| n° 13316 | Fiche technique | 19235 caractères | 19235Temps de lecture estimé : 12 mn | 30/05/09 |
| Résumé: Deux jeunes hommes font de la plongée, mais ils draguent aussi durant un week-end à la plage. | ||||
| Critères: fh jeunes inconnu plage nudisme nostalgie -voyeuract | ||||
| Auteur : Lucien Ramier (Je suis l'auteur d'une dizaine de textes publiés sur site) Envoi mini-message | ||||
Le Lavandou, week-end de la Pentecôte 1973.
Et dire que je l’attendais, ce long et beau week-end et avec tant d’impatience ! J’appréciais, étant en voyage d’affaire, le plaisir de disposer de temps pour musarder et pour rejoindre l’île du Levant. J’avais calculé ma tournée de représentant afin de savourer tous ces loisirs au soleil, en célibataire, bien entendu.
J’aime le naturisme, et c’est peu dire, car j’en suis fou : passer une journée dans les rochers, sur l’eau ou sous l’eau. Faire corps avec la nature. Savourer la douceur des éléments sur la peau. Plonger dans les mini criques, pour aller dénicher quelques oursins à déguster frais avec de nouveaux amis d’un jour, sur un coin de plage. C’est devenu un rêve sauvage pour moi.
Une autre passion, un peu moins avouable, me tenaille aussi parfois très fort, dans ces escapades vers les îles… Eh oui, je l’avoue : je suis aussi un peu dragueur. J’aime beaucoup rejoindre ce village naturiste d’Héliopolis, sur les bateaux qui partent du Lavandou ou sur la vedette super rapide de Loulou, à l’époque.
Hélas pour moi, en ce samedi, premier jour de ce long week-end de Pentecôte, le ciel est tout couvert de nuages. Déception imprévue, je deviens morose et triste au pays du soleil.
Quelques touristes sont venus attendre le départ des bateaux et des vedettes pour les îles. Mais cette météo maussade ne semble pas attirer beaucoup de voyageurs à bord des embarcations. La mer est un peu houleuse. Certains passagers craignent sans doute d’être malades et obligés de nourrir les poissons, pendant la traversée.
Il attend un embarquement éventuel, vers les Îles d’Or. Cet interlocuteur, inconnu encore pour moi, est petit, brun, habillé d’un short et d’un tee-shirt bleu. Il est seul et il attend, lui aussi, de se rendre à l’île du Levant. Je remarque curieusement que nous avons revêtu, tous deux, presque la même tenue. En plus, comme moi, il porte sur l’épaule un sac de plage, d’où émergent des palmes et le tuyau d’un tuba. Il ne peut s’empêcher de me sourire en constatant la ressemblance de notre attirail. Il me salue d’un petit signe.
Je me permets, vu son attitude, de plaisanter un peu et je lui réponds en lui souriant :
Il se tourne alors vers l’Est comme moi :
Je lui réponds :
Il se met alors à rire et me dit à son tour, sur le ton de la plaisanterie :
J’ai beau affirmer l’authenticité de mon affirmation, rien n’y fait. Mais, suite à cette conversation, un lien de complicité et de sympathie vient de s’établir entre nous. Je lui propose alors, comme il ne fait pas assez beau pour embarquer, d’aller rejoindre ce coin de soleil, en voiture, tout là bas à Pampelone.
Il accepte volontiers. Je suis curieux de découvrir en plein jour cette plage que l’on me décrit comme semi naturiste. En parcourant les quelques kilomètres dans la forêt de l’arrière pays, j’imagine facilement que je ne vais certainement pas m’ennuyer avec ce nouveau compagnon d’un jour.
En sortant de la forêt, nous rejoignons le bord de mer. Là, effectivement, l’horizon s’éclaircit enfin, de plus en plus. Le ciel est moins nuageux quand nous arrivons à l’entrée de la presqu’île de Saint-Tropez. Il me conseille de prendre la direction de Ramatuelle pour rejoindre le bout de la grande plage, là-bas, près des rochers.
Nous suivons la plage où des gens sont venus se reposer en famille. Les enfants font des châteaux de sable et les parents jouent avec des ballons sur le sable fin. On aperçoit, bien sûr, quelques seins nus, mais rien de comparable à la mini plage de l’île du Levant.
Je préfère, moi aussi, qu’il m’appelle par mon prénom de Lucien, car nous sommes condamnés maintenant à devenir complices. Il ajoute une raison de plus pour nous rendre près de ces rochers : nous allons être abrités du vent du large pour faire un peu de plongée, en eau plus calme.
À mon avis, ce ne sont pas les seules raisons. Car c’est là, je pense, que doivent aussi se cacher les sirènes que nous recherchons tous les deux. Je suis Alain. Il a pris le petit sentier du littoral qui surplombe la mer. Des vagues viennent s’écraser au bout de la barre des rochers. Au détour du sentier mon ami me fait signe et me montre du doigt :
Je lui réponds :
Je ne me sens pas assez sûr pour faire de la plongée avec ces vagues. Je ne suis pas assez expert. Mon compagnon enfile un slip de bain bleu pris dans son sac et me signale :
Je l’imite. J’enlève mon short et enfile mon maillot de bain. Je lui propose de surveiller les sacs et les vêtements pendant son expédition sous-marine. Je le vois plonger près du rivage et s’éloigner doucement en longeant les rochers. J’admire sa hardiesse et sa technique, dans cette mer quelque peu agitée.
Je me suis calé confortablement. J’observe là-bas, dans la petite crique, les deux filles nues qui ne se doutent pas qu’elles sont observées. Allongées sur des draps de plage rouge et jaune, bien abritées du vent de Sud-Ouest, elles offrent leurs corps dénudés aux rayons du soleil. Elles s’abandonnent complètement à la douceur et au calme de cet endroit paradisiaque.
J’ai tout le loisir de les observer, elles sont à cent mètres environ. L’une est blonde et plus forte. J’admire sa belle poitrine avec ses deux globes, tout luisants de crème solaire. L’autre, plus menue, est brune. Elle arbore un bandeau rouge qui maintient sa chevelure qui doit sans doute être longue. Elle est couchée sur le côté, face à son amie. J’aperçois la petite fourrure pubienne de la blonde qui me semble étonnamment brune. Détail qui me déçoit, car j’aime avant tout le naturel. La brune est brune de la tête au pied. Elle est nature, ce qui ne me déplait pas d’emblée, au contraire.
J’entends un peu le son clair de leurs voix qui se confond au bruit des galets qui roulent sous la vague. Le rire cristallin de la blonde me parvient par instants. Elles prennent beaucoup de plaisir à discuter, sans doute de frivolités. Cette courte observation a déjà fixé ma préférence. Je ne connais pas les goûts de mon compagnon Alain. Je souhaite qu’il trouve plaisir à séduire la blonde, car je viens de flasher tout à coup, même de loin, sur la petite brunette nature. Mais, au fait, que devient-il ?
Je jette un coup d’œil inquiet en direction de la mer, pour voir son avancée. Je ne le vois plus. Je crains un instant qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Il a peut-être un peu trop présumé de sa technique ou de ses forces. Je me demande ce que je devrais faire, en cas d’accident. Dans cet endroit éloigné et, à l’époque, sans téléphone portable.
Dix longues minutes à percer, d’un regard inquiet, le creux des vagues, je désespère d’apercevoir mon ami. Mais tout à coup je remarque que la jeune femme brune enfile son slip de bain rouge. Sa compagne blonde fouille à son tour furtivement son sac de plage, à la recherche sans doute, elle aussi, de son maillot. C’est alors que j’aperçois, émergeant à la surface de l’eau bleue, à quelques mètres des jeunes femmes, le bout rouge du tuba qui avance doucement vers la crique. Les deux naïades ont dû l’apercevoir. Seraient-elles prudes pour cacher si prestement leur nudité ? Je suppose qu’elles ont sans doute la crainte de se trouver dans cet endroit public, en cette tenue naturiste.
C’est sûr, c’est Alain ! Il a réussi son approche périlleuse. Mais le plus dur reste à faire pour lui, à mon avis. De mon observatoire improvisé, je m’interroge sur sa performance à venir. Sera-t-il aussi bon séducteur qu’excellent nageur ? L’empressement de ces demoiselles à masquer leur nudité ne présage peut-être rien de bon non plus, pour la suite de notre opération de drague.
Je le vois remonter doucement son masque et son tuba sur ses cheveux, quand il sort la tête de l’eau. Il simule, sans doute, la surprise en adressant aux deux jeunes femmes un sourire engageant.
Voyant leurs mines un peu déçues, Alain ajoute, hésitant à finir sa phrase :
Elle continue et répète :
Et comme je comprends sa fidèle assistance ! De loin je devine ce que dit ma brunette :
Mon ami, émerveillé de l’aubaine, ne relève pas la réflexion de la brune. Rien n’y fait pour arrêter l’exécution de l’idée farfelue de la blonde. Comment ne pas sauter sur une si bonne occasion, pour la séduire ? Il défait son masque et ses palmes qu’il enfile aux pieds de la blonde. Ce faisant, il frôle de son visage, mine de rien, les tétons de la belle. Le veinard !
La brune semble gênée ou jalouse par l’attitude de sa compagne, elle se soulève le buste sur les coudes pour observer les essais de natation de son amie.
J’observe avec envie Alain qui en profite pour caresser aussi les beaux cheveux blonds de la demoiselle, en enfilant le masque et le tuba. Je pense sincèrement qu’il se défend bien, le bougre.
Comme un acteur qui a oublié son entrée en scène, je me demande comment je vais pouvoir, à mon tour, intervenir dans ce joli jeu de la séduction. Je ne suis même pas sensé être de la partie. Je me sens hors jeu, un peu comme la petite brune qui m’a tapé dans l’œil. Je dois improviser mon rôle rapidement
Pour l’instant, je constate qu’Alain a entraîné la belle blonde dans l’eau. Il va un peu plus loin dans les privautés. Il glisse, avec délice, sa main sous le nombril de la belle pour la maintenir à la surface, le temps qu’elle commence à pédaler. Je ne peux m’empêcher de sourire à son stratagème pour la caresser mine de rien. J’imagine que cela commence à lui faire de l’effet. Au bout de quelques minutes de cet exercice, la belle naïade blonde a pris de l’assurance. Son pédalage devient efficace avec l’aide de mon ami, si dévoué à sa cause. Je les vois disparaître tous les deux derrière les rochers.
Je commence à trouver le temps long dans mon observatoire, trop bien caché. La brunette qui m’a fait l’effet d’un coup de foudre est toujours relevée sur ses coudes. Elle tente d’apercevoir son amie disparue en compagnie d’Alain. Je sens que le moment est venu pour moi de tenter l’approche de ma belle brune esseulée. Je ramasse les habits de mon ami d’un jour dans son sac de plage. Je me saisis de ces attirails et je sors de ma cachette pour me rendre dans la petite crique des jeunes femmes. J’avance sans hésiter dans sa direction et, arrivé à sa hauteur, sur un ton hésitant et l’air inquiet, je lui demande :
La brune me regarde, avec ses jolis yeux, étonnée de me voir si près d’elle. Elle masque ses petits seins nus sous une serviette qu’elle tient à portée de main. Mon Dieu, j’avais raison ! Qu’elle est belle ! Elle me répond alors gentiment en hésitant un peu :
Et je lui réponds :
Après quelques instants de pause dans cette conversation, hésitant je lui demande :
Elle me dévisage un peu et j’entends un petit « oui » timide ou hésitant. Cela ne me rassure pas du tout pour tenter de la séduire. Je suis sûrement loin du compte. Je me demande quelle banalité je vais pouvoir lui sortir.
Je suis rassuré car j’aperçois tout à coup un léger sourire se dessiner sur son beau visage. Elle me répond :
Sans hésiter, je lui réponds :
La présentation semble l’agacer. Elle me dit en me regardant franchement, avec un léger sourire :
Ce disant, elle enlève sa serviette et me dévoile ses jolis petits seins tout bronzés. Comme le soleil revient, j’enlève à mon tour ma chemisette, comme pour donner le change. Je pense ainsi la mettre plus à l’aise. Je me lève pour enlever mon short et je demande à Maria.
Sur le ton de la plaisanterie elle me répond sans hésiter :
Je lui souris, amusé. J’enlève mon slip pour me mettre à l’eau en tenant dans mes mains les palmes pour lui donner sa première leçon. Je constate en me retournant que Maria, « la vraie brune », fait la même chose. Je crois rêver en la découvrant, nue et si belle, tout près de moi. Je n’imaginais pas tout à l’heure que cette petite brunette de Maria allait combler tout mes phantasmes.
Nous nous retrouvons nus dans l’eau et je peux goûter à mon tour, comme Alain tout à l’heure, la douceur de sa peau quand je frôle, innocemment bien sûr, ses petits seins en lui glissant les pieds dans les palmes. Elle sourit en voyant mon sexe qui a changé d’aspect et elle ajoute sur le ton de la confidence :
Elle me surprend par sa hardiesse subite. Car elle se saisit prestement de mon sexe à pleine main. La réaction ne se fait pas attendre et je bande. Oubliant les palmes sur un rocher plat, elle m’entraîne au bord de la falaise.
Quelle n’est pas ma surprise d’apercevoir, à une vingtaine de mètres environ, Alain et Mireille qui font l’amour, eux aussi, seuls au monde.