| n° 12010 | Fiche technique | 57497 caractères | 57497Temps de lecture estimé : 32 mn | 29/11/07 |
| Résumé: Une première rencontre entre une jeune femme et... | ||||
| Critères: voiture fsoumise hdomine fellation init | ||||
| Auteur : Myhrisse Envoi mini-message | ||||
Une heure du matin. Elle ne dormait toujours pas. C’était tout juste si elle somnolait. Elle n’arrivait pas à se calmer. Elle pensa au lendemain, y repensa, elle n’arrivait pas à cesser d’angoisser, de stresser, de retourner tout ça dans son esprit.
Deux heures. Ce n’était pas possible ! Elle ne dormait toujours pas ! Elle allait être naze le lendemain, et ce n’était pas le moment.
Trois heures. Il lui sembla qu’elle avait réussi à s’endormir quelques minutes.
Cinq heures trente. Tiens, cette fois, c’était sûr, elle avait un peu dormi.
Sept heures. À quoi bon essayer de dormir ? Le réveil sonnerait moins d’une heure plus tard. Elle entendit son père se lever. Déjà ? Comme il voulait. C’était son affaire après tout. Son frère se leva à son tour. Elle ne comprit pas. Il était censé se lever à huit heures. Il a dû se tromper d’heure, pensa-t-elle, car la veille, on était passé aux horaires d’hiver. Elle sourit et l’entendit sortir une demi-heure plus tard.
Sept heures quarante-cinq. La chaîne s’alluma pour la réveiller, mais elle ne dormait pas. Elle se leva cinq minutes plus tard, lorsque la chaîne s’éteignit toute seule. Sa mère dormant encore, elle fit en sorte de ne pas faire de bruit.
Elle ouvrit ses volets doucement puis regarda les vêtements qu’elle avait préparés la veille. En souriant, elle ôta son pyjama puis passa d’abord le haut rouge sur ses seins nus. Pas de soutien-gorge, avait-il demandé. Donc, elle n’en mettrait pas. Ça ne la dérangeait pas, bien au contraire, elle appréciait. C’était cependant la première fois qu’elle le faisait sur ordre à l’extérieur et cela l’électrisait. D’habitude, elle le faisait le soir, chez elle. Elle apprécia la douceur du petit haut sur sa poitrine. Elle ne l’avait pas choisi au hasard : il offrait en effet un décolleté et une souplesse qui lui permettrait de la caresser à loisir. Elle changea ensuite de culotte et passa un pantalon noir. Il lui avait fallu du temps pour déterminer si elle mettrait un pantalon ou une jupe. Finalement, elle avait opté pour le pantalon. Elle préférait être parfaitement à l’aise. Elle était suffisamment angoissée pour ne pas en rajouter et étant donné qu’il n’avait formulé aucune préférence, elle choisit d’être confortable. Elle passa ensuite un gilet et enroula une écharpe autour de son cou. Frileuse, il valait mieux, vu la température extérieure. Enfin, elle enfila une paire de chaussettes noires puis se rendit dans la salle de bain. Elle alluma la lumière puis ouvrit la porte de l’armoire d’où elle sortit sa crème hydratante. Elle s’en passa sur le visage, en commençant par les joues, puis le menton et en finissant par le front. Elle retira un peu de crème qui s’était placée à la base d’une de ses mèches de cheveux, se lava les mains puis sortit. Elle descendit les marches et se retrouva dans le salon où elle fut surprise de trouver son père allongé sur le canapé. D’une voix rauque assortie d’un regard endormi, il lança :
Il savait qu’elle était en vacances et c’était plutôt une lève-tard.
Elle hocha la tête puis entra dans la cuisine. Le petit déjeuner de son père était sur la table, mais il n’y avait visiblement pas touché. Elle s’installa en face, sortit du pain du congélateur et le plaça dans le grille-pain. Puis, elle se versa un verre de jus d’orange. Lorsque le pain fut chaud, elle déposa dessus une fine couche de beurre et l’avala en buvant régulièrement un peu de jus d’orange. Elle n’avait en fait pas très faim, mais elle savait qu’elle allait avoir besoin d’énergie. Elle mangea donc rapidement puis remonta au premier étage. Elle passa d’abord aux toilettes puis se lava les dents avant de se mettre un peu de fond de teint. Maintenant que la crème hydratante avait bien pénétré la peau, c’était parfait. Elle retourna ensuite dans sa chambre, vérifia que son sac contenait bien tout ce qu’il fallait puis redescendit dans le salon. Elle récupéra le GPS puis le téléphone portable de sa mère. Elle mit le petit appareil dans son sac, enfila sa cape chaude puis souffla à son père, toujours allongé sur le canapé :
Son père n’insista pas. Ce n’était pas son genre de se mêler de la vie de sa fille. Après tout, à vingt-cinq ans, elle faisait bien ce qu’elle voulait, cela ne le regardait plus depuis longtemps.
Elle sortit et frissonna dans le froid. J’ai intérêt à mettre du chauffage dans la voiture, pensa-t-elle. Elle marcha une centaine de mètres pour atteindre le véhicule qui clignota lorsqu’elle appuya sur la clef. Elle entra et, avant même de mettre le contact, plaça le chauffage en position maximale afin de ne pas oublier plus tard. Elle déposa le GPS sur le siège passager avec son sac à main et s’installa dans son siège. Elle retira son manteau puis l’antivol de sa voiture et enfin, tourna d’un cran la clef dans la serrure. Le chauffage envoya un peu d’air, mais la voiture étant froide, l’air était plus frais qu’autre chose. Elle tourna davantage la clef et le véhicule démarra en tremblant légèrement. Elle alluma la radio mais, la musique lui déplaisant, opta pour une cassette qu’elle prit au hasard dans le lot disposé en vrac dans un rangement sous la boîte à gants. Elle brancha le GPS, l’installa devant elle puis le lança avec l’adresse qu’elle avait entrée la veille. Enfin, après avoir vérifié dans ses rétroviseurs que la rue était déserte, elle recula et prit la route.
Au premier rond-point, le GPS lui indiquait la direction opposée à celle qu’elle aurait naturellement prise. Elle le regarda avec circonspection. Elle avait le choix : soit elle le suivait, soit elle décidait d’y aller à l’instinct. Seulement, si elle l’avait acheté, ce GPS, c’était bien parce qu’elle avait la mauvaise habitude de se perdre et d’arriver très en retard. À quoi bon si c’était pour ne pas l’écouter ? Elle décida donc de suivre ses conseils et prit la première à droite comme la machine le lui demandait. Elle vérifia le temps de parcours indiqué par le GPS : arrivée prévue à 9h15. C’était parfait. Elle avait rendez-vous à 10h00. Cela laissait de la marge. Elle avait 35 km à parcourir, mais en banlieue parisienne, c’était un temps de parcours normal.
Elle commença à se dire qu’elle aurait mieux faire de suivre son instinct lorsque, à 9h00, elle n’avait parcouru que 3 km dans les bouchons, avançant de feu en feu, à peine distants les uns des autres de vingt mètres. La route qu’elle aurait prise sans le GPS ne comportait aucun feu jusqu’à la destination. Elle commença à vraiment haïr la machine lorsque, à 9h30, elle n’avait pas parcouru 10 km. Elle perdit ses nerfs sur le périphérique parisien – qu’elle n’aurait jamais dû prendre – lorsque le GPS lui indiqua qu’elle arriverait 10h00 alors qu’il lui restait 15 km – soit la moitié de la distance initiale – à parcourir. Sur le périphérique complètement bouché en ce lundi matin, certaine maintenant qu’elle arriverait en retard tout ça parce qu’elle avait décidé d’accorder sa confiance à une machine, elle se mit à trembler et à se sentir mal. Très émotive, elle savait comment faire en sorte d’aller mieux et le fit. Elle hurla dans sa voiture et laissa les larmes couler. Heureusement que ça n’avançait pas, car elle avait les membres tremblants et la vue brouillée par les larmes. C’était censé la calmer et ça eut l’effet désiré. En à peine trois minutes, elle reprit son calme. Elle essuya ses yeux et reprit la route plus sereinement. Enfin, le GPS lui indiqua qu’elle devait sortir du périphérique. Elle n’en pouvait plus d’avancer d’un mètre par un mètre. Elle put rouler. À 10h35, elle aperçut le premier panneau indiquant la ville où elle se rendait. Elle soupira d’aise, mais ne put sourire. Elle arriva devant la mairie – le lieu de rendez-vous prévu à l’avance – à 10h45.
Elle avait trois quarts d’heure de retard. Quelle probabilité y avait-il qu’il l’ait attendu autant ? C’était irréaliste, mais elle ne pouvait pas ne pas y croire. Elle observa le devant de la mairie : à peine trois places de parking et toutes étaient prises. Elle continua et tomba sur un sens interdit, mais devant elle, derrière le panneau, deux places étaient disponibles, mais réservées au personnel de la mairie. Elle s’y gara tout de même, trop fatiguée et angoissée pour en chercher une autre.
Elle était enfin arrivée, mais elle était très en retard. Elle observa la disposition. Elle était très mal placée pour le scénario envisagé, car elle tournait le dos à la mairie et faisait face à la place devant celle-ci. S’il venait, ça serait de là et elle ne pourrait pas le manquer, donc c’était mauvais. Cependant, éreintée, elle décida de ne pas bouger. Elle mit ses warnings, débrancha le GPS pour ne plus le voir puis, les nerfs en pelote, elle enfouit son visage dans ses mains et pleura pour faire baisser la tension. Lorsqu’elle se sentit mieux, elle se redressa. Il était onze heures passées. Elle regarda autour d’elle et se rendit compte que les portes de la voiture étaient fermées. Elle appuya sur l’ouverture automatique et les serrures remontèrent dans un clac très sonore à laquelle elle ne prit aucunement gare. Elle regarda dehors. Il pleuvait et il faisait froid si bien que le pare-brise était à moitié recouvert de buée. Elle ne voyait en fait presque rien. Elle soupira. Pourquoi attendait-elle ? En secouant la tête, elle se dit qu’elle était stupide. Bien sûr qu’il ne viendrait pas. Jusqu’à quelle heure allait-elle patienter pour rien ? Elle regarda sa montre. 11h10. Elle se sentait prête à attendre toute la journée si besoin. Elle avait besoin d’espérer son arrivée. Elle en avait désespérément besoin. Une voiture vint se garer dans la place à côté d’elle et son regard retomba sur le panneau "réservé au personnel municipal".
En soupirant, elle remit en place le rétroviseur intérieur, fit disparaître la buée en activant le chauffage à la base du pare-brise, démarra sa voiture et sortit de sa place de parking afin de s’en trouver une meilleure. Elle fit à peine dix mètres et se plaça sur un passage piéton, ses warnings toujours allumés. Elle venait à peine d’appuyer sur la pédale du frein lorsque la voiture sur la place de parking devant elle recula. Elle fit de même. L’autre véhicule partit et elle prit sa place en souriant. Cet emplacement était parfait. D’abord, elle avait le droit d’être là et ensuite, elle tournait le dos à la place devant la mairie. Ainsi, s’il s’y trouvait, ce qui était le plus logique, il était derrière elle et pourrait venir sans qu’elle le voie, comme prévu. Elle soupira à nouveau. Allait-il seulement venir ? Elle doutait en même temps qu’elle avait confiance et qu’elle espérait.
Son regard tomba sur le GPS posé sur le siège passager. Elle s’ennuyait, mais ne pouvait se résoudre à lire, trop mal pour cette activité calme. Elle attrapa donc le GPS et le mit en place sur le pare-brise. Elle voulait regarder le chemin qu’il comptait lui faire prendre pour le retour. Elle tourna la clef de la voiture d’un cran dans la serrure afin d’allumer le véhicule sans pour autant démarrer le moteur. Ainsi, elle avait accès à la batterie, nécessaire au fonctionnement du GPS. Les bruits des warnings lui rappelèrent qu’ils étaient toujours en marche. Elle avait déjà eu de nombreux problèmes avec sa batterie. Elle douta qu’elle pourrait tenir le GPS et les warnings, d’autant qu’ils fonctionnaient depuis plus d’une demi-heure. Elle appuya donc sur le bouton, faisant cesser le bruit intermittent. De toute façon, se dit-elle, s’il est là, il l’est depuis longtemps et ce ne sont pas des warnings qui changeront quoi que ce soit. Elle demanda le calcul de l’itinéraire de retour puis regarda le chemin proposé. Elle ne pensait plus qu’à cela. Elle voulait jeter le GPS par la fenêtre. C’était de sa faute si elle était en retard. En même temps, au fond d’elle-même, elle savait que c’était de sa faute à elle. Elle n’avait qu’à suivre son instinct au lieu de croire aveuglément une machine. Il n’avait pourtant de cesse de lui répéter qu’elle n’avait pas assez confiance en elle. Pourquoi ne l’écoutait-elle pas ? Elle touchait l’écran tactile et remarqua que la machine comptait à nouveau la faire passer par le périphérique parisien pour revenir. Elle s’énerva toute seule. Elle n’avait d’yeux que pour le petit appareil. Elle ne rendait même plus compte de l’endroit où elle était.
Ses pensées changèrent radicalement en une demi-seconde, lorsque la porte s’ouvrit et qu’il entra. D’un geste, elle rabaissa le rétroviseur intérieur et se rassit dans son siège, oubliant le GPS, oubliant le retard, oubliant tout, sinon de bien regarder devant elle pour ne pas le voir. Une seule pensée pénétrait ses pensées, l’emplissant : il est là. Il est là. Il est là. Elle n’y croyait pas. Son cœur s’était instantanément mis à battre frénétiquement et sa respiration s’était accélérée. Son GPS ? Oublié. Sa présence était tout ce qui lui importait désormais. Il referma la porte et son odeur envahit la voiture, faisant sourire la jeune femme.
Elle adorait sa voix. Elle l’avait déjà entendue par trois fois lors de conversations téléphoniques, mais, cette fois, il était avec elle, c’était réel. Elle prit une inspiration, tenta d’adoucir sa voix et de ne pas trembler, et répondit :
Combien elle adorait prononcer ce mot ! Elle s’en était très vite rendue compte, dès la première conversation. Elle avait du mal à le croire. Il était là, en personne, avec elle. Il était 11h30 et il était là. C’était inimaginable.
D’habitude, elle répondait toujours « bien » par réflexe, parce que c’était ce que tout le monde attendait comme réponse, mais, avec lui, elle disait la vérité.
Oui, cette journée avait plutôt mal commencé. Après ses larmes sur le périphérique bouché, son arrivée en retard et maintenant la présence salvatrice de l’être attendu, c’était beaucoup d’émotions, trop pour qu’elle les intègre aussi rapidement.
Elle fut autant surprise par cette question qu’elle la fit sourire. S’il savait qu’elle les avait arrêtés, c’était donc qu’il la surveillait effectivement depuis quelque temps. En même temps, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui pose la question.
Elle n’y avait du tout pensé. Effectivement, en donnant l’énergie pour le GPS, elle avait laissé le chauffage fonctionner, prenant ainsi sur la batterie.
C’était donc cela. Il avait supposé qu’en ayant arrêté les warnings, elle allait partir. Il avait dû croire qu’elle avait perdu tout espoir qu’il vienne. Elle ne s’était pas rendue compte de l’image qu’elle avait dû donner de l’extérieur en éteignant les warnings et en manipulant le GPS. Elle réfléchit à sa question puis annonça sincèrement :
Elle se demanda s’il le savait. Testait-il sa sincérité ? Elle n’avait pas le droit de lui mentir et lui avait assuré qu’elle ne comptait pas le faire.
Il y eut alors un silence. Il adorait faire cela. Au téléphone, il avait remarqué l’inconfort de sa soumise face à ses silences et lui avait annoncé qu’il le faisait exprès et en jouait, à merveille d’ailleurs. Elle ne comptait pas briser le silence. C’était à lui de le faire. Elle commençait à se lasser de regarder la buée sur le pare-brise. Elle sentait que ses yeux avaient envie de regarder ailleurs, ce qui risquait de l’amener à le voir. Elle décida donc de clore ses paupières, pour plus de sûreté.
Elle sursauta et lança rapidement :
Elle se rendit compte que ces excuses étaient plus que pitoyables et carrément insuffisantes. Elle sourit. Lui était arrivé avec une heure et demie de retard et c’était à elle de s’excuser alors que ce foutu GPS était le responsable. Allait-elle accuser la machine ? Non, c’était de sa faute. Elle lui expliquerait les raisons plus tard, par mail, et ce, bien qu’elle ne douta pas une seconde qu’il n’en aurait rien à faire.
Un simple « hum » répondit à ces excuses. Cependant, cela sembla lui convenir, car il ne demanda rien de plus. Il y eut encore un petit silence, puis il souffla :
Elle savait apaiser son stress et sa terreur, et cela passait surtout par la respiration. Il savait combien elle était nerveuse et qu’elle faisait des efforts pour ne pas se laisser envahir. Il ne dit rien, mais elle eut l’impression qu’il l’encourageait à continuer. Elle sourit puis se demanda quand il allait la toucher. Il lui avait dit qu’il le ferait et il n’en avait toujours rien fait. Sa prudence et sa patience étaient à la fois rassurantes et frustrantes. Lorsqu’elle fut un peu plus calme, elle osa :
Il ne répondit rien. Elle avait envie de savoir s’il souriait, mais savait qu’elle n’avait pas le droit de se retourner pour le déterminer. Elle le saurait bien assez tôt.
Oui, j’ai obéi, pensa-t-elle en souriant, ça vous plaît, hein ?
Elle sentit soudain une main frôler sa nuque. Les doigts étaient frais, mais pas suffisamment pour que cela soit désagréable. Elle sourit de contentement.
Il faisait ici référence à une précédente conversation par mail. Six jours auparavant, en regardant ses messages électroniques au travail, elle avait trouvé un mail de son maître lui demandant de lui fournir modèle, type, couleur et plaque d’immatriculation de sa voiture. Elle avait répondu puis il lui avait expliqué le scénario prévu pour cette journée. Sur le coup, elle n’avait pas vu le rapport avec les demandes précédentes et lorsqu’elle avait fait le rapprochement, elle en avait fait part à son maître.
Elle savait qu’il cherchait à l’aider à se calmer en la faisant parler sur un sujet neutre dont ils avaient déjà discuté et elle le remercia intérieurement.
Elle réfléchit puis répondit :
Elle avait toujours conduit avec et regardait très souvent dedans.
Il donnait ses ordres d’une voix douce, mais qui ne laissait aucune place à un quelconque « non ». Elle trouva cela très agréable. Elle tourna la clef d’un cran supplémentaire et la voiture démarra. Elle en profita pour éteindre le GPS qui fonctionnait toujours.
Elle obéit.
Elle augmenta le chauffage lancé sous le pare-brise et la buée disparut lentement.
Elle appuya sur le petit bouton correspondant.
Il était rassurant. Elle devait reculer, car une voiture s’était mise devant elle. Elle enclencha la marche arrière puis retira le frein à main sans appuyer sur l’accélérateur. La voiture garée sur une rue en pente descendit toute seule vers le véhicule devant elle. La conductrice appuya sur le frein puis remit le frein à main. Elle avait raté sa manœuvre.
Elle prit une longue inspiration puis reprit sa manœuvre. Cette fois, elle accéléra avant de retirer le frein à main et se dégagea sans difficulté.
Lorsqu’elle arriva à proximité d’un feu, il souffla :
Il cherchait à la rassurer, mais ce n’était pas nécessaire. Elle allait où il voulait, où que cela soit. Cela ne lui importait pas. Elle était avec lui. Ici ou ailleurs, cela importait peu. Elle lui faisait confiance. Au feu suivant, il lui indiqua de prendre à gauche. La voiture s’engouffra dans une petite rue en pente à la chaussée délabrée. C’était un cul de sac, la route se changeant en une piste équestre qui disparaissait dans une forêt, l’entrée étant barrée par une poutre en bois.
Le véhicule stoppa quelques mètres plus loin, garé contre le côté gauche, le long d’un grillage en fer.
Elle tourna la clef dans la serrure. Le véhicule cessa de trembler et le silence se fit. Il lui caressa doucement la nuque. Ses mains s’étaient réchauffées. Ses frôlements étaient maintenant agréables, mais frais tout de même. Elle referma à nouveau les yeux, craignant de succomber à l’envie de le regarder si elle gardait les yeux ouverts. La tentation étant forte, il valait mieux prévenir que guérir.
Elle ne mentait pas. C’était la vérité. Elle était craintive, mais il suffisait de lui donner du temps et cela passait tout seul.
Elle obéit et les posa près d’elle, sur le siège passager. Cela ne la dérangeait pas de les ôter. Elle voyait aussi bien sans que avec. Elles ne faisaient que lui éviter des migraines.
Elle ouvrit les yeux et regarda son épaule sur laquelle elle vit la main de son maître tenir un foulard. Simple, il était banal. Elle hocha la tête.
Elle obéit.
Elle sentit son cœur battre et un sourire apparut sur son visage. Elle ne s’y attendait pas. Elle lui avait dit qu’elle adorerait, mais ne pensait pas qu’il le ferait. Pourquoi ? Se demanda-t-elle et tout en attachant le bout de tissu autour de sa tête, elle comprit pourquoi cela l’étonnait. Elle se rappela qu’il lui avait dit qu’il ne lui banderait les yeux que lorsqu’ils se connaîtraient mieux. Il semblait avoir changé d’avis, au plus grand plaisir de la jeune femme. Lorsqu’elle eut correctement placé le foulard et qu’elle se fut assurée qu’il ne risquait pas de tomber, elle se rassit confortablement et il reprit ses attouchements. Ses caresses se firent plus insistantes. Il ne se contenta bientôt plus de la nuque, mais, en silence, parcourut son cou et bientôt, il lui maintint fermement la gorge. Il aurait pu la tuer. Ça aurait été si simple. Il n’y avait personne. Cette rue était déserte et les environs encore plus. Il aurait pu être n’importe qui et ses intentions auraient pu ne pas être bonnes, mais elle avait confiance.
À ses yeux, ce n’était pas n’importe qui. Elle ne l’avait pourtant jamais vu et jamais rencontré avant ce jour, mais une dizaine de jours plus tôt, elle avait choisi d’appartenir à cet homme. Elle avait accepté d’être sa soumise plus de vingt jours auparavant, mais l’avait réellement intégré dix jours plus tôt. Il n’allait donc pas lui faire du mal, juste la dominer et lui apporter le plaisir qui va avec. Elle savait ce qu’elle faisait. Elle avait fait un choix et ne comptait pas en changer. Il joua un moment avec elle, semblant tester ses réactions face à ses caresses parfois potentiellement dangereuses, mais elle ne broncha pas ni ne se refusa.
Elle l’entendit alors bouger. Il se décalait sur sa droite et elle le sentit lui caresser le bras droit puis sa main passa sur le haut de sa poitrine. Il descendit entre ses seins et elle se crispa, mais il évita soigneusement de caresser ses rondeurs. Il jouait avec elle et elle adorait cela. Elle n’avait jamais ressenti autant de plaisir à ne pas être caressée. Il s’amusa ainsi un moment, toujours en évitant de la toucher directement et elle le sentit soulever son haut. Il ne faisait aucun doute qu’il regardait ses seins. Cela fit rougir la jeune femme et lui amena un sourire. Il regarda ainsi un moment avant de lancer :
Il ne dit rien de plus et continua à la mater. Elle ne bougeait pas. Elle n’osait pas. Elle aurait bien aimé le toucher, mais elle se dit qu’il n’en serait sûrement pas heureux. Ce n’était pas à elle de prendre les initiatives. Elle était là pour obéir et pour rien d’autre. Il retira alors sa main et le haut se replaça sur la poitrine de la jeune femme.
Elle ne bougea pas et le laissa œuvrer. Elle l’entendit bouger et déplacer des objets. Il sortit, contourna la voiture, débarrassa le siège passager en mettant tout à l’arrière et s’installa enfin à côté d’elle. Le tout avait été suffisamment rapide pour que la température n’ait pas changé dans la voiture malgré la fraîcheur extérieure. Dès qu’il fut assis, il reprit ses caresses sur les bras et le haut de la poitrine de la jeune femme sauf que cette fois, il n’évita pas ses seins, qu’il commença par effleurer, puis vraiment toucher, et finalement empoigner, malaxer et pétrir. Elle était aux anges, appréciant beaucoup ce traitement. Il tira doucement sur le vêtement fin de la jeune femme, faisant apparaître un sein. Elle avait bien choisi le petit haut : suffisamment souple pour permettre cela. Lorsqu’elle sentit des lèvres se poser sur son mamelon et le suçoter, elle se mit à trembler et se crispa. Elle n’avait jamais beaucoup aimé cela, car elle était très sensible du bout des seins, mais venant de manière aussi inattendue et, dans cette situation, elle adora. Il cessa rapidement et s’occupa de ses tétons avec ses doigts, les pinçant, amenant la jeune femme à faire la moue et à gémir par moment.
Il pinçait et tirait et elle avait parfois des gestes de recul, mais qui ne servaient à rien, car elle était bien calée dans le siège et ne cherchait pas vraiment à échapper aux caresses, furent-elles rudes.
Il retira sa main. Elle en fut particulièrement déçue. Elle s’empressa alors de rajouter :
Il semblait n’attendre que cela, car il reprit ses caresses à cette annonce. Tout en malaxant ses seins, il demanda :
Quelques jours plus tôt, au téléphone, lorsqu’il lui avait proposé de lui envoyer une photo de lui, elle ne s’était pas montrée énormément enthousiaste. Elle lui avait répondu que ne pas savoir était bien aussi. Elle n’avait pas reçu de photo. Elle se tourna vers lui, mais bien sûr, ne vit rien, étant dans le noir du foulard.
Maintenant, elle était très curieuse.
Elle n’avait jamais été aussi déçue de toute sa vie. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Elle ne lui fit pas part de sa déception, sachant pertinemment qu’elle n’en avait pas le droit et que cela ne changerait de toute façon strictement rien. Elle se demanda pourquoi elle était aussi surprise de ce choix de la part de son maître. Elle s’était dit qu’elle le verrait avant de venir et tenta de se souvenir ce qui, dans les propos de son maître, l’avait amenée à croire qu’elle devait le voir et cela lui revint : il lui avait dit que lorsqu’elle le sucerait, elle allait devoir le regarder dans les yeux, ce qui impliquait de pouvoir voir. Ainsi, il avait choisi de renoncer à cette demande – pour ce jour-là en tout cas – au profit de son « anonymat ». Elle sourit. Ce n’était pas si déplaisant de ne pas connaître le visage de son maître. C’était même très excitant. Elle hésitait entre sourire de plaisir et faire la moue de déception. Elle devait afficher un visage mi-heureux mi-contrarié. Il continua à la caresser. Elle avait envie de toucher ses mains et ses bras, mais elle n’osa pas agir, de peur de le contrarier. Lorsqu’il caressa ses épaules et son cou, elle se décolla du siège afin qu’il puisse caresser son dos si tel était son désir et il le fit, mais rapidement, il la fit se radosser en apposant sa main sur le haut de son corps avec douceur, mais fermeté.
Sa main droite caressa alors son visage. Ses joues, ses lèvres qu’elle gardait entrouvertes autant pour lui faire plaisir que pour respirer librement, car elle avait l’impression de manquer d’air. Lorsqu’un doigt passa sur ses lèvres, elle ouvrit la bouche et l’accueillit volontiers. Elle le suça avec douceur, le léchant alors qu’il allait et venait dans un simulacre de fellation. Elle était hilare de plaisir. Elle se demandait ce qu’il pensait, comment il prenait ça. Il devait y prendre au moins autant de plaisir qu’elle. Lorsqu’il retira son jouet, elle se fit boudeuse. Elle aurait bien aimé que cela dure encore un peu. Il la caressa un peu puis il prit le menton et lui fit tourner son visage vers lui. Il la fit s’approcher et elle se laissa faire. Elle avait l’impression d’être une marionnette. Il ordonnait, elle obéissait. S’il voulait qu’elle lève la tête, ou qu’elle la baisse, qu’elle bouge un bras et reste immobile, elle le faisait. Il était tellement directif qu’elle en osa encore moins tenter la moindre initiative et décida de refréner ses envies pour ne faire qu’obéir. Elle finirait bien par le toucher un jour.
Il lui tenait toujours le menton. Elle sursauta en sentant ses lèvres entrer en contact avec les siennes. Un baiser, ça, c’était inattendu. Il lança immédiatement sa langue dans la bouche de sa soumise. Elle adorait ce genre de baiser, mais celui-là fut moyennement plaisant. En effet, elle avait l’habitude de maîtriser ses baisers or il n’avait de cesse de lui demander de simplement ouvrir la bouche et de l’accepter. Elle aimait sucer la langue de son partenaire, la lécher et enfoncer la sienne dans la bouche de son compagnon de jeu, mais il le lui refusait. Il était au contrôle et ne comptait pas la laisser agir. Elle ressortit donc frustrée de ce baiser, mais ne se plaignit pas. Elle aurait voulu qu’il dure plus longtemps et qu’il la laisse agir un peu, mais elle garda ses envies pour elle. Elle était là pour lui faire plaisir et non pour en recevoir. Il ne lui devait rien. Son plaisir à elle ne viendrait qu’en plus, en cadeau si elle faisait correctement sa part du marché. Elle le savait et l’avait accepté, mais elle n’avait jamais été autant confrontée à ce fait qu’à ce moment. D’un geste ferme, il la repoussa dans son siège et elle se rassit, tentant de cacher sa frustration. Elle se lécha les lèvres, ravie de pouvoir conserver son goût.
Il lui prit alors le bras droit et le lui fit bouger. L’image de la marionnette revint dans l’esprit de la jeune femme. Il lui fit poser quelques centimètres plus loin. Elle n’en comprit pas la raison, mais ne chercha même pas à comprendre. Elle avait depuis longtemps accepté d’obéir sans comprendre. Lorsqu’il posa une main sur sa cuisse droite, sur laquelle sa main reposait quelques secondes plus tôt, elle comprit pourquoi il lui avait fait bouger. Il remonta sa cuisse. Elle se demanda si elle allait s’offrir à lui en écartant les cuisses, mais décida finalement de ne pas bouger. S’il voulait qu’elle le fasse, il n’avait qu’à le demander. Elle s’attendait à ce qu’il le lui ordonne, mais il n’en fit rien, décevant un peu la jeune femme. Au contraire, il retira rapidement sa main puis demanda :
Si j’ai envie de vous toucher ? s’exclama-t-elle en pensées. Mais j’en crève d’envie depuis que vous êtes là !
Évidemment que je le souhaite, pensa-t-elle.
Elle ne fit donc pas prier et posa directement sa main sur son genou. Pas besoin de le voir. Dans une voiture qu’elle connaissait, il était difficile qu’il fût ailleurs.
Il ne lui ordonnait rien. C’était uniquement si elle le souhaitait, mais cela tombait bien, car elle le désirait. Le pantalon était apparemment en toile fine et il était doux au toucher ce qui rendait la caresse agréable. Joueuse, elle remonta le long de sa cuisse, mais se garda bien d’aller plus loin sans son consentement.
Elle le fit immédiatement. À travers le pantalon, elle sentit une bosse bien présente. Elle entreprit de caresser le sexe offert, mais, à travers le tissu, ce n’était guère évident. Elle fit cependant de son mieux pour lui apporter un maximum de plaisir. Au bout d’un moment, il lança :
Cette fois, remarqua-t-elle, ce n’était plus une proposition, mais un ordre qu’elle était cependant ravie d’exécuter. Elle trouva particulièrement amusant de devoir le faire à tâtons. Elle se mit de côté et usa de ses deux mains pour le faire. Lorsque les deux extrémités de la ceinture furent libres, elle attendit. Elle ne comptait pas se permettre quoi que ce soit de non autorisé.
Elle obéit en souriant.
Elle obéit en faisant attention : elle ne voulait pas le blesser. Il lui avait déjà permis de lui toucher le sexe alors elle n’attendit pas sa permission pour le faire. Il ne portait rien sous le pantalon, ce qui facilita grandement la tâche. Elle saisit sa hampe déjà bien dressée de sa main droite tout en posant sa main gauche sur la cuisse de son maître. Elle comptait bien profiter au maximum de ses possibilités de le toucher. Elle le masturba avec douceur et une certaine maladresse, car elle n’avait pas fait cela très souvent. Trois ou quatre fois jusque-là, tout au plus, et avec seulement deux partenaires différents. Elle ne fut pas non plus en mesure de déterminer si le sexe de son partenaire était gros ou non, n’ayant que peu de moyens de comparaison. Il n’était pas petit ; ce fut tout ce qu’elle fut en mesure de savoir. Elle regrettait le port du bandeau, car elle ne voyait pas les réactions de son maître et peu experte, elle n’était pas en mesure de les connaître juste par le toucher. Elle continua à le caresser. Les jours précédents, ils avaient discuté de cette rencontre et elle savait avant même de venir qu’elle allait lui offrir une fellation et elle l’attendait avec autant d’impatience que d’angoisse, car, ne l’ayant jamais fait, elle avait surtout peur de mal faire. Cependant, elle avait envie de le faire et n’attendait que sa permission pour agir, permission que pour le moment, il ne lui donnait pas.
Une dizaine de jours auparavant, il lui avait dit dans un mail qu’elle était comme une chienne avide de se jeter sur sa gamelle, mais qui allait devoir attendre sa permission pour obtenir ce qu’elle désirait. Elle le ressentait à ce moment précis. Elle se retenait de ne pas aller plus loin et lorsqu’il posa sa main sur sa nuque et lui fit descendre la tête, elle sourit et trembla en même temps. Il l’amena à quelques millimètres au-dessus de son sexe tendu. Pendant la descente, elle avait placé son bras droit sur le bord du siège passager pour se maintenir, mais avait laissé sa main gauche sur la cuisse de son maître, refusant de quitter ce contact.
Elle s’exécuta et posa ses lèvres sur le gland puis parcourut le reste du pénis. Avec douceur, mais fermeté, elle le sentit lui attraper l’arrière de la tête, la faire revenir plus haut et faire entrer son sexe dans sa bouche. Elle l’accepta avec plaisir. Sa première réaction fut une complète surprise : c’était doux et c’était plutôt agréable. Elle s’était attendue à détester et ce premier contact était agréable. Elle se souvint alors d’un ordre de son maître. Elle ressortit, lança : « Merci, maître » avant de reprendre la fellation. Elle se souvint que lorsqu’il lui avait donné cette exigence par téléphone, cela l’avait fait sourire. Maintenant, elle y était et était contente d’avoir pensé à le faire. Elle se demanda un instant ce qui se serait passé si elle avait omis ce détail, mais oublia bien vite cette question pour se concentrer sur ce qu’elle faisait.
Elle reprit son travail.
Elle sourit intérieurement. Décidemment, il ne lui laisserait pas un instant de répit. Il savait qu’elle haïssait la vulgarité et en avait profité pour lui demander de l’être. Elle savait donc parfaitement ce qu’elle devait répondre. Elle prit sur elle, et, bien qu’elle détestât cela, répondit :
Il dut être satisfait, car il garda le silence. Elle put alors se concentrer avec plus de facilité. Il lui avait dit de bien lubrifier avec beaucoup de salive. Elle fit donc son possible en ce sens. Elle faisait des allers et retours, léchant par moments, suçant à d’autres. Parfois, il mettait sa main sur sa tête pour lui imprimer les mouvements qu’il désirait et elle adorait sentir ce contact. De sa main droite, il se masturbait tandis qu’elle le tenait en bouche. De temps en temps, il la guidait de sa voix, lui demandant d’ouvrir plus la bouche, ou d’autres fois de sa main en la plaçant comme il le désirait.
Elle ne releva qu’à peine l’insulte. Il aimait la vulgarité et les mots crus et elle commençait à s’y faire. Ce qui la gênait davantage était de devoir user de ces mots elle-même, mais l’entendre les utiliser ne le dérangeait pas autant. Pendant un moment dont elle fut incapable de déterminer la durée, il la guida parfois, la laissa faire à d’autres, tandis qu’elle prenait plaisir à le lécher et à le sucer.
Il lui avait déjà dit auparavant ce qu’il attendait d’elle. Elle répondit un rapide « Oui, maître » pour se reconcentrer sur sa tâche.
À cela, elle ne répondit rien, se contentant de continuer son œuvre. Il posa à nouveau sa main sur l’arrière de sa tête et elle eut une nausée aussi soudaine, imprévisible que rapide. L’impression disparut aussi vite qu’elle était venue. Elle continua à sucer le sexe de son maître jusqu’à ce qu’il lui demande :
Cette question la surprit plus que jamais. Elle se sentit ridicule. Son inexpérience était vraiment totale, car elle n’avait pas compris qu’il avait éjaculé. Elle fut d’autant plus que surprise qu’elle avait lu que le sperme avait un goût fort ; or, ne pas se rendre compte qu’elle en avait dans la bouche prouvait que ça n’était pas le cas. Elle avala ce qui n’était pour ses papilles que sa propre salive. Elle voulait bien croire qu’il y avait du sperme mélangé avec, mais elle ne faisait pas du tout la différence. Si avaler lui déplut, ce fut seulement parce qu’elle n’aimait pas boire chaud et généralement, sa propre salive lui déplaisait, mais ce ne fut pas le sperme qui la dérangea. En deux gorgées, elle en eut avalé une bonne partie. Pour bien finir, elle dut retirer de sa bouche le sexe de son maître, mais elle le remit rapidement en place, désireuse que cela dure plus longtemps et il ne l’en empêcha pas. Elle continua ainsi à jouer avec lui et il finit par souffler :
Elle eut brusquement envie de rire. Elle ne s’attendait pas à cela. Elle avait craint de détester cet acte qu’elle avait refusé à ses deux partenaires précédents et voilà que non seulement elle aimait ça, mais qu’elle en redemandait. Il la laissa continuer un peu et, afin d’être plus à l’aise, elle fit doucement reposer sa tête contre le ventre de son maître. Le pull était doux et la position était agréable. Son maître lui caressait tendrement le dos alors qu’elle le léchait avec douceur. Cela dura un bon moment.
Elle cessa de le lécher pour annoncer :
En effet, elle reposait dessus tandis que sa main gauche n’avait eu de cesse de caresser la cuisse de son maître de toute la fellation.
Bien que déçue par cet ordre, elle obéit et massa son bras endolori. Il resta un moment silencieux tandis qu’elle tentait de déterminer quel goût il y avait dans sa bouche : non, vraiment aucun ou alors tellement faible que ça n’avait aucune importance.
Elle sourit. Elle n’en doutait pas un instant. Elle ne s’était pas rendue compte que des gens étaient passés, trop concentrée sur sa tâche. Lorsqu’elle cessa de se masser le bras, il le lui caressa. Elle sourit alors qu’il reprit ses attouchements. Cette fois, il massa directement les seins, sans tourner autour et s’amusa avec ses tétons dressés. Elle gémit à cause de sa sensibilité, mais il ne dit rien, insistant au contraire davantage. Finalement, il dit :
Elle hocha la tête et il prit un téton entre son pouce et son index, serrant de plus en plus fort. Elle ne mit pas longtemps à crier. Il stoppa instantanément et demanda :
Il n’y toucha plus. À la place, il posa une main sur la cuisse de sa soumise. Elle se demanda si elle allait écarter les cuisses. Elle en crevait d’envie et il était maintenant évident qu’il ne comptait pas le lui ordonner. Elle prit donc cette initiative. Il en profita pour remonter sa main, mais ne fit qu’effleurer son intimité avant d’ôter sa main, la frustrant davantage encore. De manière inattendue, il lui attrapa la nuque et la fit plier vers lui.
Elle hocha la tête et obéit docilement, mais ne s’arrêta pas là. Elle en profita pour embrasser le sexe offert. Elle ne comptait pas le prendre en bouche sans son accord voire son ordre préalable, mais se contenter de baisers, cela irait bien. Elle posa d’abord ses lèvres sur le dessus, descendant jusqu’au ventre puis remonta et passa en dessous. Joueuse, elle agrémenta les caresses de petits coups de langue, n’hésitant pas à descendre pour toucher les testicules. Le pantalon la gênait, mais elle se fit avec ce qui était à portée. Au bout d’un moment, il la fit se rasseoir. Elle ne pouvait empêcher un sourire coquin de s’afficher sur son visage.
Elle obéit, souriant à l’idée de le faire à tâtons. Lorsqu’elle eut terminé, elle afficha une mine boudeuse. Probablement s’en rendit-il compte, car il demanda :
Elle n’avait pas le droit aux questions ni aux suggestions, mais avec cette réponse, elle annonçait clairement la demande que cela dure plus longtemps. Après un petit temps de silence, il annonça :
Elle sourit. Elle l’espérait ! Un nouveau silence permit à la jeune femme de réfléchir et d’annoncer :
Là encore, il ne répondit rien, se contentant d’écouter. Ce fut lui qui rompit le silence suivant en demandant :
Il savait que c’était sa première. Elle réfléchit un instant. Exprimer ses sentiments n’avait jamais été son fort. Cependant, pour lui, elle acceptait de faire cet effort. Elle décida donc de jouer cartes sur table, même si cela lui coûtait.
Elle réfléchit à la question. Elle n’en savait rien. Ne s’étant qu’à peine rendue compte de la présence du sperme dans sa bouche, le fait d’avaler ne lui avait pas semblé extraordinaire.
Il laissa passer un petit silence avant de demander :
Elle secoua la tête.
Cette réponse de son maître ne la surprenait pas. Elle ne s’était pas attendue à recevoir quoi que ce soit de sa part. Cela avait été plus ou moins clairement énoncé dans les conversations précédentes.
Elle sourit à cette question. Il le lui avait interdit depuis quatre jours alors qu’elle adorait cela. Cela lui avait très difficile les jours précédents alors elle espérait pouvoir le faire.
Il y eut un petit silence. Il jouait de cela à merveille. Il la laissait dans l’incertitude de la réponse à venir.
Elle soupira d’aise.
Elle comptait le faire de toute manière.
Il changea de place et une fois revenu derrière elle, il lui demanda d’ôter son bandeau. Elle obéit et mit quelques secondes à se faire à la luminosité. Lorsque ses yeux s’y firent, elle tendit le bandeau vers l’arrière.
Elle sourit à cette phrase.
Oui, ce geste la touchait beaucoup. Ce n’était pourtant qu’un simple foulard, mais c’était celui de son maître, celui qui lui avait bandé les yeux pendant leur première rencontre. Ce n’était pas n’importe quel bout de tissu. Elle le posa sur le siège passager. Il lui demanda alors de démarrer la voiture et de faire en sorte que la buée disparaisse. Elle obéit et rapidement, le pare-brise se libéra, dévoilant la forêt environnante. Effectivement, de l’extérieur, il était impossible de voir quoi que ce soit.
Elle les plaça.
Sa prudence la rassurait.
Elle hocha la tête et reprit la rue en sens inverse. Il la guida de manière toujours directive et précise jusqu’à la mairie où ils s’étaient donné rendez-vous. Elle s’arrêta, à sa demande, en vrac sur un passage piéton et attendit. Il lui caressa doucement la nuque et elle sourit à cet ultime geste d’au revoir.
Pour elle, c’était clair. Cela sous-entendait qu’elle ne devrait pas regarder dans cette direction, sinon, pourquoi le lui aurait-il dit ?
Elle sourit à cette permission inattendue et agréable.
Il sortit et referma la porte. Elle se tourna vers la gauche. Il disparut au bout de quelques mètres dans une rue parallèle et elle n’eut le temps que d’apercevoir une forme banale de dos. Il portait une casquette et un manteau qui tombait en dessous de ses fesses. Bref, il n’y avait rien à voir. Elle sourit à ce cadeau qui n’en était presque pas un. Elle resta assise un moment sans rien faire. Lorsque son regard tomba sur le foulard, elle le saisit et le porta à son visage. Il sentait bon, l’odeur de son maître étant imprégnée dessus. Elle se décida rapidement à partir, car elle avait faim et son estomac n’ayant reçu depuis le matin qu’un peu de sperme se plaignait douloureusement. Elle avait trouvé la rencontre trop courte, mais fut surprise de constater qu’elle avait duré plus d’une heure. Dire qu’avec son partenaire précédent, elle avait trouvé que les dix minutes d’intimité qu’ils avaient eues avaient duré une éternité tant elle s’était ennuyée ! Jamais elle n’aurait cru qu’ils étaient en fait restés aussi longtemps ensemble. Elle aurait tout de même apprécié que cela dure plus longtemps.
Elle brancha le GPS et décida de ne pas suivre ses instructions. Elle l’allumait juste pour savoir combien de fois elle allait refuser d’obéir à ses instructions et à partir de quel moment il comprendrait enfin le chemin qu’elle désirait suivre, car pas question de reprendre le périphérique. Elle mit un peu moins d’une heure à rentrer. Tous les cinq kilomètres, elle prenait le foulard et inspirait avec plaisir l’odeur imprégnée dans ses fibres. Quand elle se gara près de chez elle, elle se sentait bien. La première chose qu’elle fit en rentrant fut de déjeuner, car elle mourrait de faim. La suivante fut d’écrire un mail à son maître et ce soir-là, elle se masturba en repensant à cette matinée. Le lendemain, lorsqu’elle prit la voiture pour se rendre à la poste, elle ne put s’empêcher de sourire au souvenir de ce qui s’y était passé la veille.