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n° 12658Fiche technique19734 caractères19734
Temps de lecture estimé : 12 mn
18/06/08
corrigé 01/06/21
Résumé:  Pierre et Juliette espèrent la poursuite des soins spéciaux.
Critères:  fh hh couple amour fellation
Auteur : Cidoup            Envoi mini-message

Série : Soins Spéciaux

Chapitre 08 / 08
Bénévolat

Résumé : Francine et Roméo dirigent un institut pour personnes âgées. Faisant face à une grève des soins spéciaux par le personnel, ils demandent l’aide de Pierre et Juliette, les parents de la jeune femme.




Durant la semaine, Pierre et Juliette n’osent pas reparler de leurs exploits, de la corvée sexuelle, comme ils baptisent leur intervention. Lui a honte d’avoir aimé, oui aimé, se faire sodomiser et elle ne veut pas faire de peine à son mari en avouant le plaisir éprouvé.

Un soir, Juliette a souligné que son époux était plus endurant qu’à l’accoutumé et celui-ci lui a répondu qu’il la trouvait plus réceptive. Cela les a fait réfléchir… Chacun de leur côté. Elle a failli suggérer que la corvée sexuelle y était pour quelque chose, mais au dernier moment n’a pas osé, craignant une mauvaise réaction de sa part de son mari.


Au milieu de la semaine, après avoir embrassé sa femme le soir, au retour du bureau, Pierre annonce :



Juliette se pince les lèvres : elle allait dire « tant mieux » ! Pierre, plongé dans ses pensées, soucieux, ne remarque rien :



Pierre tourne la tête pour que Juliette ne le voit pas rougir en proférant cette énormité. Il se traite d’hypocrite mais n’ose pas avouer que la perspective de participer de nouveau aux séances spéciales le remplit d’aise.

Son épouse est dans le même état d’esprit, satisfaite que son mari ait pris la décision. Ils sont impatients de revenir à l’institut mais doivent patienter jusqu’au vendredi soir avant de recevoir l’appel de Francine les priant de venir encore les aider.


Ils retrouvent les mêmes partenaires que la semaine précédente. Le soir, Juliette à cause de la fatigue de sa chatte, refuse la pénétration et comme la dernière fois, entraîne Pierre dans un 69 torride. Il ne rouspète pas, au contraire. Il soupçonne sa femme d’y prendre goût lorsqu’elle utilise le même prétexte le week-end suivant. Tant mieux, il adore cette façon de se donner du plaisir. Il en est tout ému car dans l’après-midi…


… Son gendre l’a installé dans une des deux salles spéciales. Il vient de subir Gaston et son énorme sexe. Une nouvelle fois il se félicite d’avoir préparé son cul avec l’engin de Roméo, qu’il manipule seul maintenant.

Le… patient suivant (il allait dire client !), un certain Étienne, entre, un peu intimidé. Pierre le fait asseoir sur le lit, parle de choses et d’autre pour le décontracter. Emporté par son empressement à bien faire, il caresse par-dessus le tissu, la cuisse puis le sexe. Étienne fait comme s’il ne s’apercevait de rien, mais ne peut empêcher la verge de réagir et de gonfler. Le jugeant à point, Pierre soulève la blouse du bonhomme et s’apprête à enfiler le préservatif…



Elle l’embrasse voluptueusement, fouillant la bouche entière de la langue.



Elle éclate de rire. Il l’imite. Ils sont bien. Ils sont heureux. Ces corvées sexuelles, comme ils continuent de désigner leur participation à la bonne marche de l’institution, malgré le plaisir qu’ils y prennent et qu’ils n’osent s’avouer, leur apportent un piment érotique bénéfique pour leur union.


Depuis le premier week-end, Pierre n’a plus eu envie de faire l’amour à sa secrétaire. Lulu lui a fait une scène et l’a sommé de rompre avec Juliette. Il s’est fâché et l’a fait changer de service.

Vexée, la demoiselle a démissionné. Une gentille dame proche de la retraite la remplace. Pierre apprécie ses compétences professionnelles mais ne tente pas de la séduire : pas le genre de la bonne femme !


Au début il s’est fait des reproches, il appréhendait les étreintes conjugales avec le spectre de l’éjaculation précoce en épée de Damoclès. Il a été tout heureux de constater qu’il n’en était rien et que son épouse était satisfaite. Depuis, ils ne pensent plus, lui à son ancienne secrétaire, elle à pallier aux déficiences de son époux, et attendent avec impatience le coup de téléphone de leur fille ou de leur gendre les priant de venir à leur aide.


Malheureusement tout a une fin. Un samedi à midi, ils se retrouvent en tête-à-tête, étonnés de ne pas avoir été convoqués. Leur gendre qu’ils contactent leur explique que le personnel gréviste a révisé sa position, le chiffre sur la ligne du bas de leur fiche de paye amputée de la prime spéciale les ayant fait réfléchir, un accord a été trouvé.


Roméo promet une substantielle augmentation dès que la situation financière de l’établissement le permettra, c’est-à-dire avant la fin de l’année, moyennant quoi le personnel soignant reprend toutes ses activités.

Pierre félicite son gendre pour l’heureux dénouement de la crise bien que Juliette et lui n’aient pas le cœur à se réjouir. Ils devinent tous deux que ces séances vont leur manquer. Par quoi les remplacer ?



oooOOOooo



Pierre et Juliette reprennent le cours normal de leur existence. Normal ? Elle leur paraît bien vide maintenant. Chacun regrette en secret les moments passés dans l’institution, mais n’ose en parler au conjoint.

Juliette pense souvent à Anselme, Georges et les autres. Même si elle atteignait rarement l’orgasme lors des étreintes, ces patients plus âgés la satisfaisaient. Elle en appréciait encore plus son époux. Mais comment déclarer à celui-ci qu’elle a besoin d’autres hommes en plus de lui, pas n’importe lesquels, ces hommes là, ces malades comme dit son mari ?


L’équilibre de leur couple, après l’orage déclenché lors de l’opération « Portes Ouvertes », est fragile. Un rien peut le détruire. De son côté Pierre a peur d’avouer à sa femme le plaisir qu’il a de se faire sodomiser.

Ne va-t-elle pas penser qu’il devient homosexuel et souhaite la quitter ? Il n’en est pas question, il a autant besoin d’elle que des introductions anales, mais comment lui dire ? Leur vie sexuelle s’enfonce dans la routine jusqu’au soir où Pierre, peut-être fatigué après une réunion éprouvante au bureau, s’effondre à peine introduit, laissant Juliette en plan.



L’allusion à la remarque de Juliette, qui se félicitait que Lulu, son ex-secrétaire, lui ait fait l’amour avant elle, est claire.



Pierre secoue la tête. Il n’est pas convaincu.



Elle laisse sa phrase en plan. Il sourit, heureux de constater qu’il n’est pas seul à regretter.



Ils se serrent l’un contre l’autre, puisant dans le contact un regain de force.



Ils restent plusieurs secondes enlacés, perdus dans leurs pensées.



Non, elle n’en trouve pas d’autre. Elle n’a pas envie à présent de tenter une expérience dans un club échangiste. Quant à prendre un amant ? Non merci ! Pierre a raison, c’est en offrant leur service dans l’établissement géré par son gendre et sa fille qu’ils avaient trouvé leur équilibre. Il faut qu’elle y retourne… qu’ils y retournent, c’est vital pour leur couple.




oooOOOooo




La sonnerie du téléphone interrompt Pierre.



Juliette reste songeuse. Elle imagine que les pensionnaires enchantés de leur service les réclament. Un gros soupir… Il ne faut pas rêver… Une bonne chose cette invitation, elle n’aura pas à téléphoner à sa fille.



oooOOOooo



Le samedi, un peu avant midi, Pierre et sa femme aussi fébriles l’un que l’autre, ouvrent la porte de l’institution. Ils ont peur d’être déçus car ils nourrissent tous deux le secret espoir d’être convoqués pour la reprise des « corvées sexuelles ». Ils ont du mal à dissimuler leur impatience mais doivent attendre la fin du repas que Roméo consente à les éclairer.



Pierre et Juliette se regardent plein d’espoir.



Roméo marque une pause. Il se tourne vers Francine pour réclamer de l’aide.



Oh ! Le regard de triomphe qu’échangent Juliette et Pierre! Un peu tremblant - une déception en cet instant serait terrible – celui-ci insiste pour obtenir plus de précision :



Le couple a du mal à cacher sa joie. Pour la façade, Pierre pousse un gros soupir.



Oh ! L’hypocrite ! sourit Juliette qui enchaîne :



Francine regarde ses parents d’un œil critique. Elle pensait qu’ils hésiteraient. Prendraient-ils goût à leur rôle ? On dirait car la nouvelle demande les perturbe moins qu’elle craignait, tant mieux !



Au moment de se séparer à la porte des chambres spéciales, Pierre se penche à l’oreille de Juliette.




oooOOOooo




Elle soulève la blouse bleue.



Dans l’autre salle, Pierre reçoit Étienne.



Pierre attrape le sexe développé et le guide entre ses lèvres…



Fin