Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 12992Fiche technique35842 caractères35842
Temps de lecture estimé : 21 mn
09/11/08
Résumé:  Nous sommes entre filles dans un chalet de Saint-Gervais, car nos copains sont partis pour faire le tour du Mont-Blanc. Virginie me fait un étrange cadeau. Les garçons reviennent plus tôt que prévu.
Critères:  fh ff fplusag jeunes cadeau vacances train 69 fgode fdanus jouet
Auteur : SophieF.            Envoi mini-message
Le bidule

J’étais encore couchée quand Sébastien a refermé la porte de la chambre sur un dernier baiser et ces mots, gentiment ironiques, tant il était sûr de ma fidélité :



Ils ont fait un vacarme pas possible en mettant leurs godillots dans le couloir. Puis l’un d’eux a pesté :



Leurs bâtons ont cogné sur le plancher du chalet. Nous étions entre filles pour cinq jours, pendant que les hommes faisaient le tour du Mont-Blanc. Il était à peine 6 heures du matin.


Et 10 heures du soir, le lendemain, quand ils sont revenus. Je dormais, blottie tout contre Séverine. C’est le rire d’Antony qui m’a réveillée :



On a entendu aussitôt après s’esclaffer Nicolas, dans une autre chambre.



Moi, j’avais tiré le drap sous mon menton et je restais silencieuse.



Sébastien était triste. Je le regardais, fautive et triste moi aussi de le voir malheureux. Séverine est sortie du lit sans aucune fausse pudeur. Pour la première fois, il la voyait nue.


Et Anthony qui restait planté là, pour me contempler tout à loisir quand je quitterais son lit ! Séverine me tendit la main pour m’inviter à me lever. Je lui dis à voix basse de demander à Anthony d’aller d’abord dans la salle de bains. Elle le fit de bonne grâce.



Sébastien a quand même détaché son regard de Séverine pour aller dans notre chambre. Je l’ai suivi. Pendant qu’il prenait sa douche, je l’attendais couchée dans le noir, en redoutant de l’avoir peut-être à jamais perdu. Il est venu me rejoindre. Je n’ai pas osé avancer la main, comme je le faisais si souvent, vers ses bourses si douces et sa verge qui chaque fois se gonflait aussitôt du désir de moi. J’avais peur qu’il me repousse, et aussi qu’il bande déjà mais parce qu’il aurait pensé à Séverine.


Il était couché sur le dos, en silence. Lui non plus ne bougeait pas. Si rien ne se passait, nous allions devenir des étrangers l’un pour l’autre et ce serait sans remède. Mais que faire ? Pleurer un peu, lui demander pardon ? Lui dire que j’étais tellement perdue sans lui qu’il avait été facile à Séverine de m’attirer dans son lit, après m’avoir fait un cadeau si… spécial ?


Finalement, je ne le connaissais pas vraiment, ce garçon qui sans aucun doute pensait qu’il ne me connaissait pas assez.



Enfin il me parlait ! Amèrement, mais il me parlait ! Tout n’était peut-être pas perdu. Je n’allais pas lui mentir, il ne m’aurait pas crue.



Il s’est alors jeté sur moi. Ses genoux ont écarté les miens brutalement et il m’a pénétrée aussitôt. Et han, et han, il piochait avec rage, les lèvres serrées, rendant ainsi tout baiser impossible. J’ai voulu lui caresser les fesses, il a bloqué mes poignets entre ses mains et m’a clouée sur le lit, les bras en croix. Il bandait déjà parce qu’il pensait à elle, comment me défaire de cette idée ?


Il a giclé en moi très vite. Il a bien compris que je n’avais pas du tout pris de plaisir. J’aurais peut-être dû faire semblant. Cela m’était arrivé déjà, évidemment, comme à toute femme, car les garçons se vexent quand ils se sentent incapables de nous faire jouir. Et pourtant, ils font généralement ce qu’ils peuvent. Oui, cela m’était déjà arrivé, mais rarement avec lui quand même, très rarement.



Puis il m’a tourné le dos. J’ai mis du temps à me rendormir. Au matin, il boudait encore. À côté, ils avaient préparé le petit déjeuner et parlaient et riaient fort. Sébastien s’est levé sans rien me dire et a mis la robe de chambre de cachemire que je lui avais offerte pour Noël.


Nous étions arrivés dans ce chalet la veille du départ des garçons pour le tour du Mont-Blanc. Sébastien connaissait un peu Nicolas et Hervé. Nicolas lui avait dit qu’un Anthony de ses amis cherchait des copains pour faire cette longue randonnée, entre hommes, début juillet. Alors pourquoi ne pas commencer ainsi nos vacances ? J’avais objecté que je m’ennuierais peut-être. Il avait répliqué qu’entre filles nous aurions tout le loisir de faire les boutiques de Saint-Gervais ou de Megève et de nous promener tranquillement.


Le matin de leur départ, nous avons pris notre petit déjeuner vers les 9 heures. Nathalie et Christine mordaient dans la même biscotte et se faisaient de petits bisous. Leurs vestes de pyjama, mal boutonnées, laissaient par moments entrevoir leurs poitrines. Elles évoquaient les performances de leurs mecs, avec des mots très crus.


Nous étions exclues de leur intimité, Séverine et moi. D’ailleurs elles sont très vite parties s’isoler dans la chambre de Nathalie et nous les avons entendues glousser et très vite pousser soupirs et gémissements qui ne laissaient aucun doute sur la nature de leur activité. Cela fit rire Séverine, qui me dit que ces deux-là ne perdaient pas de temps.



J’ai naturellement accepté. J’ai mis mon chemisier gris et un pantalon de toile blanc cassé, avec mes mocassins. Elle était en jupe courte, noire, et petits talons. Ses seins ballottaient sous son chemisier : elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Saint-Gervais est une ville tout en longueur, plutôt triste. Devant la gare intermédiaire du petit train du Mont-Blanc elle m’a dit que nous pourrions le prendre le lendemain, histoire de voir peut-être, de loin, nos mecs transpirer.


Elle a jugé qu’il était inutile de penser déjeuner avec les deux autres. Nous avons donc mangé, elle et moi, dans un petit restaurant qu’elle connaissait. Devant nos assiettes de crudités, elle me posa vite des questions très indiscrètes : si j’avais joui avec les autres, avant de rencontrer Sébastien. J’ai répondu oui, mais pas vraiment autant. Si ça marchait à tous les coups avec lui. Oui, pratiquement. Je me suis dit qu’elle cherchait peut-être à me le prendre. Elle a voulu savoir comment je ferais pour m’en passer, pendant cinq jours et quatre nuits. Quand même, j’étais capable de m’en passer. Cependant, si je me caresserais. Eh bien oui, c’était probable, là ! Avec ou sans adjuvant ? J’ai cru entendre adjudant et j’ai ouvert de grands yeux. Oui, gode, olisbos, vibromasseur, sex-toy, quoi ! Ben non, j’étais jamais entrée dans un sex-shop, moi. Alors son regard de pitié amusée sur cette nunuche de chez nunuche :



On nous a servi des asperges. Elle les portait à ses lèvres en mimant de gourmandes fellations, sous les yeux rigolards des gens des autres tables.



Et j’ai ouvert en deux mon petit pain, que j’ai appliqué sur ma bouche. J’en avais assez d’être prise pour une idiote. Le serveur arrivait à cet instant. Il a ri et s’est passé la langue sur les lèvres en me regardant, avant de mimer un baiser à mon intention tout en remplissant à moitié le verre de Séverine.



Il a fait le tour de la table pour verser du vin dans mon verre et s’est éclipsé sans un mot. Séverine s’est emparée de mon petit pain et en a couvert longuement ses lèvres en me regardant dans les yeux.



Elle riait. Le déjeuner fini, elle m’a de nouveau proposé de filer à Genève. J’ai répondu que je n’en voyais pas la nécessité.



M’ennuyant ensuite comme un rat mort, j’ai regretté de ne pas l’avoir accompagnée. J’ai fini par me réfugier dans ma chambre. Allongée sur le lit, je lisais quand elle est revenue, vers les 20 heures.



J’ai grignoté sans grande conviction un poisson un peu fade du lac Léman.



Il y avait à la table voisine un jeune couple avec un bébé. Séverine m’a demandé si j’avais l’intention d’en faire un. Naturellement, un jour. Sans aucun doute. Mais plus tard.



Cette manie qu’elle avait, de vouloir me rassurer ! Je me demandais si elle avait acheté quelque chose pour moi à Genève, dans son sex-shop, comme elle me l’avait plus ou moins promis, mais je n’ai pas osé lui en parler. Pour le dessert, j’ai pris une tarte aux myrtilles. Pas terrible, la pâte était trop sèche et les myrtilles insipides.


Le dîner fini, que faire ? Elle proposa le cinéma. Le film projeté était débile. Alors la télé, dans la salle commune du chalet ? Pourquoi pas, on serait chez soi, au moins. Enfin, pas vraiment, et il n’y avait rien de bien intéressant non plus. Les deux autres n’étaient toujours pas là. Séverine avait de bons DVD dans sa chambre, et leur ordinateur portable. Alors, si le coeur m’en disait…


Le coeur ne m’en disait pas vraiment mais être seule dans ma chambre à déplorer l’absence de Sébastien ne me disait pas grand-chose non plus. Séverine avait la série des films de Clint Eastwood. Je les connaissais presque tous. Pendant que je les passais en revue, elle trifouillait son clavier.



Les deux autres sont arrivées en riant. J’ai longuement entendu des gémissements et des petits cris, à peine étouffés. Dans la chambre de Séverine, c’était le silence. J’ai regretté, évidemment, d’en être partie, ce n’était pas drôle d’être seule. Sébastien et les autres devaient être couchés dans un refuge, où il y avait peut-être des femmes. J’ai fini par m’endormir, le majeur de la main droite bien enfoncé entre mes cuisses mais pas vraiment satisfaite.


Pas eu envie de me lever de bonne heure. Elles ont pris leur petit déjeuner sans moi. J’ai entendu ensuite partir Nathalie et Christine. Séverine ne faisait pas de bruit. Quand je me suis levée, je n’ai mis que la robe de chambre de Sébastien et je suis allée dans la salle commune. Il restait du thé, je l’ai bu. J’avais vaguement envie que Séverine vienne me rejoindre mais je n’osais pas frapper à sa porte. Je me suis calée dans un des fauteuils et j’ai attendu qu’elle sorte de sa chambre. Elle était encore en pyjama quand elle a fini par venir.



Je regardais la tache sur son pantalon de pyjama. Ce n’était pas du sang, c’était incolore. Elle y a porté la main.



Elle a regagné sa chambre, la démarche un peu raide, et en est revenue aussitôt pour me donner un petit rectangle argenté avec un écran et deux boutons. On/Off sur celui du bas.



Naturellement, je savais que ça existait mais je doutais de l’intérêt de ce genre de chose. Elle l’avait en elle, cet oeuf, et c’était donc à moi de déclencher ses éventuelles vagues de plaisir. Pour elle, c’était mieux que si elle avait fait cela toute seule, c’était facile à comprendre. J’ai mis en marche et j’ai appuyé trois fois sur le bouton supérieur. Elle avait les yeux fermés et les lèvres closes.



J’ai appuyé jusqu’à ce que le petit écran porte le chiffre 8. L’appareil faisait du bruit. Bonjour la discrétion ! Séverine semblait savourer. J’y ai mis fin en appuyant sur le bouton On/Off.



Je ne me reconnaissais plus. Un flot d’adrénaline affolait mon coeur. J’ai attendu qu’elle soit dans sa chambre pour remettre l’engin en route. Pour arriver au 10, il m’a fallu appuyer 10 fois. Puis j’ai mis sur off. Et de nouveau sur on, niveau 3. Puis 4, 5, 6, 7… Elle ne revenait pas, les ondes devaient réussir à traverser le mur. J’imaginais Séverine jetée sur son lit, et allant jouir grâce à moi. Off.



Elle avait crié sa supplique. On. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, Off.



J’ai posé la télécommande sur la table basse et j’ai attendu, le coeur battant à tout rompre.



Elle a fini par revenir, toute rouge, les cheveux en bataille, la veste de son pyjama ouverte, les pointes de ses seins très grosses. D’un geste, je lui ai montré la télécommande.



Je l’ai suivie. Le petit paquet qu’elle m’a donné était enveloppé de papier rouge et noir. Je l’ai pris, et je suis retournée dans ma chambre. Ma télécommande était identique à celle de Séverine. Il fallait espérer qu’elles n’allaient pas fonctionner toutes deux sur la même longueur d’onde. Quoique… L’oeuf s’ouvrait. Y mettre, en tremblant un peu, les trois piles qui étaient dans le sac de papier. Celle de la télécommande devait être déjà installée. On. 1, 2, 3 : oui, ça vibrait. Avec du bruit, qui devenait de plus en plus intense. 4, 5, 6. En moi, il serait en partie étouffé. Dans le sac il y avait une pochette de plastique. Dans celle-ci une gaine à picots. Pas si facile d’en recouvrir le bidule. Il fallait que ça adhère étroitement, bien sûr. J’étais assez humide pour que ça rentre sans problème. En moi, cette présence était loin d’être désagréable. Marcher avec ? Effet bizarre mais on doit s’y habituer. Une copine de fac m’avait montré des boules de geisha, un jour. Mais je venais de rencontrer Sébastien alors, les boules de geisha…



Un oui un peu étranglé. J’ai refermé le cachemire. Séverine a récupéré sa télécommande. Elle a appuyé sur les touches et s’est redressée avec un froncement de sourcils.



Elle est repartie avec ma télécommande. Je me suis allongée sur le lit et j’ai attendu. Pas longtemps. Des vibrations de plus en plus fortes. Le léger bruit. Cette chose… qui palpitait en moi, gentille souris. Séverine avait dû appuyer trois fois, peut-être quatre.



J’ai ôté les mains de ma poitrine que j’avais commencé à malmener et j’ai appuyé six fois sur la télécommande, que j’ai posée ensuite sur ma table de chevet afin de pouvoir recommencer à triturer les pointes de mes seins. Elle devait faire la même chose car en moi l’intensité des vibrations restait identique.



C’est en pensant à elle, allongée sur son lit à deux ou trois mètres de moi et se tordant de plaisir, que j’ai joui. Puis j’ai tiré sur la ficelle pour faire sortir le bidule de mon vagin, je ne pouvais plus le supporter. Il continua à vibrer tout seul, vraiment très humide. Puis plus vite, et plus bruyamment : Séverine avait de nouveau appuyé sur la touche. Elle voulait sûrement que je fasse de même. Allez, jusqu’au 10 ! Je l’entendais gémir. Puis elle cria sa déception :



Elle a surgi dans ma chambre. Elle était nue, l’oeil hagard. De petits poils follets, très clairs, sur son pubis. Une vraie blonde. J’ai pensé qu’elle devait plaire aux hommes, celle-là. Elle s’est jetée sur la télécommande en me regardant, soupçonneuse. Elle a bien vu que l’écran affichait le chiffre 10.



Puis elle s’est mise à rire.



Le train démarrait à 13 heures 05. Dans le bureau de tabac qui se trouvait sur notre chemin, on devait bien trouver des piles. Oui mais pas rechargeables. Tant pis. Alors douze, s’il vous plaît. Douze ? Mais oui, quatre fois trois, elles s’usent si vite !




Et nous de rire.



Pris un sandwich en chemin. Excitées comme des puces, et riant encore comme des bécasses, nous avons acheté nos billets. On pouvait attendre dans le bistrot, le train arrivait cinq minutes plus tard. Attablées devant un demi pression, nous avons ouvert nos bidules. Nous étions dans un coin, personne ne nous regardait.



Il arriverait fatalement un moment où il faudrait l’enlever, le bidule. Mais il devait bien y avoir des toilettes, dans ce train. Il y en avait dans le bistrot. J’y ai remplacé Séverine. Le bidule bien en place, j’ai testé, ça marchait. Dans le train, le bruit serait inaudible. Séverine a tendu la main, j’y ai déposé ma télécommande et elle m’a donné la sienne. J’avais mis ma jupe rouge qui s’arrête juste au-dessus des genoux. Séverine avait un pantalon de toile. La tache allait se voir. Moi, je pourrais sans doute poser mes fesses directement sur le siège de cuir - ou plutôt de skaï - du wagon. Enfin, pas tout à fait directement, j’avais un petit slip, rouge lui aussi.



Enfin le bruit mécanique de la crémaillère. On pouvait y aller, personne n’entendrait quoi que soit. Dans mon sac, ma main trouva sans peine le petit rectangle de plastique. On. 1, 2, 3. Séverine s’est légèrement redressée et a fermé les yeux. 4, 5, 6. Un regard affolé. Off. Elle sourit, soulagée. Le garçon qui était à côté d’elle posa une main sur son bras pour lui montrer le paysage. Il ne perdait pas de temps, celui-là. Le train escaladait lentement la pente, très rude. Les deux types se donnaient des nouvelles de leurs épouses et de leurs enfants. Ils devaient coucher dans un refuge et le lendemain, de très bonne heure, en route pour le sommet.


Séverine me regarda en douce, sournoise, et glissa la main dans sa poche. Elle monta la gamme en vitesse. Je serrais les cuisses. J’avais oublié de les poser à même le skaï, il fallait que je tire discrètement sur ma jupe. Un des deux types a surpris mon geste.



Ils croyaient peut-être que je l’avais fait exprès. Me prenaient-ils pour une pute, ces cochons-là ? Je fermais les yeux, je respirais à fond, béate. Stop. Ah, tu l’auras voulu, ma vieille. On. Et l’escalade jusqu’à 10. Puis ma main sortie du sac et gentiment posée sur ma cuisse. La sienne dans sa poche, et c’était reparti pour le maximum.



Moi les yeux clos pendant de bonnes minutes, et le plaisir qui montait, qui montait… Heureusement que le train vibrait, lui aussi. Les vieux m’ont laissée tranquille. Pour eux j’étais une demeurée, ou une pimbêche. Quand j’ai rouvert les yeux, ils observaient le paysage. Le regard égaré de Séverine cherchait le mien, me suppliant d’arrêter le délicieux supplice. Pour moi aussi, c’était pratiquement insupportable, mais je suis un peu maso. Off. Séverine me remercia d’un battement de cils et plongea la main dans sa poche. Repos pour moi aussi. Je baignais dans mon jus et j’espérais que les alpinistes descendraient avant moi.


Tans pis, ils croiront que j’ai un peu fait pipi, ai-je pensé quand le train s’est arrêté aux Houches pour dix minutes, et je suis allée dans le café le plus proche, les cuisses dégoulinantes. Quand je suis sortie des toilettes, essuyée et le vagin vide, Séverine patientait devant la porte. Devant nos verres de menthe à l’eau, ensuite :



Chacune a repris sa télécommande et il nous a été loisible d’admirer le paysage. L’orage de la nuit précédente avait raviné le sol. Saint-Gervais baignait dans sa somnolence habituelle. Séverine m’a proposé d’aller boire quelque chose à Megève.



Elle m’avait déjà appelée sa chérie, le matin même, sous le coup de l’émotion. J’ai pensé que je l’aimais bien, cette blonde un peu écervelée. Quand il fut évident qu’elle me draguait, Aux Enfants Terribles, dans la salle décorée par Jean Cocteau, j’ai trouvé cela plutôt agréable. Agréable aussi sa main, lors du retour. Elle l’enlevait pour négocier les tournants puis la remettait gentiment. J’aimais cette main sur mon genou, puis sur ma cuisse que j’avais peu à peu écartée de l’autre. Cette main qui s’aventurait à chaque fois un peu plus haut, jusqu’à ce qu’un doigt vienne gratter mon slip. Ce doigt, elle le porta ensuite à ses lèvres.



Bougies, ambiance feutrée. Quelques amoureux. Les bidules auraient fait un boucan d’enfer, mais nous n’avions pas envie de les faire fonctionner, tant il était évident que nos doigts et surtout nos bouches nous suffiraient amplement, la nuit venue.


Dans sa chambre, nous nous sommes déshabillées en vitesse avant de nous jeter sur le lit. Immédiatement ses mains sur mes seins et ses lèvres sur ma chatte, sa langue me fouillant et jouant avec mon clito en feu. Mais moi, ne voulant pas me montrer égoïste :



Quelle douceur, ces petits poils souples ! Et ce goût un peu épicé, ce clito bien bandé, si bon à sucer, comme un tout petit bâton de réglisse ! Elle balbutiait des mots gentils, m’appelait sa petite chérie, disait que c’était bon, si bon…


Nous n’avons même pas pensé à maltraiter un peu les pointes de nos seins, nos mains étaient trop occupées à palper nos fesses. Séverine s’extasiait sur la fermeté des miennes. Les siennes étaient onctueuses à souhait. Quand son index commença à gratter à l’orée de la petite porte, je ne mis aucun obstacle à son intrusion et tout naturellement je fis de même avec le mien. Mon plaisir fut très doux, mais intense, le sien un peu plus… démonstratif.


Le sommeil nous gagna ensuite. Elle avait posé sa tête sur ma poitrine - elle était un peu plus petite que moi - m’avait sucé les tétons, avait emprisonné ma cuisse entre les siennes, en avait profité pour y frotter un peu sa chatte très mouillée…


C’est la voix d’Anthony qui nous a réveillées. Viens voir, Sébastien. Si tu jamais tu cherchais Caro…


Au réveil, ça se présentait donc plutôt mal. Les autres garçons, plus âgés que nous il est vrai, avaient pris cela à la rigolade la veille au soir mais pas Sébastien, comme chacun avait pu le constater. Un Sébastien humilié, renfrogné, le regard noir, très fâché contre moi, capable de foutre le camp et de me planter là. Et moi ne sachant que lui dire, jusqu’à ce que me vienne une idée, bonne ou mauvaise je ne savais pas.



Il a regardé, a sorti le bidule.



Je me suis levée, j’ai écarté son cachemire et empoigné sa verge d’une main tout en palpant ses bourses de l’autre.



M’habiller ! J’ai pensé qu’il serait ridicule d’être vêtue de pied en cap pour le petit déjeuner. J’ai mis mon pyjama et entrouvert la porte pour jeter un oeil. Bien vu : les filles étaient elles aussi en pyjama et les garçons n’avaient pas grand-chose, Anthony et Hervé étaient même torse nu. Nicolas avait un tee-shirt.


Quand je les ai rejoints, ils se sont levés pour me faire la bise. Boxer pour Anthony, pantalon de pyjama pour Hervé et Nicolas.



Séverine m’a souri. Sébastien s’était installé à côté d’elle. La place qui restait était entre lui et Hervé. Chacun me regardait en douce. Ils avaient dû parler de nous, avant. Ils étaient partagés entre la volonté de faire comme si de rien n’était et l’envie de savoir. Mon Sébastien mettait avec application du miel sur une biscotte. Anthony le regardait avec une envie manifeste de parler. Il a fini par le faire, disant à la cantonade :



C’était comme s’il avait parlé d’elle : Qui la veut ? Et cette télécommande, il venait de l’extraire de son boxer, en ayant l’air de trouver ça très drôle. Séverine semblait ravie. Nicolas a pris l’objet.



Il voulait la voir jouir et la regardait intensément. Anthony ricanait. Hervé s’est tourné vers moi :



J’ai bien aimé sa réponse. C’était il y a six mois. Le jour même nous quittions le chalet. De la route, Sébastien jeta le bidule dans un torrent boueux. Il aurait dû en ôter les piles, qui polluent et doivent être recyclées. Il me fut en conséquence impossible de continuer à vivre avec ce garçon irresponsable côté écologie, et si bêtement jaloux.


Depuis, j’en cherche un autre. Sans trop me presser, car j’ai un nouveau bidule.