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n° 13515Fiche technique22346 caractères22346
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Temps de lecture estimé : 16 mn
07/10/09
Résumé:  À bord d'un vaisseau spatial, deux jeunes gens élevés comme frère et sœur, décident d'approfondir leurs relations, pourtant déjà bien intimes par certains côtés.
Critères:  #sciencefiction fh jeunes freresoeur amour cérébral lingerie 69 fdanus hdanus
Auteur : iam.knowbodies  (Un fantôme sur le Réseau...)            Envoi mini-message

Série : Errances

Chapitre 01 / 15
(R)éveils


Ardent commençait à s’énerver. Il avait déjà parcouru les trois quarts du Souffle-Étoile, et toujours aucun signe de sa sœur. Elle restait injoignable par le système de communication interne, et semblait s’être évaporée de la zone habitée (au demeurant fort réduite, puisqu’il n’y avait que trois membres d’équipage pour toute cargaison humaine). Il « sentait » toujours sa présence, donc elle n’avait pas quitté le vaisseau – pour aller où, d’ailleurs ? Ce n’était pourtant pas le moment de se cacher !


Ayant parcouru les quatre tores d’habitation, il ne lui restait plus à visiter que les quelques soutes pressurisées situées derrière les sas rotatifs…



Il négligea la première porte (c’était la chambre froide, impossible qu’il y ait quelqu’un à l’intérieur si la porte était fermée !) et se propulsa directement vers le hangar des navettes, qui se révéla tout aussi désert. Commençant à se sentir inquiet, il continua à remonter vers la poupe, en vérifiant chaque porte. Il arrivait à la fin de la coursive, dans la zone normalement réservée aux bagages des passagers et utilisée par Oscar pour sa marchandise de contrebande.



***



Sentant que cette fois-ci c’est la bonne, il ouvre la porte et sent son cœur rater un battement : flottant au milieu d’un nuage de dentelles pimenté de quelques accessoires d’usage peu équivoque, une furie rouge et or se déchaîne, vibrante de plaisir, une main frénétique glissée entre ses cuisses ouvertes… Il n’en croit pas ses yeux, reste figé, paralysé par une vague d’émotions intenses.


À l’instant où il prend conscience que ces émotions ne sont pas toutes les siennes, Braise perçoit sa présence, son choc et son excitation, un plaisir mêlé de gêne… Sans s’arrêter sur cet échange d’émotion, bien plus puissant et précis que d’ordinaire, et comprenant en un éclair que cette irruption fraternelle les met tous deux dans une situation délicate, elle se raccroche à leur échange verbal assaisonné d’émotions qu’ils pratiquent depuis toujours.



Il le dévore toujours des yeux, ce splendide corps de jeune femme, doré et luisant de sueur, des jambes gainées de nylon noir, un petit chiffon de satin encore enroulé autour d’une cheville, l’entrecuisse dégoulinant surmonté d’une flamme flamboyante et soyeuse, un ventre doux ceinturé de dentelle sombre, une poitrine généreuse échappée de sa brassière assortie, et deux immenses émeraudes au centre d’une nébuleuse de cheveux feu.


Alors qu’elle fait mine d’ôter ces accessoires vestimentaires, qui la rendent bien plus provocante que la simple nudité, il s’élance vers elle :



Osant à peine plus qu’une caresse, il ramène ses seins égarés dans leur corbeille. Elle frissonne légèrement, se laisse faire… Ses lèvres frôlant son ventre, il lui remonte sa petite culotte, effleurant ses douces fesses au passage et, à regret, il lui enfile sa triste et fonctionnelle combinaison de bord.



Et sans lui laisser placer un mot :




***



Laissant derrière eux une tornade de petites culottes échappées d’un conteneur - Ardent se surprit à penser que la contrebande de leur oncle adoptif prenait parfois une forme curieuse -, ils remontèrent la coursive en coup de vent, Braise se voyant expliquer qu’un vaisseau hostile les avait pris en chasse et qu’ils allaient devoir effectuer deux Surfs successifs pour essayer de le semer.



Détournant à dessein le sens de cette remarque, Ardent se permit un petit sourire provocant en lançant par dessus son épaule :



Leur irruption sur la passerelle marqua la fin de cet échange, mais tous deux sentaient chez l’autre un puissant mélange d’émotions contradictoires.


Une voix assourdie les accueillit :



Oscar était déjà relié à sa console de Surf, les mains et la tête avalées par la machine.



Alors qu’Oscar prenait sa Vague, les deux jeunes gens se glissèrent à leur poste : Ardent dans sa console de Surf personnelle et Braise devant ses écrans « d’infirmière », lui permettant de contrôler à la fois l’espace extérieur et l’état physique des deux Pilotes. Ils purent tous constater que l’ennemi avait lui aussi pris la Vague et se maintenait étonnement proche de leur trajectoire, malgré les efforts du Pilote pour essayer de le semer.


Lorsqu’ils émergèrent, Oscar tomba comme de juste dans l’inconscience :



Une fois encore, Braise était aux premières loges pour assister à la démonstration de Surf de son Vif-argent de frère. Ardent méritait vraiment ce surnom quand il surfait, la finesse et la fluidité de sa Glisse forçait l’admiration. Comme toujours dans ces cas là, elle ne le « percevait » plus du tout, ça créait un vide, une absence. Le Surf semblait le couper totalement du reste du monde. Et leur poursuivant, bien que dans un style plus heurté, leur collait toujours au train, en dépit des prouesses du Pilote.



***



Toute au spectacle, elle ne réagit pas instantanément. Lorsqu’elle réalise ce qu’est en train de tenter Ardent, elle manque s’étrangler, se retourne vers son frère :



Mais il est dans son monde, en plein Surf, fermé à toute sollicitation extérieure, il ne le perçoit même pas. Et de toute façon, il est bien trop tard. Constatant qu’il ne pourrait semer son poursuivant, il a décidé de tenter quelque chose qui le démange depuis déjà quelques temps : un Transfert, prendre en marche une autre Vague alors qu’elle croise celle de départ. Braver le deuxième Interdit des Pilotes.


Forçant les sécurités des nœuds d’inflexion, il dévie brutalement le Souffle-Étoile, s’appuyant sur une petite Ride causée par le croisement des deux Vagues et se retrouve à chevaucher la nouvelle. Alors qu’il sent ses forces disparaître, il émerge du Surf. Le triomphe précède l’inconscience réparatrice de peu.


Dans un état second, Braise s’est jetée sur les écrans et tandis qu’une part autonome d’elle-même enregistre la disparition de leur poursuivant, elle ne peut qu’assister, impuissante, à l’affolement de tous les signaux physiologiques d’Ardent. Il met fin au Surf presque immédiatement.



N’en croyant pas ses yeux, elle repasse tous les indicateurs en revue : Oscar est toujours inconscient, c’est normal, il en a probablement encore pour plusieurs heures. Leur poursuivant ne les a pas suivis. « Ça aurait été le comble, deux Transferts le même jour ! » pense-t-elle, presque distraitement. Et Ardent est vivant ! Inconscient (ah ça, à plus d’un titre), mais vivant. Mieux que cela, il est quasiment en pleine forme, il en a au plus pour une heure avant de se réveiller.



***



Ne sachant pas si elle pleurait de peur ou de joie, elle entreprit sa dernière tâche en tant qu’infirmière : porter les deux Pilotes dans leur cabine respective et les placer sous monitoring médical. Heureusement qu’ils ne pesaient pas trop lourd !


Une fois Oscar installé et après s’être une dernière fois assurée de son état, elle retourna chercher Ardent. Sanglé dans sa combinaison blanche, le visage presque aveuglant d’une pâleur qui ne devait rien à son évanouissement et ses fins cheveux tout aussi incolores, son frère avait à cet instant une apparence vraiment fantomatique. Ses yeux rubis recouverts par des paupières d’ivoire, seul le liséré rouge de sa combinaison donnait un peu de couleur à ce spectre.


Assurée d’être avertie par le pilote automatique si un vaisseau surgissait dans les parages, événement de toute façon hautement improbable, Braise pouvait maintenant se détendre. Chassant momentanément l’exploit du jour – du siècle, peut-être !– de ses pensées, elle revint à l’incident qui l’avait précédé. Avec un peu de chance, décida-t-elle, son frère serait tellement accaparé par sa performance de Pilote qu’il en oublierait cette péripétie éminemment gênante pour elle… au moins assez longtemps pour que cela perde de son importance. Ils finiraient probablement par en rire !


Rassérénée par cette idée, elle ignora un vague sentiment de désappointement et le feu qui couvait maintenant dans ses entrailles, que le simple souvenir des légères caresses ayant accompagné son rhabillage suffisait à attiser. Ce « symptôme », elle savait comment le traiter ! D’ailleurs, puisqu’elle était tranquille pour une bonne demi-heure, elle décida d’appliquer le « remède » adapté sans plus tarder. Et sans même quitter la cabine d’Ardent – conscience professionnelle oblige !




***




Braise ouvrit les yeux, brusquement tirée de sa somnolence et contempla avec incompréhension quelques secondes le regard rougeoyant posé sur elle. Lorsqu’elle finit par saisir à quoi faisait allusion son frère, sa confusion ne fit qu’augmenter. La meilleure défense étant l’attaque, les joues comme portées au rouge, elle explosa :



Ardent, assommé par ce torrent verbal – et les coups de boutoir mentaux qui l’accompagnait–, se contentait de cligner des yeux. Elle était maintenant de nouveau au bord des larmes.



Déstabilisé – Braise ne pleurait pas facilement–, et prenant petit à petit conscience de ce qu’il venait de réussir, il se redressa sur sa couchette et la prit dans ses bras, lui murmurant :



Tout en la calmant, il l’enveloppa d’une chaleureuse affection. Rassérénée, elle se dégagea.



Braise accompagna cette question d’un mélange complexe d’avertissement, d’inquiétude et d’excitation mêlés. Ardent décida de l’ignorer, il avait vraiment quelque chose de primordial à aborder.



Le sentiment de gravité qui accompagnait cette phrase la laissa muette.



Le fugitif sourire de sa sœur lui fit hausser les sourcils, interrogatif.



Devant son manque de réaction, elle ajouta :



Franchement amusée par l’idée et l’image qu’elle faisait naître dans son imagination, elle acquiesça.



Braise en resta sans voix, le fixant comme s’il avait perdu la raison.



Devant le désarroi qui teintait les émotions de sa sœur, Ardent la reprit dans ses bras, malgré sa faible tentative de résistance, et lui murmura tendrement à l’oreille :




***



Cette fois, c’est d’une chaude, ô combien chaude affection qu’il l’entoure. Et il sent qu’elle y répond, elle s’abandonne, laisse monter son excitation.


Il caresse son dos, rapproche ses lèvres des siennes. Elle accepte son baiser sans hésiter, y répond avec fougue. Leurs langues se cajolent, se caressent, goûtent leurs salives…


Ils reprennent haleine.



Il ressent plus qu’il n’entend la réponse :



Il l’embrasse dans le cou, commence à ouvrir sa combinaison.



Un ronronnement de plaisir lui répond alors qu’il l’embrasse entre les seins, tout en dégageant de son cocon son corps frémissant d’impatience.

Lorsqu’il se recule pour l’admirer, elle attrape sa combinaison et l’en extirpe avec dextérité.



Ils se dévorent des yeux, lui nu, ivoire et argent, avec ses seuls yeux rubis, immenses, incandescents, elle dans son écrin de lingerie, noir sur fond or, couronnée par le brasier de sa chevelure.

Elle lui caresse la poitrine, saisit sa queue.



Il fait glisser ses mains de ses épaules, frôle sa poitrine, effleure son nombril, ses hanches, force enfin deux doigts entre ses cuisses, qu’elle resserre par jeu.



Il a glissé son autre main sous la dentelle du porte-jarretelle et le satin de la culotte, il lui caresse les fesses, elle lui rend la pareille, lui masse lentement le membre.



Il porte son index à sa bouche, le lèche lentement, puis lui glisse son majeur entre les lèvres, elle le laisse faire.



Leurs plaisirs les embrument, les enveloppent…



Elle se penche rapidement, enlève l’objet de ses récriminations, le hume, lui en présente l’entrejambe.



Il le happe, le mâchouille, le suce, elle l’embrasse, leur langues lèchent le tissu imprégné de ses fluides les plus intimes.

Des perles de sueurs commencent à rouler sur leurs corps enchevêtrés.



Il descend le long de son corps, laissant sa langue tracer un sillon de feu entre ses pommes d’or toujours prisonnières de leur nuit de dentelles, survolant des lèvres le brasier de sa toison…


Elle s’est ouverte. Il laisse, tel un impertinent petit campagnol, courir sa langue autour de sa chatte, comme pour taquiner le félin qui ne peut que saliver d’envie et de plaisir… Elle profite de ces escarmouches pour s’accroupir, puis s’allonger, le forçant à suivre le mouvement. Elle veut voir de plus près sa hampe, la sentir, la goûter.


En parfaite entente, ils commencent à donner des coups de langues sur la friandise tant convoitée, ils lèchent, sucent, mordillent, se régalent… Leurs doigts explorent les alentours, de façon presque symétrique. Sans s’en rendre compte, leurs esprits comme leurs corps resserrent leur relation, entrent en résonance.


Leurs doigts se glissent entre leurs fesses, frôlent la rosette intime.



Luisants de sueurs, ils ondulent, en parfaite harmonie. Ils sentent le plaisir monter. Un doigt se fait insistant, s’introduit doucement par l’étroite porte dérobée.


Leur orgasme partagé les submerge, les inonde…


Ils se redressent, se regardent, assis en tailleur, le cheveu fou, le visage dégoulinant de fluides variés… Leurs bouches se rapprochent, ils échangent leurs salives mêlées de leurs foutres.



Tendrement, ils se font une toilette de chat, se lèchent le visage, se nettoient le bas-ventre.


Braise lovée dans ses bras, Ardent remarque, pince-sans-rire :