| n° 12120 | Fiche technique | 9143 caractères | 9143Temps de lecture estimé : 6 mn | 26/12/07 |
| Résumé: Des instantanés, des flashes, quelques bribes d'une vie ordinaire et une histoire se construit, se dessine, se devine, une histoire d'amour et de mensonges, d'arrangements, d'hésitations et de fantasmes. Une histoire de la vie ordinaire... | ||||
| Critères: fh fhh extracon noculotte cunnilingu pénétratio double sandwich fsodo yeuxbandés exercice tutu délire | ||||
| Auteur : JE_de_masque Envoi mini-message | ||||
J’écris ici ce qui aurait pu être, ce qui a pu être, sans distinctions nettes entre le réel et l’imaginaire. Sans narration, sans chronologie, il n’y a pas ou peu d’histoire, seulement des bribes, des fragments, des images éphémères * qui ponctuent parfois le fil de mes pensées, me rendant tantôt nerveux, apaisé, confiant, aux prises avec mes doutes sur notre existence.
L’heure est tardive, le sommeil ne vient pas, je me relève (une énième fois) et m’isole dans le salon… seul. Les stations radio défilent… rien… vraiment rien qui ne satisfasse mon esprit… et puis la musique, un morceau que tu aimes, moi aussi d’ailleurs. La musique est rapide, entraînante, et je me dis que je ne t’ai jamais vu danser. Des images me viennent, la courbe de tes seins suggérés par un top, tes hanches… je dois retrouver le sommeil, dommage.
Un couloir de bureau. Le jeu de séduction et de provocation que nous avons entretenu. Une étincelle d’espièglerie dans tes yeux. Ta jupe, tu ne portes rien dessous, je le sais, et pourtant tu me demandes de vérifier. Ma main sur ton sexe : doux. Mon esprit s’échauffe et pourtant il faudra en rester là.
Quelques mois déjà de rendez-vous cachés, instants volés à nos vies, soustraits à la vue de tous, en particulier d’elle, de lui aussi. Des mots crus que nous avons échangés, l’envie d’échapper à nos vies, aux responsabilités, à la merde bien pensante qui nous entoure, ses carcans, nos compromissions. Et nous voilà au soir de vérité, passer des mots aux actes. En serais-je capable ? et toi ?
« Ne m’attends pas, chérie, la réunion pourrait s’éterniser… m’ennuie mais pas le choix tu sais. » Enlever le goût amer des paroles fausses et me voilà à la porte de l’hôtel où je dois te rejoindre. Deux cigarettes fumées nerveusement dans ma voiture, de l’autre côté de la rue.
Le salon d’accueil. Ça me fait drôle de le voir là, calme (apparemment), même si c’est moi qui l’ai rencontré et convié ici ce soir. Nous montons dans la chambre que j’ai réservée. Tu sais que j’arrive, et pourtant tu sursautes. « Il est là ? » Pour réponse je t’embrasse doucement puis… ne t’inquiète pas, tout se passera bien, et puis on stoppe si tu ne veux pas. Oui, il est au courant. « Tu préfères commencer sans le voir ? » Je passe un bandeau sur tes yeux, t’embrasse, caresse ta poitrine au travers de ton haut. Et je lui ouvre la porte. Il entre calmement, s’assied dans un fauteuil pendant que je reprends mes caresses et baisers. Ton soutien-gorge au pied du lit, j’embrasse tes… il me rejoint, se joint à moi. Tu te raidis au contact de ses lèvres, mais rapidement nos baisers t’apaisent. Je retire les vêtements qui te restent. Il continue de t’embrasser les lèvres, le cou, les seins. Moi je caresse ton intimité du bout de la langue.
J’ai encore le goût de tes lèvres sur les miennes. Pourtant elle ne s’en rend pas compte. Lui dire la vérité ? Non, je ne peux lui demander de prendre une part de la ruine que je ressens en ce moment.
Je regarde mon courriel, fiévreusement. Je sais que tu as écrit. La photo s’affiche lentement, trop lentement. Elle est grande, trop grande pour mon écran. Il va falloir attendre – encore ! – un peu.
Toi, ta salle de bain au matin, un ensemble de lingerie noir. Autoportrait dans la glace, leçon de séduction®. La radio dit « mon écran formate les sentiments »… Pas tous.
Te voilà nue avec deux hommes dans cette chambre d’hôtel. Les appréhensions sont levées et nous nous abandonnons à l’ivresse du moment. Tu me suces, tu le suces. Je te pénètre, il te pénètre. Moi allongé sur le dos, tu prends possession de mon sexe à cheval sur moi. Il te caresse les fesses, ses doigts se font de plus en plus inquisiteurs. Tu te penches en avant, m’embrasse… l’appréhension, la surprise lorsqu’il te pénètre, t’envahit. Tes yeux partent dans le vague lorsque nous te possédons enfin tous les deux simultanément et l’orgasme, violent et terriblement bon.
Je rallume l’ordinateur, elle dort, toi pas. Deux phrases, quatre mots : « c’était bon ! », « très ». L’écran noir reflète la lueur d’une dernière cigarette.
Après-midi morne au bureau. Jeu de paires qui dérape en provocation. Fidèle ou infidèle ? fidèle jusqu’ici… À suivre.
Il court devant moi dans le chemin, il rit, je le rattrape, l’embrasse. Il est beau. « Papa ? » … Papa est en train de te perdre ? À suivre.
Ce matin, je me sens à l’étroit dans ma vie, comme si j’avais grandi mais pas elle. Elle me serre, m’asphyxie… je t’embrasse, je ne devrais pas, mais je respire.
Ce soir, c’est soirée ciné, mais pas d’écran, pas de fauteuil rouge, pas de salle obscure. Les mots, nos silences, nos hésitations, un préservatif sur la table et puis toi nue, ma bouche te fouille, ton plaisir, mon sexe dans le tien, tu en avais envie, moi aussi, ton sexe humide enserre le mien. J’aime que tu prennes l’initiative, tes lèvres sont douces.
Tu repars dans la nuit froide et pluvieuse.
Hasard. Il et elle ne sont pas là et pourtant ce sont les vacances. Ta peau a le goût du sel. La brise, le soleil, toi nue entre les rochers. Une étreinte, la peur au ventre de se faire surprendre. Tu me prends dans ta bouche. Je te veux. Tu souris comme une gamine, enfin pas tout à fait.
Les livres et puis un livre : marquis de Sade. Pas ce soir. Le vice, mon vice, me rend malade, j’ai mal à la tête, je ne supporte plus de croiser mon image. Courage ! Je fuis retourner faire semblant qu’il ne s’est rien passé et que je ressemble encore à moi-même.
Et si tu m’avais rencontré avant ?
Doux ou épicé ?
La journée se termine. Tu rejoins mon bureau. Je t’embrasse, encore la douceur de tes lèvres sur les miennes. L’envie, l’envie, l’envie, obsédante. Je te déshabille. Tu poses tes lèvres sur… Quelle connerie. Je te prends sur le bureau. M’assoie dans le fauteuil, tes mains expertes guident mon sexe vers le tien. Tu mouilles donc tu en as envie. Ton sexe avale le mien, c’est bon. Le plaisir, et puis rien, plus rien, le vide. Il fait noir maintenant, dedans et dehors.
Certains prennent les chemins de traverse, moi je me contente des chemins de travers. Ils sont beaux parfois. La voiture, tes jambes nues. Le chemin s’écarte de la route principale. Ma main te caresse depuis quelques kilomètres déjà, ton string est trempé. L’herbe fraîche. Je caresse tes seins, je les trouve beaux. Et puis tu en as envie, là, maintenant, alors… Je te prépare doucement avec mes doigts. Mon sexe pénètre ton cul pour la première fois. Une hésitation. Malgré l’appréhension, tu aimes. Lui ne veut pas, alors… c’est moi qui te prendrai comme cela. L’interdit est brisé, un de plus…
La connaissance est le début de la sagesse… Pas pour eux, ils n’auront droit qu’aux larmes.
Mon sexe dans le tien. Mon sexe dans ta bouche. Ton plaisir. Ma main sur tes seins. Ma langue te caresse. Mon plaisir. Ma queue dans ton cul. Mon sperme sur ta joue. Ton orgasme. Tu veux que je te prenne en levrette. Ta jupe relevée pour te prendre dans un bureau. Mon orgasme.
Une connaissance commune et puis nous voilà tous, toi, moi, elle, lui. L’imposture ultime, celle qui va nous brûler. Les visages du plaisir sont remplacés par les masques ; ne pas voir, ne pas entendre. Le monde vient de se contracter sur nous. Je me hais, non reste encore, je te voudrais, rien de tout ça n’existe sauf dans mon esprit, je mens, je l’aime, caresse-moi, non merci je n’ai plus faim, j’espère qu’on se reverra une autre fois. Merci pour cette agréable soirée.
Ce texte n’a aucun sens pour vous (toi). Rassure-toi pour moi non plus. Le sens n’est d’ailleurs qu’une histoire qu’on se raconte a posteriori pour mettre du baume sur nos incohérences, nos doutes, nos pulsions, nos vols planés la tête en première. C’était bien tout de même de se perdre, il ne reste plus qu’à retrouver le chemin de nos vies.