| n° 13442 | Fiche technique | 48013 caractères | 48013Temps de lecture estimé : 27 mn | 01/09/09 |
| Résumé: Arrivés aux abords du grand aéroport de Roissy, nous prenons une immense suite dans le plus luxueux hôtel des environs. Je m'empresse d'aller réserver quatre billets d'avion pour les Caraïbes. | ||||
| Critères: fh fffh hotel préservati pénétratio humour fantastiqu -humour -fantastiq | ||||
| Auteur : Gufti Shank Envoi mini-message | ||||
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Résumé de l’épisode 1 : une étrange théière est tombée dans mon jardin ; il s’est avéré qu’elle renfermait un génie, nommé Bazouk. D’abord bluffé, je me suis vite aperçu que c’était plus une plaie qu’un cadeau du ciel. Il est tout de même parvenu, après d’innombrables efforts, à me « créer » deux magnifiques jeunes femmes, physiquement absolument sublimes, Azura et Pandore. Le problème, maintenant, c’est que Bazouk ne veut pas satisfaire à tous mes souhaits, et surtout, ne veut plus rentrer dans sa théière.
Résumé de l’épisode 2 : après de nombreux essais, Bazouk est parvenu à me réaliser la voiture de mes rêves, un superbe coupé sport quatre portes noir. Mais j’ai dû me résoudre à ne pas aller travailler, car mon stupide génie ne veut pas me lâcher d’une semelle. Au moment où nous allions sortir en ville, Azura, Pandore, Bazouk et moi, trois policiers se sont pointés, alertés par ma vieille voisine à qui nous avions fait quelques misères. Grâce à l’aide de Bazouk, nous sommes toutefois parvenus à nous débarrasser d’eux en les laissant assis à ma table de jardin, endormis par un sort de mon puissant mage. Nous avons enfin pu partir tous les quatre à bord de la voiture de sport, afin d’aller en ville trouver de quoi vêtir décemment Pandore et Azura (Bazouk s’étant montré ridicule lors de sa tentative de confectionner le moindre bout de tissu).
Résumé de l’épisode 3 : Pour égayer notre trajet, Bazouk s’est mis en tête de nous fabriquer une sorte d’horrible instrument de musique parfaitement répugnant, vaguement parent d’une mandoline et confectionné de peaux de bêtes séchées. Mais Pandore, qui supportait déjà mal ma conduite sportive, n’a pas résisté à la vision abjecte de la « bazoukoline » et s’est mise à vomir dans tous les sens. En voulant nettoyer et réparer ses bêtises, Bazouk a stupidement fait disparaître la magnifique voiture. Dans un accès de colère, je lui ai tapé dessus avec son instrument et ça l’a curieusement fait disparaître au fin fond de sa théière. Ne voulant plus avoir affaire à lui, j’ai préféré que nous fassions du stop pour rejoindre la ville.
Résumé de l’épisode 4 : Pour qu’on soit plus tranquilles, j’ai opté pour faire nos courses dans un supermarché parfaitement impersonnel. Mais un immense vigile s’est trouvé ne pas être du même avis que moi et ne pas vouloir nous laisser franchement tranquilles. Je suis quand même parvenu à acheter des chaussures et des vêtements (vraiment trop moulants) pour Azura et Pandore, mais en sortant du magasin, le vigile a malencontreusement fait réapparaître Bazouk, et a prévenu la police tandis que nous partions en courant. Nous nous sommes réfugiés dans une boutique de lingerie, pour acheter des sous-vêtements à mes deux compagnes (car ni elles ni moi ne savions leurs tailles et essayer des soutifs dans un supermarché n’est pas chose aisée…). Mais la vendeuse s’est avérée éprouver un faible pour les belles jeunes femmes et a tenté de se faire Pandore, devenant soudain folle lorsque j’ai commencé à vouloir faire l’amour avec Azura. Nous sommes partis en hâte, en fauchant deux ensembles de sous-vêtements tandis que la vendeuse appelait la police à son tour.
Résumé de l’épisode 5 : comme on était tout près de chez Aurélie, une de mes amies avec qui il m’arrivait de passer du bon temps, je me suis dit qu’on pourrait finir la journée chez elle, et que peut-être, elle pourrait même nous ramener chez moi (car je ne voulais toujours pas faire appel à Bazouk). Mais en chemin, nous nous sommes fait agresser par une bande de crétins qui avaient flashé sur Azura et Pandore. J’ai été obligé d’appeler mon génie à la rescousse, qui nous a sortis de ce mauvais pas grâce à un puissant sortilège d’apaisement, aux effets assez inattendus. Mais hélas, impossible de le faire retourner dans sa théière ! Arrivés devant chez Aurélie, celle-ci s’est montrée jalouse de mes deux compagnes et n’a pas voulu nous laisser entrer. Un nouveau sort d’apaisement a toutefois eu raison de sa résistance et l’a également rendue folle amoureuse d’Azura et Pandore. Mais Bazouk a aussi malencontreusement « apaisé » la mère d’Aurélie, qui s’est immédiatement mise à me courir après pour « s’offrir à moi ». Elle a finalement trouvé refuge chez des voisins alléchés par les mots crus qu’employait la sexagénaire pour tenter de me séduire. Aurélie nous a enfin accueillis chez elle, où nous nous sommes jetés tous quatre sur le canapé pour une orgie démoniaque.
Résumé de l’épisode 6 : Aurélie convainc Pandore et Azura de prendre une douche avec elle. Ça me laisse un peu de temps pour tenter de persuader Bazouk de nous fabriquer quelques billets. Après d’âpres débats, où je lui fais croire qu’on a besoin de cet argent pour acheter des pizzas, celui-ci est enfin d’accord et commence à créer des billets de cinquante euros. Ses premiers essais ne sont pas concluants, mais il parvient finalement à fabriquer en série des centaines et des centaines de billets orange, plus vrais que nature. Quand les filles sortent de la salle de bains, je file avec la voiture d’Aurélie « tester » cet argent facile qui réussit à tromper même les policiers. Je reviens après avoir fait quelques courses et trouve les filles au milieu d’un tas de billets verts de cent dollars, qu’elles ont réussi à faire fabriquer à Bazouk en lui faisant croire que c’était pour jouer au Monopoly.
Résumé de l’épisode 7 : On s’est enfin décidé tous les quatre à se coucher, dans le salon d’Aurélie, toujours surveillés de près par Bazouk. Mais je ne parviens pas à dormir, et à tout hasard, consulte Internet au sujet des génies. Je finis par dénicher la traduction d’un très vieil ouvrage oriental, dans lequel j’en apprends davantage ; notamment, je parviens à trouver deux ou trois astuces pour obliger Bazouk à rentrer dans sa théière. Le pauvre subit toutes sortes de tests et reconnaît finalement mon autorité. Aurélie, qui s’est éveillée au bruit des expériences de physique amusante réalisée sur mon génie, veut encore que nous fassions l’amour, mais j’en suis parfaitement incapable ; seulement, elle met Bazouk à contribution, et celui-ci m’octroie une érection fantastique, qui continue même après nos ébats. Je finis la nuit avec Pandore et Azura.
Résumé de l’épisode 8 : Nous revenons finalement chez moi, pour que je rassemble quelques affaires avant de partir ; en effet, notre décision est prise : nous irons profiter de notre fric quelque part au soleil, loin d’ici. Chez moi, on prend un peu de bon temps pendant que Bazouk prépare à manger. Mais nous sommes interrompus par une nouvelle tournée de flics qui s’interrogent sur la présence dans le jardin des corps inanimés de leurs collègues. Nous parvenons quand même à nous débarrasser de ces nouveaux gêneurs. Aurélie, malgré mes mises en garde, se met alors en tête de réclamer à Bazouk une nouvelle poitrine. Celui-ci fait un certain nombre d’essais sur les policiers endormis, puis un certain autre nombre sur la pauvre Aurélie, avant de parvenir enfin à un résultat acceptable. Nous nous empressons d’essayer les nouveaux attributs de ma compagne…
Le voyage jusqu’à Paris se passa sans histoire. On n’était finalement parti qu’aux environs de vingt heures, le temps de s’éclater un peu après manger, et puis celui de rassembler toutes les affaires. Nous avions réussi à bourrer tous les billets de cinquante euros et de cent dollars dans un seul grand sac de sport, et avions également chargé deux autres sacs de fringues dans le petit coffre. Et pour plus de sécurité, nous avions « débranché » Bazouk et simplement mis sa théière aux pieds d’Aurélie, à l’avant du splendide coupé noir.
La voiture avait montré toute sa puissance et sa reprise sur l’autoroute où j’avais roulé à largement plus de deux cents à l’heure (le tout toujours avec la gaule démente dont m’avait pourvu Bazouk et qui ne passait désespérément pas…). On avait été flashé deux ou trois fois, mais je m’en foutais, les plaques étaient bidons. Et au péage, alors que je m’étais attendu à devoir faire ressortir Bazouk pour endormir les gêneurs éventuels, curieusement, aucun policier ne nous attendait, et on passa tranquillement grâce à la carte bancaire d’Aurélie.
J’avais encore roulé comme un furieux sur les larges routes, peu fréquentées à cette heure tardive, qui menaient du sud de la capitale jusqu’aux abords du grand aéroport de Roissy. Une voiture de flics nous prit un instant en chasse, mais je parvins même à la semer. Je m’inquiétai toutefois quelque peu lorsqu’on vit se pointer un hélicoptère qui avait l’air de nous surveiller, mais on profita d’un tunnel pour faire ressortir Bazouk qui se plut à colorer la voiture en vert pomme et à lui ajouter une sorte d’étage supplémentaire, la transformant ainsi plus ou moins en estafette de course. Et j’attendis le passage de quelques autres véhicules pour ressortir du souterrain en roulant comme une mémé revenant de la messe. Et cela suffit apparemment à tromper la vigilance des flics aériens et de ceux des deux voitures qui nous doublèrent ensuite à fond et toutes sirènes hurlantes.
Je roulai pépère jusqu’au pied d’un prestigieux hôtel à deux pas des pistes, où je garai notre espèce de van, sous les yeux médusés d’un loufiat qui gardait la porte, tandis qu’un autre se précipitait pour venir nous aider à porter nos affaires. Ce dernier mata sans la moindre retenue Aurélie lorsqu’elle sortit du véhicule et resta même franchement scotché lorsque Pandore et Azura en sortirent ensuite. Je lui mis carrément nos deux sacs de fringue dans les mains en lui proposant d’arrêter de baver. Il bafouilla vaguement quelque chose puis emporta nos affaires jusqu’à la réception de l’hôtel où je le suivis armé de la théière et du sac de billets. Les filles s’arrêtèrent dans le vaste hall luxueux, où deux ou trois péquins assis dans des fauteuils grand luxe téléphonaient, consultaient leurs mails, ou lisaient vaguement un journal.
La (jolie) réceptionniste me fit une drôle de tronche lorsque je lui réclamai sa plus belle suite et que je lui offris de payer en liquide les mille huit cent soixante-quinze euros. Elle me proposa en retour d’appeler son chef, lequel vint m’examiner de la tête aux pieds et prit mes billets orange avec méfiance. Il s’éloigna pour sans doute aller consulter un autre grand chef. Sa jolie subordonnée me demanda deux ou trois conneries (comme mon identité – je lui balançai un nom au pif – et le nombre de nuitées qu’on passerait là) en me faisant tout plein de sourires jusqu’à ce qu’Aurélie, Azura et Pandore se pointent à mes bras, après quoi elle fit semblant d’avoir plein de choses à faire derrière son desk, se contentant de nous demander très professionnellement de compléter un formulaire à la con, qu’Aurélie se fit une joie de remplir n’importe comment.
Le moyen chef revint enfin et nous tendit deux cartes magnétiques en guise de clés en nous souhaitant un bon séjour, et plus discrètement, les vingt-cinq euros de monnaie que j’avais payés en trop et qu’il espérait sans doute recevoir en pourboires. Mais Aurélie fit sa grande dame et leur donna à tous les trois (le moyen chef, la meuf jolie qui faisait maintenant la gueule, et le loufiat qui portait toujours nos fringues) un billet de cinquante euros, s’attribuant ainsi leur amitié éternelle.
On suivit le bagagiste jusqu’au seizième et dernier étage où il nous fit entrer dans une pièce monstrueusement spacieuse et luxueuse, qui donnait elle-même sur une chambre du même acabit encore jouxtée d’une salle de bains grande comme mon salon. Après avoir déposé nos affaires, le type mata encore insidieusement mes trois compagnes, puis se barra sans demander davantage, sans doute ravi avec les cinquante euros que lui avait déjà filés Aurélie.
Elle fit le tour de la vaste pièce, dont deux murs étaient remplis de grandes fenêtres inouvrables mais qui nous donnaient une vue incroyable.
Elle retraversa le salon pour venir m’embrasser.
J’entrai à mon tour dans la salle de bains que je n’avais regardée que de loin lorsque le gus nous avait montré la suite. C’était effectivement hallucinant : il y avait une énorme baignoire ronde où on tiendrait incontestablement à au moins quatre, et une douche enfoncée dans une sorte de grande cabine spirale. Et puis des lavabos grands comme des éviers de collectivité, des chiottes où on aurait volontiers passé la nuit, des rangements dans tous les sens…
Elle ouvrit en grand les robinets alimentant la baignoire géante.
Du coup, elle se précipita sur moi pour me dévêtir. En moins de trente secondes, je me retrouvai nu, mon sexe toujours tendu pris d’assaut par Aurélie qui s’était agenouillée à mes pieds. Azura et Pandore se dévêtirent aussi et la rejoignirent rapidement, et les trois jeunes femmes se démenèrent pour me sucer à qui mieux mieux, partageant ma queue au rythme de leurs envies.
On se jeta ensuite dans l’immense baignoire et je les baisai sauvagement tour à tour, leur octroyant l’une après l’autre un orgasme considérable (hé hé !) qui les laissa vidées de toute force. Et tandis qu’apaisées, elles savouraient les remous de la mini-piscine, j’en sortis et remballai ma queue toujours tendue, revêtant mes habits pour aller prendre quatre billets d’avion pour les Caraïbes.
Mais avant de sortir, il me fallait réveiller Bazouk ; j’avais du travail pour lui : fabriquer de faux passeports pour les filles et moi. Cela me prit pas loin d’une demi-heure pour d’abord lui exposer vaguement l’idée, ensuite le convaincre d’accepter et, pour finir, lui expliquer précisément ce que je voulais, lui montrant mon propre passeport en lui demandant d’en créer quatre autres avec de faux blazes que je lui marquai sur une grande feuille en lui disant précisément où les mettre. Je demandai à Aurélie (qui avait allumé la grande télé de la salle de bains et matait avec ses compagnes je sais pas quelle connerie depuis leur bassine géante) de contrôler vaguement l’avancement des travaux de Bazouk.
Je descendis ensuite jusqu’à l’accueil où la jolie réceptionniste me fit à nouveau de grands sourires charmeurs. Je m’approchai et l’entretins un moment sur la pluie et le beau temps, avant de lui expliquer que j’avais besoin de réserver des places pour un prochain vol.
Je la regardai bêtement tandis qu’elle me récitait toutes ces destinations.
Elle m’avait dit ça avec un grand sourire encore plus persuasif que son invitation. Je contournai le vaste bureau et la rejoignis près de son ordi, debout derrière son siège à roulettes. Elle s’y enfonça en gonflant la poitrine.
Elle m’égrena encore une liste de noms de patelins tous plus enchanteurs les uns que les autres. En pointant le doigt vers l’écran, je finis par trancher :
Elle cliqua une ou deux fois puis me demanda abruptement :
Je ne me rappelais même plus le nom bidon que je lui avais refilé en arrivant. Bah, tant pis…
Elle me fit une drôle de tête. Je lui adressai en retour un clin d’œil qui parut la satisfaire, car elle éclata de rire, avant de se cambrer encore en me lançant un nouveau sourire aguicheur. Elle se mit à pianoter de nouveau sur son écran, mais, d’un geste excessif faussement maladroit, recula soudain son coude jusqu’à mon bas-ventre, où elle dut sentir que c’était toujours ultra-rigide.
La petite salope ! Elle ne doutait vraiment de rien ! C’est vrai qu’elle était jolie, mais quand même ! Elle devait faire ça à cause de mon fric… Comme je n’osais pas lui dire non mais que j’avais pas non plus envie de lui dire oui, je lui répondis simplement :
Elle hésita, me lançant un nouveau sourire mi-timide mi-provocant et proposa :
Mais, dans un réflexe, je l’interrompis en lui poussant une tronche et un gros soupir comme si elle m’avait suggéré de traverser le Sahara à pied. Je ne me rendis compte de ma lourde indélicatesse que lorsque je la vis changer de tête et prendre un teint gris-vert.
À voir sa tête (dans tous les sens du terme…), on n’avait pas souvent dû lui foutre une veste de cette taille… Elle était vraiment mignonne, et si j’avais été dans un état ordinaire, je l’aurais pas rembarrée comme ça. Elle maintint un instant les yeux baissés.
Je regardai avec insistance sur sa poitrine (au demeurant somptueuse) le badge qui m’apprit qu’elle s’appelait Estelle.
Bon… elle manquait pas d’air, toujours…
Elle se remit à pianoter à toute allure sur son ordinateur ; je retournai soigneusement de l’autre côté du desk et l’observai finaliser l’opération. Elle lança encore une impression puis, me tendant la feuille qui venait de sortir, me signala d’un ton distant :
Mais elle évita soigneusement le mien et fit semblant de se réabsorber dans son travail. Hésitant quelque peu, je fouillai au fond de mes poches pour sortir un billet de cinquante euros, mais elle se leva toujours sans le moindre regard et sortit vers un bureau attenant. Je me trouvai con et réellement navré d’avoir été aussi bœuf.
Je rangeai la confirmation de réservation au fond de mon portefeuille puis remontai, tourmenté, jusqu’au seizième étage et retrouvai les filles toujours dans leur étuve, avec Bazouk à leur côté qui paraissait aussi absorbé qu’elles par la misérable connerie que diffusait la télé. Aurélie se délégumisa quand même un instant pour me montrer avec ravissement les quatre passeports que notre bon génie était parvenu à créer. Je les étudiai précisément ; ils avaient l’air parfaits. J’espérai que ça suffirait à tromper des spécialistes. Il restait à foutre des photos, mais on trouverait sans doute un photomaton à l’aéroport le lendemain.
Celui-ci se décaptiva à son tour de l’écran géant pour me darder son sourire dodu.
Nous nous éloignâmes jusqu’au salon et je demandai à mon génie de me faire apparaître un énorme bouquet de fleurs variées, des plus belles qu’il pourrait imaginer. Il réfléchit un court instant puis se plongea dans une sorte de transe et psalmodia quelques mots, lançant quatre ou cinq minuscules éclairs qui firent apparaître devant moi, dans un gros pot en terre cuite, un petit arbre de deux mètres de haut, avec un tronc épais démesuré, mais aux branches bien fleuries.
Alors qu’exaspéré j’allais l’engueuler, il me devança en me dispensant un cours de sciences naturelles :
Il avait l’air content. Il poursuivit, même :
Il parut quelque peu déçu mais acquiesça. Je le tranquillisai quand même quelque peu en lui proposant de laisser là son baobab qui égaierait sans doute le personnel de l’hôtel. Rassuré, il se relança dans ses incantations et me proposa au bout d’une ou deux minutes une fabuleuse composition d’au moins cent fleurs toutes différentes et que je n’avais pour la plupart jamais vues. Une odeur délicieuse se répandit aussitôt. Je le félicitai sincèrement ; il clignota. Je lui demandai encore un petit cordon de soie pour les lier par la tige en un véritable bouquet. Il me fit apparaître une grosse ficelle à foin ; je l’engueulai ; et au second essai, il me fournit un beau petit ruban satiné avec lequel j’entourai et serrai ensemble toutes les fleurs.
J’en déduisis que c’était la pub.
Je laissai les fleurs dans le salon et emmenai mon génie jusqu’à la salle de bains. Aurélie et Pandore, toujours dans leur bain à remous, regardaient attentivement les publicités. Azura somnolait en caressant doucement le corps de ses deux voisines.
Avant d’avoir plus de questions, de sa part ou de celle de l’éminent Bazouk, je leur envoyai un bisou d’un geste et quittai la salle de bains, puis, emportant l’immense bouquet, sortis de la suite pour prendre l’ascenseur et rejoindre le hall.
En arrivant vers la réception, caché derrière mes fleurs, j’aperçus Estelle dont j’avais forcément capté l’attention (comme d’ailleurs celle de tous les gens dans le hall de l’hôtel) avec mon bouquet géant. Elle ne m’avait pas reconnu, et parut de plus en plus surprise au fur et à mesure que je m’approchai d’elle. Je déposai finalement le faisceau de fleurs devant elle, sur le desk, en lui disant :
Elle resta un petit moment scotchée, contemplant les fleurs en souriant et en rougissant.
Le dénommé Karim, moyen chef de son état, se radina avec un air ravi en m’instruisant :
Mais sa voix gênée m’arrêta :
En désignant le bar de l’hôtel, de l’autre côté du grand hall, je continuai à me la jouer :
Elle me regarda avec un sourire coquin en rougissant encore un peu plus, puis tourna vers Karim des yeux de gamine à qui l’on a promis d’aller faire les soldes et qui attend l’autorisation et la carte bleue de son père.
Si elle avait pu l’embrasser, elle l’aurait fait. Du coup, elle contourna le desk et ce fut moi qu’elle vint embrasser, ni tout à fait sur la joue ni tout à fait sur la bouche.
On s’assit dans l’angle d’une confortable banquette, tout au fond d’un recoin, sorte d’alcôve ; Estelle se serra près de moi. Le barman, qui avait l’air de se faire couramment chier, fut ravi de voir doubler l’effectif de ses clients et se précipita vers nous pour prendre notre commande. La jeune femme souhaita un cocktail légèrement alcoolisé ; je pris un cognac ; il repartit nous préparer ça. Et elle se serra encore tout contre moi. Trop.
On engagea une vague conversation, que je ne suivais pas vraiment, parlant de l’hôtel, des clients, du temps depuis lequel elle travaillait là. J’étais très ennuyé : d’une part j’étais moi aussi excité (et pas que physiquement) comme un collégien qui séduit sa première gonzesse, et d’autre part, en temps normal, j’aurais tout fait pour me taper cette nana merveilleuse. (Et le plus dur était fait…) Mais là, malgré ma gaule toujours omniprésente, j’avais de méchants scrupules. À tout instant, je pensais à Aurélie, commençant peu à peu à me convaincre que je l’aimais vraiment ; ou encore, quand ma queue prenait le dessus sur mon cœur, à Azura et Pandore, me disant que j’avais déjà largement ce qu’il me fallait ; et puis mes yeux retombaient sur Estelle et une petite voix me soufflait : carpe diem.
Le barman nous rapporta nos boissons, je lui filai cinquante euros en lui disant de tout garder. Il me fit une gracieuse courbette et retourna se faire chier derrière son zinc. Puis Estelle mit partiellement fin à mon hésitation en se collant parfaitement contre moi, en me roulant une grosse pelle et en posant une main sur mon jean, tâtant des doigts ma queue toujours insoumise. Je lui caressai doucement le cou et les cheveux.
Et, tranquillement, elle se mit à ouvrir mon pantalon, puis y glissa une main pour venir caresser mon sexe.
Si c’était possible, je bandais encore davantage.
Superbe ! Elle continuait à me vouvoyer…
C’était tout juste si elle me disait pas qu’elle avait l’habitude… Elle m’embrassa de nouveau, puis déboutonna son chemisier avec un brin de provocation. Elle portait une sorte de push-up qui relevait et comprimait ses seins, que je ne parvenais pas à ne pas déguster du regard. Elle se les caressa un court instant à travers le tissu de son soutien-gorge en me lançant des yeux lascifs. Puis elle replongea la main dans mon jean pour en extirper avec un murmure d’admiration ma queue toujours ultra raide, qu’elle se mit ensuite à branler férocement. De l’autre main, elle fouilla dans une des poches de son chemisier d’où elle sortit un préservatif.
Je commençais à me demander sérieusement si je m’étais pas fait bêtement couillonner par la nymphomane de service. Elle ouvrit la capote en me demandant avec un nouveau sourire :
Elle déroula la capote consciencieusement (mais avec un peu de difficulté… encore une capote trop petite… (hé hé !)) sur mon sexe incroyablement durci, qu’elle suçota ensuite quelques instants. Puis elle se redressa et, relevant sa jupe, m’enjamba pour venir s’agenouiller à califourchon sur mes cuisses, cherchant trop rapidement à mon goût la pénétration. D’un autre côté, c’était vrai que ma queue devait lui convenir et je pus m’assurer d’un doigt que la demoiselle était également plus que prête. Je la laissai donc écarter sa culotte et maintenir mon sexe bien droit sous ses cuisses, et elle s’y empala rapidement et profondément en gémissant avec quand même un peu de retenue.
Je plaquai mes mains sur ses fesses, par-dessus sa jupe relevée ; elle se mit à osciller frénétiquement du bassin en de rapides mouvements de va-et-vient. Elle avait sa tête contre la mienne et je sentais sur ma joue et dans mon oreille le souffle chaud de ses soupirs de plaisir. Elle haletait des « Aaaahh ! », des « Hmmm ! » et des « Oh ouiiii ! » à tout bout de champ. Et moi je me mordais les lèvres pour ne pas gémir.
Elle se calma quand même au bout de deux ou trois minutes à ce rythme et s’immobilisa avec mon sexe bien planté en elle, reculant légèrement son visage pour regarder le mien. Elle était vraiment belle, encore plus belle à cet instant précis.
Mais je repensai soudain à Aurélie et mon ventre se noua. Je m’en voulais de la tromper. Certes, on était pas mariés, mais je commençais à croire que je l’aimais, sincèrement. Fallait vraiment que j’arrête d’écouter que ma queue ! Mais c’était de la faute de Bazouk, et de ses conneries de sorts qui me filaient la gaule tout le temps ! D’ailleurs, c’était Aurélie qui lui avait demandé, ce sort… Finalement, c’était de sa faute à elle… Bah de toute façon, maintenant que c’était commencé, autant aller au bout…
Toutes ces pensées s’étaient succédé à une allure fulgurante, en moins d’une seconde. La voix suave de ma partenaire me tira de ma rêverie :
Une voix me poussait à lui suggérer de s’acheter un concombre et lui expliquer que là, c’était surtout elle qui se faisait du bien toute seule, parce que moi, j’avais pas encore bougé. Mais une autre voix orgueilleuse me disait de profiter de cette merveille et de ses compliments, de lui sortir le grand jeu.
Je repris doucement les va-et-vient mais par de lents mouvements aussi amples que me le permettait notre position. Ça contrastait avec le rythme effréné qu’Estelle avait adopté au départ, mais à l’évidence, ça lui plaisait tout autant.
Pourquoi elle m’appelait Robert, cette cruche ? Mais ça me revint soudain : c’était le nom que je lui avais bobardé en arrivant.
D’habitude, quand je disais mon nom, ça les faisait plutôt rire ; mais là elle s’arrêta tout net de bouger et me regarda avec un air méfiant.
Ouh là ! D’où elle me connaissait, elle ?! Je soutins son regard sans rien dire.
Et merde ! J’aurais dû me taire ! Non, pire, j’aurais jamais dû me faire cette connasse ! Elle mit aussi vite que possible deux mètres entre elle et moi, et je restai bêtement vautré sur le canapé avec ma queue sortie, tendue et vanillée.
En fait, je m’en sortais bien : déjà elle se barrait pas en courant et en gueulant au secours.
En temps normal, cette situation m’aurait fait débander à gogo, mais là non, j’étais toujours bravement au garde-à-vous.
Les yeux dans le vague, je tentai de réfléchir. Je voyais bien de quoi elle parlait ; d’autres flics avaient dû retrouver leurs collègues endormis devant chez moi, et à qui on avait laissé les longues barbes et les gros seins que Bazouk leur avait faits par mégarde ou pour s’entraîner… Mais de là à parler de kidnapping et de torture ! Je soupirai en gueulant tout seul :
Et que cette pétasse sache qu’on était ici n’arrangeait pas mes affaires ; elle allait très certainement me balancer dès qu’elle pourrait…
En même temps, fallait que je m’en prenne qu’à moi ! C’était moi qu’avais été con ! Et qui continuais à déconner !
Qu’est-ce que je devais faire ? Je n’arrivais pas à réfléchir… Et ma queue qu’était toujours connement tendue… et qui maintenant puait la moule vanillée… Je commençai par arracher la capote et l’envoyai valser dans un coin du bar.
La voix de la jeune femme me sortit de mes pensées. Elle s’était rassise sur la banquette, à un mètre de moi et me regardait presque piteusement de ses beaux grands yeux bleus. Son chemisier était toujours ouvert, laissant apparaître son soutien-gorge qui exhaussait sa poitrine.
Je la considérai avec des yeux vides. Elle s’approcha doucement en contemplant ma bite qui malgré ma crise n’avait pas dégonflé d’un iota.
Parfaitement hébété, je l’observai ouvrir et m’enfiler une nouvelle capote, cette fois-ci parfumée à la fraise, puis grimper pour reprendre sur mes genoux la position qu’elle avait deux minutes auparavant. Elle se frotta un instant à moi, s’excitant avec mon sexe qu’elle maintenait tendu sous elle. Sans réagir, je la laissai jouer encore avec ma bite, puis s’y empaler à nouveau et se remettre à se déhancher en gémissant.
Physiquement, c’était agréable, mais j’avais vraiment plus du tout la tête à ça. D’ailleurs j’avais la tête à rien… même pas à réfléchir…
Et elle qu’était trempée d’excitation, qui mouillait deux fois plus qu’avant… et qui se dandinait à fond en couinant et en râlant.
Elle me saoulait, en fait. En premier lieu, fallait la faire taire… Surtout si elle gueulait mon nom à tout va !
Je la saisis par les hanches, et, sans me retirer de son sexe, la retournai pour l’asseoir sur la banquette. Puis, plaquant mes mains sur ses hanches, je la défonçai à toute allure ; de rapides et violents coups de bassin qui enfonçaient mon gland au plus profond de son vagin puis le ramenaient jusqu’à ses petites lèvres, le tout à une cadence infernale. De son côté, elle se mit à se caresser le clitoris, également à toute vitesse. Et elle gueulait, toujours plus fort.
À tel point qu’au bout d’une ou deux minutes de ce traitement, j’aperçus le barman se pointer juste derrière moi. Il venait certainement nous engueuler. Mais je m’en foutais, j’étais plus à ça près. D’ailleurs, je commençais même à être sérieusement excité par le pied que semblait prendre ma partenaire.
Et puis il resta à nous fixer d’un œil sombre. Ça eut l’effet parfaitement inverse : les hurlements de la jeune femme furent plus intenses et plus rapides, plus saccadés, et son majeur tournoya de plus en plus vite sur son clitoris. Elle nous regardait alternativement, le barman et moi. J’accélérai encore un peu ma cadence, moi aussi toujours plus excité, et elle explosa soudain en poussant une longue plainte saccadée et en se crispant par à-coups. Et son orgasme déclencha le mien ; je balançai encore deux ou trois grands coups de bassin, puis, en grognant, je me déchargeai de quelques gouttes maigrelettes au fond du réservoir de la capote.
On redescendit sur terre à peu près en même temps, Estelle et moi. Je me laissai tomber à côté d’elle sur la banquette.
Voilà, j’en étais sûr, cette salope faisait ça tout le temps avec n’importe qui !
Je le regardai sans doute bizarrement.
Le dénommé Fred me lança une tronche de premier de la classe qui découvre qu’un cancre a eu une meilleure note que lui.
Mais le barman leva puis baissa les mains à toute allure, voulant sans doute nous signifier que le débat était clos, puis retourna se faire chier derrière son bar. Je regardai vers la jeune femme ; j’étais vraiment tombée sur la salope absolue, qui se tapait tout ce qui avait deux pattes et une bite. Pourtant elle avait pas l’air, comme ça en la regardant, elle avait plutôt une tête de gentille mignonne timide…
Ah ouais ! En plus c’était une partouzeuse… Je me marrai, et répondis :
Elle regarda vers mon sexe, que j’avais toujours pas remballé.
En riant, je retirai doucement ma capote que je tendis à la jeune femme en la remerciant à mon tour. Elle la balança sous la banquette en disant que Fred nettoierait ça à l’occasion. Je me rhabillai plus ou moins puis bus une grande gorgée de cognac.
J’hésitai. Jusqu’où devais-je me confier à cette nana ? En même temps, au point où j’en étais…
Je savais pas trop si je pouvais vraiment avoir confiance en elle, mais bon, de toute façon, j’avais pas franchement le choix.
Mais elle divaguait complètement ! C’était à se demander si elle avait pas reçu un sort de Bazouk…
Il y eut un court silence. Pensive, elle termina son verre. Je vidai également le mien.
Je m’éloignai en lui lançant un dernier sourire.
Elle m’adressa un dernier sourire ; je me dirigeai vers l’ascenseur.
Mais tu parles que j’avais un plan ! J’avais pas l’ombre d’un plan ! Tout ce que j’avais, et qu’il m’allait falloir mettre sérieusement à contribution, c’était un génie… Et encore, pas un vrai… Déjà, il allait peut-être vraiment devoir s’occuper de ma bite qui débandait toujours pas. Remarque, d’un autre côté, c’était pas si mal, ça permettait des soirées intéressantes…