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Temps de lecture estimé : 8 mn
09/04/08
Résumé:  Une chambre d'hôtel. Une femme rêve à un homme. Songe et réel se confondent. Elle attend.
Critères:  fh hotel revede fmast fellation pénétratio uro
Auteur : Suzanne      
Rencontre dans un hôtel

Rencontre dans un hôtel



Quand je pense à lui, je pense à sa bouche, à sa lèvre supérieure qui s’entrouvre et à ses dents. Je vois sa langue, son velouté, sa couleur rose pâle et son petit bout rouge.


Quand je pense à lui, je sens sa langue parcourir mon visage, léchant mes joues, s’infiltrant dans mon oreille, un râle de désir à l’écoute du mien ; un souffle, l’odeur de sa bouche et la douceur des lèvres. Il lèche la mienne qui s’entrouvre. Bouche contre ma bouche, et ma langue qui suce, qui tête, qui aspire sa salive, et lui qui recommence de même : un baiser, des baisers ; sa langue chaude, tantôt légère, tantôt plus lourde, abandonnée mais joueuse. J’entends son souffle, ses mots d’amour, dits entre mes lèvres, murmurés à ma bouche, dits d’une même langue.




Quand je pense à lui, ce sont ses cheveux qui me chatouillent et qui agacent la pointe de mes seins quand il parcourt mon buste de son visage. Sa joue contre mon ventre, une mèche dans le nombril, ses cheveux en cascade qui me couvrent et me caressent. Douceur du cheveu et son crâne saisi de mes deux mains, mais sur lequel je n’imprime aucun mouvement, loisible et ouverte entre ses mains.


Cadence du visage, passant d’un mamelon à l’autre, tendu. Une pause : son visage qui repose sur le gras du sein, ses cheveux, dont il entoure gentiment la pointe du téton vermillon et qu’il caresse d’un doigt, regardant d’un œil ma bouche qui halète. Petites sucées, mordillements, agacements tactiles et souffles frais, chauds ; frais quand mes petites framboises irisées l’attendent et qu’elles reçoivent ce souffle pour se dresser définitivement puis, une fois fait, qu’il abandonne à leur sort pour monter vers mon cou qu’il croque de ses dents pointues.


Ma main se balade sur son épaule et sur son dos. Je suis ouverte, allongée, les cuisses grandes ouvertes et incapable de bouger. Mon sexe l’appelle. Il l’ignore et revient à mon oreille, dans laquelle il laisse un peu de bave. Examen appuyé du pourtour, caresse du lobe qu’il tète comme il le ferait (peut-être) de mon clito. Baisers encore, en rafale sur le visage. Je suis bouche ouverte et langue sortie, léchant ce que je trouve, m’infiltrant dans une narine, un œil, le creux marqué de sa fossette. Je me tortille et me cambre, j’ai besoin de sa main et de ses doigts fichés dans mes trous, mais rien. Il se dresse, se met sur ses genoux à côté de moi et, quand je cherche à m’emparer de sa bite, le voilà sur mes jambes, allongé sur mon corps et tétant mon gros orteil.




Quand je pense à lui, je pense à son corps mince et long. À ses os qui, parfois, me font mal. À ses petites fesses et à ses genoux carrés, à ses longs cheveux bouclés et à ses yeux noirs qui me fixent. Quand je pense à lui, je pense à une terre de contrastes qui sait nous mettre en valeur. L’œil rendu plus bleu, les masses rendues plus rondes. Mes rondeurs franchement sensuelles quand il me regarde.




Il me chevauche. Je vois ses testicules et son anus. Son œillet plissé, froissé, un peu caché et j’imagine y mettre le plat de la langue. Le lécher tout à fait, effleurant ses couilles de petits coups de langue. Je pense ouvrir largement ses fesses et pousser sur ce point, pousser jusqu’à sentir ma langue le pénétrer, me réjouir de ses odeurs réservées mais que le désir transforme en senteurs excitantes. Revenir avec la langue pour goûter de cette extrême douceur. Mais je ne peux pas bouger, tout juste agacer son petit trou de l’ongle taillé de mon index.


Il me couvre et j’en aime à la fois l’expression et ce doux abandon que cette position fait naître en moi. Je suis sa chose, sa femme, sa femelle et l’odeur de mon con le confirme.


Les poils de son pubis caressent ma touffe et mes lèvres épilées. Je me répands en marquant mon territoire. Sa langue entre mes orteils. Sa langue entre mes doigts de pieds et ses dents sur la plante qu’il mordille.


Dieu que c’est bon.


Il suce et je le regarde. Il me voit et nos yeux se rivent. Je passe une jambe sur une épaule, il s’accroupit, me maintenant toujours le pied de sa bouche. Son sexe est dressé, son gland découvert et, quand il me quitte des yeux, c’est pour regarder le mien qui palpite et l’appelle. Je mouille, je ruisselle mais je ne veux pas me caresser. Je suis à lui et c’est de lui, par lui, pour lui que je veux jouir.




Il ôte mes orteils de sa bouche puis fait valser ses doigts sur mon mollet. Il arrive à mon genou, l’embrasse, gratouille le côté face, se plaît de la peau fine et douce et remonte vers la cuisse qu’il malaxe. Je suis en chair. La peau fait des vagues jusque sur le haut de la hanche. Il flatte l’intérieur de la cuisse, note la finesse de la peau, se glisse vers la commissure de mes lèvres et glisse un doigt qu’il porte à sa bouche et qu’il fait pénétrer avec la régularité d’un métronome. Un doigt, deux, trois. Le pouce.






Il m’abandonne. Il se met à quatre pattes entre mes cuisses et s’approche de mon sexe.




Quand je pense à lui, je vois ce visage, si près de mes béances qu’elles s’ouvrent à nouveau. Je sens ses yeux, qui se portent là, qui regardent, qui apprennent, qui retiennent et qui s’amusent. Il regarde et son regard me rend folle. Je me trémousse, lève les fesses, lance mon bassin vers lui mais il ne bouge pas, il le reçoit parfois et je crois qu’il va y imprimer sa bouche mais non.


Il regarde et je soupire, halète, crie. Mon corps se coupe en deux. De deux doigts, je m’écarte et mon bouton jaillit.






Mais je sais qu’il attend. Il est maintenant à plat ventre et il frotte son sexe sur le drap, les paupières presque closes, le nez dans mes odeurs de femme dont il aime le goût et qu’il partage avec moi quand, après de grandes lampées, c’est vers ma bouche qu’il revient pour déposer l’arôme de mon fruit. Je m’écarte encore et je sais que dans ce moment-là, dans ce désir de lui à tout rompre, je suis obscène à me frotter ainsi sur son visage.


Je voudrais être sur lui. Je voudrais coller ma chatte et l’enduire de ma mouille. Je voudrais planter sa queue dans ma bouche, sentir sa liqueur se répandre sur son méat. Je voudrais que ma langue tourne sur son gland. Je voudrais maintenir sa bite dans un même un état de tension.






Il me laisse, remonte pour s’occuper une fois encore de mes seins. J’en profite pour me libérer et le renverse sur le dos, afin de grimper sur lui. Je l’embrasse, suce sa langue, son nez, ses pommettes, mais j’ignore à mon tour son sexe qui, je le sens, palpite sous mes fesses.


Je descends un peu pour le regarder et je vois cette queue gonflée, tendue, rouge. Ses couilles bien dessinées, rondelettes, sans poil aussi. Il écarte les jambes et j’en profite pour m’asseoir sur sa cuisse et y caresse déraisonnablement mon bouton, en murmurant des mots grossiers.


J’imagine une femme assise sur sa bouche. Un homme me présentant sa bite à sucer, à moins que ce soit une fille qui vienne m’embrasser.


Oui, une fille. Une fille pour nous deux, que nous pourrions faire jouir. Une femme plutôt.


Oui je la vois : la quarantaine, habillée encore, la robe remontée, un sein sortant de son soutien-gorge. Une femme quelconque, vivante, réelle. Une femme dont je sucerais les tétines, ma main sur son minou, une femme qui aimerait faire l’amour. Des cheveux mi-longs, bruns en bataille.


Une femme posée sur le creux de mon ventre.




Son sexe cogne son ventre, je tripote les testicules d’une main, tandis que de l’autre je me caresse les mamelons. De caresses en frottements, je sens ma chatte lubrifiée, et elle coule sur sa peau, rendant aisés, glissants, mes va-et-vient.


La poitrine gonflée, le ventre aussi, je me retiens encore mais le cœur aux oreilles, étouffée de mes battements.




Il a sa bite en main, longue et fine, fière ; il me regarde, un léger sourire aux lèvres. Comment fait-il pour rester si tranquille alors que j’explose ?


Je quitte mes seins et me caresse l’anus. Mouille mon doigt que je porte à ma bouche, lèche mon majeur. Légèrement enfoncé, je me pistonne doucement et je sens m’ouvrir devant, derrière, devant, derrière, encore, toujours, plus ouverte, plus désirante, à lui, totalement. Il se caresse, mon doigt maintenant sous le nez, avant de le mettre entre ses lèvres.






Sur le côté, je plonge. Ma bouche adopte l’arrondi qu’il aime. Fermement tenue à la base, j’aspire, suce, me redresse, lèche de la base au sommet tandis que lui, une main glissée sous moi, il prend possession de mon cul et de mon clito qui roule. J’imprime une cadence, il se plante au fond de la gorge et manque de m’étouffer. Je redoute nos jouissances, pas maintenant non…




J’ai envie de faire pipi. Dans cette chambre d’hôtel où nous sommes, les toilettes sont à côté. Je quitte sa queue et m’y dirige sans qu’il me quitte des yeux. Je rentre le ventre, marche sur la pointe des pieds, pousse la porte de la salle-de-bain et note avec satisfaction que les toilettes lui font face. Une cuisse passée de chaque côté de la cuvette, je sais que je l’excite. Je me retiens un peu, caresse mes seins furtivement pour que les pointes se gonflent. Un jet.


Il me regarde uriner. Il aime ça. Ma main sous mon torrent. Je sais qu’il voudra m’essuyer comme j’aime le faire moi aussi, dernières gouttes interdites avalées goulûment. Je fais mine de saisir un morceau de papier, déroule…






J’avance, un peu rougissante. Je m’assois sur le rebord du lit comme une écolière. Il se lève, me renverse et se met à genoux sur le sol, mes deux jambes maintenues fermement. Sa bouche enfin, ses lèvres, sa langue qui me fouille et m’aspire.


Pisse, sueur et mouille.


Je me sens d’ici et ma propre odeur m’émoustille. Je me laisse faire, tétanisée d’envie. Son visage contre ma chatte qui lèche, suce, mordille. Sa langue, lui. Ses mains, ses doigts qui s’enfoncent, lui. Ses cheveux qui couvrent ses yeux, lui.


J’ai envie de venir dans sa bouche et il le sent, s’arrête, appuie juste sa langue. Je reste suspendue, captive sous ses dents. Je l’aime.




Nous sommes seuls, la femme est partie et l’homme l’a suivie.




Quand je pense à lui, il explose sous ma langue, envoyant des jets drus dont je me régale. Je le suce, il a joui, mais je continue et son corps tressaute. J’ai peur de lui faire mal ; il ondoie le bassin, alors je fais de ma bouche une enveloppe douce et chaude dans laquelle il se répand.


Mon corps est chaud, j’ai chaud, je brûle, je me cambre et me noie et lui envoie sur le visage toute l’eau de ma fontaine.