| n° 11555 | Fiche technique | 58510 caractères | 58510 9735 Temps de lecture estimé : 39 mn |
15/07/07 |
Résumé: Un étrange voyage au bout du plaisir... | ||||
Critères: #délire #fantastique fh ffh fplusag asie frousses couple médical bizarre campagne train amour fsoumise hsoumis fdomine hdomine exhib trans fmast intermast entreseins fellation cunnilingu pénétratio fsodo hsodo attache fouetfesse | ||||
| Auteur : Balou (Amoureux de la vie) Envoi mini-message | ||||
PROLOGUE
Un matin, Annie avait rendez-vous sur le quai de la gare avec Balou, pour une destination inconnue. Elle avait décidé de lui réserver une surprise. Pour cette raison, elle s’était habillée d’une jupe noire fendue sur le côté, de longs bas suggérant au-dessus de la dentelle un petit bout de chair juste dans le haut de la fente de la jupe. Un maquillage léger, un chapeau à voilette, de longs gants, un chemiser décolleté juste de quoi faire vagabonder l’esprit. Le miroir lui renvoya une vraie femme, et elle sourit dans cette glace, sourire coquin ou sourire câlin ?
Elle regarda sa montre, à la fois impatiente et heureuse de le revoir après une si longue absence. Dans le passé ils ont été amants. Lui, bel homme, à la belle allure, d’une grande douceur, intelligent, et aussi coquin qu’elle. Ce qu’elle préférait chez lui ? Ses mains, ses cheveux, et surtout ses adorables fesses.
Autrefois, et il le savait, elle était très très gourmande d’un festin, auquel ils aimaient être conviés, ou que l’un et l’autre aimaient s’offrir avec tellement de sensualité. Sur ces pensées, elle se dit qu’il était temps de se rendre en vitesse à la gare si elle ne voulait pas rater le train, mais en consultant sa montre elle présuma qu’elle allait à nouveau arriver en retard.
Il était là, sur le quai, faisant impatiemment les cent pas.
Comme il est beau, se dit-elle. Rapidement, elle se reprit, ne voulant pas qu’il puisse voir combien elle était heureuse de le revoir. Son cœur cognait dans sa poitrine. Ils étaient là, face à face, et machinalement elle lui tendit la joue pour un rapide baiser amical. Le train d’ailleurs arrivait en gare.
Je la regardai et éclatai d’un rire salvateur et coquin pendant que le train se mettait en route.
PREMIERE PARTIE
Ah, Annie ! Cette femme, je ne peux l’oublier. Son chapeau à voilette, sa jupe fendue, noire comme l’ébène, ses longs gants cachant ses poignets étaient d’infinis atours qui la rendaient si désirable. Nous étions de vieux amis. Cette soirée était une exquise surprise. Les hommes portaient manteaux et smokings, les femmes chapeaux et toilettes des années folles. Le train également était tout droit sorti d’un vieux film en noir et blanc. La locomotive à vapeur ajoutait encore à l’ambiance du passé.
Dans mon costume gris, je me faisais l’effet d’un dandy. Je déteste ressembler à un pingouin sur la banquise, d’où ma sainte horreur des smokings. Je regardais Annie. Elle était si joyeuse.
Jadis nous avons été amants. Je me rappelais nos corps à corps enflammés quand nous explorions divers chemins nous menant à la jouissance. Son initiation à la sodomie était et reste encore un souvenir inaltérable. Je me souviens de ses cris lorsque progressivement le gland violet de ma hampe avait débuté la lente pénétration de son pertuis de Sodome. Ses fesses, oui ces deux globes chauds et doux, je les avais pétris avec passion ; enfin je m’étais accroché à ses hanches, me relevant légèrement pour accroître ma pénétration. Puis je glissai en elle jusqu’à la garde. Sa voix stridente devenait rauque, lourde de souffrance au début, mais se transformait ensuite en hurlements d’extase.
Mon regard se posa de nouveau sur mon amie. Son chemisier blanc semblait prêt à craquer. Annie avait conservé à n’en pas douter sa généreuse poitrine de la quarantaine. Elle était devenue une belle quinquagénaire, jouisseuse et passionnée par la vie. J’avais adoré mordiller les tétons roses de ses seins. J’aimais pétrir ses pains d’amour pour ensuite jouir dans le sillon merveilleusement chaud de ce vallon de chair.
Nous étions seuls. Le train était sorti de la gare. Défilait devant nos yeux la campagne bordelaise. Nous filions vers le Nord, le Médoc et ses grands crus. Annie croisa ses jambes. Le crissement des bas m’électrisa. Le roulis du train semblait nous entraîner vers un rythme qui ressemblait aux va-et-vient amoureux lors de corps à corps enflammés.
J’entraînai Annie vers le wagon-restaurant. J’avais soif. Il faisait affreusement chaud dans ce train. Nous nous dirigeâmes vers le bar anglais. Décors boisés, sièges en cuir, tabourets de style et service irréprochable : serveurs en gants blancs et en tenue queue de pie. L’ambiance rétro se remarquait partout. Les autres invités, hommes et femmes, prenaient également énormément de plaisir à être ainsi réunis dans ce train. Je remarquai très vite que la majorité des filles était vêtue à la mode des années folles, coiffures à la garçonne, robes dévoilant les genoux, colliers de perles ; bref, elles présentaient un tableau d’un érotisme puissant. Annie ne dérogeait pas à la règle. Elle avait ôté ses gants et dégustait un martini dry. Ses doigts blancs tenaient délicatement le verre de cristal, sa bouche buvait la boisson avec envie. Je voyais sa langue lécher sa lèvre inférieure. Ses joues rosissaient.
Le bar était immense, du moins est-ce mon souvenir le plus vif. Devant moi, de l’autre côté du comptoir, se tenait le plus jeune des serveurs. Dan était son petit nom. Il était devenu en quelques minutes le chouchou de ces dames. Grand, blond aux yeux bleus, une mâchoire carrée, il était musclé à souhait sans paraître bodybuildé, il avait un teint halé, de fins doigts. Les cocktails étaient sa spécialité à n’en pas douter. Je m’amusais à le regarder œuvrer, perdu dans mes pensées.
À ma seconde bière, je remarquai néanmoins un changement dans son comportement. Il bougeait moins, et son visage se fermait. Il semblait gêné dans ses mouvements.
Annie se rapprocha de moi et me susurra dans le creux de l’oreille que mon barman préféré était en train de se faire sucer par Sabine. Je la regardai interloqué. Elle me guida vers l’aile gauche du bar. Je vis alors Sabine agenouillée sous le comptoir. Elle branlait la verge de Dan avec son collier de perles, tout en le pompant allègrement. Il avait le cul nu et ne portait pas de pantalon, simplement des bottines noires et une chemise blanche. Sabine était une ancienne actrice. Elle avait un petit nez en trompette. Coiffée à la garçonne des années folles, elle était vêtue d’une robe de crépon beige. Agenouillée ainsi, elle laissait voir ses bas blancs retenus par un porte-jarretelles de même couleur. À presque soixante ans, elle avait conservé son énergie sexuelle d’antan. Sa chevelure rousse allait et venait de plus en plus rapidement vers le ventre du garçon blond. Les joues creusées, elle le pompait presque sauvagement. Les yeux clos, elle savourait le pieu de chair.
J’avoue que voir à l’œuvre la délicieuse Sabine cachée sous le comptoir du bar était vraiment excitant. Dan n’allait pas tarder à jouir, je le sentais. Il triturait fébrilement une serviette en coton en essayant de donner le change. Annie s’était progressivement collée à moi.
Je ne comprenais plus rien. La tête me tournait. Je voyais maintenant aux quatre coins du compartiment des couples s’embrasser. Jeunes et moins jeunes se caressaient. Les deux autres barmans se masturbaient, nus debout sur le comptoir. Dan hurla sa jouissance, Sabine avala sa semence. Je vis quelques traits de sève s’abattre sur ses joues, elle bavait, salive et sperme mêlés.
Des murmures, des râles, des gémissements emplissaient le wagon-restaurant. Mon esprit glissait vers une autre dimension.
Annie se tenait assise sagement face à moi dans notre compartiment. Le paysage campagnard défilait par la fenêtre du train. Je la regardai intensément. Mais où avais-je été ? J’ai dû rêver, me dis-je.
Mes yeux se fixèrent sur sa joue droite. Je remarquai une traînée blanche comme du… sperme ?
Je souris devant la question de mon amie.
Elle porta ses doigts contre sa peau.
Annie enleva la tache suspecte avec son mouchoir de dentelles. Elle souriait. Je ne prononçais aucune parole. Le roulis du train continuait de nous bercer.
Le bar était identique à celui de mon rêve. Annie me présenta Sabine, son amie, ancienne actrice de cinéma. Elles se ressemblaient, avec leur petit nez en trompette. Sabine portait sa robe en crépon beige clair. Elle me souriait. Dan le barman nous servit nos verres. Annie et Sabine buvaient lentement leur martini dry tandis que moi je dégustais ma pétillante bière blonde.
Où étais-je, quel était ce train ? Ces interrogations se mélangeaient à mon observation des passagers qui nous accompagnaient. J’avais la nette impression de me retrouver au début du vingtième siècle, du moins à l’époque des années folles.
Nous étions assis autour d’une table ronde, une sorte de guéridon. Le paysage bordelais continuait de défiler par la fenêtre du wagon.
Mon amie avait lancé cette affirmation tout en déposant sa main droite sur ma cuisse. Je sentis la chaleur de ses doigts à travers le tissu du pantalon. Sabine se rapprocha également à ma droite. J’étais maintenant entouré par ces dames. À son tour l’ancienne actrice me caressa l’autre cuisse.
Un grand blanc. Je me sentis rougir. La sueur perlait à mon front.
Puis elle glissa sur moi et m’embrassa à pleine bouche. Sa langue me viola le palais. Son haleine alcoolisée me pénétra également. Je sentis les doigts de ces dames me déboutonner rapidement. Les deux femmes ôtèrent ma veste. Ma chemise fut déboutonnée tout aussi vite.
Au bout de quelques secondes, je me retrouvais nu, assis devant un guéridon et entouré par les deux femmes dont les mains enserraient ma hampe. Mon érection violente continuait de poindre puissamment entre leurs doux et chauds doigts. Je frissonnais de plaisir.
Dan se tenait devant moi, vêtu de sa queue de pie, sa chevelure blonde étincelait.
C’était surréaliste, dingue. Il avait dû remarquer mon état, mais par courtoisie il ne dit rien. Annie poussa la table. Sabine s’agenouilla devant moi. D’autorité elle écarta mes cuisses velues. Ma verge tressautait maintenant à quelques centimètres de son visage.
Annie ! Comment savait-elle que cette actrice avait bercé mon adolescence masturbatoire ?
Sabine plongea. Je la vis m’avaler, et je jouis sur-le-champ en hurlant de joie. Je fus incapable de me retenir. Sa bouche était soudée à ma verge. Ses joues creusées m’aspiraient, et moi je continuais de crier ma joie. Jamais je n’aurais imaginé que ce fantasme se réalise un jour. L’explosion que la fellation de Sabine me procura dura, me sembla-t-il, d’interminables minutes. Je me vidais en elle. Elle restait stoïquement agenouillée en me suçant. Sa chaude bouche recueillit ma sève. Elle déglutit.
Enfin j’ouvris les yeux. Sabine, toujours agenouillée, continuait de me masturber en me regardant droit dans les yeux. Elle souriait, passait le gland ramolli sur ses joues, l’embrassait tendrement et recommençait à me branler. Je me laissais faire, assis nu devant tous les clients du wagon-restaurant. Mais personne ne prêtait attention à nous, ni à ma nudité.
J’hallucinais. Je ne savais pas Annie si directe, elle la quinquagénaire si sophistiquée. Elle se leva, enfila ses gants, me dit de me lever. J’étais debout devant Sabine. Annie vint à ma droite derrière moi. Elle empoigna ma verge à nouveau durcie et me masturba avec ses gants de soie. Je ne bougeais pas. Sabine se déshabilla. Malgré ses soixante ans, son corps conservait une incroyable souplesse. Allongée, nue, elle se caressait devant moi. Je devenais dingue, ma conscience flanchait. Je me sentais glisser au plus profond de mes inavouables fantasmes. La main gantée d’Annie continuait son œuvre, je gémissais, mes jambes flageolaient, je tremblais.
Sabine me regardait d’un regard halluciné. Rasée entièrement, je voyais ses luisants pétales distinctement. Deux doigts allaient et venaient en elle. De son autre main, elle pinçait les bouts de ses seins, murmurant d’inintelligibles mots. Moi je restais tétanisé. Les gens passaient près de nous, mais personne ne remarquait cette scène d’un érotisme si puissant que je faillis à nouveau jouir. Mais la main experte d’Annie stoppa sa masturbation juste avant l’ultime délivrance.
Sabine se retourna et se positionna à quatre pattes, toujours en se caressant. Elle écarta son sillon fessier. J’en admirais les mignonnes rondeurs. Elle se cambra encore davantage pour s’offrir ainsi à ma vue. Annie me poussa légèrement et je me retrouvai debout au-dessus du dos de Sabine. La main gantée reprit sa masturbation. Je regardais Sabine qui se caressait avec entrain, puis mon regard plongeait vers mon ventre où la main masturbatrice allait et venait sur ma verge. Il me semblait que le gland violacé était plus volumineux que de coutume, mais je n’en avais cure. Annie, toujours à ma droite et dans mon dos me mordillait maintenant l’épaule et ensuite, telle une chatte, lapait la blessure. Je ne ressentais aucune douleur, mais des frissons parcouraient mon corps entier; l’extase devait être proche.
Halètements, frottements et gémissements emplissaient le bar. Chose étonnante, l’assemblée ne nous prêtait toujours aucunement attention. Annie se faisait littéralement sucer son abricot d’amour, elle me regardait alors que moi je me masturbais contre les hanches de Sabine.
Soudain elle lâcha ma verge. Annie hurla de joie, Sabine la faisait enfin jouir. Ma hampe esseulée tressautait devant le visage de mon amie, elle gémissait sous les vagues d’orgasmes.
Je m’empoignai prestement et ma main débuta de longs va-et-vient. Le gland violacé se trouvait à quelques centimètres de la bouche féminine qui hurlait sa joie. Debout face à mon ancienne maîtresse, je me masturbais frénétiquement. J’avais une terrible envie de jouir et surtout d’éjaculer sur le visage de cette femme qui m’avait entraîné dans cette incroyable aventure.
La tension était à son comble. Sabine avait délaissé l’entrejambe d’Annie. Toutes les deux me fixaient intensément. Mes muscles se tétanisaient, mon ventre se tordait. J’avais l’impression de me dédoubler, je voyais le visage de ces femmes tourné vers moi. Elles continuaient à me regarder, je m’offrais à leurs yeux. Cette sensation de m’exhiber ainsi provoqua un raz de marée terrible en moi. Je chancelais, je sombrais dans la luxure la plus totale. Jouir devant deux femmes mûres et si belles me fit perdre la raison. Foudroyé par le Merveilleux, je hurlais enfin ma joie en me vidant sur les visages de mes aînées. Elles me tenaient les cuisses fermement, comme accrochées à un totem de chair.
DEUXIÈME PARTIE
La femme le pompait. Joues creusées, elle s’appliquait patiemment. Balou se laissait faire. Elle l’aspirait entièrement, puis lentement laissait la verge ressortir d’entre ses lèvres, ses dents raclant légèrement la fine peau du membre. Sa langue prenait le relais et courait ensuite le long du tronc. Un observateur attentif aurait vu un brun quadra allongé à terre subir une fellation passionnée de la part d’une femme mûre, rousse et voluptueuse. Balou admirait dans le miroir du bar le rond et blanc fessier de sa fellatrice, nue elle aussi,
Adolescent, il s’était souvent masturbé devant les films de Sabine, et là il réalisait un de ses fantasmes les plus fous. Il gémissait, ses doigts caressaient la rousse chevelure coupée au carré.
Sabine se releva et le regarda de ses yeux bleus. À cinquante-huit ans, elle avait conservé son charme. Elle se lova contre son amant.
Devant lui, le garçon voyait tressauter la voluptueuse poitrine de Sabine. Il emprisonna les deux globes entre ses mains et les malaxa tendrement. Sabine rigolait, elle menait la danse, rythmant les va-et-vient sur son amant. Elle le sentait bien au fond d’elle, sa hampe frottant délicieusement contre ses parois intimes. Elle jubilait de prendre ainsi cet homme bien plus jeune qu’elle.
Balou admirait la luisante et rouge fente imberbe qui l’aspirait. Son membre disparaissait et réapparaissait, lubrifié et brillant. Il gémit, heureux comme jamais. Il s’accrocha aux fesses de Sabine et tenta d’accélérer ses coups de reins, il voulait jouir là, sur le champ.
Une lionne rugissait dans le wagon-restaurant. Personne ne prêta attention au couple sauvagement imbriqué, allongé près du bar écossais.
XXX
Balou ouvrit les yeux. Il se releva péniblement, ankylosé par les ébats amoureux avec les deux femmes. Il s’accouda au comptoir. Tout d’abord, il ne remarqua rien. Il avait une soif terrible. En cherchant ses vêtements, il s’aperçut de l’étrangeté de la situation.
Le wagon était vide !
Il passa ses doigts sur le mobilier. Une couche de poussière s’envola vers le plafond. Il leva la tête et vit des toiles d’araignées au-dessus de lui. Mais où suis-je ? dit-il à haute voix en frissonnant. Il remarqua également que le train ne roulait pas. Le silence avait envahi le wagon. L’angoisse s’insinua en Balou malgré lui. Fauteuils défoncés, tapis moisis, vitres brisées, tel était le décor qui entourait le garçon. Il marcha les pieds nus entre les débris de verre et s’habilla en toute hâte.
Balou alla vers le fond du compartiment. Il s’aperçut vite que le wagon-restaurant était isolé sur une voie ferrée, sans locomotive ni autre wagon. L’incrédulité se lisait sur son visage. Il descendit les marches et gagna le bord de la voie. Le soleil étincelait. Les vignes du Médoc s’étendaient de part et d’autre des rails. Aucune habitation au loin. Balou se mit à marcher vers la direction qu’il estimait être le sud, en direction de la ville de Bordeaux.
Au bout d’une centaine de pas, la voie ferrée s’arrêtait net. La terre ensuite reprenait ses droits ainsi que les ceps de vigne. Balou courut dans l’autre sens, là également les rails avaient disparu. Ne sachant quel sens donner à cette situation délirante il repartit à pied vers le sud.
Il avait terriblement soif. Le soleil à son zénith déversait sur lui ses rayons brûlants. Balou avait ôté sa veste, retroussé les manches de sa chemise, jeté sa cravate au loin. Il transpirait à grosses gouttes. Des vignes, encore des vignes jusqu’à l’horizon. Il avait mangé quelques grappes de raisin pour étancher sa soif, hélas cela n’avait fait qu’accroître son désir de fraîcheur. Boire simplement un grand verre d’eau fraîche était devenu son obsession. Il repensait sans cesse à Annie, à ce qui lui arrivait. Il ne trouvait aucune explication rationnelle.
Au bout de plusieurs heures de marche, Balou ressemblait à un pauvre hère. Poussiéreux, les lèvres brûlées, poisseux de transpiration, il s’adossa au seul arbre à proximité. C’est un pin, se dit-il. Logiquement le littoral se rapproche. En réalité il avait marché vers le nord.
Il cligna des yeux plusieurs fois. Il crut d’abord à un mirage. Une vaste demeure se dessinait au loin au beau milieu de l’océan des vignes. Rapidement il se remit en route et courut presque vers le château. Il s’agissait d’un petit manoir entre deux tourelles, l’architecte s’étant visiblement fait plaisir en construisant cette bâtisse kitsch.
Balou arriva devant l’entrée dont le sol était recouvert de cailloux blancs. Trois marches menaient à la véranda.
Fermée !
Balou redescendit prestement les marches du petit escalier et se dirigea vers l’arrière du château. Il se retrouva dans une cour qui ressemblait à un corps de ferme. À sa droite, une porte romane l’intrigua. Elle grinça lorsqu’il la poussa. D’abord il ne distingua rien. Seuls des chandeliers illuminaient la cave voûtée. Il descendit lentement les marches menant au sous-sol. L’air frais le fit frissonner. Il avança au milieu du chai. De hautes barriques en chêne l’entouraient. Il se sentit petit, presque minuscule. Les torches fixées au mur de pierres lui permettaient d’admirer les lieux. Le sol dallé le mena vers le centre de la cave.
Il resta interdit. Une femme se baignait dans un énorme bac en bois. Il ne la voyait que de dos. Ce dernier dégoulinait de vin. Elle se baignait dans du vin rouge ! La femme se retourna et lui sourit.
Balou vacilla. Il l’avait reconnue. Il aurait dû s’en douter.
Il ne dit rien. Il ne savait d’ailleurs quoi dire, tant son équilibre mental se craquelait. Annie se baignait, elle buvait du vin en se prélassant dans cette baignoire incongrue. Le liquide ambré coulait sur elle. Ses cheveux cuivrés collés au front, elle se pourléchait les lèvres, telle une nymphe de Dionysos.
La créature prononça cette phrase plusieurs fois. Balou s’enfuit. Il courut vers la sortie.
Elle continuait à lui parler dans sa tête, et la voix d’Annie pénétra son corps. Quand il fut arrivé devant la porte, celle-ci se referma violemment en claquant. Il se retrouvait enfermé avec la femme.
« Noooon » ! Il hurla plusieurs secondes sa frustration, mais aussi sa fatigue de ce jeu qui devenait débile. Il s’écroula sur les premières marches de l’escalier. Balou parcourut des yeux le caveau. Il se releva et découvrit dans un coin un petit guéridon sur lequel était posée une carafe en verre. Un verre tulipe complétait le tableau. Balou se servit et but d’un trait.
XXX
Où étais-je ? Ma tête tambourinait. Je sentais la fraîcheur sur ma joue gauche. J’ouvris les yeux. J’étais allongé sur un sol en dalles de pierre. Mon dieu ! Je me rappelais Annie se baignant dans le vin. Je me relevai. Le verre d’eau était tombé à terre, brisé, de même que la carafe.
Je voyais les seins lourds de mon ancienne maîtresse se balancer au rythme de la cadence qu’imprimait Dan. Il s’accrochait aux hanches d’Annie pour ne pas basculer sur le lit instable des grappes de raisin. C’est une drôle de manière de presser les grains, fut ma dernière pensée avant de sentir une main agripper mes fesses. Je me retournai. Sabine me fixait en souriant.
Sabine me caressa longuement. Elle m’aspergea de vin rouge. Nous en bûmes à profusion, trop à mon goût. Elle riait. Nous nous léchions mutuellement chaque parcelle de notre corps. Nous riions tous les deux en nous éclaboussant, et je me rendis compte que l’ivresse me gagnait. Une petite voix intérieure me soufflait pourtant que je vivais un événement délirant, qui dans la réalité n’existait pas. Alors où étais-je, dans quelle dimension m’avait-on entraîné ?
Je jetai un coup d’œil vers ma gauche. Annie était en train de prodiguer une fellation à Dan couché sur lit de raisins. Consciencieusement elle pompait la verge. Joues creusées, elle l’aspirait bien au fond de la gorge. Ensuite, lentement, elle se retirait tout en le gardant en bouche. Arrivée au gland elle taquinait celui-ci avec sa langue. Dan gémissait doucement.
Soudain je me rendis compte que ce garçon m’était familier. J’hallucinais ! C’était moi en blond ! Annie tourna son visage vers moi et me fit un clin d’œil avant de replonger vers le dard de chair. Sabine se redressa, nue, splendide. Le vin coulait sur elle.
Elle me prit la main et ensemble, tels Ève et Adam nous nous dirigeâmes vers un autre escalier qui nous mena à l’extérieur. Je me retrouvais nu dans un jardin fait de pelouses et d’arbrisseaux. Les rayons du soleil chauffaient nos corps. Le vin commençait à sécher, de longues traînées rouges maculaient nos jambes et notre dos.
Je voulais absolument connaître la vérité. Sabine se tourna vers moi, elle me souriait.
Elle dit cela en flattant ma verge.
Je fis un pas en arrière.
La femme ne dit rien et continua à sourire. Soudain le jardin se fissura. Un tremblement me secoua. Sabine avait disparu. La terre se crevassa, puis s’ouvrit devant moi. Nu, je courus sur la pelouse. Par endroits la terre était encore intacte, mais dans mon dos tout le paysage se disloquait comme un puzzle qu’on défait. Je hurlais de terreur, j’allais être à mon tour broyé !
Je tombai dans le vide ténébreux, une sorte d’espace-temps complètement noir, je hurlai de terreur. Le néant me submergea.
TROISIÈME PARTIE
Blanc, je vis du blanc. Mes yeux distinguèrent d’abord le plafond. Ensuite je tournai ma tête à droite. Par la fenêtre je voyais un ciel bleu. À ma gauche une commode, blanche également. Un verre d’eau y était posé près d’une carafe. Où étais-je ? Comment étais-je arrivé ici ? Je me rappelai le train, Annie et Sabine, le château en Gironde. Et ma chute dans l’océan de noirceur. Étais-je au paradis ? Je ne savais rien. Les murs nus de la chambre ne m’offraient aucun indice.
Je bougeai mes doigts, mes mains, mes bras ainsi que mes jambes. À priori je n’étais pas blessé. Je me redressai et me levai. J’étais vêtu d’une blouse blanche, de celles qui se ferment à l’arrière. Le coton rêche me grattait le cou. Je m’avançai à la fenêtre. Elle n’avait aucune possibilité d’ouverture. À travers la vitre, je découvris le même parc qu’avant ma chute dans le néant. Une sueur glacée coulait dans mon dos, je frissonnais. Des personnes en blouses et robes de chambre marchaient dans les allées ombragées. Quelques infirmières poussaient des fauteuils roulants dans lesquels d’autres malades, moins valides, étaient assis. Je posai mon front sur la vitre. Où étais-je ? Quel était ce lieu ?
J’avais froid. Pieds nus, je fis le tour de ma chambre. Le carrelage d’une immaculée blancheur me mena jusqu’à la porte. Je me rendis compte que je marchais péniblement, lentement comme au ralenti. Au moment où j’allais m’appuyer sur la poignée, la porte s’ouvrit. Annie se tenait devant moi.
Je ne comprenais plus.
Le ton de la femme était sec, cassant même.
La moutarde commençait à me monter au nez.
Ma tête bourdonnait. Je n’avais pourtant pas rêvé tout cela, j’en étais sûr.
Je regardai la directrice d’un œil perplexe. Elle portait une légère robe à fleurs sous sa blouse blanche. C’était bien Annie ! Je devenais fou !
La femme quitta la pièce. Je me retrouvai à nouveau couché, recouvert d’un drap blanc. Je me sentais fatigué, usé, avec l’impression d’avoir pris plusieurs années d’un coup.
La porte s’ouvrit à nouveau. Sabine ! Mon dieu, c’était bien elle ! Je hurlai mentalement. Je la regardai s’approcher de moi. Elle était nue sous sa blouse, ça crevait les yeux. Les bouts de ses seins pointaient effrontément sous le tissu. Par l’encolure de sa blouse, je voyais l’orée de sa poitrine.
Elle m’aida à m’extraire du lit. Ma tunique remonta sur mes cuisses, en laissant apparaître mon sexe flasque niché dans une toison noire.
Elle prépara la douche, ainsi que les draps de bain.
Sabine referma la porte en riant. Je me douchai longuement sous l’eau chaude, me savonnant vigoureusement avec le gel mis à ma disposition. C’était une crème à base d’amande, le parfum en était agréable et m’étourdit quelque peu. En m’essuyant, j’entendis des gens parler dans ma chambre. J’enfilai le peignoir, blanc lui aussi, et quittai la salle d’eau. Sabine se tenait devant moi, une seringue à la main.
Je m’exécutai docilement, la douche m’avait occis. Au dessus de moi je sentais Sabine se pencher, elle me claqua la fesse en disant :
Je découvris une sorte de tunique bleu ciel posée sur mon lit. Je m’habillai tel un automate. Une étincelle de lucidité me fit comprendre qu’on m’administrait des drogues. J’avais les paupières lourdes, et aucune envie de protester.
XXX
Je marchai lentement le long des couloirs aux murs toujours aussi blancs. Sabine me guida à une table, je m’assis devant une assiette de soupe. Autour de moi, femmes et hommes de tous âges étaient également assis. Le déjeuner se passa sans que personne ne prononce la moindre parole. Seul le bruit des couverts rythmait le repas.
Je levai les yeux vers mon voisin qui avait murmuré cette phrase. L’homme était blond, cheveux courts, presque en brosse. Son visage était étonnamment ridé, ses lèvres étaient violettes. Dan ! C’était le barman du train. Je faillis avaler de travers la purée verte.
Je regardai la femme qui avait prononcé ces paroles. Elle était jeune, Asiatique. De longs cheveux noirs tombaient sur son peignoir blanc. La trentaine tout au plus, elle mangeait avec entrain.
La jeune femme me tendit une petite main que je serrai tendrement. Elle était douce, des ongles bien coupés terminaient les petits doigts.
Fleur éclata de rire. Elle avait une voix charmante, gaie et chantante comme toutes les Asiatiques. Elle m’apprit qu’elle était amnésique. Cela faisait presque six mois qu’elle habitait ici, mais personne ne lui rendait jamais visite.
Nous déposâmes nos plateaux et quittâmes le self. Je suivais la jeune femme tout en admirant les formes rondes qu’on devinait à travers l’éponge du peignoir. Je n’avais pas pris le mien, ma tunique blanche suffisant amplement à calmer la légère fraîcheur de ce début d’après-midi. Le parc était entouré de pins, je ne distinguais pas l’horizon. La bâtisse qui abritait les pensionnaires était strictement identique au château médocain. J’étais perdu dans mes pensées. Fleur et moi nous marchions à présent pieds nus sur la pelouse verte.
Les médicaments m’abrutissaient. J’avais du mal à me concentrer sur ce que me racontait ma charmante Chinoise. Sa voix bourdonnait à mes oreilles. Thérapie… Extases… Jouissance… Bien-être… étaient les mots que je captais encore.
XXX
L’homme s’écroula dans l’herbe. La jeune Chinoise ne s’affola pas. Elle s’assit sagement aux côtés de Balou. Puis elle remonta sa tunique. Ses yeux brillaient. Elle posa sa petite main sur le sexe endormi, avança son visage et déposa un baiser sur le gland circoncis.
Fleur s’agenouilla au-dessus de Balou, elle ôta peignoir et tunique. Le soleil l’illuminait. Elle laissa ses mains courir sur sa poitrine ronde, ses doigts pincèrent les tétons caramel. L’autre main pétrit ses petites fesses. Fleur gémissait, son sexe désirait follement Balou. Elle le voulait en elle, le sentir la limer entre ses reins, longuement, jusqu’à leur jouissance.
Balou reprit progressivement connaissance. Son esprit capta des râles au-dessus de lui. Il ouvrit les yeux. Tout d’abord il ne distingua rien, le soleil l’éblouissait. Ensuite ce qu’il découvrit le tétanisa entièrement. La fille se masturbait au-dessus de son visage. Il voyait ses mains aller et venir sur la petite verge imberbe. Il était rasé.
C’était un mec ! Cette constatation explosa dans la tête de Balou au moment même où Fleur éjacula sur son visage. D’instinct Balou recula. Fleur le vit, elle sourit et cria sa jouissance.
XXX
Je devenais dingue ! Plusieurs jets atterrirent sur ma joue, je tournai la tête, d’autres coulèrent dans mon cou. Je me relevai rapidement, attrapai le peignoir de la fille et entrepris de me débarrasser de sa semence.
Fleur se ressaisit. Malgré moi je ne pouvais nier la beauté de cette créature, nue devant moi. Elle me souriait en se cambrant, indécente elle était.
Sa voix rauque m’ensorcelait. Fleur murmura presque ces derniers mots. Je bandais comme un taureau malgré moi. Elle était belle avec sa longue chevelure noire, son petit nez, sa peau délicatement cuivrée, ses hautes pommettes, sa bouche charnue, son ventre plat, ses fines jambes de gazelle. Un rond et petit fessier bien musclé complétait le tableau de la belle. Elle était entièrement rasée, de petites bourses pendaient sous une tige de chair raide terminée par un gland en pointe et circoncis.
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Fleur était nue. Avec sa peau ambrée, sa ronde et voluptueuse poitrine, son membre long et fin tressautant devant les flancs de Balou, elle se tenait debout près du lit.
Le gland cogna contre l’épaule de Balou, qui détourna son visage. Fleur n’insista pas. Elle grimpa sur le lit entre les cuisses écartées du garçon. Ensuite avec souplesse elle se coucha sur Balou, dans la position du missionnaire. Leurs ventres ainsi accolés, leurs verges se touchaient. Elle simula des va-et-vient et embrassa fougueusement Balou. Il se laissa faire, la langue experte s’enfonça au fond de sa gorge, puis cette satanée langue lécha ses lèvres, remonta vers ses oreilles auxquelles elle offrit également de divines caresses. Balou gémissait, sa hampe maintenant énorme jouait avec celle de Fleur.
Je nage en plein délire fut sa dernière pensée avant que Fleur lui présente à nouveau sa verge devant son visage. Le sexe était doux et chaud. Ce gland, certes plus petit que le sien, il le pompait maintenant magistralement. Fleur gémissait au-dessus de lui, caressant ses cheveux noirs taillés en brosse. Elle avança un peu son bassin, de manière à ce que Balou puisse correctement la fellationner.
Balou s’activait du mieux qu’il pouvait, une main tenant la verge en bouche, l’autre caressant les fesses de Fleur. Elle veillait à ce qu’il ne s’étouffe pas, elle le câlinait comme une femme expérimentée devant un jeune puceau.
À califourchon au-dessus du ventre de Balou, Fleur prit sa verge entre ses doigts et la dirigea vers celle de son amant. Elle les frottait l’une contre l’autre. Balou se contorsionnait pour accentuer cette caresse et donnait de furieux coups de reins pour venir à la rencontre de la verge ambrée.
La différence de gabarit entre la créature asiatique et Balou était frappante. Elle, si frêle et si délicate, lui, costaud et poilu. Le contraste entre la finesse de la verge qui se frottait contre le gourdin de Balou était saisissant. Les deux sexes éjaculèrent ensemble. Fleur masturba par de longs coups de poignet le membre de son amant. Elle jouit en aspergeant la velue poitrine par de petits jets rapides. Ensuite elle se pencha pour avaler le sexe de Balou, elle pompa les dernières gouttes de sève, ce qui fit à nouveau hurler son amant velu.
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Je devenais dingue ! Cette fille me gobait complètement, mais comment était-ce possible ? Je voyais sa bouche distendue, collée au tronc de ma verge. Fleur bavait, léchait, suçait le gland et ensuite elle m’avalait jusqu’à la garde. Ma vigueur reprenait.
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Fleur se retourna en lui présentant sa petite croupe. Elle écarta davantage ses fesses imberbes à deux mains. Balou vit la rondelle rose du pertuis sacrément dilatée qui réclamait sa hampe.
Balou se rapprocha de son amante asiatique accroupie devant lui. Il regarda le miroir de l’armoire. L’image qu’il vit était celle d’un brun et vigoureux mâle s’apprêtant à sodomiser une frêle jeune femme.
Balou, les sens enflammés, dirigea sa verge vers l’entrée des reins. Son gland cogna contre la rondelle, ce qui arracha un cri de contentement à Fleur. Il s’humidifia un doigt puis commença à l’introduire doucement entre les fesses de son amante qui frétillait d’impatience.
Effectivement, Balou n’eut aucun mal à écarter le pertuis d’amour. Il fit coulisser ses doigts quelques instants. Ensuite il débuta l’introduction de son gland violacé, s’accrocha d’une main aux hanches de la fille et de l’autre força le tronc de sa hampe à pénétrer le chaud conduit anal. Immédiatement la rondelle se dilata entièrement. Balou pénétra Fleur en gémissant. Il n’avait jamais sodomisé un garçon, et il se regarda s’enfoncer dans les entrailles du bonheur. Le chaud fourreau serrait admirablement bien sa verge. Il disparut loin, très loin en Sodome, aspiré complètement.
Accroupie, elle haletait sous le poids de ce grand brun qui la défonçait, la secouait comme un fétu de paille, la limait à la façon d’un métronome. Sodomisée ainsi, Fleur jouissait, elle éjacula sur le tapis en hurlant, tandis que Balou accélérait maintenant la cadence de ses coups de boutoir.
Ce garçon est énorme, constata Fleur. Jamais elle ne s’était sentie aussi remplie. Les grosses mains velues de l’homme s’accrochaient à ses hanches, elles les griffaient, elles les trituraient.
Balou n’en pouvait plus. Il voyait son imberbe amante se tordre et gémir sous lui. Son bas-ventre claquait contre les fesses musclées. Le plaisir grandissait, sa sève bouillonnait dans ses bourses. Inlassablement, il accentuait ses va-et-vient. Enfin l’ultime libération lui arracha un hurlement. Il rejeta sa tête en arrière et éjacula dans les fesses de Fleur après un dernier coup de boutoir violent qui les renversa tous les deux.
Couché de côté, encore soudé à elle, Balou embrassait le dos de sa partenaire en lui murmurant des mots d’amour.
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Balou se réveilla avec un goût étrange dans la bouche, une sensation de gueule de bois, alors qu’il n’avait pas picolé. Il se souvenait de la nuit de débauche homosexuelle qui l’avait entraîné vers un abîme sans fond. Comment avait-il pu céder aux envies aussi facilement ? Et où se trouvait-il ?
Il réfléchissait à cette situation ubuesque, en se disant qu’il irait derechef voir la directrice du centre de repos. Fleur dormait paisiblement à ses côtés.
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Il faisait encore nuit. Je n’avais pas été piqué par Sabine, mon infirmière. Elle devait me chercher dans le bâtiment. Fleur se réveilla. Elle posa sa chevelure longue et noire sur ma poitrine, cela me chatouilla. La lune pleine éclairait sa chambre. Son visage se rapprocha du mien, puis nos lèvres se soudèrent pour un passionné baiser. Sa langue me taquina joliment.
Fleur écarta les draps et je vis son ventre imberbe d’où pointait sa fine verge.
Elle me prit la main et la posa sur sa hampe. Mes doigts s’enroulèrent autour du tronc chaud et doux, et je débutai ma masturbation. Fleur ferma les paupières, gémissant d’aise.
Je glissais vers un abîme inconnu pour moi. Une excitation différente m’envahit, j’avais envie de m’offrir à cette fille, une violente érection me prit qui confirmait cette tentation.
Soudain la porte de la chambre de Fleur s’ouvrit violemment. Sabine et Annie nous entourèrent, accompagnées de deux gardiens. Fleur, apeurée, se blottit contre moi.
Annie me regarda en souriant.
QUATRIÈME PARTIE
Un hurlement déchira la nuit. Un cri strident de souffrance, mais aussi de plaisir. L’homme était attaché par les poignets, suspendu à une poutre par des lanières de cuir noir. Il ne pendait pas dans le vide, chacun de ses pieds reposait sur un petit tabouret de bois. Balou était nu. On lui avait également attaché les pieds, il était écartelé debout, bras et cuisses écartés.
Ses cuisses étaient zébrées de rouge. Les coups de fouet lacéraient aussi ses fesses poilues. Annie sourit en déposant son accessoire sur la table du hangar. Une ampoule nue éclairait ce qui ressemblait à un entrepôt. Seules les structures métalliques entouraient l’homme et la femme. Annie admira son œuvre. Elle se rapprocha de l’homme. Il la scrutait intensément, il transpirait.
Elle portait une blouse blanche trop petite pour elle. Les formes généreuses de la quinquagénaire semblaient prêtes à déchirer le mince tissu du vêtement. Elle était manifestement nue en dessous. Annie se tenait maintenant devant le garçon, bien plus jeune qu’elle. Elle enfouit ses mains dans la toison noire de Balou. Elle lui caressa le torse, pinça les mamelons déjà érigés. Puis sa brune chevelure se colla sur le ventre de son prisonnier. Elle léchait son abdomen velu. Elle le respirait, les poils lui chatouillaient les narines, mais elle aimait cette sensation de domination. Comme elle s’y attendait, ses caresses ne laissèrent pas Balou indifférent. Sa hampe érigée se déployait devant ses yeux.
Annie lécha les perles de sang qui couraient sur la peau de Balou. Puis, comme par enchantement, elle déboutonna sa blouse. Il admira la voluptueuse poitrine qui se colla contre lui. Le fessier callipyge, les cuisses aux galbes appétissants, le ventre rond finirent par séduire Balou. Il gémit sous les baisers de la belle quinquagénaire. Il se tortillait, ainsi écartelé, debout devant elle. Ses bras commençaient à le faire souffrir, ainsi attachés en l’air.
Annie s’agenouilla devant son prisonnier, ses genoux calés sur la blouse roulée en boule. Elle ne voulait pas s’écorcher sur le rugueux revêtement du sol de béton. Elle se baissa encore. Elle embrassa les lourdes bourses qui pendaient dans le vide. Elle sourit, Balou grisonnait aussi à cet endroit.
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Je regardais Annie sous moi. Elle léchait mes couilles et mes cuisses. Malgré la douleur d’être attaché de cette façon j’étais excité. Livré à cette femme aux rondeurs de Rubens, je savourais ma soumission. Comment connaissait-elle mes fantasmes ? Me faire fouetter fesses et cuisses, pour ensuite accepter qu’on lèche mes perles de sang ? Je n’en avais pourtant jamais parlé à mon ancienne maîtresse. Elle se redressa, m’engloutit entièrement dans sa bouche. Elle bavait.
Annie avait toujours été une virtuose de la fellation. Le bonheur qu’elle me procurait était certainement le plaisir le plus puissant, que je n’ai retrouvé avec aucune autre femme. La bouche, la gorge d’Annie étaient des organes indépendants. Il était insoutenable de se faire pomper par elle sans éjaculer rapidement, mais Annie savait alterner les changements de rythme avec une dextérité incomparable, pour m’emporter après de longues minutes vers une dimension de myriades d’orgasmes. .
Clac ! Le coup de fouet sur mes fesses fit chuter immédiatement ma tension sexuelle. Je gémis malgré moi, me tordant sous un second coup qui zébra ma cuisse gauche. Soudain, je vis Fleur s’approcher d’Annie. Elle était nue, sa verge tressautait devant elle. Annie me délaissa en me lançant :
La frêle Chinoise déroula un tapis de laine bariolé puis déposa des coussins sous le ventre de ma dominatrice. De cette manière, la pénétration anale serait facilitée et bien plus profonde. Un étrange spectacle s’offrit à moi. Une voluptueuse femme se faisait sodomiser par une petite créature asiatique. Fleur s’accrochait aux amples hanches d’Annie, elle la labourait sans ménagement aucun.
Le visage d’Annie tourné vers moi me permettait de constater que la belle appréciait. Elle murmurait des insanités, moi je bandais comme un taureau, seul ligoté de la sorte. La fine verge de Fleur allait et venait entre les reins d’Annie. Son œillet parfaitement dilaté accueillait la tige de chair avec entrain. Annie se caressait. Elle introduisit deux doigts en son ventre.
Soudain je sentis une présence à mes côtés. Je tournai la tête à gauche. Je faillis défaillir. Sabine en guêpière noire et cuissardes assorties se tenait devant moi. Sa rousse chevelure coupée au carré lui donnait l’air de porter un flamboyant casque, telle une amazone.
Un cri, puis un autre. Annie jouissait sous les coups de boutoir de Fleur. La créature asiatique se retira d’entre ses reins, puis éjacula sur le fessier de la femme qui jouissait à son tour en se masturbant frénétiquement. J’assistais à ce spectacle pendant que Sabine embrassait ma poitrine tout en me masturbant aussi. Je délirais complètement. Elle remonta vers ma bouche, et sa langue y pénétra. Elle m’embrassait joliment, presque avec retenue. Sa langue chaude me taquinait, elle jouait avec la mienne. Son haleine était parfumée à la violette. Sabine m’embrassait amoureusement en me caressant les cheveux. Ses mains effleuraient mes joues. Elle délaissa ensuite ma bouche pour déposer de petits baisers sous mes aisselles. Sa langue lécha ma sueur, elle savait que j’adorais cette caresse. Ensuite son casque roux descendit le long de mon ventre.
Attaché suspendu à la poutrelle, bras en l’air, je sentis que quelques crampes commençaient à me lancer. Sabine me suçait très lentement, comme si elle souhaitait prolonger cet instant. Moi, je suais à grosses gouttes. À nos côtés, je voyais Annie en train de masturber Fleur, elle allait la faire jouir à nouveau entre ses seins volumineux. La bouche de Sabine m’aspirait, je me sentais partir vers un univers encore inconnu, vers une félicité mêlant plaisir et douleur…
Mes bras me faisaient souffrir d’être trop tendus. Soudain, Annie se releva. Elle détacha mes chevilles. Sabine à son tour me délivra les poignets, je retrouvais la terre ferme, j’étais étourdi. Elles m’allongèrent sur le tapis, ma tête reposait sur les coussins de velours rouge. Immédiatement Sabine décida de me chevaucher. Mon désir d’elle n’avait pas faibli. Elle s’empala sur ma hampe dans un feulement de lionne.
Le spectacle qui s’offrait à moi éblouit mes pensées. Dans sa guêpière noire, sa ronde poitrine était emprisonnée. Elle était presque romantique dans cet ensemble de dentelles, un balconnet décolleté plongeant, avec sur le devant une fermeture à lacet provocante. Sabine frotta son string noir sur mon nez, je respirai son parfum du désir. De mes mains enfin libérées, j’agrippai ses fesses pour caler notre cadence. Ses cuisses gainées se frottaient de part et d’autre contre moi. Ses cuissardes crissaient délicieusement. Sabine me fixait de ses yeux verts comme si elle voulait pénétrer mon âme, moi je lançais de furieux coups de boutoirs qui la faisaient sursauter. Elle plongea ses mains gantées dans la toison de ma poitrine, puis avança son visage vers le mien en murmurant :
Et elle m’embrassa voracement. Je me laissais faire, soumis, sous cet ouragan de plaisirs. Je la renversai et me retrouvai sur elle, toujours soudé à son ventre. Sabine gémit de contentement, et je compris que je devais désormais prendre les initiatives.
Je me baissai et collai à mon tour mes lèvres sur les siennes. Nous nous embrassâmes passionnément. Elle s’accrochait à mon cou, je la labourais vigoureusement, elle couinait telle une petite souris secouée comme un fétu de paille. Mon esprit enregistrait avec précision ce que je vivais, j’étais en plein dans mon fantasme, celui de ma prime jeunesse, où des centaines de fois je jouissais avec Sabine. Cette constatation m’arracha à mon tour un hurlement. J’accélérai encore davantage ma cadence. Je limais mon fantasme qui criait maintenant sa joie à mes oreilles. Jamais encore je ne m’étais senti aussi puissant, fort et conquérant. La dominatrice rousse était devenue une femme soumise, acceptant que je la prenne par la plus conventionnelle des positions.
Ses yeux verts se collèrent à mon brun regard. J’allais jouir, je voulais absolument hurler ma joie, ainsi soudé à ses yeux. Sabine me fixa. À son tour elle ouvrit la bouche, ses lèvres se retroussèrent, ses pommettes rosirent, la veine de son cou palpita, enfin elle lâcha ses rugissements. Je me déversais en elle dans l’allégresse de l’amour !
J’avais l’impression d’exploser. Mon ventre se liquéfiait, je criais comme un damné. Accroché à Sabine, je mordis le coussin à côté de sa joue gauche. Je serrais fortement la femme, je vibrais de bonheur en me vidant complètement dans son ventre.
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La gitane debout dans l’embrasure de la porte de sa roulotte me regardait. J’avais chaud dans mon costume gris. Ce mois de juin était caniculaire en Bourgogne. Je la regardai en passant à côté d’elle. Elle ressemblait étrangement à mon assistante Annie. Mais après ce que je venais de vivre je n’y prêtai aucune attention.
Je m’éloignai rapidement du camp de gitans planté là en bordure de l’autoroute. Ma berline allemande démarra, je quittai ce lieu hors du temps pour retrouver ma vie de tous les jours.
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La jeune Asiatique habillée d’un top violet et moulée dans un jean trop petit pour elle quitta sa caravane. Elle claqua la porte. Un billet rose de cinq cents euros dépassait de la poche arrière de son pantalon.
La pancarte en carton se détacha et tomba dans l’herbe On pouvait y lire : L’ivresse des sens, d’une écriture ronde et enfantine de feutre rose.
Balou.
Avril, mai 2007