| n° 11906 | Fiche technique | 20348 caractères | 20348 3569 Temps de lecture estimé : 15 mn |
02/11/07 |
Résumé: Un même personnage, au travers de trois regards, de trois sexes. Trois visions différentes, pour un hommage à ses sexualités multiples. | ||||
Critères: fh hh inconnu collection travesti intermast fellation hsodo exercice -poésie -occasion -gay | ||||
| Auteur : Louise Gabriel Envoi mini-message | ||||
| Poésie |
Ma tête me donne l’opportunité de me glisser dans mille et un corps, différents et tous identiques, différents par leur forme leur couleur mais identiques dans leur quête d’amour. Je peux me dédoubler, me transformer à l’infini, il reste toujours la même folie, celle de la jouissance, du besoin d’appartenir, la nécessité d’aimer et d’être aimé, de séduire et d’être séduite.
Mes histoires sont le récit du paraître d’un corps et l’expression de mon être profond, toi seul ne change pas, tu es acteur principal et permanent, l’interlocuteur obligatoire. Seules changent tes émotions, tes ressentis à la rencontre des personnages. J’aime me jeter dans des perspectives étranges et envoûtantes, j’aime t’emmener avec moi dans des promenades imaginaires, retrouver des caresses oubliées, découvrir des goûts que l’on ne croyait pas avoir. Rien n’est défendu dans le monde des rêves, tout est même vraiment permis au pays des songes.
J’étais prince d’un petit village éclaboussé de soleil.
J’ai dû fuir, m’éloigner à jamais de ma terre d’origine. Je vis depuis dans l’ombre des villes. J’ai un peu perdu de ma superbe, de mon aisance, de mon arrogance, les cités occidentales se sont chargées de me plier, de me rompre à leurs habitudes, à leurs coutumes.
Je suis caché dans la pénombre, je peux m’y dissimuler à loisir, seul le blanc étincelant de mes yeux trahi ma présence, ma peau est brune, très brune. Je me promène à cette heure tardive avec chevillée au corps une furieuse envie de faire l’amour. Elle ondule en moi, elle ne m’a pas quitté depuis le début de la matinée. Elle s’étend à loisir à l’intérieur de moi, elle titille les moindres recoins. Cela fait bien longtemps déjà que je n’ai pas possédé, que je ne suis entré dans les douces chaleurs animales.
J’en rêve, j’y pense sans arrêt, cela ne laisse pas une seconde mon âme en paix, le refrain du désir inassouvi égratigne chaque parcelle de ma peau, il fait les pleins et les déliés d’une écriture assassine.
J’en aurai presque mal au cœur, mal au ventre, de ce besoin impérieux.
Comment suis-je tombé sur toi, au hasard de mes pas, je ne le sais guère, je t’ai bousculé sans m’en rendre compte vraiment, tant je suis perdu dans mes pensées. Seul le « Vous pourriez vous excuser ! » m’a ramené à la réalité. Je suis terriblement désolé, je m’excuse platement sans même un regard, j’ai toujours la tête ailleurs, l’esprit chagrin.
Nous continuons notre route chacun de notre côté, puis je me retourne, est-ce l’intonation de ta voix, sa musique qui me revient, mais il y avait de l’émotion, de la tension. Je file à grands pas pour te rejoindre, m’excuser encore une fois pour renouer le dialogue, te regarder cette fois lorsque je prononce ces mots.
Et là, je suis ému. Je sens, je perçois des désirs communs, un soupçon d’imagination et j’ai déjà envie de découvrir ton corps, de sentir la chaleur de ta peau, je pourrais te faire l’amour là, tout de suite, sans prendre le temps de te demander ton avis, en pleine rue.
L’ombre est propice à l’abandon, et tu te laisses faire lorsque je t’embrasse à pleine bouche, lorsque je passe ma langue sur tes lèvres, je goutte ce moment-là, doux et suave. Je passe ma main sur ton pull pour te percevoir de plus près encore, mon autre main à la ceinture de ton pantalon, à l’endroit où meurt le dos et naissent les fesses, le bas des reins. J’aime cette portion du corps, elle est mouvante, affolante, remplie de mille promesses.
Tu es un peu tendu encore, sans doute mon attitude précédente plutôt déconcertante, j’en conviens. Encore un peu fâché, finalement, mais j’ai tant besoin, tant envie de toi, qu’il m’est impossible d’arrêter, impossible de quitter la chaleur de ta peau, tout crie au fond de moi, tout s’agite de façon incontrôlée, incontrôlable.
Je ne te laisserai pas partir et tu sembles apprécier mon empressement, mon affolement.
Tes fesses sont douces, câlines, je me suis glissé plus bas pour les saisir à pleine main. J’ai déboutonné un peu plus ton pantalon, pour laisser un peu plus de place pour que la deuxième puisse être à l’aise elle aussi. Je t’embrasse la bouche, le cou, la nuque, les épaules, mes deux mains en promenade sur ton joli cul. Tu me rends mes baisers. Je suis aux anges !!!
Nous n’irons pas plus loin, ma faim d’amour est bien trop grande et l’inconfort d’une porte cochère sera suffisant, cela ne changera rien. Qu’importe ! je ne peux me priver de l’intensité de cet instant là, j’ai trop attendu.
Je sens ta queue devenir plus dure à travers le tissu de nos pantalons, la mienne est dans le même état. J’aime ce moment, je me plaque contre toi, j’ondule des hanches, je me branle contre ta propre queue, je la sens frémir au contact de la mienne.
J’ai envie de la sentir de plus près encore, je suis à genoux devant toi, asservi à mes désirs, je la prends au creux de ma bouche, je veux profiter de sa belle vigueur, de sa vivante chaleur, je suce et suce encore à m’en remplir le corps tout entier de son rayonnement bénéfique, mes doigts se promènent dans l’intime douceur humide de tes fesses.
Tu aimes l’envie dévorante de ma bouche, l’indécence intrusive de mes doigts, j’aime attendre la musique languide de ton plaisir. Je la gobe toute entière, je la veux toute, tout de suite, je veux la faire frémir, faillir, exploser au fond de moi, et tu jouis, tu souris à l’inconnu, je profite jusqu’à la dernière goutte de ton sperme, élixir de vie pour moi. Je me branle doucement, puis plus fort, et j’éclate au fond de mes mains, je suis devenu maître dans ce domaine, un savant des plaisirs solitaires.
Mais celui-ci ne l’était pas.
J’aime ton regard bienveillant, ton sourire lumineux, tu m’as rendu heureux, pour un instant suspendu hors des réalités.
Tu poses un baiser sur mon front, je fais de même, et nous reprenons notre chemin.
Peut-être à une autre fois, dans un autre monde…
J’ai quitté depuis longtemps déjà les trottoirs, les villes assassines, le sombre, les nuits sans lune.
J’ai voulu oublier la main des hommes, la langueur des femmes, oublier jusqu’au dernier souvenir de la caresse sur ma peau, qu’il ne subsiste plus aucune trace, mettre mon corps en jachère.
Je vis depuis quelque temps déjà sur une minuscule île du Pacifique, avec pour seule douceur la caresse sensuelle du soleil. Il a ambré ma peau, doré mes cheveux ; la saveur du climat invite à la nudité, à la paresse, avec pour seule musique le chant des vagues, des oiseaux et du vent.
Je suis Robinson Crusoé sur mon île déserte, sans désir aucun de revenir vers des terres habitées. Je me rends une fois par mois sur l’île voisine, pour mes besoins de nourriture et de quelques autres produits. Je n’y fais qu’un très court passage, juste le temps de remplir mes paniers et je repars aussitôt, sans jamais m’attarder sur la terre des hommes.
Je vis donc avec mes cahiers, mes crayons, mes tubes de peinture, mes toiles, avec pour seul horizon l’immensité bleutée de l’océan et du ciel confondus.
Je me promène tous les matins au soleil naissant ; j’aime cet état de fragilité de la nuit qui s’enfuit et de la force du jour qui commence, j’aime cette fraction de seconde où l’on bascule du sommeil vers l’éveil, j’aime l’évanouissement de l’un laissant naître l’autre, comme un éternel recommencement, jamais tout à fait identique. Je profite du souffle de la brise marine, de son air encore frais et léger à cette heure matinale. J’aime la montée du soleil, son rayon de lumière sur l’immensité plane.
Et je te découvre, allongé, les vagues caressant inlassablement tes pieds, tes mollets. Tu n’as pu aller plus loin, les forces t’ont manqué pour sortir tout à fait de l’eau.
J’apprendrai un peu plus tard que tu étais parti en excursion avec un client ami qui t’avait emmené avec lui en voyage. Tu étais parti avec le regret de laisser ton bébé d’amour seul durant trois jours, mais finalement l’appel des douceurs tropicales avait eu raison de tes réticences. Tu n’étais plus parti en vacances depuis si longtemps, pouvoir noyer son regard dans les atolls d’eau turquoise était bien attractif, et finalement, trois petites journées, ce n’est pas grand-chose.
Vous vous promeniez au milieu d’un chapelet d’îles microscopiques, mais ce jour-là la mer était plus mouvementée, plus dangereuse pour des touristes inexpérimentés.
Avez-vous rencontré un récif corallien ? Tu ne te souviens que du chavirement de votre embarcation. Ce qu’il est advenu de ton compagnon de promenade, tu l’ignores. Tu as nagé et nagé encore, jusqu’à l’épuisement, et tu es là, le corps rompu de fatigue, nu et luisant dans la belle lumière matinale.
La douce chaleur t’a fait reprendre tes esprits, ouvrir enfin les yeux et te sentir vivant dans le regard d’une inconnue à moitié dévêtue.
La langueur des tropiques rend parfois un peu fou, et tu te demandes si tu rêves, si tout cela est vrai. Je te parle, enfin, j’ai un peu perdu l’habitude de la parole, moi qui vis seule, mais tu sembles presque effrayé, paniqué d’être là.
Je t’aide à te relever et soudain, les souvenirs tactiles refont surface. Comment est-il possible qu’au seul contact de l’autre tout revienne de façon aussi criante ? On peut tout à loisir brimer son corps, le plier à toutes ses volontés, mais je n’ai jamais pu, jamais su contraindre mon âme.
Je t’offre à manger, tu as besoin de te restaurer, de te reposer. Ma petite maison sur pilotis n’est qu’une pièce unique, je vis de façon frugale, les choses matérielles m’ont depuis longtemps lassée. Dans un coin, un vaste matelas posé au sol me sert de lit, je t’y installe pour un long sommeil réparateur.
Je prends plaisir à laisser se promener mes yeux sur ton corps nu, à contempler l’innocence que l’on peut avoir lorsque l’on est profondément endormi : le corps ne ment plus, il est sans défense aucune.
Et tous les désirs, toutes les folies, que je croyais avoir enfouis à tout jamais reviennent, cet évident besoin de charnel ranimé par la seule présence de ta nudité, de ta peau, de ton odeur, de ta respiration, de la vie.
J’attendrai que tu sois reposé, mais pas tout à fait réveillé non plus, prolonger encore la douceur de l’innocence, revenir sur terre dans l’étonnement, la surprise, la caresse devient universelle, obligatoire, pour moi qui aie voulu l’oublier, pour toi qui n’aime que celle des hommes… Nous sommes chacun intrus dans le monde de l’autre.
Mais la nage forcée a endolori tes muscles, et mes mains ont instantanément retrouvé le goût suave de la chair, sa chaleur animale, ses moiteurs, elles retrouvent presque toutes seules les chemins du plaisir. Ton corps meurtri s’étire, se délie au bout des mes doigts, tu retrouves le sourire, tu te laisses câliner, et je te dorlote avec saveur. Je me suis longtemps privée, et mon appétit de l’instant est gigantesque, je pourrais te dévorer tout cru, tout entier, d’avoir tant et tant attendu, et tu te prêtes avec délices à la course des doigts affolés, tu aimes que l’on prenne possession de toi, et j’entre dans ton intime par la plus douce, la plus secrète des portes.
Je m’y glisse, je me faufile en toi, calmement, pour ne rien oublier, comme s’il s’agissait de la première et la dernière fois, et tu émets ces sons qui sont si doux à mes tympans, tu glousses de bonheur au bout de mes mains.
Ton sexe est fièrement dressé, lui aussi a besoin de chaleur humide. Je m’approche de toi plus encore et m’enfonce en toi, je glisse sur toi, sur cette queue douce, si douce… Tu ne bouges plus.
Je prolonge à l’infini la lente glissade, je pourrais hurler de bonheur à cet instant précis, comme si elle remplissait mon corps et mon âme de lumière solaire. Je veux profiter de toi jusqu’au bout, retrouver tout ce que j’avais cru pouvoir perdre.
Je prends ta jolie queue au creux de ma bouche, pour le plaisir de la sentir s’émouvoir au moindre frôlement de langue, entendre les sons de ton propre plaisir lorsque je l’enfonce plus profondément, que je la suce à n’en plus finir, doucement, du bout des lèvres, puis plus fort, à pleine bouche, et je continue, encore, et encore, sans jamais me lasser de cette douceur retrouvée, et tu jouis, tu jouis de te sentir vivant au bout de moi.
Les tropiques ont leurs secrets, celui de t’avoir fait découvrir une île inconnue, et moi les saveurs d’un paradis que je croyais avoir perdu.
Presque un rêve d’enfant que de se laisser mourir, le corps et l’âme en paix, le regard perdu dans les tranquillités océanes, l’esprit serein et apaisé, le corps lisse et soyeux d’avoir enfin trouvé la paix.
Je viens d’une terre ocre et verte où, une fois l’an, lors d’une fête au village, les hommes se déguisent pour séduire leurs futures épouses.
Nos déguisements sont magnifiques, chatoyants. Nos visages sont grimés le plus qu’il soit possible, nous devons nous faire le visage le plus féminin. Les yeux maquillés de mille couleurs arc-en-ciel, la bouche rouge de gourmandise, des vêtements qui cintrent nos corps, notre danse alanguie et rythmée, voilà les atouts de notre séduction.
Il m’a fallu quitter ma planète un peu bizarre et rejoindre les villes occidentales, qui le sont tout autant d’une autre façon. J’ai gardé le goût du travestissement, j’en connais les rouages, les subtilités, j’ai de l’aisance, de la prestance dans les vêtements féminins, je sens le mouvement du corps que l’on doit adopter lorsque l’on porte une jupe, des chaussures à talons, une veste aux épaules cintrées. Lorsque le haut du corps est un peu à l’étroit dans l’étoffe, le bas des reins se libère, les talons font chalouper les fesses de droite à gauche dans un ballet plus souple, plus accentué. Elles deviennent le centre du corps, le point d’attraction. Tout le reste conserve des lignes droites, le dos, les jambes sont presque raides. Seules restent mes magnifiques fesses, rompant toute cette rigidité par leur rondeur suave, leur valse qui fait danser le tissu de ma jupe autour de mes jambes.
Il fait un temps splendide aujourd’hui à Paris. Je me promène le nez au vent, juste pour le plaisir de sentir les rayons du soleil caresser ma peau, j’aime tout particulièrement ceux du jour naissant. Je porte une belle jupe en soie orange brûlée, des chaussures de la même couleur avec des talons pas trop hauts tout de même pour rendre la promenade confortable, une veste aubergine en velours léger. J’aime la caresse de leurs tissus respectifs sur ma peau.
Je suis là, à me balader dans le petit jour d’une promenade pas tout fait innocente. Je me suis réveillé ce matin avec un besoin impératif de séduire, alors j’aime ce moment-là, parce que je croise toujours un regard manquant de sommeil, de celui qui n’a pas eu une nuit assez longue, ou d’un autre pour qui elle a été trop longue.
Et c’est là que tu apparais, le visage cerné. J’aime ces traces bleutées sous les yeux, cela donne une intensité, une lueur différente au regard, une idée de lassitude et d’assouvissement tout à la fois. J’aime l’odeur que tu dégages, l’odeur de celui qui trop baisé, trop fumé, trop bu…
Je vous aime dans cet état-là, épuisés de tout, de trop d’amour, parce que la confusion est plus facile, je peux vous emmener sur ma planète sans que vous fassiez preuve de la moindre réticence. Et tu ne me résistes même pas un instant lorsque je te propose de venir boire un café chez moi, j’habite à deux pas, un appartement plein de senteurs et de couleurs, un peu à l’unisson de ma tenue.
Tu t’installes confortablement, le corps las, tout heureux de te retrouver dans le moelleux d’un fauteuil. Je prépare tranquillement le café, l’odeur vient chatouiller tes narines, juste pour t’empêcher de sombrer dans un grand sommeil réparateur. Je ne t’ai pas emmené jusqu’ici pour ça malgré tout, tu dormiras tout à l’heure si tu le souhaites.
Je suis là, devant toi, je te regarde boire ta tasse comme s’il s’agissait d’un élixir un peu spécial, capable de mettre en éveil tous tes sens. Je me réjouis d’avance de la surprise, de l’étonnement. Tu m’as suivi par lassitude, ta tête incapable de dire oui ou non, juste l’envie de se laisser guider, prendre en charge, dans la douceur. Je suis capable d’avoir dans la voix cette persuasion veloutée. Je suis une femme grande et belle, j’ai dû être suffisamment autoritaire, inconsciemment et consciemment tout à la fois, pour achever de te convaincre d’être là maintenant, si fragile, si fatigué que tu ne vois finalement rien qu’une femme aux couleurs de soleil, toi qui a le goût des hommes, toi qui a passé ta nuit dans leurs bras, eux qui ont passé la nuit dans l’humidité chaude de tes fesses.
Et je t’aime comme ça, le corps comme un champ de bataille, dévasté de trop d’amour.
Je m’approche de toi, je fais glisser un à un tes vêtements, j’aime les corps nus, j’aime l’odeur de ta peau gorgée de trop de baise, ce mélange de sueur, de sperme, et d’autre chose, indéfinissable. Je passe une main furtive sur ta queue juste pour le plaisir de sentir sur le bout de mes doigts la douceur de cet endroit, du bonheur que tu vas me donner avec.
Maintenant tu es un peu plus en forme – les bienfaits du café et de quelques caresses auront suffit à te remettre sur pied, incroyable magie du désir ! – ma volonté de profiter de toi doit être terriblement communicative.
Je veux que ce soit toi qui me déshabilles, je veux que ce soit toi qui découvres mon corps petit à petit, avec une infinie lenteur, pour profiter de la surprise dans ses moindres détails, je veux voir ton regard s’évanouir dans l’étonnement absolu. Voir que, tout doucement, de Judith je deviens Jules, toi qui n’avais rien deviné. Lorsque ma jupe de soie glisse sur mes jambes je frissonne de plaisir, et j’éclate presque de rire quand je surprends ton œil plein de gourmandise, frappé par ce cadeau inattendu : je ne porte jamais de culotte, j’aime laisser ma queue libre lorsque je suis en jupe, le seul glissement de la soie sur sa peau fine suffit à me faire bander parfois. Et là, je bande de ton seul étonnement.
Tes mains tremblent, d’excitation sans doute. Tu voudrais déjà sucer ma belle queue, mais pas tout de suite : tu n’as pas fini ton travail de déshabillage, et j’aime être totalement nu, pour que tous les pores de ma peau puissent sentir, respirer ton propre corps repu d’amour de la nuit, se repaître des caresses des autres sur toi. Ma veste, mon pull en cachemire tombent un à un, comme si je quittai un masque.
J’aime d’une devenir un. J’aime la confusion. D’elle naissent les plus belles imaginations.
Il y a un instant, j’étais femme réelle et je suis maintenant long, souple, alangui, les fesses majestueuses. Je te les offre avec un profond désir, et je rêve du glissement de ta queue aussi profond. Et tu t’exécutes sans te faire prier, tu vas et viens au fond de moi, avec la même ardeur que tous tes amants de la nuit passée, comme si tu m’offrais à ton tour tout ce que tu as reçu. Et en l’occurrence tu as dû recevoir beaucoup, ton va-et-vient ne cesse plus, tu continues encore et encore à me faire hurler de bonheur d’être là, empalé par ta queue victorieuse.
J’aime tes dents plantées dans la chair ferme de mon dos comme si tu tentais de constater que je suis bien réel. Et je le suis, parce que je serai ton amant du jour naissant.
Cela va être mon tour de te faire profiter de la douce raideur de mon membre, parce que j’aime aussi tes jolies fesses et qu’il serait bien triste de ne pas abuser de l’étroitesse, de l’humidité glissante de ton intimité, et tu me fais bander plus que de raisonnable. Alors, je pose mes mains sur tes fesses avec une douceur toute féminine, je glisse en toi doucement, si doucement que tu me crierais presque d’aller plus vite, plus fort. Mais je veux sentir chaque fraction de seconde de la pénétration au creux de toi, je veux que cette lenteur devienne insupportable, je veux que tu me supplies d’aller dans plus de violence du geste, que ton corps exulte lorsque je n’y tiendrai plus moi-même.
Et vient mon tour de m’exécuter, de répondre à ta supplique devenue suffisamment lancinante. Je t’aiguillonne les fesses avec tout mon désir, toutes les forces de mon besoin de plaisir pour répondre au tien, et je jouis au cœur de toi dans la musique de ta propre exaltation.
Tu es épuisé, je t’installe sur les draps frais de mon lit, tu t’endors presque instantanément après une nuit d’amours multiples et un petit matin qui l’était d’une autre façon.
À ton réveil, je serai parti(e) vers d’autres aventures.