| n° 12132 | Fiche technique | 10117 caractères | 10117Temps de lecture estimé : 7 mn | 31/12/07 |
| Résumé: Une jeune femme monte dans un vieil autocar conduit par un bel homme. | ||||
| Critères: f fh inconnu bus cunnilingu pénétratio fdanus -occasion -mastf | ||||
| Auteur : Aubaine Envoi mini-message | ||||
Elle venait de décider de ne plus regarder sa montre car elle se sentait près de la crise de nerfs. Cela faisait bien une heure maintenant qu’elle attendait là, toute seule, sans grand espoir de voir la situation changer. Le soleil était déjà haut dans le ciel et la chaleur faisait bourdonner le sang à ses tempes de plus en plus douloureuses. Enserrés dans des escarpins lacés sur les chevilles, ses pieds avaient gonflé et elle rêvait de retirer ces engins de torture. Elle avait voulu se faire élégante mais regrettait amèrement sa coquetterie. Son chemisier de flanelle se collait à sa peau moite, moulant sa poitrine impertinente. Par moment une brise légère en durcissait les tétons, tendant imperceptiblement le léger tissu fleuri. Elle avait hésité entre une robe et cet ensemble ; mais la jupe évasée au-dessus du genou lui avait semblé plus aguichante et jouait avec le vent, caressant ses cuisses au galbe délicieux. Une tenue soigneusement choisie et qui lui semblait soudain tout à fait incongrue dans cet endroit désert.
Trois semaines déjà qu’elle se désespérait dans ce bout du bout du monde encaissé entre deux montagnes rocailleuses et infertiles. Elle y avait trouvé un job par internet, dans un bar miteux que seuls fréquentaient les vieillards et ivrognes de la région. Heureusement, le patron était sérieux et elle n’avait jamais eu aucun souci avec ses pitoyables clients. Par contre, elle ne croulait pas non plus sous les pourboires ! Elle logeait dans une petite chambre au-dessus du bar : une mansarde aménagée dans le grenier et sommairement meublée d’un lit aux ressorts et matelas douteux, d’une table de nuit bancale et d’une armoire sans porte. Elle disposait sur le palier d’un petit réduit agrémenté d’un antique lavabo écaillé qui avait toutefois la qualité de servir à tout : toilette, douche, machine à laver le linge ! Quant aux petits besoins, il lui fallait se contenter des cabines malodorantes du bar. Elle se demandait comment elle supporterait le reste de l’été ces relents incessants de cigare, de pisse et de transpiration masculine macérée ! Alors quand son patron lui avait proposé quatre jours de congé elle lui avait presque sauté au cou et avait appelé illico sa tante Brigitte qui habitait une petite ville à cent kilomètres de là. Depuis, cette bourgade campagnarde lui apparaissait comme un vrai retour à la civilisation !
Ses seuls instants de répit, elle les avait passés au pied d’un grand arbre perché sur une corniche qui surplombait le bar. Là elle dévorait les romans qu’elle avait trouvés dans la cave de son patron. De belles histoires à l’eau de rose qui l’évadaient loin de cette atmosphère pestilentielle et morose. Elle avait même déniché un recueil de nouvelles érotiques qui l’avait entraînée dans d’intimes caresses au creux de son lit chancelant. À la pensée de ses plaisirs solitaires, un sourire étira ses lèvres ourlées de sueur. Machinalement, elle balaya du bout de la langue les perles salées, avec une sensualité naturelle qui la fit frémir elle-même. Et comme par connivence avec cette sensation naissante, un léger vent se glissa sous sa jupe et s’invita à l’orée de son intimité. Elle serra ses jambes et un soupir échappa à ses lèvres gourmandes, pour se noyer aussitôt dans le vrombissement lointain d’un moteur…
Mon Dieu, elle n’y croyait pas ! C’était donc ça qui était censé la mener à bon port ? Elle regardait d’un air incrédule s’avancer la ferraille ambulante poursuivie d’un opaque nuage de poussière. La chose s’arrêta avec fracas devant elle, l’engloutissant dans une traînée âcre qui la fit tousser comme une dératée, les yeux embués de larmes d’irritation. Elle ne reprit sa respiration que pour mieux la reperdre en voyant le bel homme qui avait sauté à ses pieds.
Il avait l’accent peu noble de la région mais, étrangement, sa voix rocailleuse raisonna jusqu’au tréfonds de son ventre. Lorsqu’il se pencha pour saisir le sac, son parfum musqué flotta sur l’air gorgé de soleil et l’enivra d’un long frisson. Le jeune homme suspendit son geste et elle comprit alors qu’il avait senti son trouble. Histoire de reprendre le dessus, elle le bouscula presque pour monter précipitamment dans le bus ; mais ses jambes lassées d’attente la trahirent et elle s’étala de tout son long sur le marchepieds ! Rouge de honte, elle se redressa, bondit dans le car et fila se jeter sur un siège, dix rangées derrière le chauffeur. Celui-ci monta sans se presser, un sourire ironique aux lèvres. Il posa le sac sur le fauteuil derrière lui puis se mit au volant. Il avait une façon désespérément calme de faire ces gestes et ne lança même pas un regard à la pauvre jeune femme qui cachait de son mieux le rouge de ses joues derrière le dossier du siège devant elle. La machine se mit en marche en crachant des volutes de fumée puis s’ébranla avec peine et tintamarre.
Ce n’est qu’au bout de quelques minutes qu’elle se redressa enfin. Elle serait bien allée chercher son sac pour boire mais elle ne voulait en aucun cas avoir à faire au chauffeur… Où plutôt si ! À cette pensée la brûlure de son ventre se fit plus forte que celle de ses genoux que sa chute avait égratignés. Instinctivement, elle serra ses cuisses sur cette chaleur fiévreuse. Elle osa un regard vers l’avant et croisa un regard souriant dans le rétroviseur ! Elle s’empourpra à nouveau et ferma les yeux pour fuir ces yeux si troublants. Bientôt le cahin-caha du car la plongea dans une torpeur bienfaitrice. Sa main posée sur sa cuisse s’alourdit puis glissa le long de la jupe soyeuse. Lorsqu’elle rencontra la peau douce et chaude, les doigts remontèrent cette rivière de soie et s’éclipsèrent sous la dentelle frivole. Ils titillèrent le clitoris déjà onctueux de désir, puis s’échappèrent dans la fente généreuse, laissant le petit bouton gorgé aux caresses d’une paume avertie. Les jambes s’écartèrent et les hanches se mirent à tanguer. Le dos se cambra lascivement, tandis que la seconde main s’aventurait dans l’échancrure du chemisier. Les fleurs ondulèrent sous cette délicieuse intrusion. La respiration se fit chaloupée et profonde. Les lèvres sèchent s’humectèrent de l’avidité de la langue, et le corps s’ouvrit davantage à la pensée d’une autre langue lapant sa petite chatte excitée.
Le chauffeur ne perdait rien de cette scène aussi inattendue qu’exquise. Il ne voyait que le visage de sa passagère mais la danse de la langue sur ses lèvres lui laissait imaginer facilement ce qui se passait plus bas. Il avait ralenti, ne conduisant plus que d’une main et caressant son sexe tendu de l’autre. Sa pomme d’Adam montait et descendait avec peine tant sa gorge était sèche… aussi sèche que devait être mouillée la petite culotte dont il imaginait écarter la dentelle pour déguster le nectar féminin. Il lui semblait même entendre des soupirs et des gémissements, chose impossible tant son tacot était bruyant ! Son jean était comblé de désir et commençait même à souffrir du manque d’espace. Ralentissant un peu plus, il libéra son pénis qui érigea fièrement toute son excitation. Le gland luisait déjà. Sa main enserra sa virilité et se mit à aller et venir en douceur. Le plaisir était intense et il sentait ses testicules s’en gorger dangereusement…
Puis elle rouvrit les yeux et leurs regards brillants se mêlèrent, s’emmêlèrent, se libérèrent. Un consentement silencieux l’autorisa à garer en catastrophe sa monture brinquebalante sur le côté de la route. Il se leva, le pantalon ouvert sur son sexe bandé, et avança nonchalamment dans le couloir du bus, les yeux rivés à ce visage tendu par l’émoi et l’impatience. Le joli spectacle de la jupe relevée haut sur les cuisses et de la main perdue dessous lui vrilla le cerveau et, la faim au ventre, il se laissa tomber au sol pour enfouir sa bouche dans cette onctuosité fébrile. Les gémissements qu’il avait si bien imaginés déferlèrent aussitôt. Il suçait avec délectation le téton intime durci puis sa langue s’engouffrait sans retenue dans cette gorge bouillante. Ses mains avaient happé une paire de fesses rebondies et fermes qu’elles enchâssaient avec fermeté pour épanouir davantage le fruit juteux qu’il savourait. Les gémissements se firent cris et il sentit la jouissance éclater dans sa bouche. Alors seulement il se releva et embrassa voluptueusement sa divine passagère pour partager son festin avec elle.
Les mains de la jeune femme s’arrimèrent alors au sexe masculin et s’emballèrent d’un désir vorace de sentir la chaleur du plaisir sur ses cuisses. Mais l’homme se retira avant, la souleva tendrement, la mena dans le couloir, la retourna, caressa longuement sa nuque et son dos, effleura sa petite fleur secrète, y pénétra un doigt indiscret, l’y promena avec suavité et délicatesse tandis que d’autres revisitaient le vagin assailli de sursauts d’excitation. Puis il abandonna ses proies pour s’ancrer sur la poitrine généreuse et enfoncer son sexe ardent dans la fournaise désirable ; doucement d’abord pour qu’ensemble ils sentent le frôlement de l’extase puis de plus en plus fort, de plus en plus vite. Il savait qu’il ne retiendrait pas longtemps le flot de l’orgasme mais l’excitation était trop violente et il avait envie de jouir avec et en elle. Pour encore mieux la pénétrer il la saisit par les hanches. Il reprit une cadence lente qu’il accéléra divinement, sentant ses testicules, mouillés de son plaisir à elle, prêts à exploser. Ils jouirent à l’unisson et leurs cris redonnèrent vie à l’épave qu’ils emplissaient.