| n° 12151 | Fiche technique | 7868 caractères | 7868Temps de lecture estimé : 5 mn | 04/01/08 |
| Résumé: Une femme rentre chez elle où son compagnon lui a donné rendez-vous pour fêter le troisième anniversaire de leur rencontre. | ||||
| Critères: fh couple chantage exhib strip lingerie jeu -couple -exhib | ||||
| Auteur : Aubaines | ||||
Bien qu’éreintée par sa journée de boulot et accablée par la chaleur moite, Maéva pressait le pas. Ses sandales claquaient avec impatience sur le bitume, sa jupe balayait ses mollets et elle sentait son front se perler de sueur. Depuis son réveil jusqu’à cet instant, son cerveau n’avait pu se déconnecter totalement de la soirée à venir. Le travail avait certes freiné les escapades de son esprit, mais à plusieurs reprises elle s’était laissée entraîner par son imagination et la fébrilité qui la tenaillaient depuis la veille déjà. Encore quelques centaines de mètres. Elle allongea le pas, évitant avec agilité les quelques piétons qui lui partageaient le trottoir. Un coup d’œil à gauche, un coup d’œil à droite ; elle traversa la rue, poussa la lourde porte de son immeuble et s’engouffra dans l’escalier, qu’elle gravit quatre à quatre.
Essoufflée, elle s’arrêta sur le palier pour remettre un peu d’ordre dans ses boucles brunes et ajuster sa tenue à sa silhouette fine. Elle vainquit son impatience un cours instant et essaya d’imaginer ce qui l’attendait. Depuis trois ans qu’elle connaissait David, il n’avait jamais manqué de fêter leur anniversaire de façon aussi sensuelle qu’imprévisible. Les souvenirs affluèrent en mêlée et ses joues s’irisèrent d’émotion. Elle était intriguée car, pour la première fois, il lui avait donné rendez-vous chez eux. Aurait-elle le temps de filer sous la douche et de se faire plus coquette et sensuelle ?
David n’avait rien voulu lui dire de plus que le strict nécessaire. La veille au soir, ils en avaient fait un jeu, qu’elle se remémora en quelques images fugaces.
Elle s’était alors mise à tanguer des hanches, laissant ses mains errer sur ses cuisses et ses fesses moulées dans son jean, puis les avait lâchées sur son ventre, ses seins, son cou. Elle avait glissé un index insolent entre ses lèvres et l’avait fait danser sur sa langue, comme elle aimait à le faire avec son sexe à lui. En face, David la regardait sans sourciller. Les bras croisés, le front plissé, la mine renfrognée, il jouait l’imperturbable. Elle s’était approchée, avançant lentement, balançant ses hanches avec provocation pour s’arrêter à un mètre de lui et se déchaîner.
Ses mains arpentèrent à nouveau son corps, se faufilant sous son pull, dévoilant le ventre plat et blanc, la taille fine délicieusement dessinée par une chaîne d’or. Elle ondulait de toute part, véritable liane qui s’enroulait à ses sens. Son pantalon commençait d’ailleurs à le trahir et elle s’en rendit vite compte. Elle se coula contre lui, titilla le lobe de son oreille droite et lui chuchota d’une voix suave :
Là-dessus, elle s’éloigna, toujours chaloupante. Elle planta ses yeux sur la bosse qui tendait la fermeture éclair du pantalon de sa victime, et simula un sourire sadique et carnassier. Elle accompagna son sourire de tortionnaire d’une insolente caresse entre ses cuisses puis, lentement, elle fit remonter ses mains et défit un par un les boutons de son chemisier qu’elle finit par écarter pour libérer un adorable soutien-gorge de dentelle violet, duquel semblaient vouloir s’échapper deux seins aux tétons impertinents. Sans cesser de fixer l’entrejambe viril, toujours d’une lenteur exquise, elle déboutonna son jean, ouvrit la fermeture, puis glissa ses deux mains sur ses hanches virtuoses pour en faire glisser le pantalon. Elle se tortilla alors un peu plus vivement, le temps de dévaler la courbe accentuée de son cul, se pencha généreusement en avant, laissant ses seins lourds tendre la dentelle violette, glissant ses mains le long de ses jambes, tendant la ficelle de son string entre la raie de ses fesses. Puis elle se releva, retira ses pieds nus du jean, laissa s’évanouir le reste du chemisier sur la parquet et, vêtue de sa simple dentelle violette, plongea son regard dans le sien. Il y lut de la provocation mêlée de désir.
Elle revint se lover contre lui, plaquant cette fois son petit cul excité contre son sexe bandé, se trémoussant, soupirant, suppliant qu’il la caresse, qu’il l’embrasse. De bourreau elle devenait la victime. Son excitation et le fait de la sentir ainsi à sa merci finirent de rompre ses barrages et il accéda avec fougue à ses requêtes sensuelles. Ce furent donc ses mains à lui qui partirent à l’assaut de ses courbes survoltées, tandis que sa bouche gourmande dévorait sa nuque et son cou. Elle l’encourageait d’une voix altérée par le désir :
Elle se retourna alors, s’agenouilla et arracha bouton et fermeture pour baisser le pantalon encombrant. Le caleçon suivit illico presto et elle avala sans sommation son membre gonflé, dur, tandis que ses doigts dégringolaient savamment sur ses testicules rebondies.
Chacun perdait peu à peu le contrôle du jeu, qui n’en était plus un d’ailleurs. Du moins le croyait-il ! Car au moment où il la releva et voulut déguster sa bouche experte, elle se dégagea vivement de lui, le repoussa et, le regard dur, lui asséna le coup fatal :
Il n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles, et mit même quelques secondes à revenir à la réalité, sa réalité : elle n’avait jamais cessé de jouer ! La balle était dans son camp. Bon perdant, il lui avait juste avoué que la soirée se passerait chez eux ; qu’elle n’aurait qu’à rentrer immédiatement après son travail. Il lui avait semblé intercepter une once de déception dans son regard. Il avait alors ajouté, la rejoignant et collant son membre toujours vigoureux contre son ventre :
Des bruits de pas dans l’escalier la ramenèrent au moment présent. Peu désireuse de faire la conversation à un quelconque voisin, elle ouvrit promptement la porte de l’appartement. Tout était silencieux à l’intérieur. Pas de musique. Pas de lumière non plus. Elle resta un instant dans l’obscurité. Son cœur reprenait peu à peu un rythme normal. Elle entendit les pas dans l’escalier passer sur le palier et se perdre vers les étages supérieurs. Sans allumer, elle retira d’un coup de pieds ses sandales, posa ses clés sur la commode, avança lentement vers le salon. Elle voulait savourer cette attente, ne rien brusquer, s’imprégner du silence, profiter de ce léger trac qui naissait entre ses seins. Elle entrouvrit la porte du salon…