| n° 13225 | Fiche technique | 19284 caractères | 19284Temps de lecture estimé : 12 mn | 01/04/09 |
| Résumé: Un homme rejoint son aimée à Venise. Non sans l'avoir fait attendre, elle lui offre sa « virginité ». | ||||
| Critères: fh cadeau fépilée vacances hotel amour cérébral voir cunnilingu anulingus fsodo yeuxbandés init -amourpass | ||||
| Auteur : Titoeuf Envoi mini-message | ||||
Il est très tôt, trop tôt. Inconfortablement assis dans un fauteuil métallique laqué de blanc et trop froid, d’une salle d’embarquement d’Orly, je viens de passer, sans trop d’encombre, les contrôles de sécurité, et j’attends.
Je n’ai eu à me mettre sous la dent, sous le regard en fait, qu’une élégante passagère qui, presque harcelée par un agent de sécurité, ne s’en est sortie qu’après avoir laissé, manteau, veste, bottes et ceinture derrière elle. La vision de son chemisier de nacre me laissant entrevoir par transparence un soutien-gorge très raffiné galbant de très jolis petits seins, un rien sadiquement, dessine sur mon visage engourdi du matin, un premier sourire. Le portique sonne une fois de plus et la pauvre dame, se soumet, les bras relevés à l’horizontale, les jambes légèrement écartées, au détecteur portable. C’est presque humiliant. Mon esprit vagabond s’égare et j’imagine déjà, comme dans les films, le chef de la sécurité, conduire l’élégante à l’abri des regards pour un contrôle plus fouillé, mais il n’en sera rien, bien sûr.
J’attends donc. Je suis impatient, d’une douce impatience, mêlée d’appréhension et de doute, avec presque cette boule au ventre qui vous oppresse comme lors d’un premier rendez-vous amoureux.
Ce n’est pourtant pas le cas, loin s’en faut. Je dois rejoindre Julie, celle avec qui je partage les plus beaux moments de ma vie, les plus forts aussi. Elle m’attend, à Venise, la cité des doges, pour me faire une surprise et m’offrir un cadeau, c’est ce qu’elle m’a promis.
Depuis des semaines je cherche, je me torture, je me demande ce que peut bien être cette surprise, ce cadeau. Par moment, je n’en vis presque plus, et croyez bien que j’ai tout essayé pour le découvrir, repas romantiques aux chandelles, câlins torrides interrompus à quelques secondes de son plaisir ; les plus doux sévices dont je suis capable ont été mis à partie, mais sans succès et aujourd’hui encore, le doute me ronge délicieusement. Je suis comme un enfant la veille de Noël qui ne sait pas ce qu’il trouvera sous le sapin au petit matin. C’est bien ma Julie ça. Mais entre nous, je la remercie de cette boule au ventre, de ce trouble d’adolescent qu’elle me donne. C’est de la jeunesse qu’elle me distille, de la vie dont elle m’inonde. C’est sans doute ça l’amour, la jeunesse qui revient alors qu’elle s’en est allée.
Et pourquoi Venise ? Sans doute l’incorrigible romantisme de ma douce, mais cela me plait.
Pour ma part pourtant, cette ville évoque plus les masques que l’on y trouve. Certains avec leur nez si long et leur froide absence d’expression m’interpellent. Je ne peux m’empêcher de leur trouver un aspect troublant presque lubrique, j’imagine de vastes salles de bal, des alcôves intimes où des couples d’un jour s’étreignent et s’adonnent à toutes sortes de plaisirs, j’entends des soupirs, des gémissements, de longs râles de jouissance d’hommes et de femmes protégés et désinhibés par l’anonymat rassurant procuré par ces masques. C’est moins romantique, certes, mais quand même très intéressant.
J’attends toujours.
Julie a tout organisé, j’ai l’adresse où la retrouver, un hôtel de charme, au nord de la ville, dans le Canagerio, près d’une ruelle à l’écart des grands passages. Elle m’y attend à quinze heures précises. Comment lui est-il possible de me faire attendre encore et toujours ? Je ne l’ai pas vue depuis plus d’une semaine, elle me torture. Elle m’attendra directement dans la chambre m’a-elle dit. Alors là ma petite Julie, excuse-moi, mais je pressens quand même les retrouvailles coquines et après toute cette attente que tu m’infliges, elles risquent de passer rapidement du chaste romantique au torride le plus animal, mon pauvre amour. Je ne suis qu’un pauvre homme soumis au plus indomptable désir dès que je te vois ma déesse, tu le sais.
Enfin, l’avion atterrit. La boule au ventre qui m’accompagne depuis des heures est toujours là, le stress du vol n’a rien arrangé, mais enfin je suis arrivé. Le soleil est radieux, la ville aperçue du ciel est magnifique, je reconnais la place Saint-Marc. Un élan de sentimentalisme me saisit, la vue de la ville sans doute, Venise est tout un symbole que je veux partager avec ma Julie. Je l’aime ma Julie, j’en suis fou, elle est mon joyau, ma déesse, elle est tellement différente, si femme, et si délicieusement désirable. Si vous saviez ma chance, si vous voyiez la merveille de femme qu’est ma Julie.
En ce début de printemps, le soleil tape et c’est à une terrasse non loin de notre hôtel que je m’installe pour siroter un capuccino local et observer distraitement les passants. J’attends, je ne cherche pas à tricher, la boule qui me tenaille le ventre est devenue mon amie, je ne veux rien gâcher par mon empressement.
Sagement, j’attends que le temps s’écoule, je profite du soleil et du silence de la ville. Aucun des bruits si communs de nos villes ne vient m’agresser, la sensation en est tellement reposante. Par vagues, les voix italiennes parfois fortes, m’assaillent puis s’en vont comme les vagues sur la plage. Je suis bien.
À deux pas, un petit pont de bois enjambe un canal tranquille, plus loin, des ruelles où fleurissent glycines aux tons pastels et lierres tombant semblent attirer le passant. Tout près, se trouvent des maisons ocre, rouge ou sable, souvent dans des teintes chaudes et imprécises. Parfois, les enduits vieillissant, en laissent nues les pierres battues par les flots délicats. Je me laisse happer par l’envoûtement que produit Venise sur moi. Elle est belle, magique, le temps s’y est arrêté, j’adore cette ville. Je déambule d’une ruelle à l’autre me laissant étonner par une lumière presque sensuelle. Quelquefois, le bruit d’un vaporetto au loin, me rappelle au présent, mais inlassablement, le doux clapotis contre des barques qui semblent oubliées me replonge dans ma rêverie.
Soudain, une vibration sur mon téléphone, qui peut bien m’appeler ?
C’est un message
Un message de Julie vous l’avez deviné. :
La ville est bien jolie n’est-ce pas ?
Je la trouve très belle, ma déesse, mais pourquoi n’es-tu pas avec moi, pour partager ce moment ? Oui, je comprends, bien sûr, ce moment ne peut être partagé, il ne peut être goûté que dans la solitude, égoïstement, et cela tu l’as compris et me l’as offert. Tu n’as pas ta pareille ma Julie.
Je m’empresse de lui répondre que oui, que je trouve la ville merveilleuse, mais je m’abstiens de lui reprocher la distance qui nous sépare encore pour lui demander innocemment ce qu’elle fait.
Ne soit pas si pressé… ultimes préparatifs ; Chambre 317, la porte sera ouverte.
Que peut-elle bien faire ? Il me reste une heure encore à déambuler le long des canaux, à flâner sur les ponts de pierre qui les traversent. Je ne suis pas contrarié, loin de là, je suis heureux de la chance qui m’est donnée de vivre ce moment si unique. Le sourire aux lèvres, marchant au hasard, je crois que je me suis perdu.
L’heure approche. Bien sûr, j’ai repéré l’entrée et je passe bientôt la porte de l’hôtel, le gardien m’indique le chemin de l’ascenseur.
J’ai le cœur qui bat à tout rompre, peut-être même qu’un léger voile de transpiration me colle la chemise à la peau. Je suis complètement troublé, presque hagard, comme enivré.
L’étage semble vide. Je me dirige à pas de velours vers la chambre entrouverte, je veux dans une certaine mesure la surprendre également. Sans un bruit je suis arrivé devant la porte entrebâillée. Un premier regard dans l’ouverture ne me laisse rien voir que les rideaux fermés et l’ambiance tamisée qui règne dans la chambre. Elle a posé quelques bougies çà et là, un agréable parfum se répand et j’entends une douce musique, je reconnais le son de la mandoline. J’inspire en silence, je goûte l’instant.
Délicatement je pousse la porte et me glisse à l’intérieur, par chance, elle ne grince pas. M’a-t-elle entendu ? Il me plait de penser que non.
Je la découvre enfin. Quel ravissement, elle est nonchalamment allongée sur le vaste lit de la chambre, elle est nue sous un voile de tulle qui la recouvre presque entièrement, la douce lumière des bougies galbe et habille sa silhouette. J’ai le souffle coupé par tant de grâce. Sa beauté est tellement naturelle, sans artifice, pure. La blancheur du voile renforce cette impression. Son visage, le croirez-vous, est masqué, un de ces magnifiques masques qui alimentaient mes fantasmes. L’ensemble est saisissant, oserai-je seulement la toucher ? Dans l’instant, je la contemple, pourvu que cet instant dure toujours.
En silence toujours, j’ôte mes vêtements, ils m’oppressent. Bientôt nu, je m’approche d’elle, je ne veux pas rompre le charme… Aussi, à genoux à ses côtés, longuement, sans empressement, je détaille les lignes de sa silhouette, le galbe de ses formes. Puis, je tire à moi le voile transparent, lentement, très lentement. Je me délecte de la caresse que lui offre le déplacement du tulle.
Elle est sur le dos, toujours immobile, une jambe légèrement pliée sur le côté. Mon regard fixe la pointe de ses seins, bientôt ils se durcissent sous le sensuel effet du voile qui inéluctablement va les laisser découverts, offerts à mes yeux, à mes mains si je l’ose. Elle soupire légèrement.
Inlassablement, lentement, je tire ce voile, je démasque son sein gauche, cette merveille. Le mamelon est tendu, la pointe en darde fièrement, je suis troublé et terriblement ému, cette vision est pour moi comme une redécouverte de son corps, j’en éprouve les mêmes sensations, comme si c’était une nouvelle première fois.
Du bout de mes doigts j’effleure la peau claire de ce sein, ma merveille, tu dois à peine les sentir, je m’approche de sa pointe si fière, un soupir encore, hum…
Ce soupir, ta tête qui se tourne légèrement, la vision de ton corps, ont déchaîné en moi un terrible émoi. Mon sexe tendu perle déjà de désir pour toi ma déesse, bientôt peut-être tu sortiras de ta langueur, mais laisse-moi te découvrir encore.
Décidément, ce voile dont tu t’es couverte m’inspire énormément, je le tire à nouveau, toujours lentement, mais maintenant ma cible, ma déesse, c’est ton mont de Vénus, la source principale de ton plaisir. Centimètre après centimètre il glisse sur ta toison de reine, couleur ébène. Je vois par transparence ta vulve entièrement lisse, ses lèvres très légèrement ouvertes me réclament un baiser, mais pas tout de suite mon trésor, j’ai tant à découvrir de toi encore.
Pendant de longues minutes, je caresse ta peau si douce, j’y fais glisser la pulpe de mes doigts, et y dépose des baisers, tantôt chastes, tantôt langoureux. Je m’enhardis et mes caresses se font plus appuyées, plus empressées, plus décisives également. Je connais ces endroits de ton corps qui t’électrisent, qui t’ouvrent les chemins du désir, et je sais que tu les empruntes déjà, en ce moment même. Je flatte ces endroits, un frôlement de l’aine, un effleurement dans le cou, un souffle chaud sur ton sexe.
Je souris, malgré toi peut-être, ton bassin ondule déjà imperceptiblement, alors je pose ma main en coupe sur ton sexe, je le couvre entièrement, quelle douce chaleur, je le masse légèrement pour te découvrir mouillée de désir. Tu me désires, ma déesse, moi aussi tu le sais.
Mon visage est maintenant à quelques centimètres de ton sexe, je le hume, le respire, comme si c’était mon oxygène, comme si ma vie en dépendait. J’y dépose le bout de ma langue, il est braise de désir. Tu respires plus fort. Je sens tes mains sur ma tête, tu veux mes baisers, tu veux mes lèvres et ma langue, tu me guides vers toi, vers ta source, je n’en puis plus d’attendre moi non plus. Alors, en silence, je t’obéis, avec empressement, je glisse mes lèvres vers tes trésors intimes, et je bois à ta source en t’avalant bruyamment pour que tu comprennes que je ne veux rien perdre, que je prends tout de toi, comme un symbole d’amour total. Tu es un délice, ton nectar est jouvence. J’en cueille chaque vague que je fais naître de ma langue intrépide.
Quelqu’un disait, l’amour oral, plus que la pénétration, est le moyen le plus vrai pour se donner, s’abandonner et pour recevoir de l’autre. Je suis un inconditionnel de celui-là. Et, ma déesse, je suis humble devant le don que tu me fais de toi, humble et heureux, je suis comblé. Ma langue parcourt entièrement ton sexe tout lisse, entre tes lèvres je me faufile, je les aspire longuement, j’y passerais des heures, le temps s’est arrêté.
Je porte maintenant mon dévolu vers ton bouton d’amour trop longtemps délaissé, doucement, fermement, sensuellement.
Tu t’offres complètement, sans retenue désormais. Fait inhabituel, je sens la plante de tes pieds se poser sur mes épaules, j’ai le menton sur ton secret le plus intime, alors porté par je ne sais quel désir de découverte, je glisse ma langue vers ton anus, mon amour. Je veux le flatter lui aussi, je le touche à peine et j’entends ton souffle qui devient plus profond, tu m’offres le don presque ultime de toi mon joyau, j’en perds presque la raison.
Mon sexe toujours érigé s’assèche presque à force de perler de désir mais qu’importe, ma cible est désormais l’étoile sombre de ton anus, et je la parcours longuement explorant plus avant ce trésor offert à ma convoitise. La sensation est unique, et délicieuse, tes encouragements me poussent à aller plus loin, je m’enhardis encore et darde bientôt ma langue qui tente de pénétrer en toi. Je suis pris de vertige, tu es décidément délicieuse et je suis fou, fou de désir.
Puisse celui qui n’a jamais connu le plaisir intense de l’anilungus, être convaincu, d’un jour, trouver à l’offrir.
Je remonte à ta source, ta vulve luisante de désir inassouvi, et te bois de nouveau, je t’aspire encore, je te titille toujours, tes gémissements se font plus forts, tes ondulations plus incontrôlables. Je veux t’offrir le plaisir, je veux le faire maintenant, mais tu me retiens. De tes mains tu te libères de mon étreinte, alors comme à contre cœur je me relève, à genoux entre tes jambes, je cherche ton regard mais il est caché derrière ce masque vénitien sans expression, cette vision me trouble, me frustre presque.
Mais que fais-tu ? Je sens maintenant tes mains sur mon sexe, elles sont froides, très glissantes la sensation est divine, tout en me caressant tu m’enduis le membre, le regard timide ou coquin, je ne saurai jamais, caché derrière ton masque.
L’absence de regard, caché par le masque, tes gestes un peu mécaniques, créent artificiellement une sorte de distance entre nous. Tu relèves alors les genoux, totalement offerte, et me dis d’une toute petite voix :
Je suis chamboulé, ma déesse, je ne dis mot, rien ne doit rompre la magie et la force de l’instant. Délicatement je m’allonge contre toi pour te serrer très fort, puis le désir intense presque violent, éclipse l’émotion, je reprends mes caresses. Ma langue est de nouveau sur ton bouton d’amour, tu gémis de plus belle. Maintenant ma langue te caresse l’anus, maintenant tu m’invites de tes « Oh oui, hum, oh oui. »
Presque timidement, le plus délicatement du monde je glisse mon sexe vers ton anus si longtemps interdit. Doucement, sans aucun effort, mon sexe entre en toi, tu as jeté ton masque devenu inutile, ton visage est désir. Chaque centimètre « gagné » en toi me procure une sensation physique et cérébrale sans précédent. Je suis serré, à l’étroit au plus profond et au plus intime de toi, la sensation est divine et si intense. Bientôt, et dans la plus grande douceur, sans avoir rien vu d’autre que du plaisir et du désir sur ton visage, je suis entièrement en toi, soudé à toi.
Ton bassin oscille, je ressens, comme si nos esprits en communion se parlaient l’un l’autre, que tu veux maintenant mieux me sentir en toi. J’esquisse alors un lent va-et-vient un peu hésitant, mes yeux toujours rivés sur ton visage. Il reste plaisir. Je modifie légèrement ma position pour mieux te contempler. Je regarde ton sexe, luisant, ses lèvres dilatées de désir qui s’ouvrent et se ferment, tandis que je vais et je viens dans ton antre de velours, c’est comme s’il m’appelait, comme s’il me disait « Et moi ? » tout tristement.
Je n’oublierai jamais cette vision.
Pour ta part, tu gémis encore. Est-ce possible ? Est-il possible qu’ainsi prise, tu ressentes quelque plaisir ? Je le ressens nettement, et notre chevauchée maintenant assurée, devient frénétique. De mon pouce, j’écrase et je masse délicatement ou fermement ton bouton d’amour, je t’entends crier ton plaisir. Je veux ta jouissance, mes mouvements deviennent plus forts, je sens que tu les aimes, comme s’ils t’avaient jusqu’alors manqué. Je peine à le croire, ton visage est véritablement dévasté par le plaisir, à droite, à gauche, dans un mouvement sauvage, ta tête balance d’un côté puis de l’autre, tes gémissements ne me laissent plus de place au doute. Le plaisir t’inonde et dans une jouissance inouïe, tu t’abandonnes, tu lâches entièrement prise. La vision de ce déchaînement des sens est la goutte qui me fait exploser. Ma jouissance est longue, puissante, tellement enrichie et augmentée par la tienne.
Notre union physique durera longtemps. Enlacés, le corps en sueur nous nous caresserons avec tendresse, presque avec reconnaissance, nous ne faisons plus qu’un. Toujours, nous garderons ce souvenir gravé au cœur de nos êtres. Jamais nous ne pourrons l’oublier.
S’il est des souvenirs qui marquent une vie, le cadeau de Julie en est un : Venise comme cadre magique pour se voir offrir, pour la première fois, l’abandon le plus total de son aimée.
Venise romantique, Venise troublante, Venise surprenante. Tu es comme cette ville, ma déesse.
Mais, Julie me réclame pour un tour de gondole. Euh, un peu trop beau gosse à mon goût ce gondolier, je dois vous laisser…