dit ! Les Talayens n’ont pas précisément un appendice nasal très prononcé, je dirais qu’ils ont un nez droit, mais pas plus épais que mon petit doigt. Ce qui par contraste leur donne de grands yeux. Et je suis resté totalement fasciné par le regard vert de ma Lanu.
Pour être plus franc, il n’y a pas que ses yeux qui m’ont… euh… fasciné… Et d’ailleurs, dans mon pantalon s’est manifesté quelque chose que je croyais bien parti pour être en hibernation pour de longs mois ! Car les Talayens, et les Talayennes, ne sont pas particulièrement vêtus ! Ce qui s’explique fort bien par le climat ambiant.
Ce jour-là, comme souvent quand elle se balade dans la montagne, Lanu est tout simplement nue, mis à part ses pieds chaussés et une ceinture de laquelle pendent divers objets indéfinissables. Sans parler de sa longue et sombre chevelure ornée. Les gens d’ici, technologiquement, ne sont pas aussi avancés que nous, d’ailleurs ils se contrefichent allègrement des machines, et encore plus des ordinateurs. Mais côté botanique, biologie et sciences humaines – pardon : sciences talayennes - ils ont des siècles d’avance. Mais une fois de plus, ce n’est pas exploitable d’un point de vue purement capitaliste.
J’ai devant moi une splendide créature nue et filiforme toute dorée, aux membres fins, aux gestes gracieux et à la voix toute douce. Dotée de surcroît d’une poitrine assez avantageuse (proportionnellement parlant) qui fait d’ailleurs un peu tache par rapport à l’ensemble harmonieux de sa belle plastique ! Quand j’y songe, je crois que j’ai été… ému, attendri par ce "défaut". Par rapport aux filles et femmes que j’ai connues, Lanu n’a pas grand-chose, mais, là où on s’attend à des mandarines dans le meilleur des cas, j’ai droit à des petits melons lourds et pulpeux…
Non, non et non, ce n’est pas que pour ça que je suis tombé sous le charme. Certains s’entichent d’un sourire ou d’une fossette. Moi, ce fut d’un tout et de sa dissonance…
L’intérêt de la technologie est que vous apprenez un langage étranger par simple greffon durant votre sommeil, ce qui est bien pratique. Elle m’a salué dans la langue commune, dont la grammaire est particulièrement simple, mais assez éloignée du globish terrien (globish : global english). Et comme mon entreprise dans sa générosité m’a encapsulé une vingtaine de langues et dialectes, et particulièrement la langue commune, y compris les règles poétiques, je reconnais que ce sera très utile par la suite ! Pour un peu, j’irais même jusqu’à baiser leurs pieds pour les remercier !
Jésus, Allah, Bouddha et tous les autres dieux !
Que cette fille est… est…
Splendide !
Magnifique !
Merveilleuse !
Je m’aperçois que mon globish est bien pauvre en adjectifs en comparaison des langues talayennes ! J’éprouve un formidable coup de foudre dans cette extraordinaire femme si… si… tout ça !
Elle est magnifique de la tête aux pieds, cette somptueuse chevelure soyeuse, ces admirables yeux profonds et verts, ce tout petit nez mutin, cette adorable bouche à croquer, ce gracile cou à dévorer, ces magnifiques seins si pulpeux, ce mignon ventre exquis, ce voluptueux pubis si délicat, ces craquantes lèvres intimes délicatement dessinées, ces célestes jambes si fines, ces genoux à se…, ces pieds trop…
Je n’en peux plus, c’est la toute première fois qu’une femme me fait un tel effet ! Et pourtant, avant, j’étais un cœur d’artichaut (je ne me rappelle plus à quoi ça ressemble réellement, sauf sur un écran tridi), comme disait mon arrière-grand-mère !
Elle reste debout sur son morceau de rocher, je ne peux que la contempler, surtout que j’ai une vue imprenable sur son entrejambe ! Elle me dévisage, puis finit par dire :
Elle me tourne alors le dos. Grands Dieux, l’envers vaut largement l’endroit ! Ce dos sur lequel flottent ses longs cheveux sombres, cette chute de reins ultracambrée, ce petit cul à croquer, et ses longues jambes, c’est infernal. Je déglutis :
Elle rit, le nez au ciel, amusée, me tournant toujours le dos :
Elle se retourne et s’accroupit. J’ai alors une vue paradisiaque sur ses seins pulpeux et moelleux. Elle continue de sourire :
C’est alors que je remarque un petit détail. Je ne suis pas encore bien au courant des us et coutumes locales, mon greffon étant plutôt orienté langue que savoir vivre, mais, indubitablement, cette femme est célibataire, l’arrangement de sa coiffure et de sa ceinture le prouve. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me met en joie ! Elle le remarque :
Je sais qu’il est inutile de ruser avec les Talayens, ils sont presque tous psychologues. Alors, autant dire la vérité :
Je ne comprends pas bien la signification exacte de cette phrase. Je passe outre :
Je me rends compte que je commence à en dire de trop. Bah, fichu pour fichu, autant continuer, d’autant que je ne reverrais peut-être plus jamais cette délicieuse créature…
Elle va finir par me faire perdre le fil ! Je reprends :
Il y a des moments où on se demande s’il vaut mieux ne pas se taire. J’avise un rocher afin d’y poser mon aéroflotteur. Je l’arrime tant bien que mal puis, sautant de pierre en pierre, je la rejoins et je m’accroupis. Elle est toujours assise au même endroit. Imperturbable, elle demande à nouveau :
Inutile de tenter d’affronter une Talayenne dans ce domaine, elle me battrait à plate couture.
D’un bond, elle se lève, puis tourne autour de moi, m’inspectant :
Je lui agrippe la jambe juste au moment où elle s’apprête à partir. Le contact de sa peau est si doux ! Elle me regarde, étonnée. Je questionne :
Fichue logique de ces Talayens ! Ça manque singulièrement de romantisme !
Et c’est ainsi que je suis entré dans sa vie…
--ooOoo--
Je dois avouer que, sur le moment, ça m’a un peu refroidi. Un sujet d’étude, je suis pour elle un sujet d’étude ! Bon, c’est mieux que rien. Ensemble, nous sommes retournés à l’aéroflotteur. Elle l’a simplement regardé, sans curiosité particulière. Je me suis assis devant afin d’avoir les commandes en main, elle s’est installée juste derrière moi. Je sentais son parfum. J’ai eu une bouffée de chaleur quand elle s’est plaquée sur mon dos, ses petits seins moulés contre ma mince chemisette, puis quand ses bras si fins se sont noués autour de ma taille…
Chemin faisant, nous bavardons de tout et de rien, tandis qu’elle m’indique la route d’une façon très didactique. Nous arrivons dans une petite vallée.
C’est vrai que le langage commun d’ici répugne à mettre deux consonnes en contact, et le nombre de phonèmes est très limité. Du coup, les quelques mots de globish empruntés subissent des déformations non négligeables. Je n’ose même pas imaginer ce que donnerait mon nom de famille aux consonances très germaniques – même si je n’en ai pas du tout l’allure - dans la bouche d’un Talayen !
Comment ça, cinquante-trois ? Mais elle pourrait être ma mère !
C’est alors que je réalise deux choses : ils comptent en base 8 (donc 5x8+3 = 43) et que l’année fait ici deux cent quatorze de nos jours. Après une requête à mon greffon arithmétique, je soupire de soulagement, ça lui fait un peu plus de vingt-cinq ans de mon temps. J’en ai presque vingt-six. Donc tout est parfait. Je lui explique :
Elle se tait, mais quelque chose me dit que ça doit l’intriguer. N’empêche qu’elle reste toujours serrée contre moi et que j’aime beaucoup !
Ah oui, j’oubliais cette fichue manie de tout faire par paquets de huit ! Elle me demande de poser mon engin près d’une corniche, puis me désigne du bout de ses longs doigts une cime :
Ce n’est pas évident d’escalader ces fichus rochers ! Lanu s’en sort comme un cabri dans sa montagne natale. Néanmoins, je profite d’une admirable vue sur son magnifique petit cul. Péniblement, je finis par arriver en rampant sur une grande plate-forme, devant une série de pieds et de jambes. Je tente de reprendre mon souffle, tout en me tenant à l’écart : il faut que je sois présenté avant que je puisse adresser la parole à quiconque.
Face à moi, une grande dame qui me dépasse allègrement d’une bonne tête, si ce n’est deux. Son air est assez sévère. Je me redresse du mieux que je puis, et je lance d’une voix la plus ferme et assurée :
Silence.
Stoïque, je me doute que ça doit faire partie des différentes épreuves. Le temps passe, personne ne bouge, pas même Lanu qui me regarde. Je commence à me poser des questions. Une brise se lève, ça me fait du bien. Là-haut le ciel est nuageux, comme toujours.
Ah, serais-je passé à la partie suivante ?
La mère me regarde toujours, les bras croisés.
Et ce fut le commencement des autres épreuves !
--ooOoo--
Ça va faire bientôt un mois (de la terre) que j’ai la permission de revoir Lanu. Il parait que je me suis vautré dans la plupart des épreuves, mais que j’avais tellement de conviction et de naïveté que ça a finalement joué pour moi. C’est quand même vexant !
Néanmoins, côté poésie, je m’en suis tiré sans trop de dégâts à la grande surprise générale. Il est vrai que mon greffon avait tout ce qu’il fallait en mémoire et que je connais par cœur bon nombre de poésies terriennes, surtout les vieux classiques. Ils ont bien aimé.
Ça va faire la sixième fois que je la revois, mais jamais seule, ou si peu. Je présente mes hommages à tout le monde, ils sont assez pointilleux là-dessus, et ça me coûte une demi-heure en formules de politesse. Enfin, j’arrive près de Lanu !
C’est alors qu’elle s’avance vers moi et me prend la main ; son contact m’électrise. Elle m’entraîne plus loin. Elle tend le bras, son poignet est orné de bracelets, c’est la première fois que je lui en vois sur elle. Ça lui va très bien !
Ben voyons ! Après le coup de la naïveté et plein d’autres remarques du même acabit, ils en rajoutent une couche ! Je passe vraiment pour un demeuré !
Mais quand elle se presse sur moi, j’oublie tous mes rancunes. Je suis si bien avec elle. À mi-chemin, je lui dis :
Elle se presse encore plus contre moi, mon cœur s’accélère.
Fichue franchise ! Je me demande si, au final, le clan n’a pas fermé les yeux sur mes… lacunes afin de pouvoir libérer Lanu, de s’en débarrasser selon les règles… Il fallait un quidam comme moi, quelqu’un de pas comme eux, mais de pas exactement comme les terriens. C’est vrai que la couleur de ma peau est assez proche de la leur, et que j’ai quelques similitudes morphologiques, dont un petit nez. Je ne suis pas non plus très épais, tout en ayant récupéré la taille de mon occidental de père.
Je ne vais pas trop me plaindre, j’ai quand même réussi là où la plupart des autres terriens se sont plantés en beauté. Même si j’ai été aidé par les circonstances.
En parlant de circonstance, je n’arrive toujours pas à m’habituer au fait qu’elle se balade toujours toute nue ou presque. Car elle a beau avoir une ceinture, des colliers, et même maintenant des bracelets, il est très dur de rester de marbre devant une telle vision. Pour être trivial, il y a même une partie de mon anatomie qui est justement de marbre !
Je gare mon aéro. Nous sommes presque arrivés, il faudra continuer à pied, il y a trop de turbulences. Tandis que j’arrime mon véhicule, je mate discrètement Lanu du coin de l’œil. Cette fille est vraiment… Elle me fait songer à certaines idoles des Girls Bands, ces poupées frêles et fragiles, mais en même temps si énergiques. Si proches et lointaines. Tiens, ça me fait songer à un truc, pourquoi nous allons à ce sommet ?
Elle attrape ma main ; toujours ce même choc électrique ! Elle me sourit :
Et elle tire sur mon bras afin de commencer l’escalade. Le temps autour de nous change. Les bourrasques s’intensifient. Lanu force l’allure.
Alors je me tais. C’est ma nature cool qui veut ça. Quelque chose m’inquiète quand même, Lanu devient de plus en plus fébrile, et ça, je n’aime pas trop, surtout que les Talayens sont d’habitude de marbre. Arrivés au rocher en question, elle pointe du doigt un gros nuage sombre :
Je me demande comment elle fait pour ne pas frissonner sous les bourrasques froides ! Parfois, de sa chevelure une parure s’envole. Souvent ses colliers valdinguent dans un cliquetis infernal. Malgré la situation critique dans laquelle nous sommes, je ne peux m’empêcher d’admirer son mignon petit cul tout nu, et aussi très souvent son délicat fruit fendu.
Ça devient de plus en plus dur ; Lanu a quelques difficultés, elle glisse une fois, deux fois. À la troisième, je la rattrape de justesse.
C’est alors que je constate, qu’en plus, elle boîte. J’explose :
Là, je suis très énervé ! C’est quoi cette connerie de nous envoyer en montagne alors qu’arrive un bel ouragan ? Un meurtre déguisé ou de la totale inconscience ? Je l’agrippe par la taille et, avec une énergie que je ne me connais pas, j’escalade les rochers qui deviennent de plus en plus glissants sous la fine pluie qui tombe à présent. Diverses fois, sous les coups de vent impétueux, je manque d’aller me casser la figure, mais pour rien au monde, je ne la lâcherai !
Avec mon précieux fardeau dont je ressens sur ma peau les moindres vallons et monts, j’attaque avec ténacité le dernier bout du chemin. Elle est particulièrement légère ou bien c’est moi qui suis remonté à bloc. La pluie s’intensifie, brouillant ma vue, Lanu me guide du mieux qu’elle peut. Maintenant, elle frissonne. Ça augmente ma rage : c’est quoi cette folie d’aller en pleine montagne sous un ouragan ?
Je pousse un cri de victoire, une grotte nous attend, je la vois, elle est à portée. Cela décuple mes forces, et quelques minutes plus tard, nous sommes à l’abri, un rideau d’eau au dehors. Je constate que cette caverne est aménagée et qu’il y a même toute une série de panneaux qui permet de fermer l’entrée. J’avise un lit sur lequel je dépose Lanu, puis je ferme l’entrée après avoir allumé deux lanternes.
Comme elle, je m’essuie avec les serviettes que je trouve un peu partout. Toujours en rogne, je jette ma serviette dans un coin, Lanu ne semble pas en mener large ; je questionne :
Elle frissonne, mais ce n’est pas de froid. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ; visiblement, elle semble être prise au dépourvu. Il y a une cheminée sur le côté, je tente d’allumer un petit feu de bois et de lichen, tandis que je la laisse reprendre peu à peu ses esprits.
Le feu crépite. Je reviens vers Lanu. Ce qui me choque, c’est son regard perdu. Je me précipite et je la prends dans mes bras. Elle se cabre, puis se laisse aller. Les minutes passent, la pièce se réchauffe petit à petit. Elle murmure :
Elle grelotte, je l’attire encore plus à moi.
Elle sursaute, me regarde d’un air effaré :
Elle rougit. Ça me dépasse cette histoire !
Ouf ! Je m’attendais au pire ! Une petite lumière clignote alors dans mon esprit : pourquoi rougit-elle ainsi ? Et c’est quoi, cette histoire de "légaliser" la chose ? J’ai bien une réponse, mais je ne veux pas me faire des fausses idées.
Nouveau concept… J’en apprends tout les jours.
Elle me regarde, étonnée :
En voilà encore une ! Décidément, cette planète me réserve des tas de surprises ! J’aurais mieux fait de mieux consulter les diverses informations du réseau avant de mettre les pieds ici. Je veux en avoir le cœur net :
Bon, je jette l’éponge, ça me dépasse !
--ooOoo--
Je secoue la tête, je pars à la recherche de nourriture. J’en trouve assez vite. J’ai la curieuse impression que cette grotte aménagée est assez fréquentée. Ou bien elle a été remise en état il y a peu de temps. Je prépare le repas tandis que Lanu continue de se sécher. Je me tourne vers elle, tout en remuant les aliments afin qu’ils n’attachent pas dans le fond :
Je ne suis absolument pas contre cette façon de voir ! Et la vision qu’elle m’offre est très plaisante ! J’en oublie presque ma casserole. Et puis, c’est très sexy de la voir s’essuyer les seins et le ventre, impudiquement, lascivement.
Je lui tends son bol, et je m’assieds à côté d’elle pour manger, moi aussi. Ce n’est pas de la haute cuisine, mais ça se laisse avaler sans problème, et ça requinque. C’est elle qui ôte le bol de mes mains pour aller le poser dans ce qui semble être un évier. Puis elle revient s’asseoir à la même place. Elle me regarde assez curieusement. Je me demande bien pourquoi ; je lui demande :
D’un air faussement ingénu, elle me lance :
Je me demande si je rêve ! Je dois être mort quelque part dans la montagne, et je crois vivre ces moments au paradis, au purgatoire ou en enfer. Non, je suis en train de mourir. Ou quelque chose comme ça. Ou bien, en réalité, je ne suis jamais parti de chez moi, la Terre, et je suis tranquillement en train de dormir au fin fond de mon lit.
Eh bien non, je ne rêve pas, ça fait même mal. Je n’y ai pas été de main morte pour me pincer. Lanu me regarde assez surprise. Déphasé, je fais un vague geste pour l’inviter à continuer…
Tu peux parler, ma chère Lanu ! Je m’adosse au mur, lui faisant face, afin de mieux apprécier la suite qui promet d’être gratinée !
Je suis déridé, malgré moi, par cette façon de présenter les choses.
Je m’approche d’elle, il y a un truc que j’aimerais savoir :
Très sérieusement, en toute sincérité, elle me répond :
C’est une bonne réponse, mais ambiguë. Je ne sais pas exactement ce que je dois penser de cette déclaration. Finalement, c’est Lanu qui décide pour moi :
Et d’un geste brusque et assuré, avant que je puisse faire le moindre geste, mon short de bain se retrouve sur mes pieds, exhibant à l’air tous mes bijoux de famille. Illico, elle s’exclame :
C’est alors que je réalise une petite chose : la sexualité talayenne n’est peut-être pas identique à la mienne. J’ai souvent vu des Talayens nus, et j’ai pu constater qu’ils avaient un sexe très long mais très fin, un tuyau en somme. Je n’avais pas percuté que les Talayennes devaient donc être "calibrées" de la même façon !
Je reste stupidement figé, le short toujours à mes pieds. Elle continue son analyse :
En une seule phrase, elle a résumé la différence fondamentale entre un Terrien et un Talayen. Le phallus local est presque deux fois plus long que le mien, mais il ne dépasse pas l’épaisseur d’un doigt, même pas celui du pouce. J’aurais dû consulter une encyclopédie anatomique avant d’arriver ici ! Bref, le vagin de Luna doit être terriblement étroit ! Ça me déprime.
C’est alors que je réalise qu’elle est en train de jouer avec mon pénis !
Deuxième chambre ? C’est quoi cette deuxième chambre ? J’aurais vraiment dû consulter une encyclopédie avant de venir ici pour cinq ans ! Durant ce temps, si ma tête est assez désemparée, mon sexe l’est nettement moins : il continue sa lente, mais sûre, ascension !
Et sans m’avertir plus que cela, elle engloutit entre ses lèvres ma tige turgescente. Mon palpitant fait un bond incroyable, j’en ai le souffle court ! Néanmoins, même si je n’ai pas la bonne taille, elle sait diablement s’y faire ! Je me laisse flotter avec délice sous ses coups voluptueux de langue.
Puis, elle s’arrête, mon gland à l’orée de ses lèvres luisantes, ma tige bien prise en main :
Pas le même goût que d’habitude ? Ça veut dire quoi ? Comme si elle lisait dans mes pensées, elle répond :
Autre planète, autres mœurs…
Sans préambule, je me jette sur elle, mes lèvres dans son cou, à l’orée des lobes d’oreille. Je l’embrasse ainsi passionnément, voluptueusement, je suis délicatement la courbe de sa nuque, je m’empare du délicat lobe afin de le sucer sensuellement. J’entends sa respiration se modifier. Je force mon avantage, je m’empare de son sein si pulpeux.
Mais je ne réponds pas. Avec délicatesse, je masse sa poitrine, je palpe ses chairs si tendres, c’est divin comme son sein épouse ma main ! C’est voluptueux à souhait ! Puis mes doigts avides emprisonnent une petite pointe déjà dure et jouent avec, délicatement, doucement, puis de plus en plus voracement. Sa mignonne poitrine se soulève au rythme de sa respiration qui s’entrecoupe, qui se syncope…
Je n’ai certainement pas envie d’arrêter ! Ma bouche qui, de son cou, remonte sur sa douce joue que j’embrasse passionnément, puis j’arrive à la commissure de ses lèvres entrouvertes. Je dépose d’abord de légers baisers, je m’enhardis de plus en plus, ma langue jouant sensuellement avec l’orée de sa bouche ourlée. J’adore son souffle court et chaud sur moi, ce sein que je possède, ses lèvres si suaves. Je n’y tiens plus, je l’embrasse de toute ma passion, de ma tendresse, de ma folie. Abandonnée, elle répond à mon baiser.
C’est au bout de longues minutes que nos lèvres se séparent, elle est haletante, comme si elle avait longtemps couru. Je n’en vaux guère mieux, mais je suis profondément heureux. Elle me regarde de ses grands yeux verts :
Elle me coupe la parole :
Je m’exécute avec joie !
Je recommence de plus belle, en plus fiévreux, en plus passionné. Je me lâche totalement à la désirer, l’embrasser, la lécher, la mordiller. Elle apprend vite, reproduisant sur moi ce que je lui fais subir. Si, au début, elle est un peu maladroite, elle se perfectionne très vite !
C’est à présent tout son magnifique corps doré que je couvre de baisers, de caresses, de frôlements, de câlineries, sans oublier la moindre parcelle de ses bras, de ses jambes, de sa poitrine, de son visage. Visiblement, elle adore, elle se laisse faire telle une chatte avide de tendresse, m’aidant même en positionnant au mieux sa divine anatomie. Je dévore ses seins, je les câline, mordillant ses tétons dressés. Je niche mon nez dans sa poitrine, respirant ses parfums, je descends sur son ventre si mignon, tout en la griffant délicatement des aisselles aux hanches. Elle frémit, se cabre.
est un mot qu’elle dira encore très souvent. Et je ne désire pas la décevoir à ce sujet. J’ose aller encore plus bas, vers un petit mont glabre, un petit mont qui amorce une vallée… Je dépose mille baisers sur son pubis, savourant sa peau. Enfiévré, j’en mordille même la rotondité avant d’aller m’égarer vers ses cuisses si fraîches, si douces.
J’ai alors une vue imprenable sur ses petites lèvres intimes déjà légèrement entrouvertes et luisantes. Je n’y résiste pas, je plonge ma langue dans sa fente pour aller cueillir sa cyprine. Le goût en est différent, très sucré, et plus gélatineux. Très vite, avec satisfaction, je constate que le grand Dieu créateur d’ici n’a pas changé grand-chose concernant l’anatomie secrète féminine, du moins en surface. Un peu plus haut, beaucoup plus caché, je découvre un mignon clitoris que je me fais un plaisir d’aller dénicher hors de sa cache. Elle se cabre, elle agrippe mes cheveux, gémissante, consentante.
Avec délectation, j’entame un lent et savoureux cunnilinctus, alternant agaceries et caresses. Elle frémit de tout son corps tendu. Parfois ses jambes ont des spasmes. Souvent ses doigts s’enfoncent douloureusement dans mes cheveux. Mais je continue, sans relâche, sans répit, sans pitié.
C’est avec surprise que je reçois en pleine bouche un petit jet chaud et visqueux, mais agréablement sucré, tandis qu’elle se contracte dans un ultime spasme. Puis elle pousse une longue plainte tandis que je continue de la boire.
Sentant que la caresse de ma langue lui fait à présent trop d’effet, je m’allonge à côté d’elle pour l’enlacer. Elle se blottit tout de suite contre moi, promenant distraitement ses doigts sur ma peau électrisée. Les minutes passent, elle reprend son souffle.
C’est ce que je fais sur le champ, trop content d’obéir. Plusieurs fois, je vais manger sa chair, ses seins tout doux, son cou si tendre, ses lèvres si suaves. Plusieurs fois, je vais reboire à sa source si sucrée. Puis, fiévreux, je décide de la posséder totalement, entièrement.
Déjà, auparavant, j’avais discrètement testé la possibilité en introduisant un doigt mouillé en elle, à la recherche d’un éventuel point G. Je ne sais pas si je l’ai trouvé, mais elle a beaucoup apprécié. De ce fait, il y quelques minutes, je l’ai à nouveau fait jouir de ma langue et de deux doigts caressants plongés en elle. Son orgasme est tel qu’elle a failli m’assommer !
En sueur, Lanu est pantelante, les bras en croix. Je m’agenouille entre ses jambes, je pose mes mains de part et d’autre de sa tête et de sa longue chevelure défaite. Je l’embrasse délicatement, elle répond à mon baiser, ses mains sur ma poitrine. C’est alors que je m’introduis sans effort en elle. Un bref cri de surprise, elle écarquille les yeux. Ses ongles rentrent dans ma chair. Je la regarde intensément, j’entre doucement en elle, je plonge lentement dans ses chairs, dans son humidité serrée, dans une grotte inconnue.
Je constate que ce n’est pas évident de progresser en elle ; je décide de me retirer un petit peu afin de mieux me positionner. Soudain, elle lance son bassin vers le ciel et enserre mes reins de ses longues jambes comme pour m’empêcher de partir. Je l’embrasse éperdument, sa langue cherche la mienne, ses ongles glissent de ma poitrine pour aller se planter dans mon dos. J’entame un lent mouvement de va-et-vient, elle ronronne, ses jambes comme un étau autour de moi. Elle s’agite, se contorsionne pour mieux m’absorber. Mon pieu entre toujours en elle, par soubresauts, contraint, forcé, emprisonné. Elle mord ma langue, je réagis en lui donnant un violent coup de rein. Elle jubile, mille morsures sur mes lèvres, mon nez. Je force, l’obligeant à m’accepter plus loin. Une dernière morsure, un dernier coup plus profond, plus violent et ma tige est complètement en elle.
C’est alors que je la pistonne, entrant, sortant, insensible à l’étroit tunnel, plongeant au plus lointain, dévastateur ! Elle gémit, elle ondule, les yeux révulsés, la bouche ouverte, ses ongles dans ma chair. Une onde brûlante s’empare de moi, mon cerveau se vide, mon corps devient douloureux. J’accélère plus encore, sans répit, toujours plus destructeur. Un cri rauque sous moi, un jet chaud sur ma barre de chair qui plonge alors encore et encore plus loin, trop loin. Une ultime crispation, je jouis intensément en elle, absolument.
--ooOoo--
C’est par la suite toute une série de découvertes, aussi bien pour elle que pour moi. Elle veut tout savoir, je veux tout expérimenter. Dehors, le cyclone fait rage, le vent hurle. La nuit est démente, torride, infernale et le petit jour nous trouve complètement vidés, nos dernières forces envolées au-delà du septième ciel.
Puis le petit jour revient, tout est si calme à présent, je le constate, debout à l’entrée de la grotte, tandis que ma Lanu dort encore. Tout autour, que la mer, tranquille, apaisée, scintillante sous un soleil levant. Plus bas, je constate que certains rochers ont été brisés, divers arbustes ont été déracinés…
Je retourne dans la grotte afin de contempler celle que j’aime dormir. Elle est à elle seule un fabuleux spectacle. Je me sens si fort, si puissant, comme régénéré.
Quelques temps après, elle s’éveille. Je ne lui laisse pas trop de temps pour réaliser complètement, je l’embrasse passionnément. Elle répond sans retenue à mes baisers fiévreux. Puis de baisers en ardeurs, d’ardeurs en passions, de passions en folies, nous nous recréons notre nouveau monde d’amour…
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Nous sommes arrivés à bon port. Les membres du clan se rapprochent de nous, ils sont visiblement assez étonnés de nous voir. Ils finissent par faire un large cercle autour de nous. On dirait que quelque chose les retient. Lanu est très intimidée, elle m’agrippe le bras, tout en jetant des coups d’œil furtifs.
Moi, je suis très remonté. Un groupe d’anciens fend le cercle. Sur le côté, je découvre la mère de Lanu qui n’ose pas s’approcher, alors que d’habitude, elle ne se gêne pas. Un grand Talayen se détache du groupe.
Il vient se planter devant nous.
C’est alors qu’elle intervient :
Il se tourne vers moi :
Je serre les poings :
D’un bond, je me précipite vers l’Ancien et je lui balance le plus beau direct du droit de ma vie. Il décolle littéralement du sol pour aller ensuite se fracasser dans la poussière. Personne autour ne bouge, un silence abasourdi et pesant s’installe.
D’un pas ferme, je me détourne, je capture le poignet tremblant de Lanu, et sans personne ne nous en empêche, nous quittons les lieux.
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Je décide alors de prendre les choses en main, je commence un peu à saturer. Lanu et moi, nous nous installons dans une petite île au centre de l’archipel, là où il y a un ancien poste avancé et abandonné de mon entreprise. Comme j’ai un pass de niveau 5, je n’ai aucun problème pour en prendre possession. Le temps de tout mettre en place, de faire aussi quelques folies de nos corps assoiffés l’un de l’autre, trois jours plus tard, je me pointe au siège social, avec une idée bien arrêtée dans la tête.
Je l’embrasse, son baiser m’électrise, son corps se coule au mien, je n’ai franchement pas envie de partir, j’ai même une furieuse envie de lui faire l’amour sur place ! Mais il faut que je parte : plus vite fini, plus vite tranquille ! Je la vois devenir de plus en plus petite au fur et à mesure que je m’éloigne.
Mais voilà, ma réputation m’a précédé, cette histoire de Loki aussi. On en parle dans tout l’archipel, dans ceux d’à côté, et même dans ceux d’à côté de ceux d’à côté. Nous sommes, Lanu et moi, des célébrités, les seuls et uniques Lokis vivants, et de surcroît, pas très conformes aux morphologies et conceptions locales. Les Dieux avaient visiblement changé de camp pour admettre pareille chose !
Quand je reviens dans notre nouvelle île, j’ai grimpé de huit échelons très honorifiques dans la hiérarchie de mon entreprise (qui, au passage, administre presque la planète, ce qui peut aider) en une seule journée. Même les Terriens font ici les choses par paquets de huit ! On ne refuse pas une telle promotion et les divers avantages qu’elle offre, même si mon idée initiale était de démissionner.
Bref, j’ai décroché le gros lot : un très haut grade, les sous, les facilités, les avantages, une île, et surtout, Lanu.
Ça va faire un an d’ici que je vis avec Lanu. Au début, ce n’a pas été toujours évident, à cause des différences de mentalités dans les divers détails de la vie quotidienne. Mais, nous avons allègrement surmonté ces difficultés. Et très bien même !
Lanu a maintenant la certitude que le sexe n’est pas que physiologique et pas qu’un simple besoin naturel à assouvir. Elle adore explorer les divers degrés du plaisir et de la jouissance, du don de soi et de la possession de l’autre. Curieuse de nature, elle "sexplore" littéralement, et je ne suis absolument pas contre, d’autant que je suis concerné au premier chef !
Je suis totalement fasciné par ma belle femme, ma Lanu. Peu importe les regards assez réprobateurs de son clan ou de certains de mes collègues (les autres salivant devant ma Lanu), peu importe tout cela, elle vit avec moi et chaque matin, je me réveille à ses côtés. Et toute façon, nous vivons heureux sur notre petite île, et tout va bien. C’est ensemble que nous allons sur les autres archipels, il faut bien que je justifie de temps à autre mes émoluments. En réalité, mon travail se limite à marquer de notre présence les différents clans visités, et éventuellement de ne pas faire oublier le nom de ma société.
Pour enfoncer le clou, nous nous sommes offert un splendide mariage à la mode talayenne, avec plein d’invités partout et des festivités sur huit jours. On en parlera encore au siècle suivant. Ce sont les membres de son clan qui en ont mangé leur chapeau, Lanu étant particulièrement fière de son immense popularité auprès des autres îles et archipels.
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Dans la grande salle climatisée, je me lève : l’entretien est à présent clos. Mon vis-à-vis en fait de même. Je m’étire, il tarde à sortir, je ne suis plus très habitué à cette atmosphère plutôt fraîche. J’ai fini par considérer la moiteur comme mon climat idéal.
La porte s’ouvre et une ravissante créature dorée peu habillée entre. Anthony écarquille grand les yeux, elle est très séduisante, en effet ! Même si elle ne répond pas vraiment aux canons terriens. La Talayenne lui sourit puis vient se couler lascivement contre moi ; je l’embrasse passionnément, elle, ma femme.
Enlacés, nous quittons la pièce. Juste avant de sortir, je me retourne et lance :
(N’oubliez pas d’aller visiter les archipels voisins, on ne sait jamais)
Et nous sortons. Juste avant que la porte se referme, le nouvel arrivé murmure pour lui-même :