| n° 13490 | Fiche technique | 32112 caractères | 32112Temps de lecture estimé : 19 mn | 25/09/09 |
| Résumé: Jean et Lydia viennent de se retrouver à Kinshasa. Voici leurs retrouvailles du point de vue de Lydia et la suite de leur escapade kinoise. | ||||
| Critères: fh couleurs extracon boitenuit danser douche amour noculotte fellation cunnilingu pénétratio | ||||
| Auteur : Jean Balun Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Lydia ou la tentation de Saint-Jean Chapitre 03 | Épisode suivant |
Résumé : Jean et Lydia viennent de se retrouver à Kinshasa. Jean a été accueilli à bras ouverts par le père de Lydia. Mais visiblement Jean traîne derrière lui un passé un peu trouble.
Jean vient de m’annoncer sa venue à Kinshasa. À la première euphorie succède une période d’abattement, d’inquiétude, voire d’angoisse. Allons-nous retrouver cette étincelle, ce « magnétisme » de Luanda ? Certes nos contacts sur internet n’ont jamais été aussi chaleureux, mais entre virtuel et réel, il y a souvent un monde où l’imagination a tant dérivé que la réalité rime avec désenchantement.
Mais je ne suis pas femme à baisser les bras. Ma cousine s’occupera des mes deux petits bouts. Officiellement, je pars voir mon père. Je réserve le premier vol disponible pour Kin. Première déception, je n’y arriverai que deux jours après Jean, deux jours perdus pour le charmer…
***
Jean m’a donné rendez-vous au 3615 à 20 heures. Mon vol arrive à 14h30, j’ai largement le temps de voir mon père, de lui faire part de mes projets et, s’il est d’accord, de tout organiser.
Il me reçoit comme toujours dans son cher bureau, son quartier-général, comme il dit. Après les étreintes rituelles, je lui explique mes plans pour recevoir Jean et le séduire. Je lui avais déjà parlé au téléphone de Jean et de son équipe, de la foire à Luanda, de notre idylle naissante.
Il m’interpelle avec un air mi-figue, mi-raisin :
J’ai obtenu facilement l’accord de mon père. Jean viendra à la maison, ses effets seront amenés de son hôtel. On ne s’oppose pas à la volonté du Conseiller et à quelques dollars…
J’arrive au 3615 avec une heure de retard.
Il faut toujours laisser mariner un peu un prétendant : s’il est parti, tant pis pour lui, s’il est énervé et grossier, je sais à quoi m’attendre quand le nuage rose sera estompé : adios, s’il est contrarié, mais qu’il fond à la chaleur de mon sourire, bingo, c’est gagné. Jusqu’à présent, personne n’a aussi bien passé le test que lui.
Il vient vers moi, me serre dans ses bras, je me noie dans ses yeux bleu-gris. Je pose ma tête contre sa poitrine, son cœur bat très fort, bouboum, bouboum. J’espère que ma tenue lui plaît, j’ai mis ma perruque à longs cheveux, sa préférée déjà à Luanda, un jean’s taille-basse mettant en valeur ma cambrure et un bustier noir, légèrement décolleté, je ne suis pas une bombe aux gros seins, mais loin d’être plate. Je me sens bien. Je relève la tête vers lui et il me pose un baiser sur les lèvres, notre premier baiser. Je voudrais le lui rendre, en plus fougueux, mais déjà il m’emmène à l’écart vers sa table, notre table ! Ouf, ici, la musique est supportable. Ma première idée de rendez-vous, chez N’Temba, la discothèque à la mode, n’était pas judicieuse, impossible de se parler. Le collé-serré sera pour plus tard. Bien vu, Jean !
Sur la table, trois bouteilles de coca vides, il n’a pas bu de bière, un bon point supplémentaire. Je déteste les hommes qui puent l’alcool, idem pour la cigarette, mais Jean ne fume pas, encore un bon point.
Je lui transmets les salutations de mon père : sa tête !
Jean passe la commande. Il insiste lourdement pour avoir des bananes plantain et du pili-pili. Je m’en étonne, et Jean me rappelle qu’il mange local, tout ce que les gens mangent : en brousse, il n’y a pas de steak-frites-salade.
Nous devisons gaiement sur la préparation du foufou, la boule nationale, composée de farines de Manioc et de maïs, et même des binzos, les chenilles comestibles qui rebutent la plupart des Mundélés.
De fil en aiguille, mon tempérament l’emporte sur la raison et je lui révèle l’existence de son dossier et même de quelques informations « confidentielles ». Il n’a pas l’air plus surpris que cela, c’est vrai qu’il est passé par la Libye et l’Algérie, alors les services secrets, il connaît !
Assez habilement, il dévie de ce sujet glissant et sort de sa pochette un petit paquet emballé dans un papier argenté et enrubanné de blanc perle. J’adore les cadeaux, encore plus les surprises. Folle de joie, je me jette sur lui, manque de le faire tomber – pas stables ces chaises –. Je l’embrasse avec passion, nos langues se découvrent, ma main part en exploration sous son polo. Le rire des filles de la table voisine interrompt mon élan. L’effet est coupé, flop !
Vers 23 heures, Jean m’explique avec un tact touchant qu’il doit écourter la soirée car il travaille le lendemain, même si c’est samedi. Je suis déçue, mais aussi fière de son sens du devoir. C’est très important pour moi : c’est la moisson des bons points, ce soir !
C’est alors que j’abats mes cartes, je lui explique mes projets, le transfert des bagages, etc. Après une seconde d’ahurissement, son sourire revient, c’est gagné. J’appelle le chauffeur et en route pour la maison paternelle.
Papa reçoit Jean à bras ouverts, le courant passe tout de suite entre les deux hommes. Je dois m’absenter deux minutes pour chercher des boissons, ce qu’ils se sont dit, mystère, mais papa avait l’air définitivement conquis. Mon gaillard est donc aussi fort pour séduire le beau-père que la fille !
Je lui montre sa chambre et m’éclipse sans rien dire, en riant sous cape : je suis sûr qu’il s’attend à ce que je le rejoigne cette nuit, mais si la belle est apprivoisée, il lui faudra encore un peu de patience pour goûter à ses appâts…
Seule, dans ma chambre, j’ouvre mon sac et y prends son cadeau. Je brûle d’impatience, sans cette tradition familiale, je l’aurais déjà ouvert devant lui. Le papier d’argent révèle un petit écrin bleu roi. Un superbe pendentif en or serti d’un magnifique brillant s’y cache avec un petit mot :
Que ce modeste présent te rappelle toujours nos retrouvailles.
Jean
Je suis transportée de joie et passe immédiatement le bijou autour de mon cou. Le brillant tombe juste entre mes seins. Je dormirai avec lui, avec un peu de Jean.
***
Voici deux heures que je m’agite dans mes draps. Pas moyen de dormir, le savoir là, si proche et si loin à la fois me rend folle. Je me caresse un peu pour apaiser la tension. Mes mains glissent sur la peau de mon ventre, remontent vers mes seins, agacent mes tétons, puis plongent vers ma toison, mais c’est de ses mains dont j’ai envie, de sa présence dont j’ai besoin. Je suis prise à mon propre piège, c’est moi qui ne peux plus attendre ! Pourtant mon père m’a bien recommandé de ne pas coucher le premier soir : « Le temps ne respecte pas ce que l’on fait sans lui ! »
Tant pis, il me manque trop !
J’enfile ma robe de chambre et je me glisse dans sa chambre.
Clic, j’allume.
Jean se réveille, me lance un regard un peu embrumé : il dormait, lui, le salaud !
Maintenant, bien réveillé, il m’écoute attentivement, comprend mon dilemme et propose tout naturellement de dormir avec lui en sous-vêtement. Il me promet qu’il ne se passera rien, si je ne le provoque pas. Mon œil ! Tous les hommes sont pareils, en présence d’une femme, ils ne peuvent plus se contrôler ! Mais j’ai trop envie d’être avec lui, tant pis, aujourd’hui ou demain, qu’importe !
Je laisse glisser ma robe de chambre sur le sol, j’espère que le spectacle lui plaît : je suis nue, excepté ma petite culotte de dentelle blanche. J’éteins et me glisse dans le lit, tout contre lui. Je ne peux m’empêcher de le toucher, ma main se pose sur sa cuisse, puis remonte jusqu’à son slip, qu’elle effleure pour jauger l’animal, il est de bonne taille et dans les meilleures dispositions. Mais Jean tempère mes ardeurs, me rappelle notre marché. Il me serre contre lui, je sens mes tétons qui s’écrasent sur son torse. Il m’embrasse très tendrement, me souhaite une bonne nuit et s’endort comme un chérubin.
Il était sérieux, alors, quand il m’a promis qu’il ne se passerait rien ! Je suis un peu frustrée, mais quel gentleman ! Allez, encore un bon point !
Quand je me réveille, Jean est déjà parti. Je suis triste. C’est gentil de ne pas me réveiller, mais un baiser aurait été si doux. Il me faudra l’attendre jusqu’au soir, la journée va me sembler longue.
Vers dix-huit heures trente, j’entends Jean rentrer et aller directement à sa chambre, se laver probablement. Je me sens d’humeur coquine et me glisse dans sa chambre. Le bruit de la douche confirme mon intuition. Je verrouille la porte, me déshabille et c’est nue que j’entre dans la salle de bain. Il est là, sous le jet d’eau chaude. Des senteurs fruitées, sensuelles, me taquinent les narines. Je me jette sur lui en riant, essayant de le faire tomber, comme une enfant. Il m’attrape, me serre contre lui et m’embrasse avec passion. Après quelques câlins, je m’écarte un peu pour le regarder, c’est la première fois que je partage mon intimité avec un blanc. Grand, mince, pas très poilu, sans être glabre, c’est un bel homme. Il me plaît encore plus. À mon contact, son sexe se gonfle et se redresse lentement, fièrement. J’y pose ma main, le caresse, soupèse les bourses. Jean me sourit. Je lui avoue que c’est la première fois que je touche un mundélé. Il n’a jamais tenu de femme noire dans ses bras non plus et me tourne un joli compliment. Il aime ma peau d’ébène, mes seins fermes, ma taille fine, mon petit ventre rebondi et … ma chute de reins, bien entendu ! Une Congolaise est toujours bien cambrée !
En sans lui laisser le temps de réagir, je lui taille une pipe qui le laisse sans voix, pantelant. Il parvient juste à m’avertir de l’imminence de son plaisir, toujours gentleman. Mais je veux le goûter et je bois sa semence avec avidité. Il a bon goût et je le lui dis.
Je vois bien dans ses yeux, un voile indéfinissable, de l’inquiétude peut-être. Lors de nos messages, Jean m’avait expliqué qu’il ne comptait pas quitter sa femme, qu’il ne l’a, jusqu’à notre rencontre, jamais trompée, que notre « amitié » devrait rester sans engagement, car il ne pourrait les tenir. À l’époque, cela me semblait simple et évident, maintenant je sens que je m’attache à lui et lui à moi.
Mon intuition de femme me dit que nous avons un long chemin ensemble devant nous.
En étant si sage au lit, sa femme m’a tracé une voie royale pour le conquérir. Je suis sa seconde femme, en quelque sorte, mais je serai sa première amante.
Il finit de se rincer, coupe l’eau et, saisissant une sortie de bain en éponge, me la passe et me frictionne avec douceur. Bizarre, mes seins et mes petites fesses ont droit à plus de sollicitude que mon dos ou mes bras, bizarre…
À mon tour, je le revêts d’un peignoir – pourquoi est-il si grand et, moi, si petite ? – et, à mon tour, j’insiste sur des endroits choisis.
Il a l’air malin maintenant avec son peignoir qui fait la tente !
Je le mène dans la chambre jusqu’au lit, que j’ouvre en grand, puis me tourne vers lui pour l’embrasser, mais lui, me déshabille, laisse glisser son peignoir et en riant, d’une pichenette, me fait tomber à la renverse. Il se laisse tomber en appui sur les avant-bras, se pose délicatement sur moi. J’aime sentir son poids. Son sexe se poste exactement à l’entrée du mien, je suis trempée de désir, il pourrait entrer d’une simple poussée, mais ce n’est pas de cela dont j’ai envie maintenant.
Il m’embrasse avec douceur, puis avec de plus en plus d’ardeur, je le sens qui s’immisce lentement en moi, j’écarte les jambes pour le recevoir. Je veux tant lui plaire. Le gland est déjà au-delà de mes petites lèvres. Je soupire d’aise, je suis bien.
Il m’embrasse les seins, lèche mes tétons d’un mouvement, tantôt circulaire, tantôt de va-et-vient. Cela me donne des sensations dans tout le bas-ventre. Je donne un coup de rein pour l’englober, maintenant je me sens prête à le recevoir en moi, je le veux.
Mais le sadique se retire doucement, il continue à m’embrasser les seins, puis descend vers le ventre, léchouille le nombril – hé, ça chatouille ! – pour finir le nez au niveau de ma fleur dont la corolle se déploie, rose tout en contraste avec ma peau brun foncé. Il dédaigne le clitoris pourtant bien visible, il utilise son appendice nasal pour caresser mes lèvres, sa langue taquine l’entrée de mon puits sacré, s’y insinue.
Sa langue remonte vers mon bouton de rose, mais s’arrête encore. Il souffle doucement dessus, me donne des frissons partout, puis, enfin, le titille doucement, tandis que je sens un doigt entrer en moi, – tiens, un explorateur ! Deux ! Trois ! Quatre ! – je suis grande ouverte. Je gémis, je me tortille, je le supplie de venir en moi.
Lentement, il remonte vers moi, ses doigts quittent leur refuge et se posent, un peu gluants, sur mes seins, et agacent une fois de plus mes tétons. Mon odeur est partout. Après une reptation interminable, je le sens à l’entrée. Je ne lui laisserai pas le choix, cette fois. Je le verrouille avec les jambes repliées dans son dos et, en un seul élan, l’enfiche en moi. Je le sens me remplir, je le possède enfin. Il est à moi !
Je contracte mon vagin autour de son pénis, en lentes, mais fermes ondulations : un secret de famille transmis depuis des générations.
Je le vois soudain blêmir :
Dans le feu de l’action, mon gentleman a perdu le contrôle, c’est trop drôle !
Ces bonnes nouvelles, un petit massage interne, associé à un baiser langoureux, ont raison de ce petit accès de faiblesse. Je le sens aller et venir de plus en plus vigoureusement, alternant les mouvements lents et rapides. Ses mains se promènent partout, caressent ma nuque, ma chevelure, mes flancs. Il me mordille le lobe des oreilles. J’aime.
À chaque retrait lent, à chaque poussée vive et sauvage, je me sens monter vers le nirvana. Ma respiration s’emballe, la sienne devient oppressée.
Je me sens partir dans un cri, et je le sens pulser en moi, amplifiant encore mon plaisir.
Nous sommes enfin amants, le pacte est scellé.
Jean reste en moi, m’embrasse le cou, le visage et enfin la bouche. Il est très tendre, ses mains se promènent sur moi. C’est si doux.
Je sens son sexe s’échapper du mien, ma tentative de le retenir l’expulse. Je fais basculer Jean sur le côté. Et après quelques câlins, nous nous endormons.
Nous sommes réveillés par l’appel du souper. Vite, une douche presque sage et nous rejoignons la famille. Mon père est déjà attablé avec son épouse et leurs deux derniers enfants, Sarah, huit ans et Augustin, six ans. Ma belle-mère regarde Jean avec un peu trop d’insistance à mon goût. À trente-sept ans, elle est restée belle, avec les rondeurs des femmes congolaises de sa condition, c’est-à-dire plantureuses. J’espère que Jean n’aime pas les rondes ! Je vois qu’il n’est pas insensible aux deux melons que dévoilent largement les ouvertures de sa robe.
Grrr, ces hommes ! Attention, celui-là, personne ne me le prendra !
Après le repas, nous sommes convoqués dans le bureau. Mon père est inquiet pour Jean. Sa société travaille beaucoup avec le gouvernement et est cataloguée « pro-Kabila », même si, comme s’en défend Jean, il est ici pour les affaires, pas pour la politique.
Mon père explique :
Cette information est prise au sérieux par Jean, mais sa sérénité n’est pas entamée. Il en a vu d’autres. Moi, j’en ai les tripes nouées. Je ne veux pas qu’on lui fasse du mal. Je ne veux pas le perdre !
Je l’entraîne dès que possible hors du bureau : assez de mauvaises nouvelles !
J’ai envie de sortir danser. Il ne veut pas aller chez N’Temba. Il craint des altercations avec des jeunes gens, jaloux de voir un blanc leur voler une des leurs, ou avec des femmes, qui voudraient jeter leur dévolu sur le mundélé, synonyme de sécurité financière.
Finalement, nous passons la soirée dans un local des environs, où tout le monde me connaît et où Jean est bien accueilli. L’ambianceur est très bon. Jean se révèle un danseur de rumba très honorable, quoiqu’un peu raide au début. Il avait déjà appris la rumba lors de ses missions à l’intérieur du pays. Il m’affirme qu’il n’a fait que danser. Ce n’est pourtant pas l’habitude de laisser filer son cavalier, surtout un mundélé. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais je vérifierai, ce genre d’info se trouve dans le « dossier ».
Il me tient serrée contre lui, une main dans le dos, parfois effrontée, et l’autre dans la mienne. Il a des difficultés à ne pas bouger les pieds, il serait plus à l’aise avec la rumba angolaise, plus enlevée, plus latino, toujours l’influence du Brésil et de Cuba. Mais nous sommes à Kinshasa, à Limete et nous sommes si bien. Quand je me colle à lui, je sens mes tétons dressés, agacés par l’étoffe de ma robe pourtant légère, et je sens qu’il a, lui aussi quelque problème de raideur. J’en suis ravie et je love contre lui.
Je relâche la pression, mes seins respirent.
À la fin du morceau, il m’entraîne vers le bar. Soif ! Il commande deux grandes Primus glacées. Je ne bois la bière qu’en soirée et toujours modérément. J’en savoure l’amertume, c’est rafraîchissant.
Jean parcourt du regard le local : c’est une cour carrée aux murs jaune vif où se pressent une cinquantaine de couples. Des tables en occupent trois côtés, la piste de danse encadrée par la cage de l’ambianceur et le bar, le dernier côté. Un toit en feuilles de bananier protège des averses sporadiques, mais torrentielles, de cette fin de saison des pluies. Au centre, dans l’espace à ciel ouvert qui apporte un peu de fraîcheur, se dressent deux hauts palmiers décorés comme des arbres de Noël.
Jean boit à grandes gorgées, il a une belle soif. Mais s’il boit volontiers, il ne boit pas souvent. L’alcool agit, sa voix devient un peu pâteuse, son équilibre un peu moins sûr, d’autant plus qu’il a fini ma bouteille.
Nous retournons sur la piste. Il est parfait maintenant, ses inhibitions sont tombées, il danse avec souplesse et se laisse porter par le rythme. Je suis aux anges. Il est un peu moins sage, mais déjà sans alcool, ses mains se baladaient un peu. Moi, je me sens devenir très câline. Après quelques tours de piste, je l’attire vers un coin plus sombre du local, vers une longue banquette où d’autres couples sont déjà enlacés.
J’y fais asseoir mon amant, je l’enfourche et m’assieds sur ses genoux. Je me laisse glisser jusqu’à lui et l’embrasse goulûment, nos langues se livrent un furieux combat, je dois reprendre mon souffle. Il rit et me confie qu’amateur d’apnée, deux minutes sans respirer ne lui posent aucun problème, ce qui est bien pratique pour les longs baisers… Je prends une grande inspiration et je me jette sur lui pour un autre baiser. Lui, ne perd pas le nord, ses mains s’insinuent par les manches de ma robe et s’attaquent à mes seins sans défenses. Il les empaume doucement, les malaxe. Ses mains se referment doucement en se retirant pour pincer doucement les tétons, suivre du doigt les aréoles. Je sens mon ventre devenir feu, devenir eau. Il sait y faire, le bougre !
Profitant de la pénombre complice, je m’attaque à sa ceinture, puis à son jean’s que j’ouvre. J’en extrais le prisonnier qui y était à l’étroit. Je le caresse doucement. Il ferme les yeux, presse mes seins avec plus d’ardeur, me fait presque mal. Puis ses mains ressortent de ma robe, pour la retrousser et s’attaquer à ma culotte, et tombent sur ma peau nue, je n’ai rien en dessous. Surprise ! Son sexe sursaute dans ma main, durcit encore. Ses doigts partent à l’assaut de mon minou. L’alcool et l’excitation le rendent plus pressant. Les séances de rumba collés-serrés ne m’ont pas laissée indifférente et ses câlins m’excitent. Si j’avais porté une culotte, elle aurait été dans un bel état. Jean me triture en tous sens, n’hésite pas à entrer ses doigts et les ressortir pour les renifler avec délice, me les donne à sentir : je sens bon. Il me le dit.
Ses mains se placent sous mes fesses et ses bras m’attirent vers lui. Message reçu cinq sur cinq.
Je me laisse aller contre lui, soulève le bassin. Il place l’animal en position d’attaque et je me laisse descendre lentement, très lentement. Je vois que cette pénétration lente et excitante lui demande des trésors de self-control. Il respire lentement, concentré, se mord les lèvres. Je suis flattée de lui faire autant d’effet. Je me soulève à nouveau et enserre son gland à sa base. Il se calme un peu, il me lance un regard soulagé. Je sens trois petites pulsations. Il me rassure, maintenant tout est sous contrôle. Et je le laisse revenir au fond de moi.
Les autres couples s’activent comme nous, à quelques variantes près, plus ou moins discrètement. Mais la musique et la pénombre permettent toutes les audaces. Une voisine, assise sur son partenaire, a déboutonné sa blouse et ses seins se balancent en rythme. Je rappelle Jean à l’ordre d’une contraction, il a vraiment un faible pour les seins ! Mais je le comprends, le tableau est excitant.
Ma robe ne s’ouvre pas et l’enlever serait un peu osé dans mon propre quartier. Je me contente donc de câliner Jean de l’intérieur en contractant en séquence mes anneaux vaginaux. Il se laisse faire, en caressant mes seins, à travers la robe, puis revient vers mon ventre pour doigter mon clitoris et taquiner mes petites lèvres en contact intime avec lui. Un orgasme me foudroie, je ne l’avais pas senti venir. Je parviens à ne pas crier, pas trop fort. L’orage passé, j’atterris doucement, le serre très fort dans mes bras. Jean, lui, est encore loin de son plaisir.
Le couple d’à côté est passé à autre chose. Elle lui fait une fellation sans aucune gêne. Je m’aperçois qu’en plus de la pénombre les tables la cachent aux regards des danseurs et des fêtards. Seuls les autres couples peuvent les voir. Je me libère de Jean, qui me regarde, visiblement frustré. Je me place à ses genoux pour le sucer. Un regard circulaire le rassure, son sourire revient.
Alors que je gâte mon chéri, je vois la voisine en grande discussion avec son homme, un grand type à la tête rasée, genre Mister T. Puis elle vient me trouver et me dit en lingala :
J’en avise Jean, qui décline :
La réponse n’est pas du tout du goût du malabar, il en prend ombrage et vient vers nous, l’air furieux. Il titube, il est ivre. Il s’adresse directement à Jean en tschiluba, le dialecte du Kasaï.
Le fixant dans les yeux, d’un ton glacial, Jean lui répond dans sa langue :
Il a dit « ma femme », alléluia !
Après un moment de surprise, il s’attendait sûrement que je traduise d’abord, le malabar lève la main sur Jean, toujours assis avec son jean’s ouvert, vulnérable. Je me prépare à me jeter toutes griffes dehors pour sauver mon homme, mais d’un mouvement vif, Jean saisit le gars par un doigt qu’il tord. L’homme est tétanisé par la douleur, arqué en arrière.
Jean le force à se tourner et le libère enfin. Sans un mot, le couple s’éloigne et quitte le local. Personne n’a remarqué l’esclandre. La musique a couvert les cris.
Je suis toute tremblante, bouleversée. Jean me sourit et me caresse les cheveux :
Il m’attire contre lui, m’étreint si fort que j’en ai le souffle coupé. Nous nous embrassons avec passion, exorcisant la tension en nous exprimant notre tendresse.
Je veux reprendre la caresse interrompue par cette brute, mais le cœur n’y est plus, il préfère danser un peu. Nous revenons dans la lumière, après avoir remis un peu d’ordre dans notre mise.
Durant la première danse, il est triste, distant, perdu dans ses pensées, dans ses souvenirs. Je me sens seule, loin de lui. Je me blottis contre son torse, inquiète. Jean revient sur terre, me sourit, se reprend. Il danse différemment, redevient plus enjoué. Il me confie à l’oreille que ça l’excite de me savoir nue sous ma robe. J’en ai la confirmation en me collant à lui. J’ignore pendant combien de temps nous restons ainsi à danser sur notre nuage rose, mais l’aube pointe à horizon, les oiseaux commencent leur concert matinal. Il est temps de rentrer, papa va s’inquiéter.
Je suis heureuse et amoureuse.
La vie est belle ce matin et dimanche ne fait que commencer !