| n° 12552 | Fiche technique | 21226 caractères | 21226Temps de lecture estimé : 13 mn | 08/05/08 |
| Résumé: Chacun son ersatz de la drogue. Le rock, la basse ou la guitare, le sexe... La meilleure des drogues reste toujours un mélange. | ||||
| Critères: ff jeunes copains fépilée intermast cunnilingu 69 attache piquepince | ||||
| Auteur : Sofie (Où commencent les mots, commence la passion) Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Nedse Chapitre 05 | Fin provisoire |
Me voici devant la porte du studio, face à moi le vigile. Je m’approche de lui de manière paisible en habitué de ce genre de procédures.
Le vigile se déplace d’un pas pour me laisser le passage, sans trop non plus me laisser une place majestueuse.
J’arrive dans un hall avec de nombreuses photos d’artistes ayant produit leurs albums ici. Je m’assieds dans un fauteuil et attends que la lumière rouge s’éteigne sur la porte en face de moi, celle du studio d’enregistrement. Pas de machine à café, pas de secrétaire, ça s’annonce mal. J’espère qu’elle n’a pas oublié mon rendez-vous. En tout cas, personne pour la prévenir. Je regarde ma montre. Que font-ils, bordel, ces artistes pour toujours nous faire attendre…
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Je hurle à travers le sas d’enregistrement à l’encontre d’un type que je connais à peine et qui tient une caméra sur son épaule.
C’est vrai ça, l’essentiel c’est la musique, je me contrefous de mettre des images à la con de moi en train de galérer à faire un son. Je ne vois vraiment pas le plaisir que l’on a, même en étant fan, de voir une table géante avec plein de boutons, style tableau de bord et moi qui chante derrière une vitre. D’autant que pour des raisons légales et marketing, il n’y a aucun son qui est accessible sur ces vidéos.
Pour la énième fois, je rejoue un riff avec le stress et l’énervement qui monte. Je galère sur ce titre, pour être sincère je galère sur tout l’album. Je veux que tout soit parfait et surtout mieux que le précédent. Pourtant je n’ai pas à me plaindre, tournée internationale, disque d’or un peu partout, l’argent, le succès…
Certes, de l’autre côté, il y a aussi la promo, les dates qui se succèdent, un coup en Angleterre, un coup en Allemagne, les questions idiotes des journalistes, les décalages horaires et les questions idiotes des journalistes, je l’ai déjà dit mais eux aussi me répètent sans arrêt les mêmes questions (idiotes pour ceux qui n’ont toujours pas compris), alors je peux bien me répéter.
Mes doigts jonglent sur les cordes de ma guitare, les accords s’enchaînent, je suis concentrée. Et voilà ! C’est exactement cela qui ne va pas, je suis concentrée.
La musique pour moi c’est justement l’opposé de cela. Ne pas être concentrée, laisser l’instant, le sentiment X vous pousser à jouer. Une fois de plus, je ne suis pas satisfaite de ce que je viens de jouer, il manque un truc… le côté instinctif, quasi bestial.
Je ferme les yeux un instant et j’arrête de jouer, ce n’est pas encore la bonne prise. Je repose Ersatz sur son socle avec la plus grande des précautions. Ersatz c’est le nom de ma guitare. Un ersatz de quoi ? De la drogue. Karen, ma bassiste me l’a offerte pendant mon séjour en cure de désintoxication. Parce que pour elle, la musique c’est sa drogue et c’est grâce à cela qu’elle s’est toujours contentée, pendant longtemps, de me regarder absorber tous les enfers artificiels qui existent en ce monde.
Karen jouait pour ne pas s’ennuyer, moi je jouais à la rock star par ennui. J’aurais dû jouer à la roulette russe, au moins les règles sont plus simples.
Une fois Ersatz posée, je saisis avec rage le pupitre où sont posées les partitions et le jette violemment contre l’un des trois murs de la cage d’enregistrement. Un bruit fracassant résonne dans cet endroit exigu.
En face de moi, l’ingénieur du son me regarde, visiblement le bruit assourdissement qui a dû ressortir de mon excès de colère, et pour lui de son casque, ne lui a pas plu. Au moment où il tente de poser le doigt sur le bouton lui permettant de nous parler à travers la vitre, je lui balance un regard encore plus violent que mon jeté de pupitre. Sans rien dire, il comprend qu’il vaut mieux s’abstenir la moindre réflexion. Puis il se lève et quitte la pièce.
Ce n’est pas la première fois, que je me mets dans ses états, et il sait parfaitement ce qu’il faut faire dans ce cas. S’éloigner, me laisser tranquille et revenir quand je l’aurai appelé. Au moins, il gagne une pause dans l’histoire.
Autour de moi, deux statues de pierre n’osant pas bouger du moindre cil. Une sorte de un, deux, trois, soleil en quelque sorte.
La première est Karen, pourtant habituée à me voir péter un câble de manière assez démonstrative. Une magnifique statue je dois le dire, un brin mystique.
D’abord par ses piercings, son oreille gauche est perlée de piercings, puis deux petites boules en dessous de sa lèvre inférieure, enfin sa chevelure noir corbeau, courte avec une frange et en bataille, dévoile nettement sa nuque où apparaissent une série de six piercings par rangées de deux, telle une barre d’abdominaux.
Ensuite, ses accessoires, un bracelet en cuir avec des clous menaçants sur chaque poignet, de nombreuses bagues, des dagues pour certaines, toutes sculptées avec précision, puis un autre objet qui permet de reconnaître sa silhouette de loin, un bijou discret qui s’enroule le long de son oreille droite dont la réelle fonction est de tenir une plume d’oiseau qui défie l’air. Elle ne quitte jamais cette plume, même sur scène, c’est son signe de reconnaissance, de ralliement presque. Il est toujours incroyable de voir dans les premiers rangs des dizaines de fans portant avec fierté une plume à peu près identique dans leurs cheveux.
Pour compléter le tout, elle porte un jean slim et un tee-shirt tout aussi collant accentuant sa silhouette grande et mince, presque androgyne, mais ne jamais se fier à ses bras menus car j’ai vu plus d’un gars pisser le sang au premier geste ou parole déplacés. Karen a un sacré direct et elle sait se faire respecter.
La seconde personne pétrifiée, sans doute plus car me côtoyant depuis beaucoup moins longtemps, est le vidéo-man. Crâne rasé, bodybuildé et de petite taille, son baggy et sa chemise hawaïenne contrastent assez. Dans le reflet de la vitre, je vois qu’il a baissé l’objectif de sa caméra et il me fixe les yeux hagards.
Je crie, autant par frustration de ne pas avancer sur ce morceau, que réellement par énervement. Les journées en studio s’allongent et la fatigue se cumule. J’ai tellement envie de décompresser.
Je termine ma question en tendant mon majeur vers le caméraman qui essaye malgré sa carrure de se faire le plus petit possible.
Je regarde Karen à ce moment et lui jette un petit sourire. De suite, elle a compris que je me suis calmée. L’orage passe aussi vite qu’il est fort.Je pose mes mains sur ses hanches et fais mine de la caresser de manière grotesque. Karen me suit, en pouffant et hurlant des onomatopées sensées m’encourager. Puis elle regarde le caméraman et lui dit de nous filmer.
Karen se retourne et me tend ses fesses que je fouette de la main comme un cow-boy sur un cheval. Nous continuons ainsi de faire une parodie d’un film lesbien devant l’objectif de notre caméraman qui semble avoir repris ses esprits.
Il s’en va rapidement, content de quitter cette pièce et son ambiance électrique.
Le petit jeu n’ayant plus d’intérêt, je délaisse Karen pour m’asseoir le dos contre la batterie, au fond de la salle. La tête baissée, les idées en pagailles. Quel merdier ! Deux mois de retard sur l’enregistrement, la maison de disques qui commence à perdre patience et moi qui commence à me noyer dans un gouffre d’incertitudes. Karen s’assoit juste en face de moi, en tailleur.
Instantanément je redresse la tête. Je suis toujours surprise des connexions que nous avons parfois. Elle sait toujours ce que j’ai en tête, c’est sans doute pour cela qu’elle est la seule membre, hormis moi, à être restée dans le groupe.
Pour seule réponse, Karen me gifle violemment. Cette nana a toujours eu un penchant pour les réponses… physiques, dirons-nous.
Je réponds en fronçant les sourcils pour lui faire comprendre que sa gifle ne s’appelle pas « Reviens. Toi c’est facile, t’es une pure. »
Tout en répondant, je tends mon majeur dans sa direction, comme pour mieux la désigner.
Karen termine sa phrase en s’avançant et en coinçant mon doigt entre ses dents. Puis, elle se redresse sur ses genoux et me dit fixement dans les yeux :
Elle s’allonge sur moi et nous tombons toutes les deux. Sa bouche assaille la mienne jusqu’à faire céder tout refus de ma part. Elle embrasse avec fureur, arrachant presque ma lèvre supérieure. Son baiser est envoûtant et je n’ai aucune envie de résister. De toute façon, je suis prisonnière de son emprise, alors à quoi bon résister…
Karen me possède entièrement comme une marionnette, elle retire mon tee-shirt puis aussitôt le sien. Je l’aide un peu, pour le passage de sa tête afin de ne pas trop abîmer sa plume fétiche.
Ma partenaire embrasse mon cou, mes épaules, elle plante ses ongles sur ma peau et descend ainsi jusqu’au nombril. À ce moment-là, elle se jette dessus et l’englobe dans sa bouche pour me le mordiller. Malgré ses gestes qui paraissent violents, tout est fait avec une certaine sensualité et douceur, je dois dire que ses caresses sont délicieuses.
Quant à moi mes mains passent sur sa peau laiteuse et terriblement douce. Mes doigts épousent le contour de ses deux tatouages sur chacune de ses épaules. Il s’agit de deux étoiles, une sur chaque épaule. Sur celle de gauche, en son milieu, est inscrit en lettres gothiques « Bass » et sur celle de droite de la même manière la lettre « R ». Mes doigts passent sur sa nuque et je compte un à un ses piercings.
Pendant ce temps, Karen retire sa ceinture et l’enroule autour de mes poignets afin de m’attacher. Ainsi, les bras au-dessus de la tête, elle peut me contempler sans que je puisse me cacher et à quoi bon de toute façon. Sa langue titille mon poignet et parcourt tout mon bras, me donnant des frissons. Elle arrive au creux de mes aisselles et lorsqu’un sourire illumine mon visage par sa caresse, Karen mord un bout de peau. Je mords ma lèvre, divinement bon et douloureux.
Ma maîtresse se plaque sur moi et s’amuse à défier mes tétons avec les siens, de multiples contacts, tantôt furtifs, tantôt appuyés. Puis, elle pointe son index vers moi, il est menaçant avec sa bague qui l’orne, une sorte d’épine de métal. Ma bassiste sourit d’un sourire malicieux et diabolique à la fois. Elle plante son dard et me griffe le buste jusqu’au nombril où elle appuie à me plier en deux. Je ne sais comment elle s’y prend, mais cette alternance de douceur et de douleur est très excitante.
Rapidement, elle délaisse le haut de mon corps pour retirer mon jean dont elle me débarrasse avec dextérité et expérience. Me voici nue par terre, haletante et excitée. Je la regarde, triomphante devant moi. Sans même que je puisse réagir, elle a pris totalement le contrôle des évènements, je ne suis que sa proie.
Elle se lève et, debout, se déshabille. Avec cet angle de vue, sa taille et sa silhouette longiligne sont à leur paroxysme. Ne portant qu’un shorty noir en dentelle qui ne résiste que quelques secondes avant de disparaître derrière la batterie, elle décide de se rapprocher de moi. Karen me présente sa chatte que je reçois avec la plus grande des ferveurs. Elle semble s’asseoir sur moi, m’étouffant avec ses cuisses serrées autour de mon cou. Je la lèche aussitôt découvrant en premier le contact de son fin duvet extrêmement noir. Sa liqueur est abondante et délicieuse, c’est un plaisir de la lécher.
Mon unique désir à ce moment est de lui procurer le maximum de plaisir, de l’exciter autant qu’elle me rend folle. Je lèche cette chatte qui me défie, c’est si bon. Au-dessus de moi Karen apprécie également, ses gémissements ne sont pas trompeurs. Elle s’amuse parfois à coller son sexe sur mon visage, m’étouffant presque, quelle délicieuse suffocation.
Soudain, elle pivote afin de pouvoir s’allonger sur moi, ses doigts frôlent mes lèvres directement, sans retenue, ni contrainte d’une quelconque pilosité. Elle agite la paume de sa main, tout en dextérité et en perversité, elle chauffe mon clitoris et me rend moite et bouillante. Ma maîtresse doit s’apercevoir de l’effet qu’elle me fait car je la délaisse un peu, ma gorge devenant si sèche et ma respiration si désorientée que je parviens plus à la lécher correctement. C’est à ce moment qu’elle me donne le coup de grâce. Le titillement de sa langue débute et déjà je m’agite. Elle fait son chemin à travers mes lèvres et atteint le petit sillon de mon être, pour mon plus grand plaisir.
De là où je suis, je peux regarder ses deux petites fesses, fermes à souhait et sa plume remuer au rythme de sa nuque. Son cuni est terrible, jamais une nana ne m’a léchée de cette manière, si intense et précise. Allongée sur le sol, je suis entièrement soumise à sa langue. Le temps passe, sans doute, mais je n’ai plus aucun repère, j’ai chaud et je gémis, ce sont les seules choses que je parviens à ressentir. Sa langue suçote mon clito et le fait tendre au maximum. Et là, mes sens explosent…
Un éclair glacial jaillit sur mon petit bourgeon et je ressens comme une minuscule masturbation de celui-ci. J’étouffe de bonheur, je crie et pourtant rien ne sort. Karen se détache un instant de moi, je me sens abandonnée une fraction de seconde et aussitôt elle s’allonge perpendiculaire à moi mais la tête tournée de façon à être dans la meilleure position pour me lécher, encore et toujours. C’est là que je comprends tout. Ce jet de froid recommence et tout devient limpide. Ma bassiste pose les deux boules piercées sur son menton, et elle enserre de cette manière mon bourgeon féminin. Ce délire sexuel est extraordinaire, parfois elle agrémente cette caresse inédite soit d’un coup de langue approprié, soit d’un effleurement tendre du menton. Je ne suis pas loin de jouir, surtout que Karen immisce ses doigts, jusque-là encore très sages, en moi.
Ce double traitement, cette double excitation de mon clito et de mon vagin me paralyse et m’agite en tous sens tour à tour. Ma main saisit ses cheveux les tire. Karen me regarde avec des yeux incroyables, de véritables arguments à la débauche. En tout cas, elle compte bien garder la maîtrise de nos ébats et, de plusieurs doigts, me fait décrocher un cri sec venant du plus profond de mon ventre. Mes yeux sont embués tant l’orgasme est puissant, pas d’autres que mots que de dire « Je prends mon pied ». Quelques spasmes articulent mon corps lourd et engourdi.
Karen prend ma main et la pose sur son sexe, elle se sert de mon majeur pour s’exciter un peu et se satisfaire. C’est très étrange de masturber une autre femme avec ses propres doigts tout en laissant l’autre contrôler les mouvements. De mon simple majeur, elle passe à deux doigts. Sur ses genoux, à mes côtés, Karen se masturbe avec ma main. La vue de son ventre ondulant par les plaisirs saphiques rend torride la situation, elle laisse échapper des souffles sensuels. Une main sur mes doigts pour les posséder, l’autre sur son cou, elle se laisse aller, jusqu’à contracter son vagin bien plus que de raison. Je sais parfaitement ce qu’elle ressent, c’était mon tour, juste avant. Elle joui,t mes doigts en elle, juste devant moi.
Ma maîtresse relâche ma main qui tombe encore souillée de sa liqueur féminine. Karen brille de charme, le sourire illuminant son visage. Alors, que je continue de récupérer de cet échange de plaisir, Karen fouille dans mon jean et sort mon briquet. Elle l’allume puis me dit :
Intriguée, je la regarde faire, une pointe d’inquiétude noyée dans une grande complicité. La flamme se reflète dans ses yeux, les rendant encore plus brillants et mystérieux, puis elle pose la flamme sur ses deux boules de son menton. Elle passe et repasse la flamme comme pour chauffer le métal. Enfin, Karen s’allonge sur moi, saisit mes poignets et tel un vampire pose ses crocs représentés par son piercing sur mon cou. Je frissonne, le métal chaud brûle ma peau. Elle se retire les yeux illuminés et presque hagards comme si elle venait de consommer une drogue.
Instinctivement, j’inspecte ma morsure, cela picote un peu.