Décembre.
Je ne suis pas remise de mon aventure au hammam (voir chapitre 5).
Pressée par ses autres rendez vous, Ayaan m’a claqué deux bises sur les joues en me glissant à l’oreille « Karine, tu m’appelles». Je n’ai pas eu le temps de réaliser, je me suis retrouvée dehors avec les jambes en coton, honteuse de m’être laissée faire, mais sans aucun remord et prête à recommencer.
J’ai retrouvé Maud dans les couloirs. En fine psychologue, elle ne m’a pas balancé de vanne du genre « Bienvenue au club, ma chère Karine», elle s’est contentée d’arborer un petit sourire narquois et n’a posé aucune question. Résultat de cette aventure, je ne sais plus où j’en suis. Ça ne tourne plus rond.
Chapitre 6 : Sexotherapie.
La langue de Ayaan s’active divinement dans mon entrejambe. Je ne vois que sa montagne de cheveux bouclés qui ondule… Oh, punaise, qu’elle est douée, je me tortille…et…sous l’effet du spasme libérateur, je me réveille en sursaut, hagarde, à plat ventre, la main droite plaquée sur mon entrejambe.
Pierre, mon cher époux, réveillé par le soubresaut que j’ai dû effectuer dans le lit conjugal s’inquiète :
- — Karine, ça va ?
- — Chéri… C’est grave. J’ai dû me caresser en dormant, expliquais-je, toute penaude. Je deviens complètement nympho.
- — Tu ne m’apprends rien ma chérie. Cela n’a rien d’une catastrophe, je te préfère comme ça qu’avant, réplique-t-il en me clouant le bec d’un baiser passionné et en me grimpant dessus sans que je puisse protester.
- — Mais… Oumfff… Si…Ouhhhh… Doucement…
Il vient de pénétrer d’un coup de rein vigoureux ma chatte humide… qui ne demande que ça. Oh, punaise, le matin il a un sexe dur comme du bois, j’adore. Je ne vais pas être longue à repartir…
- — Oh, oui, chéri… Ouiiiii…
Un câlin dans le genre me met de bonne humeur pour la journée, n’empêche que j’ai un méga problème dans mon subconscient, un pète au casque… et qui s’aggrave. Mes fantasmes n’ont plus rien de romantique, ils tournent vers le hard, vers le porno, j’ose le dire. Plus rien à voir avec ceux d’une jeune fille en fleur qui rêve du Prince Charmant. Je disjoncte. Je dois en parler à quelqu’un.
A mon cher époux ? Peine perdue. Quand je lui raconte mes rêves érotiques le seul résultat est de le faire bander comme un cerf et de passer illico à la casserole comme ce matin. Je suis loin de détester, mais cela ne dissipe pas mes inquiétudes. Aller voir un psychiatre ? Non, je ne suis pas encore tout à fait cinglée.
Ce qu’il me faut c’est un spécialiste des problèmes de libido qui puisse m’expliquer ce qui m’arrive, me conseiller, m’aider. Une femme bien sûr. Je ne me vois pas déballer mes rêves érotiques devant un homme.
C’est ainsi que mi-décembre je me retrouve dans la salle d’attente de Mme X, psychologue, sexologue, thérapeute diplômée de je ne sais quoi, dont j’ai trouvé l’adresse sur le net et dont les compétences décrites sur son site paraissent correspondre à ce que je cherche.
Mme X soigne tout : problèmes de couple, dysfonctions sexuelles, perte du désir, anorgasmie, vaginisme, frigidité, éjaculation précoce, pannes sexuelles, impuissance psychologique et j’en passe. En attendant mon tour, curieuse, je feuillette les brochures déposées sur la petite table de la salle d’attente.
« Votre mari ou votre compagnon vous laisse froide quand il vous fait l’amour. Il est trop rapide, pas assez attentionné. De son coté, votre partenaire à l’impression que vous ne participez pas, que vous n’avez pas envie de lui. Vos rapports deviennent rares. Votre couple est en péril. L’amour n’est pas une science infuse, cela s’apprend. La tendresse ne suffit pas. Un minimum de technique est indispensable pour parvenir à l’harmonie sexuelle. Au cours de stages… ».
Elle organise des stages ! Oui, vous avez bien lu : des stages pour apprendre à faire crac crac. Sidérant ! Je poursuis ma lecture très intriguée.
« Mme X vous apprendra à maîtriser et à libérer votre énergie sexuelle, à faire tomber vos tabous issus d’une éducation trop rigide, à intensifier votre plaisir en vous concentrant sur les besoins de votre partenaire et sur les vôtres. Vous apprendrez comment éveiller et développer votre sensualité pour le plus grand bonheur de votre vie de couple. Avec des techniques simples vous saurez prolonger et accroître votre plaisir afin d’arriver ensemble à l’extase sexuelle… »
Quel baratin ! Voyons un peu le détail.
« Les stages se déroulent le soir en plusieurs sessions et réunissent cinq ou six couples maximum. Les sujets suivants seront abordés au moyen de présentation PowerPoint et de films.
La géographie intime de la femme, celle de l’homme.
Les principales zones érogènes.
L’orgasme. Son mécanisme. La masturbation. Les sexy toys.
Sondage et table ronde entre les participants.
Les principales positions : Avantages et inconvénients pour la stimulation de chacun des partenaires.
Les pratiques prétendument dépravées… »
La porte s’ouvre… C’est à mon tour. Zut, je ne saurai pas la suite. Si elle organise des travaux pratiques en fin de stage, j’aimerais trop être une petite souris… Je chasse cette pensée lubrique et je rentre dans son cabinet.
- — Mademoiselle, Madame ? demande la sexologue, petite brunette bien en chair d’une cinquantaine d’années en me faisant asseoir devant son bureau.
- — Madame.
- — Asseyez-vous. Votre nom et prénom, pour ma fiche ?
- — Karine X.
- — Madame, que puis-je pour vous ?
- — Euh…. Je ne sais pas bien par où commencer…Voila. Jusqu’à cet été, j’avais une libido inexistante. Avoir un rapport une fois ou deux par semaine pour faire plaisir à mon mari représentait déjà un effort.
- — Vous avez quel âge ?
- — 26 ans.
- — Bien, je vous en prie, continuez.
- — Oui… Depuis, c’est tout le contraire. Je me sens devenir nymphomane.
- — Que s’est-il passé ? demande-t-elle amusée.
Je raconte en quelques minutes mon histoire que vous connaissez déjà (voir Chapitre 1).
- — Vous avez eu de la chance, commente la sexologue, vous auriez pu rester froide très longtemps.
- — Vous croyez ? Moi, je pense que je me libérais petit à petit et que cela a été juste un déclic qui a accéléré le processus.
- — C’est possible. Le plus souvent, le déclic, c’est un changement de partenaire, réplique-t-elle avec un petit sourire. Vous dites maintenant que vous devenez nymphomane, comment cela se traduit-il ?
- — Eh bien. Euh… Comment dire ?… Actuellement, si je n’ai pas un ou plusieurs orgasmes par jour, je suis mal dans ma peau, je deviens irritable, je ne dors plus. C’est devenu un besoin.
- — C’est le retour du balancier. Votre libido si longtemps étouffée, explose, c’est normal. Ce n’est pas pour cela que vous êtes nymphomane. La véritable nymphomanie est du ressort de la psychiatrie.
- — Oui, je comprends… Mais est-ce si normal que ça, en l’absence de mon mari, d’avoir besoin de me caresser pour arriver à dormir ?
- — Pourquoi pas ? Se masturber n’est pas une maladie, sauf si cela devient obsessionnel. Vous ne faites pas ça au travail ?
- — Oh non ! (air effrayée) Uniquement le soir dans mon lit.
- — Alors continuez, si cela vous détend et vous fait dormir. C’est mieux qu’un somnifère, m’explique-t-elle avec un grand sourire.
Elle est cool cette psy ! Question déculpabilisation, elle est top.
- — Madame, continuais-je, ce qui m’effraie, ce sont mes rêves érotiques. C’est à cause d’eux que je suis venue vous voir.
- — Karine, je peux vous appeler par votre prénom ? Avoir des rêves érotiques est un signe de bonne santé. C’est de n’en avoir aucun qui serait inquiétant à votre âge.
- — Oui, mais les miens ne cadrent pas avec ma personnalité. Je suis une grande sentimentale. Pour moi, l’amour rime avec fidélité. Pourtant, mes rêves sont à l’opposé. Je me retrouve dans la peau d’une vraie salope. Et c’est de pire en pire.
- — Karine, quand vous rêvez, votre inconscient est libéré de tous vos tabous, de tous vos principes moraux issus de votre éducation. Vos rêves, en fait, révèlent vos penchants naturels. Ils montrent que vous aimeriez vivre des choses que vous vous interdisez moralement de faire.
- — Mais… Il m’arrive des choses horribles en rêve, des choses que je ne souhaite aucunement vivre réellement, protestais-je.
- — Donnez-moi un exemple.
- — Euh… J’ai un rêve qui revient souvent, celui du train de nuit.
- — C’est un grand classique, mais allez-y, je vous écoute. Donnez-moi le maximum de détails, souvent ce sont eux qui comptent.
- — Deux heures du matin dans un train. Je n’arrive pas à trouver le sommeil dans ma couchette. À côté, quelqu’un ronfle, une vraie turbine. Il fait une chaleur étouffante. J’ai ôté petit à petit tous mes vêtements, pour finir avec juste un long tee-shirt qui me fait office de chemise de nuit. Je décide de prendre le frais dans le couloir. J’ouvre la porte avec précaution. Personne, il est désert. Je sors sans bruit. Enfin un peu d’air. Je m’accoude à la fenêtre. Nuit noire. Quelques lumières défilent… Tout à coup, je sens une présence derrière moi. Un inconnu remonte mon tee-shirt, s’empare de mes seins et les caresse doucement, puis fermement. Je me laisse faire, tétanisée, sans rien dire et sans essayer de tourner la tête. L’homme baisse ma petite culotte et je sens un sexe se glisser entre mes cuisses. Très gros… bien plus gros que celui de mon mari… presque trop gros… Il ne pourra pas rentrer… si, contre toute attente, il me pénètre presque facilement, se frayant le passage avec force, me remplissant comme je ne l’ai jamais été. Il me laboure sans ménagement, sans se soucier de mon propre plaisir. Pourtant, il arrive, de suite, violent, bestial… et je me réveille avec la chatte en feu, il m’est même arrivé de jouir réellement.
- — Karine, quelle est la femme sensuelle qui n’a pas eu ce genre de rêve ? Vous n’avez pas à vous inquiéter.
- — Si, parce que c’était la version soft de cet été.
- — Comment ça ?
- — Maintenant, j’ai droit à un viol collectif.
- — Décrivez-moi la scène, demande-t-elle intriguée.
- — Le début est le même sauf que je suis tirée dans le compartiment voisin. Dans le noir complet, on me retire mon tee-shirt et on m’arrache ma petite culotte. Des commentaires fusent : « Cette meuf c’est de la balle, je kiffe trop son cul.» Des mains de plus en plus nombreuses me tripotent, me palpent, me pétrissent les fesses, me malaxent les seins. Je me laisse faire paralysée par la peur. Les mains s’enhardissent, remontent l’intérieur de mes cuisses, s’insinuent dans ma raie. Des doigts écartent ma vulve, tâtent mon petit anus, puis sans ménagement m’ouvrent et me pénètrent… J’entends « Elle est trop mortelle. Zyva, qu’on la nique et qu’on l’encule à donf », je n’ose pas crier, ni me débattre… Vous imaginez la suite… En bref, six hommes me prennent et me reprennent de chaque côté, parfois ensemble jusqu’à ce que le train arrive en gare.
- — Effectivement, c’est plus hard, commente la sexologue nullement horrifiée.
- — Après, je me retrouve nue dans le couloir. Mon visage, mes seins, mon ventre, mon vagin, mon anus dégoulinent de sperme. Les voyageurs me dévisagent avec un air effaré et méprisant. Au lieu de regagner ma cabine toute honteuse, j’affronte leurs regards, fière d’avoir donné du plaisir à six hommes à la fois.
- — Cette fin dénote un petit penchant exhibitionniste. Rien de méchant.
- — Rien de méchant ? m’étranglais-je. Moi, en me réveillant, cela me traumatise. Surtout qu’il y a un tas de variantes. Cela m’est arrivé d’être une beurette prise dans une tournante au fond d’une cave de HLM, ou n’importe quel scénario dans le genre issu de mon imagination délirante. J’ai l’impression de péter les plombs. Le pire, c’est que dans ces rêves, je prends un pied pas possible à être traitée de la sorte… et même (avec une petite voix et en regardant mes chaussures) à me faire sodomiser à n’en plus finir, alors que je refuse toujours ça à mon mari.
- — Ecoutez, il n’y a rien de terrible dans tout ce que vous me racontez, Karine, vos rêves ne sont que le reflet de vos fantasmes.
Je lève des yeux interrogateurs et elle poursuit :
- — Un fantasme est une représentation imaginaire de désirs inconscients, c’est la définition.
- — Mais je n’ai pas du tout le désir d’être violée, m’exclamais-je. Aucune femme n’a envie de se faire violer.
- — Bien sûr. Le viol n’est pas à prendre au premier degré. C’est juste une représentation exacerbée de votre envie de susciter le désir. Vous devez aimer plaire aux hommes, n’est-ce pas ?
- — C’est vrai. Avant de me marier, j’adorais allumer les mecs dans les soirées. C’était un besoin, j’étais complexée, je me trouvais trop grande, trop maigre, trop plate, je voulais me rassurer en testant mes charmes. Je m’amusais même à faire bander mes cavaliers en dansant.
- — Ce n’est pas méchant. Par contre, Karine, rêver de viol, ce n’est pas anodin, cela dénote quelque chose…
La sexologue me regarde dans les yeux et ajoute :
- — Une certaine frustration sexuelle.
- — Comment ça ? m’étranglais-je.
- — Votre mari est-il suffisamment viril ?
- — Mais oui, nous faisons l’amour quasiment tous les jours, protestais-je.
- — Je ne parle pas de la fréquence. Certaines femmes aiment les câlins tendres et romantiques au coin du feu avec des préliminaires à n’en plus finir, d’autres aiment être prises plus violemment. Il semble que vous soyez dans ce cas. Plus votre partenaire a envie de vous et vous prend avec force, plus vous grimpez au plafond. Exact ?
- — Euh… Oui… J’aime bien les câlins bien tendres, mais c’est vrai ce que vous dites. Si je suis restée froide si longtemps c’est que mon mari n’osait pas me prendre avec toute la vigueur nécessaire, il avait peur de me bloquer encore plus. Maintenant, il a compris, parfois c’est un vrai combat, rajoutais-je en souriant…
La sexologue me laisse déballer mon sac comme une vraie psy.
- — Comme partenaire, je n’en ai qu’un, continuais-je, et ce que vous me dites me trouble énormément, je ne sais plus quoi penser… Pourquoi je ne fais jamais l’amour avec lui en rêve, mais toujours avec des inconnus ? … Je peine à croire que mes rêves érotiques débiles reflètent mes penchants naturels… Dans le dernier, je… je…
- — Oui ?
- — Je… C’est totalement nouveau, je… je fais l’amour avec une fille que j’ai rencontrée dans un hammam, balbutiais-je.
- — Et alors ? Où est le mal ? Faites-le si elle est d’accord.
Je dois tirer une tronche pas possible, car elle semble s’amuser franchement en me regardant.
- — Mais je ne suis pas du tout bisexuelle, m’exclamais-je.
- — Ce n’est pas le problème. Toutes les femmes qui adorent le sexe, font forcément un jour un essai avec une autre femme, ne serait-ce que par curiosité.
Comme je reste figée, abasourdie, elle me livre son diagnostic :
- — Karine vous croyez être libérée, mais votre sexualité reste bridée par toutes sortes d’interdits. Vous avez envie au fond de vous de varier les plaisirs, de faire un tas d’expériences. C’est tout à fait naturel. Il n’y a pas de quoi vous affoler.
- — Ah … Vous croyez ?
- — Oui, vous n’avez pas vécu étant jeune, mais il n’est pas trop tard. Vivez vos fantasmes. Eclatez-vous. Je ne dis pas d’aller vous balader seule la nuit en minijupe dans une cave de HLM, c’est dangereux, mais rien ne vous empêche de faire l’amour avec plusieurs hommes à la fois comme vous en rêvez. Avec des préservatifs, c’est sans danger. À 26 ans, qu’attendez-vous ? Ce ne sont pas les candidats qui doivent manquer, vous êtes très jolie.
- — Mais… Mais je suis mariée, protestais-je épouvantée.
- — Et alors ? Vous n’êtes pas obligée de raconter ça à votre mari.
- — Je n’ai aucune envie de le tromper, répliquais-je sèchement. Je l’aime.
Devant mon ton grinçant, la sexologue se rend compte qu’elle a poussé le bouchon un peu loin et enclenche la marche arrière.
- — Excusez-moi, mes conseils sont uniquement sexuels et il y a effectivement bien d’autres paramètres… Ecoutez, il y a aussi des choses que vous pouvez très bien faire avec votre mari. Pourquoi refusez toute sodomie, par exemple, alors qu’en rêve vous y prenez du plaisir ?
- — J’ai essayé une fois et j’ai trouvé cela très désagréable, avouais-je.
- — En êtes vous si sure ?
Punaise… Et si elle avait raison ?
- — Et puis, pour tout vous dire, comme on utilise jamais de préservatif, j’ai peur de le salir, rajoutais-je d’une petite voix.
- — Si c’est cela qui vous bloque, utilisez une petite poire à lavement. Toutes les femmes qui aiment se faire prendre comme ça en utilisent. Karine, embraye-t-elle, c’est à vous de fixer les limites de ce que vous vous autorisez à faire ou pas et ensuite de les assumer pleinement. Je comprends très bien que l’on soit fidèle à l’homme qu’on aime. Quoi de mieux ? Mais alors ne vous inquiétez pas de vos fantasmes. Ce sont des exutoires, une sorte de soupape de sécurité. Vous comprenez ?
- — Oui, acquiesçais-je pas bien convaincue pour autant.
- — Voyez le bon côté des choses. Il est normal que notre éducation nous mette des barrières, sinon ce serait n’importe quoi. Ces rêves érotiques vous font vivre des choses que jamais vous ne réaliserez réellement. S’ils vous mettent la chatte en feu, comme vous dites, et mieux, s’ils vous procurent des vrais orgasmes, dites-vous que c’est une grande chance. Vous avez une libido que bien des femmes peuvent envier.
- — Ah ?
- — Pour vous sécuriser, je pense qu’elle va se calmer petit à petit. Le balancier va se stabiliser dans une zone plus calme. Vous pourrez ainsi avoir une sexualité épanouie sans avoir à tromper votre mari.
Je retrouve un peu le sourire. Elle en profite pour m’annoncer :
- — Vous me devez 50 euros.
Punaise… 50 € !
Je me retrouve dans la rue, heureuse de me savoir sans pète au casque irrémédiable, mais complètement perturbée par ses conseils. Le soir, pressée de questions par Pierre, je lui raconte une version édulcorée de ma visite. Cela lui donne néanmoins des idées. Lui aussi a des fantasmes.
- — Tu as toujours, ma chérie, le rêve du train ? Celui ou un inconnu arrive par derrière et glisse un sexe énorme entre tes cuisses ?
- — Oui, je lui ai même raconté.
- — Si j’ai bien compris, Chérie, tu en as le désir inconscient.
- — Ben… (Je ne sais quoi répondre).
- — Alors, ce n’est pas la peine de me jouer la pucelle effarouchée. Mets-toi sur le ventre, écarte les jambes, mets un oreiller sous tes fesses, ferme les yeux et ne bouge pas. Tu vas vivre ton rêve.
Punaise… Qu’est-ce qu’il me prépare ?
Une minute après, je le sens trifouiller dans mon entrejambe, écarter mes petites lèvres. Quelque chose d’énorme se positionne à l’entrée de mon vagin.
- — Eh… Qu’est-ce que tu me fais ?
- — C’est le gros gode que l’on avait acheté sur le net, explique-t-il en poussant la chose dans mon intimité.
- — Non…
Je crie pour la forme, mais je me garde bien de bouger. Ça fait quoi de se faire baiser par un mec monté comme un âne ? Le désir me tenaille les reins de le savoir. Une sensation incroyable. Le truc m’écarte le vagin en grand. Je me fais mettre par un éléphant ! Moi qui me croyais incapable d’enfiler un calibre pareil ! Même pas mal ! ……… Si……… Punaise………. Ce machin me dilate grave……… Je couine… Pierre n’a cure de mes petits cris plaintifs, il continue de pousser fermement. L’énorme sexe s’enfonce…… L’impression de me faire empaler.
- — Stop ! Arrête ! suppliais-je.
- — Karine, j’ai tout juste rentré le gland !
- — Comme ça, ça ne va pas, constatais-je. Il faut que je puisse voir, ça me fera moins baliser. Je vais me retourner et tu vas l’enduire complètement de gel. J’en veux une vraie couche partout.
- — D’accord.
Rebelote, sur le dos, genoux pliés, toujours les fesses rehaussées par l’oreiller, cuisses écartées, mes petits seins durcis et hérissés par la chair de poule, tétons pointant d’excitation. Voila le tableau.
Pierre, nanti d’une érection phénoménale, repositionne le phallus luisant de gel, effrayant, tout noir, bosselé, nervuré, pourvu d’un gland de la taille d’un bel abricot à l’entrée de ma petite chatte. Pour faciliter l’opération remplissage, je m’écarte moi-même le vagin au maximum. Je regarde hallucinée l’énorme gland disparaître lentement dans mon vagin beaucoup plus facilement que prévu, couche de gel oblige. Ça glisse, ça m’écartèle grave, mais ça rentre… Incroyable… Ça rentre… Déjà une dizaine de cm. …
La progression devient difficile, douloureuse car l’épaisseur plus la longueur, cela devient trop pour ma petite chatte. Se faire baiser par un mec monté comme un âne, c’est un fantasme à la con. Aïe……
- — Doucement, chéri… Stop ! Ça me fait mal. Attends un peu que je m’habitue.
Pierre, attentif, retire un peu la chose pour tester des petits va-et-vient. À chaque retrait, j’ai la sensation que le gros gland m’arrache le vagin. La peur d’être déchirée me gagne. Je me tétanise.
- — Pierre, stop. C’est trop dur, trop gros pour moi. Je n’arriverai pas. Enlève-le doucement.
- — Aucune raison que tu n’y arrives pas, chérie. C’est deux fois plus petit en diamètre que la tête d’un bébé.
Exact ! Argument imparable.
- — Tu veux dire que je dois me faire mettre par King Kong pour ne pas me fendre en deux le jour ou j’accoucherai. C’est ça ?
- — C’est ça… Tu es trop contractée, continue-t-il. J’ai une idée.
- — Quoi ?
- — Je vais te donner le petit vibro.
Punaise ! Il a raison. J’aurai dû y penser. Il a une grosse expérience des femmes, mon chéri, il a dû se faire quelques pucelles en chaleur avant de rencontrer le glaçon que j’étais.
Action. Curseur à fond. Les vibrations qui m’envahissent se transforment en quelques secondes en ondes de plaisir. Je me décontracte, je me sens venir, la douleur passe au second plan. Au bord de l’orgasme, l’envie me reprend de m’enfiler ce gigantesque phallus noir. Je laisse tomber le vibro qui va me faire jouir trop vite et je m’empare moi-même du gode.
- — Chéri, laisse-moi faire, je sens que je vais partir hyper loin avec ce truc.
J’entame des va-et-vient très lents en ondulant du bassin comme je le fais d’habitude pour mieux sentir le sexe de mon mari. King Kong coulisse de mieux en mieux. Pierre devant le spectacle torride que je lui offre commence à se branler vigoureusement le poireau au-dessus de mon ventre. À chaque aller-retour, je le sors presque complètement, pour mieux le renfoncer lentement en me pénétrant de quelques millimètres supplémentaires qui deviennent à force des centimètres.
Aussi incroyable que cela me semble, ma chatte s’adapte à cette taille hors normes, plus de douleur, reste la sensation d’écartèlement, de remplissage total, de frottement sur toute la longueur de mon vagin,… et le plaisir sourd qui est en train de naître au fond de mon sexe.
- — Dis donc, tu aimes, constate-t-il, la voie rauque en s’astiquant de plus en plus vite.
Comme je ne l’écoute plus, il insiste.
- — Dis-moi que tu adores cette grosse bite.
- — Oui… J’aime cette grosse bite. Tu es content ?
- — Et tu es … Tu es une…
- — Je suis une super salope qui aime les grosses queues. Ça te va ?
Ça lui va ! Il éjacule sur la super salope. J’ai le ventre et la poitrine striés de sperme.
Délivré, il veut reprendre la direction des opérations.
- — Laisse-moi faire maintenant, déclare-t-il, en se saisissant du gode.
Il a compris que vu la taille de l’engin, il fallait le manier doucement. Il me ramone puissamment à vitesse réduite et de l’autre main, il me malaxe les seins, étalant son sperme comme une crème de massage, alimentant la montée d’un orgasme que je pressens digne du livre des records. Je ferme les yeux, me représentant l’étalon black de mes fantasmes me défonçant le vagin, prenant son plaisir sans se soucier de savoir s’il fait mal à ma petite chatte…
Maso, je suis une salope maso, pensais-je en essayant de refréner tant bien que mal l’orgasme qui se pointe… Attendre… Faire monter encore…
- — Ohhhh, Oui… Plus possible. Je ne maîtrise plus… Ça va déferler… Chéri… Je viens… Vas un peu plus vite, suppliais-je en écartant les jambes au max.
Pierre accélère le rythme. Le tsunami annoncé arrive. Mon sexe explose de jouissance. Un spasme ravageur me tétanise et me crispe le ventre sur l’énorme pieu. Je jouis… Je jouis… Je jouis… Un orgasme au ralenti … qui ne s’arrête pas. Pierre, heureux pour moi, continue de me ramoner à fond jusqu’à l’ultime contraction.
Puis, tout se calme. La peur d’être déchirée réapparaît et la douleur avec.
- — Stop, chéri. Enlève-moi ça doucement.
Pierre s’exécute et m’embrasse comme un fou, comme si j’avais réalisé un grand exploit sportif. Retour sur terre. L’oreiller est trempé d’un cocktail sperme + cyprine + gel lubrifiant.
- — Tu te rends compte que tu t’es enfilée ce truc, commente Pierre, perplexe, en regardant l’énorme gode encore tout luisant.
- — C’est ce que tu voulais en l’achetant, non ?
- — Oui, mais ça me sidère que tu aies pu le faire, somme toute facilement. En plus, tu as pris un pied pas possible, continue-t-il.
- — Oui, mais c’était purement cérébral. Ce gode est bien trop gros pour moi. Il me fait mal.
- — Si on l’utilise régulièrement, tu vas t’y habituer.
- — Peut-être, mais quand ce sera ton sexe à toi, il me paraîtra riquiqui !
Ça lui cloue le bec. Il n’y avait pas pensé.
- — Tu as raison, je confisque, déclare-t-il en souriant. Pas question que tu deviennes accro à King Kong. Je vais le mettre à la poubelle.
Dommage ! C’est vrai que c’est un peu gros… mais de temps en temps… Ouahou.