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Temps de lecture estimé : 28 mn
03/11/09
Résumé:  Texte écrit sous Efferalgan... Jef retrouve Lara dans un hôtel, après un long jeu sur Yahoo.
Critères:  hplusag hotel telnet travesti fellation hdanus hsodo
Auteur : Domi Dupon            Envoi mini-message
Un jour, Lara

C’est le jour J. Ou plutôt le jour L… L comme Lara. Pas Lara le retour, mais Lara la rencontre. Je suis dans mes petits souliers, à l’étroit dans mon jean (pas pour les raisons auxquelles un esprit mal tourné pourrait penser) et dans mes baskets. En fait, je porte des boots.


L’instant fatidique approche, mes doigts tremblent sur mon levier de vitesse. Maladroitement, je gare ma voiture sur le parking de l’hôtel. Heureusement, à cette heure, il est quasiment désert, ce qui m’évite d’emboutir une aile mal placée. Dans l’état d’exaltation, d’inquiétude où je suis, je ne l’aurais pas ratée.


Deux ans ! Cela fait deux ans que nous marivaudons sur la toile et qu’aux matins nos draps s’en souviennent. Jusqu’à ces dernières semaines, l’idée même d’une rencontre n’avait jamais été évoquée. Bien que ce soit mon fantasme préféré, j’avais affreusement peur alors je n’ai jamais osé aborder le sujet. Elle non plus d’ailleurs. Elle qui devait partager de semblables appréhensions. Mieux, aux termes de ces vingt-quatre mois, nous savions que nous habitions la même région mais chacun ignorait dans quel village l’autre vivait. Parce qu’en plus on est des ploucs.


Au fil du temps, une vraie, une tendre complicité amoureuse s’est construite. Par ses photos-montages, par mes textes qui s’y raccrochent, par nos dialogues mi-loufoques, mi-tendres, mi-sérieux (j’sais ça fait trois moitiés mais elle les vaut bien !), nous avons établi un lien fort. Peu à peu, nous avons réussi à vaincre notre méfiance, nos craintes, à créer quelques brèches dans cette muraille floue qui nous protégeait, à instaurer un semblant de confiance dans la suspicion ambiante. Elle connaissait mon visage mais je n’avais jamais vu clairement le sien. Son sexe m’était plus familier que ses traits.


Apparemment cette situation nous convenait à l’un comme à l’autre. La crainte d’être déçus par la réalité vraie, celle qui fait des plaies et des bosses, se révélait trop forte. D’autant que notre imagination fertile nous permettait d’inventer quasiment chaque semaine de nouvelles aventures. Ces fantasmes virtuels satisfaisaient nos désirs sans trop nous exposer. J’avais renoncé à cette idée jamais exprimée d’une possible rencontre physique.


Jusqu’à ce lundi du mois dernier ! Ce jour-là, elle m’écrivit dans un courriel qu’elle souhaitait voir notre relation évoluer, se matérialiser. Bien que dans son mail, ne soit jamais explicitement évoquée la question d’un fesse à fesse «en vrai», ce message me prit totalement au dépourvu ! Pourtant nous n’étions qu’à la fin du printemps. Si totalement d’ailleurs que je ne réalisai pas immédiatement la nature véritable de la demande. Ma réponse dut la décevoir car je lui renvoyai la balle en me cachant, comme d’hab., derrière la formule :



Le courriel suivant fut nettement plus direct. Surmontant sa timidité, dépassant ses interdits, elle me l’avoua franco de port, dans un texte où la question de savoir si c’était du lard ou du cochon ne se posait plus. Elle mettait les points sur les « i » à l’imbécile que j’étais : le monde virtuel ne la satisfaisait plus, elle désirait que nous nous rencontrions… physiquement.


Quelques semaines de tractations pour trouver un créneau de liberté commun, pour définir le lieu du match, toujours sans révéler où nous habitions, m’amènent, non pas sur la route de Memphis, mais sur ce parking de l’Étap Hôtel de Triffouillemois des Saints Doyes. J’aurais pu me contenter du Formule 1 de Têtromoux du Vit, mais les douches et les toilettes sont dans le couloir alors forcément, c’est moins classe ! Et moins discret.


Je coupe le contact. Je reste un instant immobile, les mains crispées sur le volant. Dernière hésitation, dernière possibilité de se défiler. L’envie de la connaître, le désir de la prendre dans mes bras ont raison de mes ultimes velléités de fuite. Je m’extrais de ma caisse, le cœur battant la sarabande, l’estomac à l’envers. Je suis plus remué que j’ai pu l’être pour mon premier rendez-vous amoureux quelques décennies auparavant.


En marchant vers la porte de l’hôtel, je me remémore certaines péripéties de nos négociations. Si ce fut elle la grande instigatrice, après ses premières propositions, ses doutes réapparurent et je dus faire feu de tout bois, user de toute ma tchatche, de tout mon charme (!) pour la convaincre. Yes we can !


Le climat de confiance qui règne entre nous a aboli, en tout cas à mon égard, ses peurs quasi-paranoïaques du regard de l’autre, mais il lui restait la crainte que son apparence ne me déçoive. Qu’aurais-je dû dire moi avec ma « légère surcharge pondérale », mes années, mes cheveux poivre et gris, ma myopie naissante ! En fait, j’avais les mêmes craintes qu’elle. Les mots que j’employais pour la convaincre servaient aussi à me rassurer.


M’enfin ! Il est trop tard (pratiquement !) pour reculer ! Je tape le code d’ouverture de la porte d’entrée de l’hôtel… Chambre 221 ! Cela doit vouloir dire deuxième étage ! Un regard à droite, à gauche ! Personne ne me suit ! Personne ne m’a vu ! Je vais aussi tourner parano ! Mon attitude est débile ! J’ai tellement envie de la rencontrer ! Mais le quotidien vous poursuit ! La peur du qu’en-dira-t-on est très forte même si on la nie !


Je ne vais quand même pas prendre l’ascenseur pour l’échafaud ! Je grimpe quatre à… non soyons honnête : trois à trois les escaliers ! Le palier ! Je m’oriente ! 217… 219… 221 ! J’y suis ! Mon cœur bat la chamade ! Pire que mon premier rendez-vous, j’t’dis ! Mon estomac est noué ! J’ai la chair de poule ! Et Popaul qui fait déjà des siennes ! Je frappe selon le code que nous avions convenu : trois coups, une pause, deux coups, une pause, un coup ! Les Français parlent aux Français ? Manque juste le gestapiste de service.


J’ai l’impression d’entendre sa respiration de l’autre côté de l’huis. Le battant pivote lentement sur ses gonds.


Je m’avance. Un pas et encore un pas. Je suis dans la chambre. Avant tout autre chose, je referme soigneusement la porte, on ne sait jamais. Je me retourne. La pièce est, comme elle l’a souhaitée, dans une semi-obscurité. Quelques rayons lumineux se faufilent par les interstices des volets baissés, empêchant le noir total. Mes yeux, s’habituant à la pénombre, la trouvent enfin. Silhouette inquiète, réfugiée dans le coin le plus éloigné de la fenêtre.


Round d’observation ! Immobilité ! Seul le bruit de nos respirations un tant soit peu oppressées ! Notre inquiétude est palpable. C’est trop con, on ne va pas rester figés comme deux statues ! Prenant mon courage à deux mains, je m’approche :



La cata ! Ma voix, que j’aurais voulue chaude et sensuelle, comme celle de Sinatra croonant «Strangers in the Night» accoudé au bar, ressemble au mieux au coassement d’une grenouille en rut près d’une mare à la tombée de la nuit. Elle doit me trouver franchement ringu ! Qu’une envie : faire demi-tour et m’enfuir à toutes jambes ! Run Forrest, run.

Heureusement lorsqu’elle me parle, je constate que sa voix est, de la même manière, cassée, voilée par la trouille.



De parler me rend un peu d’assurance, ma voix devient moins chevrotante. Je continue :



Putain ! Quelle classe ce dialogue ! Digne d’Audiard ! Nous étions meilleurs sur le net. Mais il faut éliminer cette gêne qui nous étreint.



Après ces quelques mots d’une haute qualité culturelle, le silence se réinstalle, aussi pesant. Vraiment pas évident ! On doit avoir l’air hachment malins, tous les deux ainsi plantés !


Sensation de contempler une de ces nombreuses photos qu’elle m’a envoyées. Même dans cette chambre, alors qu’à peine un mètre nous sépare, elle parvient, pour quelques ultimes secondes, à maintenir ce flou artistique, à rester dans l’ombre, à se cacher derrière les rais infimes du soleil.


Toute de noire vêtue : elle a passé son petit gilet sur cet espèce de boléro qui lui colle comme une seconde peau. Sa jupette en cuir complète sa toilette. Je la devine plus que je ne la vois, dressée sur ses hauts talons, émue, fragile silhouette tremblotante. D’accord, mon état ne vaut guère mieux. L’angoisse me gagne et m’étouffe.


Soudain… Je suis incapable de dire qui a fait le dernier pas… Je sens son corps s’écraser contre le mien. Elle tombe littéralement dans mes bras.


Instinctivement, je l’enlace. Mes/ses bras l’/m’enserrent doucement, tendrement. Sa tête se niche au creux de mon épaule. Nez dans sa chevelure. Subtilité de ses fragrances, de son parfum. Canal N° 5 probablement, elle m’en a souvent parlé. Doigts caressant dans ses cheveux blonds artistiquement décoiffés. Deux personnes à la mer qui se raccrochent l’une à l’autre pour ne pas sombrer. Dès que le vent soufflera, je repartira…


Instant d’émotion intense. Seconde unique et à jamais passée… Plus jamais, nous n’aurons cette sensation ! Corps qui découvrent leur réciproque chaleur. Respirations en synchronie. Cœurs qui cognent en harmonie. Étrange sentiment de béatitude. Aussi poignant que le 785ème épisode des «Feux de l’Amour» quand Brenda s’aperçoit qu’elle a des fuites urinaires. Je me sens très con de ressentir de telles émotions, et un peu plus jeune aussi.


Nos corps/cœurs se sont reconnus, se sont trouvés. Le fil savamment, patiemment tissé sur la toile, soudain, s’est matérialisé. Nous savons, l’un comme l’autre, qu’aujourd’hui nous allons en éprouver la solidité. Inch Allah ! Un pas immense vient d’être franchi. Peu à peu, l’étau qui me broie le cœur et les tripes se relâche. De son côté, je sens son corps se décontracter, sa peau redevenir souple.


Ma main abandonne ses cheveux, je cueille son menton entre deux doigts et amène, avec douceur, sa bouche à la rencontre de la mienne. Contact de nos lèvres ! Décharge électrique ! De Funès dans «Le Gendarme de St Tropez» quand il embrasse sa belle ! Frisson qui se propage le long de ma colonne vertébrale ! C’mon, Baby Light my Fire !


Lèvres sèches d’angoisse, de désir, d’attente. Délicatesse de son rouge à lèvres. Lèvres s’entrouvrent. Les extrémités de nos langues se saluent. Je donne ma langue au chat. Nos mains jouent dans nos cous, nos cheveux. Massage de nuque relaxant. Étrange baiser langoureux, tendre, dénué de toute agressivité, de tout désir de possession. Besoin d’une tendresse rassurante, nécessité de se reconnaître, de retrouver cette virtuelle tendre complicité.


Yeux fermés, je me livre entièrement aux sensations neuves qui m’assaillent : effluves de son parfum, tressaillement de son corps contre le mien, tacapoum de son cœur contre ma poitrine, crissement de ses cheveux sous mes doigts. Vertige de l’amour…


Progressivement, ses lèvres se disjoignent libérant un étroit passage où ma langue prudemment s’introduit. L’humide fraîcheur de son palais chasse la sèche impression de mes lèvres. Sa langue, coquine, agaçante, tourne autour de la mienne. Nos lèvres se soudent dans un baiser plus passionné. La chaleur grimpe de plusieurs degrés. Nos corps se relâchent totalement, nos torses s’emboîtent. L’angoisse disparaît définitivement pour laisser place à de plus agréables émotions.


Ma dextre, libérée, réalise un rêve ancien, elle se pose sur ses fesses. La fermeté suggérée à travers les photos est confirmée par la réalité. Promenade découverte sur cuir lissé. Les contours, si bien dessinés par l’étoffe tendue, de son si réellement beau petit cul. Doucement, j’attire son bassin contre le mien. Good Vibrations !


Son sexe, bien qu’étroitement prisonnier de la jupe, la déforme. Sa voluminosité pèse contre Popaul. Lui aussi rencontre quelques difficultés à rester tranquille dans son slip. Malgré ce désir, qui, comme la petite bête, monte, monte, monte, nous sommes très loin de la joute sexuelle.


L’émotion la plus intense ne vient pas de ma queue, mais de beaucoup plus haut. Il est facile de raconter une scène de sexe pure et dure, il est beaucoup plus compliqué de raconter les émotions qui s’y mêlent (ou qui s’en mêlent, voire s’emmêlent) quand le sexe n’est plus seulement le sexe, mais aussi l’expression d’un sentiment, qu’il soit amoureux ou seulement l’expression d’un tendre attachement.


Bien sûr, découvrir sous mes doigts la fermeté de son si sijolipetitcul, discerner sa raideur contre mon ventre déclenchent chez moi une excitation primale, animale des plus compréhensibles, mais cette excitation vient de plus loin. Provoquée, bien plus profondément, par des mois et des mois d’échanges, de séduction, de fantasmes. Et encore de plus loin et de plus profond, par la joie intense, de sentir son cœur battre, son corps s’alanguir, la peur l’abandonner, la confiance la posséder. Mes mains sur son cul, sa tige contre ma queue, c’est la concrétisation d’un long processus.


Toutes ces pensées bouillonnent dans ma tête tandis que mes mains, il faut bien l’avouer, continuent leur reconnaissance tactile en douceur, en douceur et profondeur. Elles remontent maintenant le long de son dos ! Tiens, elle a mis un soutif ! Elles redescendent le long de ses hanches pour mieux revenir vers l’avant de sa poitrine. Ses hanches si féminines, perceptiblement évasées. Elles remontent les bonnets de son 85B. Très jeune fille comme il faut, elle s’abandonne à mes caresses, sans pour autant se laisser aller à prendre de chaudes initiatives.


Ses bras, timides, restent, chastement, autour de mon cou. De ses longs doigts fins, elle masse tendrement ma nuque, jouant avec les cheveux fous qui la recouvrent, mais sans jamais s’égarer plus en avant.


Dans cette pénombre complice, je repousse légèrement le haut de son corps afin d’avoir un accès plus facile à sa poitrine. Je pétris celle-ci à travers son boléro en insistant sur ses tétons que mes doigts sont parvenus à capturer. Ma queue, en complète érection, se frotte contre sa tige qui semble accueillir ces approches d’une raideur très favorable. Il faut absolument que je me reprenne sinon, je vais inonder mon slip prématurément. Et ce n’est pas du tout ce que je désire.


Avec une précautionneuse volonté, je me détache de son étreinte sans interrompre notre baiser hollywoodien. Mes mains courent dans son dos, sur ses épaules, les dégageant insidieusement de leur sombre gangue. Exit le gilet.


No problemo pour remonter le boléro à la mince étoffe facilement extensible le long de son torse à la peau si soyeuse. Plus dur pour mes grosses paluches de dégrafer le dérisoire soutif aux minces attaches.


Découvrir sa poitrine. La contempler en direct live. Celle-là même qu’elle a eu tant de mal à dévoiler face à la cam. Trop honte de ses œufs sur le plat. Un an de patience, avant qu’elle accepte de les montrer. À tort ! Voir de mes yeux, ces deux discrètes proéminences lisses coiffées à leur cime de ces deux mirifiques fraises des bois…


Lorsque mes mains, parvenues à mi-bras, découvrent enfin ces deux joyaux de sa couronne, le chronomètre s’arrête, le temps suspend son vol, les heures propices retournent en cours et Alphonse tombe dans le lac. Une mouche qui traverse la chambre en arrête de battre des ailes et tombe en vrille sur la moquette pas très nette.


Au diable Jane (Fonda), Marilyn, Pamela, Naomi, Angelina, et les autres… Elles n’ont que de stupides mamelles, souvent gonflées au silicone, comparées à ces deux petites merveilles que je peux enfin admirer, que je vais enfin pouvoir toucher, que je vais enfin pouvoir goûter.



Je ne peux pas répondre à son impertinence car mes lèvres dénuées de toute volonté sont déjà en train de goûter à ses petits fruits rouges. Alternativement, droite, gauche, ils subissent des succions appuyées. Pas de jaloux. Ma langue, s’en mêlant, léchouille l’extrême extrémité des pointes érectiles.


Je poursuis mon entreprise d’effeuillage. Son haut disparaît du paysage. Je suppose qu’il a dû atterrir quelque part sur le lit ou ailleurs. Le soutif suit le même chemin.


Son torse enfin à nu ! Que je ne contemple pas, tant je suis occupé, de ma bouche, à réjouir ses nénés et à évacuer sa jupette par le bas… Avec toujours la même complaisance complice, elle accompagne mes avancées, me facilitant la tâche. Sans plus ! Si je ne sentais la légère accélération de sa respiration, ses tremblements incontrôlés et surtout le bourgeonnement de sa tige, je pourrais penser qu’elle est indifférente à mes caresses. Sa jupe rejoint le reste de ses oripeaux… quelque part dans la chambrette.


En string, en bas et en talon…

Il faut que je voie !

Interruption du baiser.

Je me recule pour admirer.



Mes yeux se sont habitués à la semi-obscurité. Enfin je peux distinguer plus qu’une ombre. Je découvre son corps libéré de tout artifice. Ce corps gracile si féminin, si lisse. Cette peau uniformément couleur de pêche barrée d’un triangle noir que déforme une protubérance conséquente. D’abord, elle a un mouvement de crispation, de recul puis elle relève la tête.


Mes yeux se plantent dans les siens.

Pas besoin de mots…

Transfert de données…

Mise en réseau…

Toutes nos peurs…

Toutes nos inquiétudes…

Toutes nos interrogations…

Tous nos fantasmes…

Tous nos désirs…

Tous nos sentiments…

Tout, tout, tout, vous saurez tout…


En quelques secondes muettes, en faisceau d’ondes concentrées, tout passe de l’un à l’autre… Son visage grave s’éclaire d’un début de sourire et de sa bouche, soulagée, libérée, s’échappe :



Ses mains, à leur tour, s’échappent et empoignent ma veste qui s’envole pour une destination inconnue. Dans le même mouvement, elle s’attaque à mon t-shirt. À peine le temps de respirer que déjà, il passe au-dessus de ma tête et atterrit… ben en fait, je ne sais pas où car sa bouche a déjà absorbé mon téton droit, sa main gauche s’acharne sur la boucle de mon ceinturon, boucle qui ne résiste guère… Alors ce qu’est devenu mon t-shirt est le cadet de mes soucis. Every little thing you do is magic.


De la folie, cet échange de regards l’a complètement libérée. Je ne sais pas comment elle fait pour me débarrasser de mes boots et du reste, mais je me retrouve à poil devant elle, Popaul (le mien) au garde à vous dans sa main gauche, sa main droite qui joue aux boules (les miennes) et ses lèvres toujours absorbées/absorbant mes tétins érigés.


Je la relève.

Mes mains sur ses reins.

Ses lèvres contre les miennes.

Son corps contre le mien.

Sa queue contre la mienne.

Le rêve !


Oh Lord !

Quelle sensation !

Nos nudités accolées !



Je dégage sa tige de sa protection de dentelles.

Sa raide chaleur frotte ma queue bandée !

Nos peaux glissent l’une contre l’autre !

Hou là là ! C’est l’Etna, que dis-je, le Vésuve !

Danger éruption…


Je me dégage brutalement la laissant indécise, inquiète, déconcertée devant ce brutal abandon. Je cafouille :



Se débarrassant de ses escarpins, elle s’allonge sur le lit. Je remarque que, en femme soigneuse, elle l’a ouvert, repliant soigneusement le couvre-lit. Avec une œillade moqueuse, elle me lance :



Message qu’il est totalement inutile de me répéter. En moins de temps qu’il faut à un éjaculateur précoce pour faire son affaire, je suis à ses côtés.



Mettant toute la douceur et la sensualité dont je suis capable, je fais glisser dans une lente caresse son petit bout de dentelles le long de ses jambes fuselées. Les bas crissent sous mes doigts.



Il suffit de demander ! Je dépose de minis mimis mouillés sur ses mignons petits petons. Je retrouve l’agréable sensation procurée par ses lèvres sur la soie synthétique des bas. Avec une lenteur calculée, ma bouche, de baiser en baiser, remonte le long de sa cheville, de ses jambes pour arriver jusqu’à… Avec une certaine perversité, j’évite les centres de sa féminité embrassant l’extérieur de ses cuisses. Sur ma lancée, je goûte à son ventre, à ses seins, à son cou pour finir mon odyssée sur sa bouche.


Alors que nos lèvres se joignent pour la seconde fois, nous nous enlaçons dans une tendre étreinte. Oh Lord ! What’s happened to me ? J’suis sur quelle planète ! Étrange émotion ! Nos corps se complètent, s’amalgament ! Faut pas déconner, Bébé ! Hey, j’suis quand même venu pour baiser ! C’est quoi c’truc qui m’envahit ! C’truc gluant, niaiseux ! C’est quoi ces mots qui viennent dans ma bouche et que je susurre à son oreille ! Et elle, qui ronronne sous mes mots caresses, mes mots tendresses, mes mots bleus…


Attends, on n’est pas sponsorisé par Gala ! Heureusement, nos bites palpitant l’une contre l’autre redonnent un air de réalisme à la scène. L’action m’échappe ! Tout se mêle, s’emmêle ! Nos langues ! Nos jambes ! Sous quelle étoile suis-je né ! Nos ventres se frottent, se tordent, se repoussent, s’attirent… Ses tétons, mes tétons, qui tétons-nous ! Mais tais-toi donc ! Arrête de «murnauder » dans mon oreille…


Mais qu’est-ce qu’elles font ses mains ?

Oh oui ! N’arrête pas !

Sûr qu’elle n’a que deux mains…


Pourquoi ma poitrine dessine-t-elle des zesses sur son dos ?

Qu’est-ce qu’on fait couchés en chien de fusil, quasiment en position fœtale ?

Comment ma bite prête à éclater est-elle arrivée entre les deux quartiers de son sijolipetitcul ?


Mes mains cramponnent ses mamelons.

Les jumelles qui viennent nous servir à boire.

Oubliées toutes les préparations homéopathiques de mes fantasmes.

Mon gland rouge de sang appuie contre son œillet entrouvert.

La chair ferme de son sijolipetitcul enserre ma hampe raide.

Franche poussée rectiligne.

Son anneau, délicat, se détend.

Ma tête de nœud s’enfonce quelque peu dans son entresol.

Trop facilement ! La coquine ne s’était pas contentée de préparer le lit.

Elle avait lubrifié son entrée en bonne petite ménagère !

Elle gémit. De plaisir ? De Douleur ?

Ses mains s’accrochent aux miennes.

Son sijolipetitcul se projette contre mon ventre.

Le gland est passé.

Son anneau, précieux, se referme sur lui.

Elle frémit. De plaisir ? De Douleur ?

J’accentue la poussée.

Centimètre après centimètre.

Mon membre glisse en cet étroit tunnel.

Un dernier effort.

Ses fesses contre ma brioche.

Longue plainte. Plaisir ? Douleur ?

Mes couilles poilues trinquent avec ces boules lisses.


Ça c’est fait, je dirais même plus, ça s’est fait ! Je suis en elle, entièrement en elle ! J’ai rêvé de cet instant des centaines de fois. Elle a fait je ne sais combien de montages photo où ma bite la pénétrait. Je lui ai écrit je ne sais combien de contes où, imparablement, ma queue terminait son périple au fond de son vagin. À chaque fois, j’imaginais/nous imaginions mille délicatesses, mille préparations pour que cette première pénétration lui soit douce ! Et puis voilà j’suis en elle, je l’ai "déviergée" presque sans m’en apercevoir, sans avoir pris aucune précaution spéciale, sans l’avoir longuement préparée avec mes doigts et ma langue.


Si j’en juge par les tendres pressions de ses mains sur les miennes, par sa respiration apaisée, par les crispations de son anneau, j’ai le sentiment que ça s’est plutôt bien passé pour elle. Comme quoi avoir une bite d’un diamètre décent présente parfois des avantages.


Nous savourons la magie de l’instant, nos doigts tendrement entrelacés sur sa poitrine. Popaul, bien au chaud dans son étroit conduit bien lubrifié, en bave de bonheur.


Ses mains conduisent les miennes au-dessus de son clito bandé et leur impriment les caresses qu’elle attend. Commence alors un étrange ballet qui a son sexe pour centre d’attraction.


Dans le même temps, ses fesses exercent une langoureuse et suave oscillation contre mon pubis, provoquant de légers déplacements de ma queue dans son vagin. Je me laisse aller à ces délicieuses manœuvres et je couvre ses épaules, sa nuque, son cou de baisers câlins. Au bout de quelques minutes de ces petits jeux, la tension monte à El Paso…


Les gestes de tendres deviennent pressants.

Son sijolipetitcul s’agite plus intensément.

Popaul entre (et sort) en action.

Il sort presque entièrement de son antre pour mieux s’y enfoncer ensuite.

Ses mains libèrent les miennes et leur laissent l’initiative.

Aussitôt la droite branle son clito devenu énorme,

Contrepoint logique de mon pilonnage rectal.

L’autre pour ne pas s’ennuyer pénètre sa bouche,

D’un index curieux qui taquine sa langue.

Ses mains enthousiastes maltraitent ses propres tétons.

Elle murmure des mots sans suite, incompréhensibles.

Compression de son gros bourgeon par ma main exaltée.

Popaul s’active de plus en plus profondément.

A chaque poussée mes couilles viennent cogner les siennes.

Concert pour quatre boules et deux bâtons.

Suçon sur son épaule, délicate morsure de son lobe.


Je suis plutôt du genre silencieux dans l’amour, mais là, j’ai envie de crier.


Dernière ligne droite… Changement de braquet… Dressé sur les pédales, le 55 x12… Ça fume dans les chaumières ! Je crie ! J’sais pas ce que je crie. Pas Aline en tout cas. Je ne sais pas si elle entend car elle gémit/crie aussi fort que moi. D’ailleurs, la chambre n’est plus que bruits : grincements du sommier qui a connu des jours meilleurs, flip flop de nos corps transpirants se heurtant, ahanements de nos respirations haletantes accompagnent nos voix.


Doit y avoir des auditeurs derrière la porte ! On doit se régaler dans les chambres mitoyennes. Je suppute que s’il y a des solitaires, ils doivent maltraiter leur bite.


Je coulisse en elle sans aucune gêne, tant son connet est dilaté et lubrifié, à un rythme de plus en plus élevé. Finis les chemins de traverse sentimentaux, nous sommes au cœur du sujet. Je la masturbe avec la même fougue que je la baise. Les tressautements de son clito annoncent une proche issue. J’accélère encore ! Attention à ne pas couler une bielle avant la ligne ! Faire des phrases, plus possible !


Des étoiles !

Flip flop ! Flip flop ! Flip flop…

Ton clito crache son divin venin… Ma bite déverse sa semence.

J’en ai plein les mains… T’en as plein le vagin.

Mais je continue… Mais je continue.


Je continue à baiser ce cul complètement inondé, complètement ouvert, offert.

Je continue à déverser en elle mon foutre fumant.

Impression que j’ai deux ans de jute à livrer.

Je ne cesse, avec fureur, d’astiquer sa tige dégoulinante.

Elle hurle ! Je hurle ! Nous hurlons notre plaisir !

Je ne sais plus où je suis ! Où j’en suis ! Ce que je fais !



Mais je persévère. Ses coups de cul indiquent la même volonté. Quand, enfin, mon index a essuyé sa dernière goutte, quand son cul a absorbé ma dernière goutte, nous nous affalons sur le lit, groggy. Nous nous endormons dans cette position. Ma bite toute flapie dans son cul trempé, son clito ramolli dans ma main poisseuse.


Fin du premier round. Turn out the lights.



********************



Je dors peu. Je suis réveillé par des gouzis-gouzis sur Popaul. Je devine une bouche active. Cette petite coquine de Lara le lèche consciencieusement. Vraiment une gentille petite femme d’intérieur qui n’attend pas que les taches sèchent avant de nettoyer. Avec l’emballement de la jeunesse, elle se livre à un décrassage complet de mon service trois pièces.


La troussée express qu’elle vient de vivre a levé ses inhibitions. Je me vote à l’unanimité plus une voix, un satisfecit. Pour qu’elle mette tant d’ardeur à réanimer Popaul, il faut croire que son dépucelage ne l’a pas traumatisée. Elle broute ma biroute et mes boules comme si elle n’avait fait que ça toute sa vie. Vite un vit ! Le mien reprend vie doucettement. Faut pas le brusquer. J’ai plus vingt ans et un peu de retard à l’allumage. Mais j’apprécie l’intention. Je l’encourage même en caressant sa tête blonde.


Ma jeune maîtresse - ben oui un peu plus de trente ans nous séparent - a une chevelure magnifique. Pas une perruque minable, mais de vrais cheveux, blonds, qu’une copine coiffeuse entretient avec amour (amour qui n’est pas payé de retour).


Popaul reprend des couleurs et du volume par la même occasion. C’est pas encore le pic du Midi, mais ce n’est plus Jo l’escargot. J’entrouvre un œil. La luminosité a changé. Turn up the lights. Ma petite amoureuse avait envie de « voir », elle a éclairé les appliques.


Elle est agenouillée entre mes jambes, la croupe en l’air. Tiens, dans le feu de l’action j’ai oublié ses bas. La laissant à ses caresses buccales, je prends le temps de l’observer. Depuis deux ans que dure notre aventure sur la toile, je n’ai jamais pu la mater qu’au travers de sa cam (bonjour la qualité) ou des photos-montages qu’elle m’envoyait. Elle doit, malgré son jeune âge, idolâtrer David Hamilton, vu la constance avec laquelle elle usait du flou artistique.


Son dos uniformément bronzé, sa taille de guêpe, la tache blanche incongrue d’un derrière qui n’a jamais connu le soleil. Dans son quotidien, Lara est trop prude pour la nudité intégrale en public, même en privé à ce qu’elle m’a raconté. Aujourd’hui est l’exception qui confirme la règle.


Afin d’être plus opérationnelle, elle s’est mise légèrement de biais. Heureuse idée qui me donne une vue imprenable sur ses jambes, surtout la gauche. Comme ça que j’ai vu qu’elle avait gardé ses dim-up. Lors de nos discussions sur Yahoo, elle m’a avoué que dans son adolescence elle avait suivi des cours de danse. Sa musculature fine et déliée soulignée par les bas montre que son corps en a conservé le profit. Chuis sans doute d’un autre temps, mais des jambes gainées même de soie artificielle, ça me fait bander. Pas besoin de penser à Fernande.


Quand en plus, y a une bouche débutante, mais désireuse d’apprendre qui vous fourbit l’arme du crime… Lara doit sentir le changement. Sa tête se redresse. Elle contemple son œuvre puis son regard dévie vers moi.



En fille obéissante, elle va immédiatement chercher une réponse à la source. Popaul, pour toute réponse, se contente de baver. Pas rebutée pour autant, Lara, d’une langue agile, soulage mon méat à moi de ces quelques gouttes inopportunes, et, pour plus de sûreté, lèche le gland entier. Pour assurer définitivement son asséchage, elle parcourt le membre sur toute sa longueur. Arrivée à la base de ma bite, elle gobe mes couilles velues.


Jouissif de voir sa tête s’agiter entre mes cuisses.

Jouissif de sentir ses doigts encercler ma bite.

Jouissif de sentir sa main coulisser autour de mon membre.

Jouissif de voir sa tige battre la mesure contre son ventre.

Mais hachment frustrant de ne rien faire.


Je renverse la situation et Lara par la même occasion. Sur le côté, tête bêche, elle peut toujours tutoyer Popaul d’une main sûre, me bouffer les couilles, voire envoyer un doigt fripon en reconnaissance un peu plus bas. Elle ne s’en prive pas. Mon troufignon (non, pas le coureur cycliste) frétille sous le chatouillis de ses faux ongles manucurés.


Quittant ma queue, sa petite menotte tente d’empaumer mes grosses couilles. Sa bouche la remplace sur ma queue. Bouche pourtant pas étroite sur pas si gros gland que ça. Compliqué d’ouvrir suffisamment celle-ci pour recevoir une bite quand c’est la première. Une cuillère pour maman, une cuillère pour papa. Attendrissants, les efforts qu’elle fait pour y parvenir. On reconnaît la débutante. Quand on a la volonté, on peut tout… Quelques déglutissements plus tard, le gland passe. Et quand le gland va, tout va ! Ce n’est plus qu’une question de profondeur.


Son clito se dresse à quelques tout petits centimètres de ma bouche. Bien décalotté, la larme à l’œil - larme que j’efface d’un léger coup d’index - il jaillit avec élégance d’une toison aussi bien entretenue que le gazon de ma voisine, une vieille anglaise. Mes yeux sont nettement insuffisants pour satisfaire mes envies.


Les centimètres deviennent millimètres. Les millimètres deviennent… Ben rien du tout car mes lèvres disjointes coiffent l’extrémité du bonhomme décapuchonné puis l’absorbe entièrement. Ma langue, espiègle, titille la fente pleurnicheuse, essaie de s’y insinuer. Les soubresauts provoqués par cette manœuvre m’incitent à battre en retraite. Je range temporairement ma langue. Je ne vais pas en rester là. L’appétit vient en mangeant et le foutre en suçant. Ma bouche engloutit voracement ce bourgeon dont la dimension a juste la bonne mesure. Les poils de son pubis me chatouillent les narines sans que je doive jouer les gorges profondes.


Son faible diamètre m’autorise de nombreuses variations : des montées très light, frôleuses ; des descentes où je ne touche même pas cette mignonne tige ; des arrêts plus ou moins limités ; des passages léchants, d’autres léchés ; une langue canaille qui s’attarde sur les veines dorsales et scrotales. Pleins de petites attentions qui la ravissent.


Ma grosse paluche contient facilement ses boules, à l’échelle de sa tige, délicates aux sacoches rétractées par le désir. Mon index peut même s’insinuer entre ses fesses et masser son deuxième sexe encore visqueux de nos précédents amours. Knock-knock-knockin’on heaven’s door. Une friction un peu poussée, et voilà-t-il pas qu’il s’enfonce sans crier gare. Je ne résiste pas à approfondir le sujet.


Entraînant ses génitoires, ma main complète, écartant les deux sphères, s’insinue dans la raie. Majeur et index, dans une sainte alliance, entament une perquisition en règle à la recherche d’un point Q qui se révèle multiple. Chaque nouvelle action des deux enquêteurs occasionne des réponses variées, mais positives. Notamment quelques gémissements du meilleur goût, des contractions annulaires symptomatiques. Lara a le plaisir expressif.


Depuis que j’ai commencé d’investiguer, ma petite camarade de lit oublie carrément de s’occuper de mon cas. Pas grave, je me contrôle d’autant mieux. Sa tête repose sur ma cuisse, ses lèvres collées à mon pieu. Délicieusement excitant de sentir ses effets de voix, les variations, les défaillances de son souffle, contre mon membre au gré de mes caresses.


Sa menotte inactive vient chercher la mienne, celle qui joue avec ses noisettes. Glissant sa main sous ma paume, elle entrecroise ses longs doigts fins avec mes gros francforts. Je pourrais facilement lui broyer la main. Elle nous emmène vers sa poitrine, juste esquissée. Elle nous promène d’un mamelon à l’autre, les remontant hauts sur sa gorge. Elle nous conduit à ses tétons érigés. Commence un jeu de pouces. Nous enserrons une de ses minces tétines entre nos pouces solidaires. Nous la roulons, la pinçons, la tordons, l’étirons, la pichenettons. Quand nous l’avons bien suppliciée, nous passons à sa jumelle.


Cette nouvelle activité enflamme ma bouche et mes doigts qui accélèrent le mouvement. Ah ça ira, ça ira, ça ira ! Pour aller, ça va, mais Popaul ne se contente plus de variations pour un soupir. Il veut du concret. Il se trémousse et appuie sa tête contre les lèvres de Lara. Ma jeune maîtresse reçoit le message cinq sur cinq. Sa bouche, déjà plus experte, gobe mon gland et absorbe ma queue gonflée de sève. Elle calque son rythme sur le mien, ses jeux de langues aussi. 2009, année érotique.


Cette interprétation à deux flûtes dégénère vit. Des soubresauts inopportuns agitent tout à tour les attributs de chaque sujet. Je déteste les films pornos avides de foutre qui coule bien visible. Moi y’en a être primate primaire, j’aime bien me déverser là où c’est fait pour. Si c’est pour finir par une branlette, je peux le faire tout seul. Quant à la bouche de Lara, pas cette fois, pas pour sa générale.


Faut que j’arrête de soliloquer sinon y’aura plus rien à décider. D’un geste déterminé, je m’extrais de sa bouche, je largue son bourgeon en plein envol, essuyant au passage mes doigts gluants sur le drap. Total contrôle sur les opérations, c’est moi le mâle après tout. J’allonge ma petite chérie sur le dos, installe un des oreillers sous sa tête, et l’autre sous son sijolipetitcul. Je lui demande poliment, mais fermement de prendre ses jambes par les genoux et de bien les remonter. My God ! Quel plaisant spectacle. Ainsi positionnée, elle offre à ma turgescente lubricité une vue panoramique de sa féminité.



J’ai honte, mais la teneur de nos dialogues ne s’améliore pas. Also sprach Zarathoustra, avant de se tirer une balle dans le pied.


Pas seulement philosophe, mais aussi poète, je prends le flacon et je déverse une bonne quantité de lubrifiant entre ses fesses. Utilisant ma queue, je barbouille consciencieusement l’entrée de sa caverne d’Ali Baba. Va falloir que je fasse les quarante violeurs à moi tout seul.


Ici l’expression « enfoncer des portes ouvertes » prend tout son sens. Ma petite si chérie est si bien ointe que mes couilles cognent le bas de ses reins la seconde suivant ma tentative d’introduction. La coquine jette tout aussi vite ses jambes et les croise dans mon dos, écrasant son bourgeon entre mon bidon de buveur de Kro et son jeune ventre si plat.


Non contente d’user de ses jambes, ses bras autour de mon cou m’attirent contre elle.

Bouches se rencontrent.

Lèvres se touchent, se décèlent.

Langue (la mienne) en attaque, force le passage.

Langue (la sienne) en défense, tourne autour, lance ses piques.


La mâtine me tient prisonnier entre ses membres. Je ne peux pas bouger. Faut dire que j’essaie pas trop. Je sais ce qu’elle veut. Un vieux fantasme souvent évoqué. À elle de jouer.


Son bassin imperceptiblement bouge.

Oh ! Un mouvement insignifiant.

Suffisant pour que sa tige coincée, comme elle l’est, en ressente les effets.

Suffisant aussi pour que ma queue frémisse.

Après quelques mesures, entrée du second instrument : son anneau se contracte dans le même tempo que ses oscillations.

Troisième instrument ; ses ongles griffent mon dos le long de ma colonne vertébrale. Nettement meilleur qu’en virtuel.

À moi de glisser mes paluches entre nos poitrines.

À moi de rejoindre nos tétons, de presser les siens contre les miens et lycée de Versailles.


Cette situation, nous l’avons vécue plusieurs fois virtuellement, nous connaissons chaque geste. Aucune surprise dans le déroulement. Le ressenti, p… y a pas photo. Même différence qu’entre une pisse d’âne du Beaujolais et un Côte Rôtie. Je comprends, à cette seconde, qu’entre nous le virtuel c’est fini. Y aura plus de scénar, de montage photos possibles.


Oups ! Ça déraille ! Ses balancements de bassin n’ont plus rien d’anodins. Son ardeur soulève mon gros cul. Elle se masturbe avec virulence entre nos ventres réunis. Elle largue notre baiser en vol, laisse aller sa tête sur le côté. De sa bouche entrouverte s’échappe une plainte allant crescendo. Faut que je mette un coup de rein sinon ça va patiner avant le sommet.


Alors que ses jambes descendent sur mon cul qu’elles massent sans douceur, mes paluches malaxent vigoureusement ses mamelons, plantant mes ongles chaque fois que possible dans ses tétins.


Dernier acte de notre vieux scénar.

L’artillerie lourde.

Bien cramponné à ses seins j’écarte les bras pour l’ouvrir encore plus.

J’écarte mes jambes pour soulever encore un peu plus son petit cul.

Et en avant la musique.

Pour sûr c’est pas du Mozart !

Encore moins du Céline Dion !

Je la pistonne avec la même rudesse que je traite ses nénés.

Reparti pour un tour.


Love me two times, baby

Love me twice today

Love me two times, girl

I’m goin’ away


Pour going no problem !

Gouttes de sueur qui m’aveuglent.

Quelle gonzesse !

Son bassin est agité par la même houle que le mien.

On va avoir des bleus.

Sa tige me défonce le bide.

Cramponnée à mon cou.

Putain j’vais v’nir !

La garce ! Mon oreille ! Gaffe à tes dents !

Mes boules dans son vagin.

Mon ventre. C’est quoi ce liquide !

Je me liquéfie ! Son anneau me tète la bite !

Elle a hachment faim.

Viens, Jef, viens, viens, viens !

J’paaaaaaaaaaaaars…



Après ces paroles définitives, nous nous câlinons un grand moment ! Lara, femme parfaite, insiste pour nettoyer de sa bouche gourmande les « saletés » qu’elle a faites sur mon ventre et aussi sur mon vit. Bon prince, je souscris à ses demandes. Ensuite nous prenons une douche ensemble mais en tout bien tout honneur. À dire vrai, sauf d’utiliser mes doigts, à la seconde présente je serais incapable d’honorer qui que ce soit.


Je me rhabille pour aller à ma voiture chercher quelques victuailles. Je voulais qu’on se fasse un resto. Elle m’a opposé un « non » ferme et non négociable. Nous faisons la dînette sur le lit. L’heure du départ approche. Idem, je lui ai proposé qu’on dorme ensemble, même fin de non recevoir.


Je passe au cabinet de toilette pour me rendre présentable et aussi (instant de grande poésie) pour vider des intestins récalcitrants. Ces quelques minutes suffisent à Lara pour s’habiller et se refaire une beauté. Quand je reviens dans la chambre, elle est passée du noir au rouge. D’abord un haut très sexy presque soie qui épouse son torse, faisant ressortir sa poitrine juvénile, ensuite une minijupe ras la touffe et pour finir de nouveaux escarpins aux talons étourdissants. Sans oublier un peu de fard et de rouge à lèvres.


Sur ses talons, elle est aussi grande que moi. Quand elle jette ses bras autour de mon cou, ses lèvres sont juste à la bonne hauteur. Que voulez-vous qu’il arrive : un dernier baiser langoureux, amoureux.


Elle me raccompagne jusqu’à la porte. Alors que celle-ci se referme déjà, elle me lance :



La porte claque avant qu’elle ne termine sa phrase. Le plus beau jour… Exagération littéraire sans doute. Mais ça fait toujours plaisir à entendre.


Aussi est-ce le cœur content, le corps apaisé que, dès le lendemain, je me connecte à Yahoo. Personne. Le surlendemain et les jours suivants idem. Passent les jours et passent les semaines, ni temps passé, ni les amours reviennent. Je circule un peu en voiture dans la région où je crois qu’elle vit. Je consulte même les avis de décès. Au bout de plusieurs semaines, j’admets la vanité de mes efforts, je renonce. Aujourd’hui encore de temps à autre, je me connecte dans l’espoir qu’elle revienne. Parfois je me retourne sur une silhouette…


Une question me hante toujours : s’il ne lui est rien arrivé, de quoi a-t-elle eu peur ?



Je dédie ces lignes à Linda.

Si tu me lis, je regrette que notre aventure virtuelle se soit arrêtée aussi bêtement.