| n° 12288 | Fiche technique | 46789 caractères | 46789Temps de lecture estimé : 27 mn | 16/02/08 corrigé 01/06/21 |
| Résumé: Même pendant une journée de travail bien remplie, on trouve toujours le temps de s'amuser un peu. | ||||
| Critères: fh couple caférestau voyage collection amour fellation cunnilingu jeu humour -humour -couple -lieuxpubl | ||||
| Auteur : Rocco si Refroidi (J'aime la langue française, surtout celle de ma femme.) Envoi mini-message | ||||
Cette journée commençait de façon inhabituelle, pour Tina et moi. Ce mardi-là, les hasards de nos calendriers professionnels ont fait que nous avions tous les deux des rendez-vous à Lyon. La perspective de passer une bonne partie de cette journée de travail ensemble nous a ravi car ça allait nous donner l’occasion de nous sentir un peu en vacances ensemble, malgré tout. Surtout que nos métiers respectifs ne nous donnent guère ce genre d’occasions. D’habitude, nous sommes seuls face à nos challenges.
Je travaille dans un bureau d’études mais je suis souvent chez des clients lointains, stressé par mes combats contre les bugs des "moutons à cinq pattes" informatiques que je conçois pour eux. Quant à Tina, elle travaille dans une grande administration. Et comme toujours dans ces organisations floues aux hiérarchies pléthoriques, les décideurs ne savent prendre que les décisions de leurs collaborateurs. Donc Tina stresse en prenant les décisions risquées à leur place. Ceci dit, ça lui offre l’autonomie qui lui plaît, et je préfère qu’elle assume ses besoins de domination au travail. Nos nuits sont déjà assez chaudes comme ça !
Quoique… Si Tina me harcelait "moralement", debout dans une position arrogante, seulement vêtue de ses dim-ups affolants, d’un veston de chez Faillon cachant à peine ses seins, et de sa toison plus sexy qu’un string, j’accepterais sûrement qu’elle m’oblige à lécher sa chatte à genoux pour me punir de ne pas avoir étudié son dossier "point G" avec suffisamment d’assiduité.
Donc ce matin-là, même le départ pour la gare à six heures et quelques du matin avait un parfum de croissants chauds au miel. Notre plaisir a calmement commencé dans le TGV : j’avais réussi à obtenir deux places face-à-face. Ce qui nous a permis d’effectuer le trajet agréablement, à regarder passer les paysages en papotant en tête-à-tête. Ça a même été souvent en bouche-à-bouche, dès que j’ai vu qu’une vieille dame nous épiait par dessus les fauteuils. Elle nous a amusé, Tina et moi, à prendre des airs indignés en nous voyant faire. Mais elle n’a pas pour autant détourné son regard.
J’ai alors senti dans les coups de langue et les baisers goulus de Tina que cet amusement tournait à l’excitation. Pourtant, la tablette qui nous séparait aurait dû nous calmer car elle rendait impossible un vrai contact entre nos corps. Mais peut-être que Tina a tout simplement eu envie d’étaler au grand jour le plaisir que nous avions à nous embrasser.
Notre séparation à l’arrivée dans Lyon a été facile car je savais que nos plannings de travail nous permettaient de déjeuner ensemble. J’avais même ménagé à Tina une petite surprise : pour rajouter les plaisirs de la table au plaisir d’être ensemble, j’avais réservé deux couverts dans un bouchon lyonnais réputé.
Quand même, sa matinée a été plus chargée que la mienne, puisqu’il était presque treize heures quand je l’ai vue surgir du fin fond de la grande place où nous avions rendez-vous. Même si loin, je l’ai reconnue entre mille.
Cette phrase anodine, ce cliché trop utilisé qui m’était venu à l’esprit, ça m’a immédiatement remis dans la tête une chanson de Vanessa Paradis dans laquelle elle dit avec une tendresse si sincère :
Dès que j’te vois, j’sais que c’est toi, oui j’sais que c’est toi…
Dès que tu me vois, tu sais que c’est moi, oui tu sais que c’est moi… (*)
Pourtant, Dieu sait si Vanessa, ce n’est pas mon genre musical. Mais chaque fois que je joue mentalement cette chansonnette à la musique acidulée, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle nous va si bien. En tous cas, la délicatesse émue que dégage ce refrain de midinette, je l’ai ressentie ce jour là de façon très étonnante : sous le soleil éclatant de cette belle journée de printemps, j’ai senti que c’était la présence de Tina et non pas le souffle capricieux du mistral qui rafraîchissait l’air lyonnais en me faisant frissonner.
Pendant qu’elle s’approchait, elle me faisait des signes en agitant d’une main la veste de laine dont elle avait débarrassé ses épaules pour profiter du soleil. Ça m’a permis de profiter des efforts vestimentaires qu’elle avait fait ce jour là pour séduire ses sous-traitants. J’exagère un peu en disant séduire, mais je suis sûr que dans sa tenue, elle dégageait un charme qui a travaillé pour elle. Elle ne portait pourtant qu’une simple jupe blanche, mais celle-ci s’agitait en donnant à son pas une fluidité agile. Ça la rendait sûre d’elle, un peu comme une gazelle springbok dans sa course. Vous savez, ces frêles gazelles qui sautent tellement haut et loin dans leur galop qu’elles semblent narguer leurs prédateurs en prenant le temps de se prélasser en l’air, la tête haute et le corps gracieusement étiré.
Alors que moi, j’ai toujours l’impression d’être un gros lion hirsute qui poursuit dans la savane sa gazelle Tina en rugissant de tendresse. Tout ça pour lui offrir des coquelicots en espérant qu’elle viendra les brouter dans mes grosses pattes maladroites. Je rêve qu’en remerciement, elle vienne fourrer son petit museau frais bien au chaud sous ma crinière, tout au creux de mon cou. Je comprendrais très bien que vous ayez envie de vous moquer de moi quand je dis cela. Mais je ne l’aimerais pas moins pour autant.
Tina a des jambes bien plus jolies que les pattes élancées de ces beautés animales à la grâce pourtant déjà si féminine. En plus, elle les a mises en valeur ce jour là en les allongeant avec ses sandales à talons hauts. Celles que je lui ai offertes uniquement pour le plaisir de les voir à ses pieds. Leur laçage en lanières de cuir s’enroule autour de ses chevilles et remonte jusqu’en haut de ses mollets de façon très sexy. Comme une caresse enveloppante, surlignant ses formes douces.
Je ne sais pas si c’était volontaire, mais Tina a laissé le vent jouer avec sa jupe courte. Comme si elle lui avait demandé de me montrer ce qu’il y avait en dessous. À tel point que plusieurs fois, la corolle de tissu est remontée furtivement jusqu’en haut de ses cuisses en m’affolant des éclats argentés de son string en satin.
Pour parfaire sa silhouette magnifique, elle avait mis un petit bustier noir. Il laissait la sensualité de ses bras et de ses épaules répondre à la provocation de ses seins découverts pratiquement jusqu’au ras de ses aréoles. Cette quasi-nudité de la plus belle moitié de son anatomie faisait ressembler Tina à un buste de statue grecque superbe. Mais pas d’un genre qui vous laisse de marbre ! C’était d’autant plus frappant que son teint hâlé rehaussait de reflets bronzés tous les traits fins de son visage. Cela faisait ressortir ses fossettes, son front haut et toutes les lignes douces de son cou.
Elle avait dégagé celui-ci pour aérer sa nuque en relevant ses cheveux noirs dans un semblant de chignon. Ça lui donnait un air d’Andalouse rebelle. Le même que celui qui me fait frissonner quand nous faisons l’amour debout et que je me noie en plongeant dans le bleu de son regard profond, juste avant de sentir que mes lèvres s’écrasent doucement sur les siennes et que sa langue me pénètre. Comme pour répondre à ce qui se passe si loin, tout en bas de nos ventres. Elle était encore trop loin pour ça, pour ce désir de ma bouche sur sa peau. Démesurément trop loin.
Cette attente, presque en comptant ses pas… et ne la toucher que des yeux ou un peu du bout des cils, quand la lumière aveuglante de midi faisait battre mes paupières. C’était sûrement grisant, mais je ne me souviens plus si ça m’a fait bander. S’il fallait que je compte le nombre de fois où sa simple présence me fait devenir homme…
L’absence de soutien-gorge et son pas décidé faisaient tressauter ses seins de façon un peu trop excitante. On aurait dit que son vêtement avait du mal à les contenir calmement. J’ai même imaginé que seuls ses mamelons empêchaient le tissu de glisser vers le bas, en le retenant de leurs petites pointes que je devinais bien sous son bustier. Ça m’a donné des envies de réincarnation en vêtement comme celui-là pour que je puisse sentir le tissu de ma peau mouler tout son corps, en étant retenu sur elle juste par ses petits bouts de seins durs.
Tina a quand même été obligée de rajuster sa tenue avant de me rejoindre. Et les mouvements de ses mains qui glissaient sur son corps pour remonter son bustier m’ont fait croire un instant qu’elle se pelotait en marchant les yeux fixés sur moi. Du moins, c’est ce que j’ai supposé car ses lunettes de soleil m’empêchaient de profiter de son beau regard bleu turquoise. En tout cas, moi qui sirotais un jus de fruits à la terrasse du restaurant, je la buvais des yeux en la regardant s’approcher. Quand elle s’est penchée pour m’embrasser, je l’ai taquinée en fredonnant :
oooOOOooo
En nous accueillant à l’entrée du bouchon, le serveur s’est excusé : à l’heure où nous étions arrivés, toutes les bonnes places étaient occupées. Il nous a donc installés au fond de la salle, dans une alcôve un peu kitch. C’était une grande table ronde, presque complètement ceinturée par une banquette à l’ancienne dont le dossier haut nous protégeait des regards des autres clients du restaurant. Comme nous étions seuls à cette table peu éclairée, cela a créé une ambiance de cocon tranquille mais un peu vieillot. J’ai pensé que cette atmosphère risquait de ne pas plaire à Tina autant que je le souhaitais et j’ai tenté me rassurer en lui disant :
Heureusement, le contenu de nos assiettes nous a vite réconciliés avec ce lieu : nous nous sommes régalés d’une salade ardéchoise et d’une saucisse de couennes accompagnée de pommes de terres au four nappées de fromage frais à la ciboulette. C’était rustique. Mais si c’est bien fait (et c’était le cas), c’est tout l’intérêt de cette cuisine traditionnelle aux saveurs marquées. C’est simple, mais avec des goûts vivants. Comme tout ce que nous aimons, tous les deux. Seules les manœuvres insistantes du serveur pour nous vendre son Beaujolais nouveau ont été désagréables : Tina, autant que moi, préfère ne pas boire de vin plutôt que d’avaler cette trouvaille publicitaire sans grand intérêt.
Pour alléger l’indispensable tarte Tatin du dessert, nous n’en avons demandé qu’une part. Ça nous a permis aussi de jouer à tour de rôle à tout ce que l’on peut faire avec une seule cuillère, deux bouches gourmandes, des saveurs sucrées et des coups de langues sensuels. C’était même plus qu’allumeur, dès que nos regards ont pris part à ce jeu. Évidemment, je n’ai pas oublié de maquiller de crème fraîche la bouche carmin de Tina. J’ai fait ça uniquement pour m’exciter en voyant disparaître ces coulures blanches dans un glissement torride de sa langue sur ses lèvres. Comme si Tina me provoquait, ses yeux rivés aux miens, avec ce symbole porno-chic de fantasme purement masculin.
Les clients commençaient à quitter le restaurant quand nous avons commencé à parler un peu de tout et beaucoup de sexe. Il fallait bien tuer le temps qu’il nous restait à attendre avant nos rendez-vous de l’après-midi. Et le faire en sirotant calmement nos cafés ne nous a pas suffi. La conversation a rapidement dévié vers une question délicate : quelle position fallait-il choisir ce soir-là pour nous donner le plaisir qui récompenserait nos efforts de la journée ? Dans ce genre de discussion, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer des noms à deux balles pour un Kama Soutra revisité dont je gave mon auditoire préféré. Je lui ai répondu :
Elle a réfléchi un instant, entre vexée et désireuse de continuer à s’exciter en parlant de sexe puis elle a repris :
J’ai eu soudain un éclair dans les yeux et je lui ai répondu à voix basse :
J’ai alors sorti ma règle de mon attaché-case. Cette barre d’aluminium graduée, le temps et la patine en ont tellement adouci les angles qu’il est impossible de tirer des traits droits avec. Mais je la garde quand même parce qu’elle sert encore de baguette magique pour raviver mes souvenirs d’école. En lui montrant ma règle, j’ai souri à Tina comme un gamin espiègle. Elle semblait encore refuser de croire ce qu’elle venait d’entendre. Les yeux écarquillés, elle a demandé en bafouillant :
Pendant que je quittai la table, elle m’a lancé en sourdine :
oooOOOooo
Je suis revenu un instant plus tard, en faisant tournoyer entre mes doigts l’engin rutilant qui allait nous départager. En m’approchant d’elle, je ne suis pas arrivé à maîtriser mon sourire de joie et d’excitation. Heureusement, je n’ai même pas eu à négocier son consentement : elle avait le même sourire que moi. Prenant à cœur son rôle de fausse victime, elle m’a dit en fronçant les sourcils :
Je ne lui ai pas fait répéter. J’ai seulement vérifié qu’aucun regard n’était braqué sur nous au moment où je suis passé sous la table. Je me suis alors "confortablement" installé en tailleur, avec la tête qui frottait sous le plateau de bois. Puis j’ai remonté la jupe de Tina et j’ai commencé à la préparer. J’ai entrepris de l’effleurer lentement par-dessus son string avec le plat de mes ongles. Je savais qu’elle adorait ça, ce contact lisse et dur à travers le tissu soyeux, le long de sa fente fermée.
Ça m’a rappelé cette fois où, tout gamin, j’avais chipé un pot de confiture d’abricots à ma mère. J’en avais longuement caressé le couvercle de cellophane brillante avant d’oser braver l’interdit en le crevant du bout des ongles. J’avais alors ronronné de gourmandise coupable en enfonçant mes doigts dans la pâte caramélisée pour me régaler à les sucer en fermant les yeux.
En caressant le triangle de satin brillant qui empaquetait si joliment le sexe de Tina, je rêvais qu’elle était gorgée d’un jus sucré que je boirais après avoir plongé ma règle dans son abricot sirupeux.
Je me suis régalé d’elle en sentant, mais surtout en voyant sa chair tendre résister moelleusement à mes ongles. Ça m’a grisé de penser qu’elle devait ressentir bien plus fort que moi les effets des déformations que j’infligeais à son intimité si attirante. J’ai senti sa chaleur monter vers mes doigts. Plus j’augmentais leur pression, plus son string se gorgeait de sa mouille. Elle était en train de fondre, totalement surexcitée.
Ce n’était pas seulement à cause de moi, mais surtout à cause de la présence des clients dans la salle et de la pression de leurs regards sur elle. Tina s’est sûrement obligée à répondre aux sourires des personnes qui passaient par d’autres sourires : ceux-là même qui étaient provoqués par mes caresses. Ça a fait monter des bouffées de chaleur dans son sexe, à chaque fois que je l’ai pétri comme un pâtissier gourmand de son petit millefeuille. À ses mouvements désordonnés, j’ai compris qu’elle avait du mal à contenir les pulsions de désir qui tiraillaient tout son bassin. Sa voix m’a soudain fait sursauter :
En disant cela, Tina a tiré sur l’entrejambe de son string, au point que j’aie cru qu’elle voulait l’arracher pour s’offrir totalement. J’ai eu alors le champ libre. Vraiment libre : sa toison quasiment réduite au minimum d’une touche de khôl sur son mont de Vénus rendait parfaitement accessible la totalité de son sexe. Comme un écrin m’offrant son intimité délicate. Cela m’a laissé deviner, blottie entre ses grandes lèvres charnues, la douceur timide des replis appétissants de ses petites lèvres. Bref, un minimum qui m’a donné un maximum d’envies de la cajoler intensément.
D’habitude, il faut toujours que je lèche l’intérieur de ses cuisses pour la chauffer. Sinon c’est désagréable pour elle. Mais là, à voir comment brillaient les lèvres de son sexe, je crois que je pouvais y aller directement. Mais comme je voulais en profiter, j’ai préféré faire comme si je ne m’en étais pas aperçu : quand il s’agit de manger son minou, il ne faut pas m’en promettre.
Elle a dû sentir mon souffle lui brûler le sexe et mes mains glisser sous ses fesses pour la cueillir comme le fruit savoureux que je désirais tant goûter. Doucement, je l’ai portée jusqu’à ma bouche pour embrasser son entrejambe. Il était presque dodu, tellement ses chairs étaient gonflées du désir de ma langue. Puis, en prenant tout mon temps, je me suis régalé à laper ses petites lèvres fines pendant qu’elle faisait glisser ses mains sur ses cuisses. J’adore la voir caresser ses cuisses. Je sais que quand elle fait ça, c’est qu’elle aime ce que je lui fais et qu’elle cherche à profiter au maximum des sensations douces qui papillonnent dans son ventre. À ce moment-là, je suis sûr qu’elle souriait aux anges et aux clients qui passaient.
Tina a rapproché ses deux mains au plus près de son sexe et elle l’a ouvert totalement avec ses index. Comme si elle ouvrait un rideau de théâtre. À voir la déformation de ses lèvres, elle se torturait d’excitation en plantant le bout de ses ongles dans sa chair tendre. Pendant quelques instants, je suis resté immobile devant ce spectacle qui me fascine toujours : les palpitations du bijou rose pâle et nacré de Tina. Il luisait de désir et je n’eus aucun mal à localiser son bourgeon de plaisir tant elle bandait.
J’ai pensé que je pourrais facilement le taquiner après. Et pourquoi pas immédiatement ? Je n’ai pas pu m’empêcher de glisser lentement ma langue dans toute sa vulve pour monter me régaler de son clitoris. Je l’ai pressé délicatement entre mes lèvres pour finir par l’aspirer doucement dans un suçon langoureux. Elle a agrippé ma tête avec ses mains moites d’excitation, en me plaquant contre elle pour s’offrir totalement à ma bouche. Je savais que cela lui permettait de profiter du moindre de mes mouvements, de la moindre contraction de mes joues et de ma langue. J’ai pris soin de lui fournir toutes les images qui flashaient dans sa tête et cela a duré un délicieux moment.
oooOOOooo
J’ai soudain senti Tina frictionner mes cheveux vigoureusement. Elle tentait de me ramener à la mission officielle de ma plongée sous la table :
J’ai continué quelques instants à laper sa vulve pour me délecter encore de son jus de plaisir de femme… Au tintamarre aigu des assiettes qui s’entrechoquaient, j’ai compris que les serveurs débarrassaient les tables. J’étais vexé, car je sentais bien que ce vacarme m’empêchait de prêter correctement attention au plaisir de Tina. J’ai tout de même fini par me dire que j’abusais de sa gentillesse. Même si ses caresses sur mes joues me donnaient raison d’insister. Je me suis donc un peu éloigné de son ventre et j’ai ouvert son sexe, en écartant ses lèvres avec deux doigts. Puis j’ai saisi ma règle et je l’ai approchée de l’entrée de son vagin pour être prêt à plonger. Je lui ai demandé :
Elle a eu un soubresaut et elle a crié à voix basse :
À tâtons, elle a saisi mon poignet. J’ai alors enfoncé délicatement la règle de quelques centimètres. Je n’ai pas eu peur de lui faire mal : elle était trempée comme une éponge. Je lui ai demandé :
Je n’ai pas eu de réponse. Mais j’ai bien compris que son cerveau était trop occupé pour m’entendre. C’est sûrement à cause de ça qu’elle s’est mise à vibrer comme une folle : un véritable hélicoptère au décollage. La comparaison était probablement la bonne, car il est certain que j’étais en train de l’envoyer en l’air. Ça m’a fait penser que j’avais bien fait de lui demander de retenir mon poignet : j’étais sûr qu’elle n’était pas en état de prononcer un mot, tellement elle devait serrer les lèvres pour ne pas crier son plaisir.
En effet, en prêtant l’oreille attentivement, j’entendais ses mugissements sourds. Lentement, elle s’est ouverte comme une fleur : elle a écarté les jambes pour accueillir encore mieux son plaisir. Il est devenu évident que j’allais la frustrer si je me cantonnais à ma mission de sondeur de ses profondeurs vaginales. J’ai alors décidé d’en rajouter un peu : j’ai avancé mon buste pour que mes épaules l’empêchent de rapprocher ses cuisses et j’ai remué la règle comme si c’était un gode. Elle a donné des coups de pieds et elle a essayé de tirer sur mes cheveux pour que j’arrête. Mais je suis parvenu à reculer suffisamment la tête pour être hors de portée de ses mains. Elle broyait mes épaules, mais j’ai tenu bon. Pour finir, ses protestations n’ont pas duré longtemps.
oooOOOooo
Le calme revenu, je lui ai redonné du plaisir avec plus d’attention. Pourtant, dans le brouhaha du restaurant, j’étais plus à l’affût qu’à l’écoute des signes de son excitation. Je surveillais ses roulements de hanches, la position de ses mains ou même les subtilités vanillées du parfum suave de sa cyprine. Mais il faut bien dire que même si cela plaisait à Tina, la section de cette règle était insuffisante pour lui faire croire que c’était Schwarzenegger qui s’occupait d’elle.
J’ai alors réfléchi à ce qui pouvait augmenter son plaisir. Et j’ai trouvé que plutôt que de faire de simples allers et venues dans son sexe, il suffisait de tourner pour lui faire monter la chantilly jusqu’aux yeux. La règle entre mes deux mains jointes, comme pour la prier de bien vouloir jouir, j’ai fait glisser lentement mes paumes entre elles. Ça a fait tourner en elle cette tige carrée, dans la rondeur charnue de son vagin. Ça m’a rappelé une illustration de livre d’histoire : on y voyait un homme préhistorique qui allumait du feu en frottant entre ses mains une baguette de bois plantée dans une touffe de brindilles. Je faisais la même chose : je voulais lui mettre le feu au cul – ou à la touffe, comme vous voulez. Étais-je conscient de la puissance de cette arme de jouissance massive ? Le résultat ne s’est pas fait attendre. Dans le murmure des mini-clapotis de son jus de femelle excitée et des petits bruits de succions qui m’encourageaient, je l’ai fait mûrir de plaisir.
Soudain, elle a remis sa main sur mon poignet. C’était sûrement pour mieux comprendre le pourquoi de ce phénomène, le comment de ce tourbillon qui la rendait folle. Moi-même, perdu dans mon euphorie, je n’ai pas eu le temps de prendre conscience de l’intensité de ce petit jeu innocent car elle a brusquement refermé ses cuisses sur mes épaules. Surpris, j’ai arrêté de la torturer. Une seconde après, elle a écarté encore plus brusquement ses jambes au maximum de ce que permettait sa position inconfortable. En même temps, j’ai senti sa main se crisper au point de broyer mon poignet et elle a agrippé son sexe avec sa main libre. Comme pour le contenir ou l’empêcher d’exploser.
Elle est restée un instant sans bouger, puis ses jambes se sont détendues lentement. J’ai tendu l’oreille… Je n’entendais rien d’autre que la rumeur du restaurant. Quelques secondes plus tard, j’ai perçu de nouveau sa respiration essoufflée. J’ai murmuré :
Pendant que j’attendais sa réponse, mon regard a été attiré par une auréole luisante sous ses fesses, sur la banquette en cuir. Elle n’avait pas fait semblant de jouir. J’ai attendu qu’elle retrouve son calme. Mais j’étais perplexe : elle ne bougeait pas. Il lui fallut presque une minute pour redescendre sur terre. À mon avis, elle est descendue en parapente pour que cela prenne autant de temps. Enfin, elle m’a lancé tout bas :
Comme pour lui obéir, j’ai repris ma progression. Mais cette fois, ça a été dans le calme pour tous les deux. Tina a même poussé sa coopération jusqu’à présenter son ventre plus à l’horizontale, de façon à ce que ma règle puisse pénétrer plus loin en elle. Au bout de quelques secondes, elle a de nouveau crispé sa main et j’ai entendu un petit Stop ! J’ai regardé les graduations de la règle et j’ai annoncé :
J’ai reçu un coup de pied dans les côtes en même temps qu’elle s’égosillait en sourdine :
En pouffant de rire, je lui ai demandé tout bas :
J’ai repris ma place à grand peine et Tina m’a embrassé à fond, comme une lycéenne qui vient d’apprendre qu’elle est reçue au bac. Puis elle a lancé, les yeux brillants :
En jetant des regards circulaires pour vérifier que personne ne nous regardait, Tina a susurré d’un ton espiègle :
oooOOOooo
Elle a ramassé la règle et elle a fait la même gymnastique que moi pour passer sous la table. Heureusement que ce n’étaient pas des ciseaux qu’elle tenait dans ses doigts car ses yeux brillaient d’une joie non dissimulée à l’idée que je sois sa proie.
Tina a tout de suite déboutonné ma braguette et elle n’a pas fouillé longtemps dans le boxer pour en extraire mon sexe. La chaleur de sa bouche gobant mon gland m’a immédiatement confirmé qu’elle avait bien envie de s’amuser et j’ai pensé qu’elle méritait d’être à l’aise pour le faire. Dans le fond, elle m’avait laissé faire tout ce que je voulais juste avant. J’avoue même que j’étais terriblement excité par l’envie de lui offrir tout ce qu’elle désirait, presque devant tout le monde. Je me suis alors approché au plus près de la table pour qu’elle puisse s’installer confortablement entre mes jambes, en calant ses bras sur mes cuisses à hauteur de sa poitrine.
Très vite, j’ai senti des battements affolés dans mes tempes et des bouffées de chaleur dans mes testicules : Tina les malaxait vigoureusement de la main gauche tout en massant ma verge de va-et-vient enveloppants et amples avec sa main droite. Elle voulait sûrement obtenir de belles conditions de mesure le plus vite possible. Peut-être essayait-elle a aussi de se venger de celui qui venait de la torturer en bousculant si fort sa tête et son ventre. Si c’était le cas, j’allais déguster. Il a suffit d’une poignée de secondes pour que je comprenne qu’en fait, c’est elle qui allait me déguster : elle était en train d’exciter sa gourmandise pour mon sexe en le léchant entièrement. Comme si elle le goûtait avec raffinement.
Je n’ai pas arrêté de jeter des regards de tous les côtés pour vérifier si nous ne risquions pas d’être surpris. Ça a été une drôle d’excitation : le stress me faisait débander, mais la situation me surexcitait. Au bout de vingt secondes, elle m’a dit :
Je me suis penché vers la table pour lui répondre en susurrant :
Soudain, elle a arrêté tous ses mouvements. J’ai alors senti qu’elle posait ses lèvres mouillées sur l’extrémité de mon gland. Puis elle a appuyé. Elle a forcé mon sexe à ouvrir le passage, à pénétrer dans sa bouche en profitant du lent glissement entre ses lèvres serrées. Elles ont coulissé ensuite comme un anneau pulpeux autour de ma verge en l’imprégnant de toute la sensualité de leur douceur chaude et onctueuse.
Elle a continué à enfoncer tranquillement ma queue en elle jusqu’à ce que mon gland soit délicieusement comprimé contre son palais. Puis ça a été au tour de sa langue de s’activer sous ma verge, juste à l’arrière du gland, en palpitant sur le frein avec une dextérité torride. J’ai été tellement surpris par ce bouquet de sensations intenses que mes genoux ont cogné sous la table au point de faire s’entrechoquer nos verres. Comment se fait-il que je n’aie pas éjaculé à ce moment là ? Il s’en est vraiment fallu de très peu pour que je ne me déverse pas en elle : juste le passage d’un client. Et je m’en serais horriblement voulu d’en mettre plein sa bouche si rapidement. J’ai tapoté sur son épaule en lui disant :
Cette polissonne a prouvé, une fois de plus, qu’elle me connaissait bien et qu’elle savait ce qui me mettait la tête à l’envers. J’ai souri en pensant que si elle y mettait autant d’ardeur, c’est qu’elle voulait bâtir "son" érection, cette bite de concours qu’elle se plairait à poser dans sa main ouverte, pour la mesurer avec encore plus d’excitation ingénue et joyeuse. J’ai laissé Tina continuer à m’embellir de toutes ses mains caressant mon bas-ventre, de toute la chaleur de ses lèvres et de toutes les succions de sa bouche gourmande. C’était tellement fort que j’ai eu l’impression que c’était ma tête qu’elle suçait, tant la pression du plaisir était intense dans mon cerveau. Je n’en pouvais plus. J’ai tenté de penser à mes rendez-vous pour oublier ces images trop excitantes. C’est quand même un comble : il a fallu que je ne pense plus à elle pour lui faire plaisir, pour qu’elle ait le temps de profiter de moi. Je lui ai fait faux bond un long moment.
J’ai soudain réalisé qu’elle avait baissé son bustier. Pendant quelques instants, elle a frotté le méat de mon gland sur le bout de ses seins nus. Comme si elle avait eu envie que ce soit une petite bouche qui pouvait la téter ou lui gober les tétons. Non seulement ça m’a beaucoup excité, mais j’ai été content de la sentir faire ça. Cela voulait dire qu’elle pensait aussi à son propre plaisir. J’ai essayé de lui caresser tendrement la tête pour participer à sa fête, mais mes deux bras cachés sous la table m’ont donné l’air d’un manchot empereur attablé devant mon assiette vide. J’ai donc remis un bras sur la nappe en tentant de prendre un air neutre pendant que je la cajolais d’une seule main. À ce moment là, j’aurais bien aimé être transparent car il y a fort à parier que mes grimaces de plaisir ont dû intriguer plus d’une personne dans le restaurant.
Elle a embrassé la paume de ma main de supporter puis elle a repris sa course d’endurance en changeant de technique. Elle s’est activée comme si elle voulait me traire d’une seule main. Et je crois bien que pendant qu’elle m’a malaxé les bourses au rythme de ses aspirations d’assoiffée, elle s’est donné du cœur à l’ouvrage en caressant son entrejambe avec sa main libre. Les frôlements de la paume de sa main au-dessous de ma verge ont fini par me faire bouillir. Voulait-elle vraiment mon lait de mâle ?
Si je la laissais faire immédiatement, elle allait se brûler… Pourtant, cela n’aurait pas été chic de l’en priver. Je n’aurais pas dû penser à elle comme ça. Ça a fait monter immédiatement la pression dans mon pubis à dix fois celle de l’atmosphère. Tina s’en est aperçu aussi. Et à mesure qu’elle m’a senti venir, elle a ralenti tous ses mouvements pour les rendre encore plus intenses, encore plus insupportables. Elle semblait vouloir me forcer à lui offrir ce qu’elle exigeait en récompense de ses efforts de délurée. Comme si je n’en étais pas capable et qu’elle seule devait en être la cause. Elle savait qu’en faisant cela, j’allais tout lui donner.
Tout mon corps a été pris de tremblements et Tina a juste eu le temps de bloquer mes cuisses sous ses bras pour m’empêcher de ruer et pour ne pas risquer d’être profondément engorgée par le pieu qu’elle avait si bien su sculpter avec sa langue. J’ai agrippé la nappe et j’ai joui de tout son désir et de toutes les forces qui crispaient mes bras. Je n’y voyais plus rien ! Je n’entendais plus rien d’autre que les coups sourds de mon cœur qui cognait à contretemps des contractions denses de mon pubis. Ce trou noir de mon ventre a aspiré mon foutre et dilaté ma verge pour me faire hurler dans sa bouche tout le plaisir de neige aveuglante qui submergeait mon corps. Tous mes sens étaient saturés par le plaisir de cette surexcitation et mon cerveau ne parvenait plus à désenchevêtrer le chaos des sensations qui l’ont assailli de toute part. Il m’a tout à coup donné l’impression que ma peau entendait les caresses de Tina ou que les couleurs que je voyais avaient un goût trop salé.
oooOOOooo
J’ai repris conscience en sentant qu’elle caressait mes cuisses en continuant de téter doucement mon gland. Elle m’a gardé dans sa bouche encore quelques instants, en remuant lentement la tête avec les lèvres serrées sur mon membre. Elle voulait sûrement ne rien laisser s’écouler qui puisse tacher mon pantalon.
Je l’ai senti déglutir.
Je crois que j’ai crié Tina !. Ça avait provoqué une dernière décharge formidable dans mes testicules et dans mes tempes. C’était presque douloureux puisqu’elle m’avait déjà tout pris. Mais je ne l’ai pas regretté, bien au contraire. Je savais que ce que Tina voulait sentir présent dans son corps, c’était un symbole de ma présence dans sa vie, comme une partie de moi qui maintenant lui appartenait et qu’elle gardait affectueusement pour elle.
J’ai senti ses épaules agitées d’un fou rire intérieur pendant qu’elle léchait consciencieusement ma verge. Comme si elle savourait une glace italienne après un spectacle de commedia dell’arte. J’ai regardé tout autour de moi. Toute la salle tournait encore un peu, mais les sons que j’entendais de nouveau étaient ceux du bruit calme des serveurs s’affairant à préparer les tables pour le service du soir. J’ai alors senti le contact du métal froid tout le long de ma verge et j’ai entendu monter de sous la table :
oooOOOooo
Elle a refait surface et je l’ai embrassée à mon tour. À pleins bras, à pleine bouche et la poitrine encore débordante de tout ce qu’elle venait de m’offrir. Puis j’ai laissé mon délire de potache reprendre le dessus :
Elle a instantanément décoché une rafale de coups de poing sur mon épaule en se déchaînant :
Elle a levé les yeux au ciel en soupirant un grand coup, puis elle a répondu avec un air de défi :
Elle s’est penchée vers moi et m’a embrassé en éclatant de rire :
Si je n’avais pas repris mon sérieux, je crois qu’elle aurait fini par se fâcher. J’ai appelé le serveur :
Mais pendant qu’il calculait la note, nous avons continué à nous chamailler sur l’interprétation des mesures. Et ce soir-là, il a fallu combattre encore longtemps en riant pour nous donner raison tous les deux : elle en offrant sa croupe de gazelle à tous mes assauts et moi en lui offrant mon sexe de lion aussi profondément qu’elle le désirait.
RsR
(*) Vanessa Paradis /Divineidyle / Dès que je te vois. 2007.
Nota : Je remercie Padoum, Tynette, Favasso et Patrick R. D. de m’avoir amicalement prodigué leurs conseils pour me permettre de peaufiner ce petit texte.