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Temps de lecture estimé : 16 mn
30/09/08
Résumé:  Un jeune couple marié va découvrir les plaisirs du triolisme au cours de vacances parisiennes.
Critères:  fhh hagé groscul poilu(e)s vacances caférestau lingerie nopéné init
Auteur : Jean-Paul60  (Jean-Paul, la soixantaine, marié)            Envoi mini-message
Initiation parisienne

Il ne fait pas chaud sur la place du Tertre, en cette mi-février 1992, mais le soleil bien présent incite les touristes à flâner entre les chevalets des portraitistes emmitouflés. Ceux-ci, moins nombreux qu’à la belle saison, font néanmoins du racolage pour dessiner la bouille ronde d’un japonais ou le visage avachi d’un congressiste échappé de son hôtel des bords de Seine.


Paul et Sandrine déambulent, main dans la main, comme deux amoureux qu’ils sont. Les vacances scolaires leur ont permis de s’octroyer une semaine et de visiter Paris.


La famille de Paul leur proposait de venir séjourner chez eux en banlieue, mais ils ont préféré vivre ces quelques jours en toute liberté et confier Fanny, leur fille encore bébé, à sa mamie Geneviève, la maman de Sandrine.


Lui enseignant, elle commerciale sédentaire, leurs revenus ne les font pas rouler sur l’or mais ils peuvent se permettre une semaine de vraies vacances. Ils ont opté pour un hôtel de chaîne, situé Porte d’Italie, d’où ils partent tôt le matin afin de profiter de la circulation relativement calme. Leur voiture garée sur un des rares emplacements gratuits de la capitale, ils la récupèrent le soir pour rentrer, le plus souvent après avoir dîné dans un bistro sympathique.


Paul a trente ans, il est blond, bien bâti, cendré aux yeux bleus et ils se sont rencontrés, il y a trois ans au cours d’une soirée dansante. Sandrine n’avait que vingt ans et elle a été conquise par ce garçon bien fait, sympa, simple et enjoué qui danse si bien le rock…


Elle est petite, des cheveux d’un blond foncé rehaussé par des yeux bleus lumineux. Elle mesure un mètre cinquante-sept, mais accuse cinquante-cinq kilos depuis la naissance de la petite, des kilos traduits par de généreuses rondeurs fessières sous une taille dont la finesse est revenue depuis quelques semaines ; la poitrine lourde révèle, quant à elle, que les joies de la maternité et de l’allaitement sont encore très récentes. Le visage est un peu rond mais très avenant avec ses yeux d’azur pailletés, les cheveux frisés qui accentuent un peu son aspect provincial surtout qu’elle les a nattés en couronnes comme une paysanne autrichienne, le temps de leur séjour à Paris.


Ils se sont fréquentés deux mois en flirtant deux à trois fois par semaine, puis malgré son éducation chrétienne, elle s’est donnée à lui et leurs fiançailles ont précédé d’un an leur mariage en mars 1990.

La petite Fanny, conçue volontairement et avec amour, a vu le jour voici presque neuf mois. La jeune maman de vingt-deux ans est heureuse et si ce n’est son popotin un peu trop « conséquent » (sic) à son gré, elle se sentirait tout à fait bien dans sa peau.


Son mari, lui s’en accommode très bien de ce gros pétard, comme il dit, de même que des seins un peu tombants que sa femme a conservés depuis la naissance de la gamine. Il aime que Sandrine soit en pantalon moulant mais aussi en mini-jupe et aujourd’hui, parce qu’ils sont détendus et sans souci, elle a accepté de lui faire plaisir en portant des bas autofixants ainsi qu’une courte jupe marron en tricot. Dessous et à cause de la jupe très ajustée, elle a mis un tout petit et discret slip rose qu’il lui a offert pour Noël et qu’elle n’avait jamais osé porter tellement il laisse à découvert son volumineux derrière…


Sous son gilet en laine et soie beige à encolure en V, également un cadeau de Noël, elle porte un soutien-gorge sans armature, comme le lui a recommandé la gynécologue, afin de ne pas traumatiser ses seins fatigués par l’allaitement. L’élégant sous-vêtement est en tulle transparent et soutient efficacement la poitrine sans la comprimer, mais le nylon clair ne cache rien des aréoles sombres et larges qui se sont étendues depuis sa grossesse.


Elle a chaussé des bottines à talon qui, tout en accentuant passablement le galbe de ses mollets, augmentent encore, sans qu’elle en soit consciente, la cambrure de son postérieur, alors que les bas couleur sable rehaussent la blancheur de ses jambes en les faisant, par transparence, paraître bronzées.


Elle s’est discrètement maquillée de rouge sur les lèvres et d’un contour bleu tendre aux paupières, laissant à son visage ses couleurs naturelles de fille de la campagne, deux bonnes joues roses encadrant un petit nez légèrement retroussé. Bref, l’antithèse d’un mannequin de chez Dior ou Chanel, mais tout de même ce qu’un bon nombre de machos reconnaissent comme un petit canon…


Paul et Sandrine flânent donc en ce début d’après-midi. Ils ont garé la voiture non loin de la Place du Tertre et après avoir visité le Sacré-Cœur, ils arpentent maintenant la célèbre Place aux artistes, s’attardant devant tel ou tel portraitiste. L’un d’eux, justement, leur propose de fixer sur le Canson le visage de Sandrine ; elle rougit furtivement et rit en secouant la tête… Paul lui dit :



En effet Sandrine se remémore le portrait de belle-maman, encadré dans leur chambre à coucher… Elle sourit à cette évocation… Leurs pas les ont amenés devant plusieurs autres portraitistes ; elle examine avec attention les réalisations en cours… Non, si elle doit faire faire son portrait, ce sera finalement par celui-là, le premier qui les a interpellés, un homme d’environ quarante ans, grand, les cheveux châtains grisonnants tenus en catogan sur la nuque, le regard d’aigle, les épaules carrées, l’air sûr de lui. Paul, comme s’il devinait ses pensées, lui dit :



Elle rit à l’expression « queue de cheval ». D’une impulsion à la taille, la main de Paul la fait pivoter en direction du portraitiste qu’ils viennent de tacitement choisir. L’homme les a suivis du regard, habitué qu’il est des touristes, ayant deviné que ces petits vacanciers-là, venus passer quelques jours en famille, ont sûrement de quoi se payer une ou deux fantaisies du style portrait ou reproduction de chef-d’œuvre. Pour les portraits, il est là, lui, le Grand Blaise, comme l’appellent ses confrères. Il sourit de toutes ses dents au couple un peu timide qui revient vers lui… Tout à l’heure sous la veste courte en fausse fourrure de la petite dame, il a repéré la rotondité du derrière un peu gras en se disant :



Et voici que la belle petite pouliche vient vers lui, au bras de son mari ; il se présente avec emphase :



Puis tout à trac en les tutoyant :



Rougissante, elle chuchote presque :



Si elle s’était prénommée Germaine ou Lucette, il aurait dit la même chose. Il poursuit :



Comme ils ne répondent pas, l’artiste décide :



Sandrine s’assied sur la chaise et déboutonne la veste de fourrure, dévoilant le gilet crème ; elle dénoue le foulard qui protège et dissimule l’encolure. Le regard acéré repère tout de suite la blancheur de la peau couverte de chair de poule. Inconsciemment la jeune femme a ouvert plus grand que nécessaire les pans de sa veste et Blaise devine le soutien-gorge sous l’étoffe du cardigan, le volume des seins… Il la regarde attentivement tout en esquissant à traits rapides les premières courbes de son modèle.



Elle corrige :



Il s’esclaffe :



Les jeunes époux éclatent de rire, les seins de Sandrine qui n’a pas refermé sa veste, se soulèvent et ballottent un instant. Blaise lui dit :



Elle rougit à nouveau, en ramenant sans les boutonner les pans de sa veste. Paul n’a pas cillé, mais cette situation un peu ambiguë l’excite. Ce type lui plaît et jamais il n’a trouvé sa femme aussi sexy.

Pour se donner une contenance, elle a croisé ses jambes l’une sur l’autre et sans s’en rendre compte, elle offre au dessinateur une vue affriolante sur la lisière de ses bas, dont la teinte chamois contraste avec la peau blanche de ses cuisses. Les deux hommes se regardent et Blaise a un petit sourire mi-flatteur mi-narquois. Paul rompt le silence :



Il rit en s’éloignant :



Elle sourit en haussant les sourcils, dubitative… Blaise continue de la croquer ; le visage est tracé, il affine le menton, fuyant sur le cou gracile, puis il s’interrompt :



Il désigne les pans de la veste qu’elle tient toujours d’une main. Elle se sent devenir écarlate et comme dans un brouillard, elle se rend compte qu’elle obéit à cet homme, sa main lâche la fourrure, elle sent l’air vif sur sa gorge, il la fascine et s’en rend compte.



Elle obéit à l’homme, dévoilant davantage de blancheur presque nacrée. Cette fois il ne se prive pas de regarder avec avidité le sillon découvert entre deux seins lourds dont l’arrondi laiteux lui apparaît avec ce qu’il devine être de petites veines capillaires.



Sidérée qu’il en sache déjà autant sur elle, elle questionne :



Elle sent son cœur battre la chamade et se traite mentalement d’idiote. Blaise enchaîne :



Il ajoute avant qu’elle ait pu répliquer :



Sandrine en reste coite, c’est la première fois qu’on lui parle ainsi, qu’on la devine, même Paul qui n’a pas sa langue dans sa poche ne l’a jamais disséquée de cette manière, alors que cet homme, ce saltimbanque avec sa vareuse à carreaux, son catogan, ses tempes grises, cet homme pas du tout « comme il faut », comme dirait sa mère, cet homme lui parle avec une sorte d’ubiquité qui lui fait peur et l’attire en même temps.


Blaise boit du petit lait : cette jeune mariée de Province, il s’en amuse ; certes elle doit être bonne à faire reluire, mais au cas où elle le planterait là avec son carton à dessin, il n’en ferait pas une maladie. Il se contente de sourire de toutes ses dents et reprend son crayonnage, ombrant les joues de la petite bonne femme qui prend de plus en plus tournure sur son papier blanc.


Paul s’est accoudé au comptoir du bar-tabac ; certes il a acheté ses cigarettes et en grille une un peu nerveusement, mais surtout il a commandé un cognac pour se donner à la fois le courage et l’envie d’aller jusqu’au bout de ce qu’il croit deviner… son fantasme : prendre Sandrine en même temps qu’un autre homme, la voir également subir les assauts de l’autre et en jouir ; son fantasme, il le sent, va peut-être se réaliser.


Tandis qu’il sirote à petites gorgées l’alcool ambré, des images fortes lui traversent l’esprit : il voit Sandrine ouverte devant lui, la première fois qu’elle accepta l’amour en pleine lumière ; Sandrine à quatre pattes, lui tournant le dos, lui offrant son ventre détrempé ; puis une autre fois, pour la première fois, sa bouche ; mais aussi Sandrine lui interdisant depuis toujours de pénétrer l’anneau rose de ses reins, prétextant que c’est sale, dangereux… Sandrine refusant toujours d’aller jusqu’au bout d’une fellation et de recevoir sa jouissance dans la bouche, Sandrine à qui pourtant il a fait découvrir le plaisir d’être elle-même sucée et bue.


Il se demande si en fait, il sait bien la prendre, s’il n’aurait pas dû la laisser connaître un ou deux autres gars avant lui. Il commande un autre cognac qu’il avale d’un trait, paie et sort du bistro, un frisson lui assaille le crâne au contact de l’air frais du dehors. Là-bas, il la devine avant de la voir, serrée dans sa veste de faux vison, il se demande si le peintre regarde toujours la cuisse dénudée au-dessus du bas, il hésite à s’approcher… il temporise.


Sandrine tremble de tout son corps ; elle s’est rendue compte du regard insistant que jetait le dessinateur sur ses cuisses et machinalement elle a tiré sur le bas de la jupe en tricot et commencé de décroiser les jambes. Il l’a aussitôt arrêtée dans son geste :



Elle est désemparée… à l’idée qu’il voit aussi haut sous sa jupe. Il ajoute :



Elle lui obéit, éperdue, et cette fois il a une vue imprenable sur la chair crémeuse au-dessus du bas.



Le questionnaire torride se poursuit :



Le souffle court, elle répond par l’affirmative



Les yeux baissés, elle ne réalise pas tout de suite que Paul est revenu et qu’il suit par-dessus l’épaule de Blaise l’évolution du portrait. C’est lui qui la sort de son nuage



Elle sursaute et cette fois décroise les jambes, resserrant presque peureusement sa veste sur elle.



C’est Blaise qui prononce ces mots en regardant Paul dans les yeux puis Sandrine et qui enchaîne :



Il décroche les pinces à dessin et tend le portrait à Paul.



Sandrine se déride… Elle s’est approchée d’eux, tirant machinalement sur le tricot de sa jupe comme si elle craignait de se dévoiler à nouveau. Le portrait est très réussi, même si son visage est un peu plus fin sur le dessin qu’en réalité. Blaise l’a représentée comme si elle était vêtue d’un corsage échancré, laissant son imagination descendre sur la poitrine dont il a suggestivement ombré le sillon sous deux boutons du vêtement négligemment défaits. Comme s’il devinait l’interrogation muette de Sandrine il se tourne vers Paul :



Pour toute réponse, Paul attire sa femme tout près de lui et ouvre les pans de la veste. Il constate avec un sourire un peu crispé le bouton défait du gilet et, écartant le foulard, il répond en tutoyant à son tour :



Imperturbable le portraitiste ajoute :



En un clin d’œil, il a refermé le carton à dessin et le pliant qu’il laisse à la garde de son plus proche confrère.



Sandrine a un mouvement de recul, alors l’homme interroge :



Le jeune homme ne peut empêcher une sourde jubilation de naître en lui… Il sait maintenant que la soirée va être torride. Il fait signe à sa femme et à leur hôte que c’est d’accord. Blaise leur fait traverser la place du Tertre et ils enfilent une petite rue à droite qui mène, dit-il, au Lapin Agile ; ils s’arrêtent devant un estaminet comme on n’en voit plus, un de ces bistros où rien n’est fait pour le touriste, mais où seuls sont acceptés les initiés.


Le dessinateur ouvre la porte et s’efface, Paul entre le premier et Sandrine passe tout près de Blaise, les yeux baissés, touchante de timidité. Les yeux de l’homme se posent instantanément sur le derrière charnu, dont la jupe en tricot ne laisse perdre aucun détail lorsqu’elle marche. Il devine des fesses grassouillettes qui doivent être à peine couvertes par une petite culotte dont le contour marque sous la jupe. Le patron les accueille avec bonhomie dès qu’il aperçoit l’artiste derrière les deux provinciaux égarés.



Blaise tire un tabouret du comptoir et le désigne à Sandrine.



Elle leur demande de patienter un instant, le temps qu’elle descende aux toilettes, le froid du dehors ayant mis à rude épreuve sa vessie. Le portraitiste dévore des yeux le déhanchement de Sandrine qui disparaît au fond de la salle.


Lorsqu’elle revient, il est en train de contempler une photo ; elle devine tout de suite qu’il s’agit d’elle. En effet, Paul a tiré de son portefeuille un cliché pris l’été dernier, durant les vacances et la représentant en maillot de bain deux-pièces. Le bikini jaune tout comme le minuscule soutien-gorge semblent avoir toutes les peines à contenir ses rondeurs pas encore résorbées de son récent accouchement… elle fait les gros yeux à son mari :



Sarcastique, Blaise répond :



Ils rient tous les trois. Elle se juche sur le tabouret qu’ils lui ont réservé, incapable d’empêcher sa jupe de remonter largement sur les cuisses… Dans sa tentative pour la retenir, les pans de sa veste lui échappent et s’ouvrent sur le gilet qu’elle n’a pas reboutonné. Lorsqu’elle fait le geste d’y remédier, c’est Paul qui l’en empêche.



Il a la voix un peu enrouée. Le patron leur sert trois punchs aux fortes senteurs. Ils trinquent et elle tousse, surprise par la force du rhum blanc. À ce moment, elle sent que des doigts habiles défont un autre bouton du gilet et la voix de Blaise :



L’homme la contemple, les yeux brillants et elle baisse les yeux alors que la main de son mari remonte sur sa cuisse droite… Donc, ce ne sont pas les doigts de Paul qui restent dans l’échancrure du gilet, qui touchent sa peau juste en-dessous du soutien-gorge, puis remontent sur le tulle, effleurant l’étoffe diaphane du sous-vêtement. Le visage de son mari se rapproche du sien, il se veut rassurant et lui baise doucement les lèvres ; son haleine sent l’alcool et elle se rend compte qu’elle-même doit sentir un peu la canne à sucre, le citron vert. Elle laisse le baiser se prolonger en même temps que la main gauche, virile, chaude, s’empare de ses seins. Elle gémit d’une manière presque comique et Paul se détache d’elle pour dire à Blaise :



Et la main descend, quitte le gilet ouvert, glisse sur le devant de la jupe, parcourt le ventre rond, la cuisse gauche, remonte, cette fois sous la jupe, atteignant la lisière du bas, la franchissant, pour atteindre la chair nue. Sandrine est haletante et lorsque Paul lui pose son verre de punch au bord des lèvres elle avale d’un trait le liquide glacé et brûlant à la fois ; elle entend Blaise qui la questionne :



Le oui fatidique, est-ce bien elle qui vient de le prononcer ? Ce doit être elle, car cette fois, la main du dessinateur remonte, lui palpant franchement les cuisses, tandis qu’il se penche à son tour sur elle et cueille un baiser sur les lèvres roses.


Dans le tintamarre qui vrille d’un seul coup ses limbes, elle discerne la voix de Paul qui propose à Blaise de venir à leur hôtel pour passer un moment ensemble, l’homme qui acquiesce. Elle crispe frénétiquement ses cuisses l’une contre l’autre, entend un mot rapidement échangé avec le tenancier alors qu’ils la font descendre de son tabouret, Blaise demandant qu’on mette la note sur son ardoise.


Elle prend machinalement le carton roulé contenant son portrait contre elle, demande à l’homme combien ils doivent pour le dessin, s’entend répondre qu’on verra cela plus tard. Ils sortent, remontent la petite rue en direction de leur BX ; Paul ouvre les portes, celle du conducteur pour lui puis celle de l’arrière gauche en lui disant :



Elle ne peut répliquer et s’installe ; Blaise s’assied à côté d’elle, la voiture vibre un court instant puis démarre.


Le portraitiste n’en revient pas. Quelle aubaine ! Il se dit que les discours seront pour plus tard ; son bras droit entoure les épaules de la jeune femme et il l’attire contre lui. Leurs bouches se soudent, Sandrine signe sa capitulation en nouant ses mains sur la nuque virile. La langue experte fouille son palais, ses dents, repousse sa propre langue, elle succombe… Les mains chaudes se glissent sous la veste, déboutonnent le gilet, palpent la poitrine haletante, elle crie lorsque les doigts pincent les tétons à travers l’étoffe du soutien-gorge. Paul qui conduit doucement, regarde la scène dans le rétroviseur, en proie à une incroyable érection ; il discerne des mots prononcés à voix basse. Blaise interrompt brièvement son baiser pour la complimenter, la questionner :



Cet aveu est pour lui un signal ; il la courbe, à-demi allongée sur ses genoux et pendant que sa bouche descend sur les seins qu’il mord et suce à travers le fin rempart de tulle, sa main droite cherche le zip sur la hanche, le fait coulisser, et se glisse sous la jupe, caressant le ventre bombé. Sandrine tente vaguement d’empêcher l’intrusion, mais la main se faufile sous la ceinture du petit slip et arrive au contact d’une incroyable toison frisée. Les doigts inquisiteurs trouvent bien vite la brèche et la pénètrent, index et majeur immédiatement englués dans un marigot qu’ils visitent sans vergogne, la faisant gémir puis crier.


L’homme jubile en découvrant qu’elle est vaginale et encore plus lorsque son index remonte et trouve la crête sensible du clitoris, provoquant une ruade sauvage de la jeune femme. La bouche carnassière abandonne les seins pour reprendre les lèvres gonflées par le plaisir et leur servir de bâillon.


Puis Blaise s’adresse à Paul :



Paul est au bord de l’explosion et il doit ralentir de crainte de causer un accrochage ; ils ne sont plus très loin de la porte d’Italie où se trouve leur hôtel, mais la circulation commence à devenir dense et il redoute qu’ils soient pris dans un embouteillage. Il jette tout de même un regard dans le rétro pour voir le visage de l’homme penché sur celui de Sandrine et la main droite enfouie sous la jupe qui semble provoquer à sa femme un délicieux tourment.


La voiture s’arrête un bref instant aux feux de la Porte d’Italie et s’engage dans la petite rue sombre contournant le bloc de l’hôtel. On trouve encore facilement un emplacement au parking à cette heure-là et alors qu’il se gare, il devine que Sandrine se redresse et se réajuste.


Ils descendent de la BX et pénètrent dans le hall de l’hôtel. Il est dix-huit heures trente, et quelques personnes discutent, cadres en séminaire qui font une pause ou premiers clients qui viennent prendre possession de leur réservation.


Paul s’approche du comptoir et demande leur clé alors que Sandrine et Blaise restent à l’écart. Sans que quiconque leur ait prêté attention, ils s’engouffrent dans l’ascenseur qui doit les amener au septième étage et peut-être, qui sait, au septième ciel ?


(À suivre)